Pistolet Mitrailleur de Combat : Caractéristiques et Évolution

Le pistolet mitrailleur de combat, une arme automatique compacte, a connu une évolution significative au fil des décennies, s'adaptant aux besoins changeants des forces armées et des unités spéciales. Cet article explore les caractéristiques, l'histoire et les différents modèles de pistolets mitrailleurs qui ont marqué l'histoire militaire.

Genèse et Débuts du Pistolet Mitrailleur en France

Le concept du pistolet mitrailleur a émergé après la Première Guerre mondiale, influencé par l'efficacité des armes de combat rapproché. Le souvenir de la puissance de feu en combat rapproché du Bergmann MP18/I a fortement influencé les rédacteurs du programme de 1921 définissant le futur armement français. Le programme d'armement de 1921, rédigé par des militaires proches des réalités du combat, visait à doter l'armée française d'une arme à la fois compacte et puissante.

Les caractéristiques du futur PM de l’armée française furent fortement inspirées par celles du Bergmann MP18/I. L’arme aura la forme d’une carabine raccourcie, son poids sera compris entre 3 et 4 kg, sa munition devra être la même que celle du pistolet qui sera choisi comme modèle de l’armée. En attendant que ce modèle ait été fixé, les armes à présenter devront tirer la cartouche de Parabellum 9 mm, l’arme tirera des chargeurs de 25 cartouches au moins, son mode de tir normal est le tir en mitrailleuse, un mécanisme permettant le tir coup par coup n’est pas demandé, la cadence de tir sera de 400 à 500 coups par minute, l’arme sera très rustique, très simple, bien protégée contre la boue, le principe d’une arme à culasse non verrouillée est recommandé en raison de sa simplicité, l’arme tirée sur appui à une distance de 100 mètres devra donner un rectangle inférieur à 70/70 (cm) dans le tir par rafales de 5 à 6 cartouches et inférieur à 100/100 (cm) dans le tir par chargeurs complets, la précision dans le tir à bras francs sera expérimentée et entrera en compte dans l’appréciation de l’arme, la hausse comportera que les crans de 100 et 200 mètres, pour faciliter le tir sur appui, l’arme devra être munie d’un bipied.

Au cours des années suivant la publication du programme, des armes d’origines diverses, en calibre 9mm Parabellum vont être proposées à l’armée, soit par des établissements d’état, soit par des fabricants étrangers. Le programme de 1921 avait stipulé que les armes proposées devraient être établies en calibre 9 mm Parabellum «en attendant que le calibre du futur pistolet de l’armée française ait été choisi ». Ainsi que nous l’avons mentionné précédemment, dans l’attente du choix définitif de cette munition, il avait été décidé que les prototypes de PM seraient chambrés en 9 mm Parabellum. De très importantes quantités de cartouches de ce type capturées sur les troupes allemandes étaient en effet disponibles dans nos arsenaux.

Il n’y avait par contre aucune raison particulière pour que la France choisisse d’adopter définitivement la 9 mm Parabellum, qui n’était à cette époque fabriquée qu’en Allemagne, plutôt que telle ou telle autre cartouche. Les services techniques de l’armée avaient expérimenté la cartouche de .30 Pedersen en 1922, en étudiant une carabine semi-automatique, dans ce calibre, que John M. 50 000 Cartouches de .30 Pedersen furent commandées aux USA pour effectuer les premiers essais. Cette cartouche peu connue avait été conçue pour alimenter un dispositif permettant de transformer le fusil réglementaire américain Springfield 1903 en arme automatique.

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En 1933, les critères de choix contenus dans le programme d’armement de 1921 furent complétés par deux nouvelles exigences : les PM devraient désormais être dotés d’une crosse repliable et d’un chargeur rabattable. L’ETVS mit rapidement au point un nouveau PM doté d’une crosse et d’un chargeur repliables. Deux prototypes de cette arme furent construits au sein de l’établissement. Ils furent testés en 1937 le premier par l’ETVS lui-même, le second par la Commission d’Études de l’Infanterie (CEI) en compagnie du PM Petter et du PM MAS modèle 1935 SE.

La Manufacture Nationale d’Armes de Châtellerault (MAC), se vit confier par l’ETVS, la charge d’en réaliser dix exemplaires de présérie du PM ETVS. Devant le résultat prometteur des essais, le 14 Mars 1937, la Direction des Études et Fabrications d’Armement (DEFA) ordonna à la MAC de fabriquer quarante PM ETVS supplémentaires. Cette commande ne fut finalement achevée qu’en 1939. Par décision ministérielle du 30 juin 1938, la MAS fut chargée de réaliser 600 chargeurs et 58 canons de PM ETVS.

