Dans le domaine du développement personnel et de la communication, la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) se présente comme un outil polyvalent, pragmatique et orienté vers des solutions concrètes. La PNL part du principe que nos comportements, nos émotions et notre langage façonnent notre perception du monde, et réciproquement. Elle offre un ensemble de techniques concrètes et immédiatement applicables pour répondre aux enjeux du quotidien, en aidant à mieux cerner son propre fonctionnement interne et à comprendre comment émotions, pensées et langages interagissent.
Les Fondements de la PNL
La PNL repose sur une approche structurée qui part de l’observation pour aller vers l’action, cherchant à comprendre comment surmonter les difficultés par une reprogrammation des schémas internes. Les trois composantes clés de la PNL sont :
- Programmation : Nos actions, pensées, habitudes et réactions s’apparentent à des "programmes" mentaux. Comme un conducteur chevronné, nous fonctionnons souvent sur pilote automatique.
- Neuro : Le cerveau est au cœur de notre expérience. Nos filtres perceptifs, modulés par nos sens et nos réseaux neuronaux, déterminent ce que nous retenons du monde.
- Linguistique : Le langage, verbal et non verbal, est la matrice de notre communication. Gestes, intonations, expressions corporelles influencent nos échanges.
Déroulement d'une Approche PNL
La PNL suit un processus structuré :
- Observation et modélisation : Analyser la situation, qu’il s’agisse d’un comportement problématique ou d’un modèle de réussite.
- Prise de conscience des schémas : Comprendre les mécanismes invisibles qui conditionnent les réactions.
- Techniques de recadrage et d’ancrage : Modifier les schémas identifiés. Le recadrage cognitif permet de donner une nouvelle signification à un événement perçu comme négatif.
- Expérimentation et ajustement : Appliquer les techniques, évaluer les résultats et ajuster si nécessaire.
- Intégration des changements : Les nouvelles stratégies deviennent des réflexes, permettant de mieux gérer les émotions, affiner la communication et interagir avec l’environnement.
La PNL se présente comme une boîte à outils adaptable, où "la carte n’est pas le territoire" : nous percevons le monde au travers de filtres personnels (croyances, cultures, expériences). Le langage joue un rôle clé, agissant comme un amplificateur ou un réducteur de sens.
Applications de la PNL
Face à une difficulté, comme la peur de prendre la parole en public ou la procrastination, la PNL permet de décrypter les schémas limitants et de les transformer en leviers d’action. Un étudiant peut gérer son stress en période d’examens grâce à la visualisation positive, des ancrages émotionnels et des recadrages cognitifs.
Lire aussi: Importance des bouteilles de gaz de calibration
Dans le monde du travail, la PNL est un catalyseur d’efficacité et de cohésion. Les managers formés développent une compréhension plus fine du fonctionnement de leurs équipes, ajustant leur communication pour motiver et fédérer. Les coachs, consultants et thérapeutes peuvent amener leurs clients à dépasser leurs blocages et à renforcer leur estime d’eux-mêmes.
La PNL s’étend au-delà des sphères privée et professionnelle. Dans le sport, un entraîneur peut aider un athlète à renforcer sa concentration et sa résilience mentale. Dans l’éducation, les enseignants peuvent adapter leur langage et leurs méthodes pédagogiques pour stimuler la motivation des élèves.
La Calibration en PNL
La calibration est l'observation fine de votre interlocuteur à la recherche d'indicateurs externes de "ce qui se passe à l’intérieur". Il ne s'agit pas de simplement voir ou regarder son interlocuteur, mais plutôt de le scruter. La calibration donne des informations sur les changements qui se produisent chez votre interlocuteur, c'est à dire les comportements externes (macro et micro-mouvements, attitudes) volontaires ou involontaires.
La calibration devra à chaque fois que c'est nécessaire être complétée par le questionnement afin d'éviter les mécanismes d'interprétation. Il est particulièrement intéressant de s’intéresser aux changements d’attitudes. Ce qui se passe chez une personne en termes de communication non verbale et para verbale est très riche, c’est un vrai spectacle. La calibration est aussi la première étape nécessaire à la synchronisation.