Le choix de la munition de 7,65 mm Long, a souvent été critiqué dans les publications contemporaines. « Ce choix était justifié par des performances à peu près identiques à la 9 mm Parabellum sur le plan de la précision et de la perforation jusqu’à 600 mètres pour un poids plus faible de la 7,65 mm Long (9,3 g contre 12,2 g pour la cartouche de 9 mm Parabellum). Le choix de cette cartouche s’expliquait aussi par une modification apportée aux caractéristiques initialement prévues pour le futur pistolet de l’armée française par le programme de 1921.

En 1927, ce cahier de caractéristiques militaires fut modifié au profit d’un pistolet plus léger et moins encombrant. La réduction de calibre, permettant d’utiliser une cartouche plus légère était cohérente avec cette tendance. Une évolution analogue se dessina pour le PM. Entre les deux guerres, les penseurs militaires français voyaient plutôt dans le PM, une arme de défense, destinées à armer les cadres et les spécialistes qui n’avaient pas à combattre avec un fusil.

Modèles de Pistolets Mitrailleurs

Thompson M1 A1

Le pistolet mitrailleur Thompson, fabriqué par Savage et Auto Ordnance, est apparu dans la version M1 A1 au début des années 40. Il fut largement utilisé durant la deuxième guerre mondiale par l’armée américaine. Au début de la guerre du Vietnam, il était toujours en service et les stocks existants furent pour la plupart utilisés pour équiper les forces de l’ARVN. La crosse en bois de l’arme n’est pas démontable sans outil contrairement au modèle A1 d’origine et renferme une burette d’huile. Une poignée de type pistolet est également présente.

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M3 A1 "Grease Gun"

Le pistolet mitrailleur M3 A1 provient de l’adaptation de la version initiale M3 développée durant la seconde guerre mondiale pour remplacer le Thompson M1 A1 jugé trop lourd et aux coûts de fabrication importants. Modifié dans sa version finale A1 fin des années 40 et incluant notamment un cache flamme complémentaire, il fut largement produit à partir de 1950 pour la guerre de Corée par Ithaca Guns Co. Durant la guerre du Vietnam ce modèle était en service au sein des troupes blindées. Le PM M3 A1 est avant tout très rustique et laide baptisée "Grease Gun" ou "Pompe à Graisse" mais elle présente des qualités importantes grâce notamment à son côté très compact et à une cadence de tir lente assurant une grande stabilité. L’arme est constituée de deux coquilles métalliques symétriques soudées verticalement l’une à l’autre.

Walther MPK/MPL

Le Walther MPK de fabrication allemande fut utilisé au Vietnam par les US Navy SEALS. Une version MPL identique mais juste un peu plus longue fut également utilisée. L’arme est totalement métallique avec une carcasse en tôle emboutie. La partie centrale de la culasse mobile se déplace sur le dessus du canon pour garantir une plus grande stabilité durant le tir.

MAC-10

Le modèle MAC-10 était un pistolet mitrailleur américain qui malgré ses évolutions technologiques (notamment la possibilité de disposer d'un silencieux spécifique) ne fut produit qu'à faible échelle notamment après la décision de l'US Army de ne pas le retenir pour une production à grande échelle. La société Military Armament Corporation (MAC) fit d'ailleurs faillite. Gordon B. Ingram conçu cette arme en 1964. Ce modèle était compact et sa crosse était totalement amovible.

Sten

La mitraillette Sten : Arme emblématique de la Résistance, la plus célèbre mais pas la plus efficace. Créateurs Reginald V. Shepherd et Harold J. Turpin : premières fabriquées en juin 1941, par l'arsenal d'Enfield ; nom : S. T. En. Construction maximum en 1943 avec 47 000 par semaine au prix de 30 shillings (50F 1987 ; 7,5€ 2006). De 1941 à 1945, 3 750 000 fabriquées ainsi que 34 millions de chargeurs ; plusieurs usines de fabrication dont une au Canada. Sten MKI, 1941-1942 : 100 000 ; Sten MKII : 1942-1944 : 2M ; Sten MK III : 1943-1944 1M ; Sten MK V : 1944-1945 : 400 000 (soignée, équipe la Grande Bretagne jusqu'en 1953, sûreté bloquant la culasse). Sten MK II, la plus largement parachutée, deux types de crosse ; 9 mm parabellum ; 550 coups/minute ; sûreté par crochetage (incertain) du levier d'armement en position arrière ; livrée avec quatre ou cinq chargeurs (28 à 32 cartouches) ; poids avec chargeur plein : 3,7 kg. Sans doute l'arme la moins coûteuse et l'une des plus efficaces dans sa catégorie ; mais aussi est un engin très dangereux, surtout entre les mains d'un maladroit. D'où de nombreux accidents parmi ceux qui ne savaient pas s'en servir.

MAS 38

C’est dans cette logique que le MAS 38 est conçu du côté de Saint-Etienne et de sa manufacture d’armes. Il est d’abord utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale, notamment par les Corps francs, la Milice française et les FFI. Le MAS 38 est un pistolet mitrailleur compact, facilement contrôlable. Il jouit d’un mode automatique impressionnant. Cependant, les troupes de l’armée française se plaignent rapidement de sa faible puissance, mais également de sa courte portée de tir. De plus, la production de MAS 38 est ralentie à cause de son prix. Son utilisation au sein des troupes de l’armée française n’est finalement que très faible. C’est davantage du côté de la gendarmerie, de la police nationale ainsi que de l’Armée de l’air que le MAS 38 est utilisé.

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Seulement deux mille exemplaires vont être fabriqués avant l’armistice, mais la production se poursuivra sous l’occupation. Les Allemands désigneront alors ces armes MP722 (f). A la Libération, la production à grande échelle peut enfin reprendre et on estime que plus de 200 000 MAS 38 ont été fabriqués. Ce petit pistolet mitrailleur était une bonne arme car il était compact et facilement contrôlable en mode automatique cependant il souffrait de deux défauts majeurs. Le premier est sa cartouche de 7,65 Long avec une trop faible puissance d’arrêt et le deuxième est son prix. Ces deux problèmes expliquent donc son remplacement par le célèbre MAT 49 de conception plus simple et aménagé pour le 9mm parabellum.

Modèle 1939 (SACM)

La société SACM a proposé à l’état-major l’une de ses inventions créée en 1935 par son ingénieur PETTER, le créateur du pistolet 1935 A déjà adopté par l’armée. Il s’agit d’un pistolet-mitrailleur dont la particularité est d’être en tôle emboutie, beaucoup plus économique à construire que l’usinage du Mas 1938. La culasse avait son ressort récupérateur au-dessus du canon, permettant de gagner en compacité. Grâce à sa munition 7.65 longue, les ingénieurs pouvaient créer des pistolets-mitrailleurs légers et compacts, tout en conservant une forte pénétration pour une munition d’arme de poing. Un avantage que ni le 9mm Parabellum ni le .45 ACP ne pouvaient prétendre à l’époque. Il fonctionnait à culasse non calée. L’état-major français, après des essais enthousiastes, a décidé officiellement d’adopter en complément des pistolets-mitrailleurs Mas 1938 en le nommant modèle 1939.

Heckler & Koch MP5

En 1949, Heckler & Koch est fondée par d'anciens employés de Mauser : Edmund Heckler, Theodor Koch et Alex Seidel. L’un des premiers grands succès de l’entreprise est le fusil d’assaut G3, équipé d’un mécanisme utilisant une culasse à ouverture retardée par galets. À la fin des années 1950 et au début des années 1960, HK adapte ce mécanisme pour une arme aménagée en 9x19mm. Ce premier pistolet-mitrailleur, désigné HK54, est destiné aux forces de l’ordre et aux armées. En 1966, l’Allemagne adopte officiellement cette arme pour sa police fédérale, ses forces spéciales et ses gardes-frontières. Le MP5 connaît rapidement un succès international, devenant une référence pour de nombreuses armées et forces de l’ordre. Pour répondre aux besoins variés des utilisateurs, HK développe différentes versions. Dans les années 1970, HK enrichit sa gamme avec deux variantes majeures. Dans les années 1990, le FBI demande à HK de modifier le MP5 pour tirer des cartouches de 10mm Auto, cherchant une alternative plus puissante au 9mm. Bien que l’adoption du 10mm ne se concrétise pas, ces essais aboutissent à la création de la cartouche .40 Smith & Wesson.

Ces limitations, combinées à la volonté de produire une arme plus économique et polyvalente, poussent HK à concevoir l’UMP (Universal Maschinenpistole). Le système de retardement d’ouverture permet au MP5 d’avoir un recul extrêmement doux par rapport aux armes utilisant des culasses non-calées comme la plupart des AR9 ou encore le CZ Scorpion. Seuls défauts : la détente filante et l’absence d’arrêtoir en fin de chargeur. Comme sur un AK, on ne peut pas savoir quand le chargeur est vide (sauf si on compte le nombre de munitions tirées).

Armes de la Résistance Française

La Résistance française, confrontée à un manque d'armement, a utilisé une variété d'armes d'origines diverses. Parmi ces armes, on retrouve :

Armes Françaises

  • Revolver modèle 1892 : Fabrication d'armes de Saint-Étienne. Calibre 8,92 mm ; six cartouches ; poids 0,840 kg. Souvent souvenir de la guerre 1914-1918 ; récupéré par la Résistance.
  • Mitrailleuse Hotchkiss modèle 14 : Calibre : 8 mm ; longueur : 1,31 m ; alimentation par bande rigide de 24 cartouches ou bande articulée de 251 cartouches ; masse : 25 kg avec affût ; vitesse de tir : 200 à 500 coups par minute ; portée : 2 400 m. Cette mitrailleuse, dépassée en 1940, est parfois récupérée dans les arsenaux et utilisée par la Résistance.
  • Fusil-mitrailleur FM 24/29 : Calibre : 7,5 mm ; longueur : 1, 007 m ; chargeur de 25 cartouches ; masse à vide : 8,93 kg ; vitesse de tir : 200 à 400 coups/minute ; portée : 2 000 m. La Résistance dispose de ce FM (fusil-mitrailleur), d'excellente qualité, mais en nombre insuffisant ; il est récupéré lors de coups de mains dans les arsenaux ou grâce à l'action du CDM (Camouflage du matériel).
  • Fusil MAS 36 : Calibre : 7,5 mm ; longueur : 1 002 m ; chargeur de cinq cartouches ; masse : 3,75 kg ; portée : 1 200 m ; semi automatique. C'est le fusil le plus moderne de l'armée française ; quelques exemplaires, récupérés, arment la Résistance drômoise.
  • Mousqueton modèle 1892-1916 : Calibre : 8 mm ; longueur 945 mm ; chargeur : cinq cartouches ; masse : 3, 25 kg ; portée : 2 000 m ; répétition manuelle. Malgré un recul à la "gifle" célèbre, ce mousqueton est très apprécié grâce à son faible encombrement ; il équipe de nombreuses brigades de gendarmerie.

Armes Étrangères

  • Pistolet Colt 1911 : Calibre 45ACP (11,43 mm) mais aussi d'autres calibres ; modifié, 450 000 produits pendant 1914 1918. Fabrication importante pendant la Seconde Guerre mondiale, livré au SOE (Special operation executive) qui en parachute à la Résistance.
  • Fusil Lee-Enfield N° MK I : Apparaît dans les troupes britanniques en 1942 ; largement parachuté dans toute l'Europe occupée. A répétition ; calibre : 7,7 mm ; capacité : dix cartouches. Fabriqué aussi au Canada.
  • Antichar PIAT : Inventé par le SOE ; entrée en service en 1943 ; utilise le principe de la charge creuse ; relativement difficile à utiliser. L'obus PIAT perce tous les blindages de l'époque. Il sera surclassé par le bazooka de l'US Army, utilisant le principe de la fusée. Poids 15 kg, poids de l'obus 1,13 kg ; portée maximum en tir tendu : 110 m ; portée en tir indirect : 340 m ; 1 206 PIAT parachutés en France contre 2 240 bazookas.
  • Antichar Bazooka US AT M1 A1 : Mis au point en 1944 ; lance-fusée à charge creuse. Longueur : 1,38 m ; poids : 6 kg ; portée efficace : 70 m.
  • Carabine US M1, calibre 30 : Adoptée par l'US Army en septembre 1941. Carabine semi-automatique, Winchester fabriquée aussi par General Motors (GM) ; fabriquée de 1942 à 1950 ; calibre 30M1 (7,62 mm) ; poids avec chargeur de 15 cartouches : 2,5 kg. 6,120 millions ont été fabriquées pendant la guerre. A un seul défaut : la munition est trop faible. A eu un énorme succès dans les maquis.
  • Pistolet mitrailleur US M3 A1 : Adopté en décembre 1944 pour remplacer le PM Thompson. Assez rare d'en trouver dans les maquis.
  • Fusil-mitrailleur Bren MKII : En 1932, les services britanniques essaient plusieurs FM étrangers ; retiennent le Brno ZB 26n ; l'améliore ; construit par l'arsenal d'Enfield : Bren. Parachuté sur tous les maquis européens ; calibre 303 (7,7 mm) ; poids à vide 10,050 kg ; chargeur de trente cartouches.
  • Mortier anglais de deux pouces (50 mm) : Arme normalement une section d'infanterie. Arme très maniable, bien adaptée au combat de guérilla. Poids : 10 kg ; poids de l'obus : 0,9 kg ; portée efficace : 900 m.
  • Grenade Gammon : Est conçue pour développer une très grande puissance, pour être lancée à la main, pour exploser à l'impact, sans système de retard. Elle est formée d'un bouchon allumeur ou fusée Allways , d'un détonateur et d'un explosif primaire destiné à amorcer la charge principale ; celle-ci peut atteindre jusqu'à 1 kg ; elle est placée dans une sac en tissu noir fermé par un élastique ; elle peut être truffée de morceaux de métal afin d'accroître son efficacité anti-personnel.
  • Pistolet mitrailleur Marlin UD M 42 : EUA ; 9 mm; chargeur de 20 cartouches ; poids chargé : 4,5 kg ; cadence de tir 700 /mn. Relativement peu répandu.
  • Mitrailleuse légère Browning M 30 : La mitrailleuse légère états-unienne la plus souvent parachutée. Calibre : 7,62 mm, bande de 100 cartouches, 19 kg, 500 coups par minute, portée 1000 m. Même si elle est moins puissante que la M 50, la M 30 est une excellente mitrailleuse.
  • Mitrailleuse Browning M 50 : La mitrailleuse états-unienne lourde la plus connue. Elle est toujours utilisée. Son utilisation est limitée par son poids qui peut atteindre 210 kg avec son trépied tripode. Sa puissance de feu est redoutable.

Malgré la diversité des armes disponibles, la Résistance ne possédait pas d'armement lourd, notamment d'artillerie, même légère.

L'Armement de la Gendarmerie Française (1900-1940)

Héritage des Années 1880

À la fin du XIXe siècle, la gendarmerie est équipée d’armes conçues au lendemain du désastre des armées impériales, puis républicaines, lors de la guerre de 1870-1871. Deux ans après la victoire des États allemands, les armées françaises se voient enfin dotées d’un arsenal léger performant. Citons les revolvers 1873, puis 1874 ainsi que l’adoption du système Gras en remplacement des Chassepots. Passant après les corps de troupe, la gendarmerie doit encore patienter deux à trois décennies pour pouvoir rivaliser avec ses homologues étrangers en matière de moyens. Mais surtout, ces nouvelles armes permettent, pour un temps, de jouer à jeu égal avec les hors-la-loi qui n’ont pas besoin d’attendre le bon vouloir des politiques et des budgets supplémentaires pour améliorer leur arsenal.

En 1874, le « merveilleux » Chassepot tire sa révérence au profit du fusil présenté par le capitaine Gras. Un des points novateurs est l’abandon de la cartouche en papier au profit d’une cartouche métallique. En raison d’impératifs économiques, la culasse est celle du Chassepot, quelque peu modifiée. La boîte de culasse est aménagée afin de permettre le passage du levier d’armement, ainsi que le chargement et le déchargement de l’arme. La culasse mobile, quant à elle, est dite à verrou.

La gendarmerie ne reçoit pas le fusil Gras, mais la version carabine, retenue sous l’appellation « 1874 Modifié 1880 ». Pourquoi ne pas avoir retenu pour l’institution la version fusil ? Si l’on considère le service à cheval, il est indéniable qu’une arme plus courte facilite les mouvements du cavalier. Les gendarmes à pied ont aussi une version carabine. Le maniement d’une arme de taille réduite dans des affrontements de rue ou tout simplement lors d’opération de maintien de l’ordre reste plus aisé.

Les gendarmes à pied ont aussi une version carabine. Le fût est légèrement plus court. Le canon est solidaire de la monture par une grenadière et un embouchoir. De plus, par rapport à son homologue, elle a un battant de crosse pour la fixation de la bretelle.

Ces carabines (et le système Gras dans son ensemble), outre leur mécanique perfectible, sont pénalisées par leur capacité de tir qui se limite à une seule cartouche, alors que les modèles allemands sont pourvus d’un chargeur.

En 1892, la gendarmerie change de carabine et prend celle de l’Artillerie. Mais l’arme la plus intéressante de cette série reste le pistolet-revolver 1892. En 1885, la section technique de l’Artillerie propose de remplacer les revolvers modèles 1873 et 1874. Le but du ministère de la Guerre est simple : il s’agit de réduire le nombre de modèles d’armes de poing en service. Dès l’adoption du revolver 1892, les premiers exemplaires sont livrés aux officiers de la gendarmerie et de l’armée de Terre. L’attribution réelle de ce modèle a lieu en 1907, pour l’ensemble de l’institution. Techniquement cette arme est plutôt révolutionnaire pour son époque ou tout du moins à la pointe de la technique.

L'Entre-Deux-Guerres

Après la Première Guerre mondiale, un événement international fournit l’occasion pour une petite partie du personnel de l’Arme d’expérimenter une arme allemande. En effet, suite aux conditions du traité de Versailles et notamment aux problèmes de remboursements des dommages de guerre, la Ruhr est envahie par les armées belge et française. Comme pour chaque projection des armées dans un pays étranger, des gendarmes sont en charge de la prévôté. Cet épisode de l’entre-deux-guerres permet à ces hommes d’être équipés d’une arme mythique du second Reich : le Mauser Bolo 1912. L’inconvénient de cette arme vient de son trop grand encombrement et de son poids.

Le pistolet Ruby est directement issu de la Première Guerre mondiale. En 1914, l’armée française sollicite la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne (MAS) afin que sa production d’armes de poing augmente. Seul problème, sa production est en quasi-totalité tournée vers la fabrication de fusils et de mitrailleuses. La société Gabilondo et Urresti, implantée au pays basque, produit alors un pistolet automatique appelé Ruby. C’est une arme au fonctionnement simple et à l’entretien facile. Il réside dans l’emploi d’une culasse non calée. La platine, quant à elle, est à simple action. Ce PA est chambré en 7,65 mm et muni d’un chargeur de neuf cartouches.

En 1924, une modification concernant la sécurité du PA est apportée. Un rivet à tête ronde est rajouté sur la face gauche de la glissière, dans le but d’empêcher la sûreté de se retirer inopinément lors de l’introduction de l’arme dans l’étui.

L’Astra est décliné en deux versions. La première dite de « troupe » est reconnaissable à un canon long et à son chargeur de neuf coups. L’autre variante, dénommée « officier », a un canon plus court et un chargeur de sept coups. Quelle que soit la finition, l’Astra est chambré en 7,65 mm.

Autant la gendarmerie reçoit pendant l’entre-deux-guerres un nombre relativement important de PA, autant l’univers des mousquetons reste quasi inchangé. Le Berthier 1892 est toujours en service mais, en 1921, l’institution donne sa préférence au modèle 1916.

Après la Seconde Guerre Mondiale

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Gendarmerie nationale recense sur ses râteliers, en plus des armes réglementaires, bon nombre de produits alliés ou ennemis. Comment ne pas citer le pistolet-mitrailleur (PM) américain Thompson ou la mitraillette anglaise Sten. Mais il ne faut pas oublier non plus les armes de l’armée allemande, comme le MP 38 et le MP 40. De toutes ces armes, une seule fait carrière, la Sten.

Le pistolet Luger P 08 et Walther P 38, sont en service de 1945 au début des années 1970. L’arrivée officielle de ces deux PA au sein de l’armée française, et plus particulièrement dans la gendarmerie, fait suite à une prise de guerre conséquente. En 1945, l’armé de De Lattre se rend maître des usines Mauser à Oberndorf. Le Gouvernement français ordonne la réouverture de l’usine et sa production reprend au profit des armées de De Lattre. En fait, aucune arme n’est créée, les responsables se contentent de monter les pistolets qui sont en pièces détachées.

Deux PA et un PM d’origine française sont à l’honneur, il s’agit des PA 35 A et 35 S et du PM MAS 38. En dépit d’un même millésime, les deux PA proviennent de deux manufactures bien distinctes. Le 35 A est fabriqué par la Société Alsacienne de Construction Mécanique et le PA 35 S est l’œuvre de la MAS. Même si leur mécanisme est similaire, aucune pièce n’est interchangeable d’un modèle à l’autre. Leur point véritablement commun reste l’emploi d’une seule et même munition, le 7,65 mm long.

En 1945, le PA 35 A rejoint les rangs de la gendarmerie. En 1951, le PA 35 est attribué à son tour à la gendarmerie.

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