En PNL, la calibration est le processus d'observation fine des comportements conscients ou inconscients d'une personne au cours d’une interaction. C'est la possibilité de "lire" une personne. La calibration permet d'établir des liens, à un moment donné et pour une personne précise, entre les informations sensorielles concernant des Comportements Externes et les différents aspects de l'expérience subjective : Processus Interne (PI), Etat Interne(EI), Critères, Valeurs et Croyances.
Lire aussi: Calibration des robots KUKA : le guide ultime
Le comportement externe ne constitue pas une référence à valeur absolue ou universelle, car chacun est unique, et chacun a sa manière spécifique de répondre. Pour interpréter les CE d’une personne, il faut recourir à une échelle d'évaluation individuelle. Il convient de vérifier que le CE est bien associé à cet EI chez cette personne spécifique. La calibration est quelque chose que nous faisons déjà de façon inconsciente pour nous adapter à nos interlocuteurs.
En hypnose et en communication, ce terme désigne la capacité à observer, relever des informations verbales et non-verbales chez son interlocuteur. Comme il n’est pas évident au début d’être concentrer en même temps sur la communication verbale et non-verbale de votre interlocuteur, vous devrez passer par des phases de conscientisation des différents signes décrits plus tôt. En prêtant donc attention régulièrement aux différents éléments de la liste ci-dessus, vous améliorerez votre calibration. Cette mise en pratique offre un nouveau point de vue sur un environnement dans lequel nous évoluons chaque jour. Après être entré en communication avec un autre être humain, interrogez-vous sur la qualité de vos pensées et sur votre état émotionnel. Étiez-vous dans l’ouverture? l’humour? ou au contraire l’agacement? Comment celui-ci a influencé votre attitude et donc votre communication? Avant d’entrer en communication avec un autre être humain, interrogez-vous sur la qualité de vos pensées et sur votre état émotionnel. Remarquez comment cette observation (tâche consciente) tend à enrayer un processus d’ordinaire inconscient ou automatique. Si vous le pouvez, répétez cette prise de conscience de temps en temps.
La Synchronisation en PNL
La synchronisation (calibration) en PNL consiste à caler sa voix sur celle de l’autre, fixer son regard, se mettre dans une posture facilitant les échanges. La synchronisation verbale et non-verbale implique d'adapter son langage, son ton de voix, sa posture et ses gestes à ceux de l’interlocuteur.
De tout temps les grands communicants, que ce soient les philosophes grecs de l’antiquité ou les psychologues contemporains, notamment américains, se sont intéressés au phénomène essentiel qu’est la synchronisation de la communication, encore que sous d’autres noms avant l’époque moderne. Malgré son origine grecque manifeste, le mot synchronisation n’est apparu, à ma connaissance, que récemment en matière de communication. Ce concept figure pour la première fois, semble-t-il, dans des ouvrages de Programmation Neuro-Linguistique (P.N.L.).
Depuis une cinquantaine d’années, on observe une certaine tendance à circonscrire de manière réductrice cette indispensable synchronisation à la seule communication non verbale. Il en est ainsi, par exemple, de la trop célèbre théorie des trois V (Vocal, Verbal, Visuel) du psychologue américain Albert Merhabian., sur laquelle je reviendrai. Malgré le grand intérêt que présente la synchronisation dans le domaine de la communication non verbale il semble indispensable d’intégrer celle-ci dans une approche globale en raison même de la nature globale de la communication, cette dernière étant elle-même indissociable de l’exercice de la pensée.
Lire aussi: Test et avis : SpyderPro
Il est clair que l’optimisation de la synchronisation de la communication est proportionnelle à la connaissance que le communicant a de son interlocuteur ou de son public. Avec les N.T.I.C. les possibilités d’investigations sur ce sujet ont été multipliées tant quantitativement que qualitativement.
Margot Phaneuf passe tout d’abord en revue trois formes simples de synchronisation : la synchronisation respiratoire, … Nous nous synchronisons naturellement lorsque nous communiquons avec nos bons amis. Il existe d’ailleurs une corrélation évidente entre l’amitié et la synchronisation. Lorsqu’elle n’est pas naturelle, elle peut être créée afin d’améliorer son rapport à l’autre. Devenez un caméléon de la communication. Si rien ne se passe, recommencez en apportant plus de soin à la phase de synchronisation. Il est toutefois intéressant de se questionner sur les paramètres qui ont conduit à cette absence de « leanding ».
La Synchronisation : Deux Manières Principales
Comme son nom l'indique, l'idée est ici de se synchroniser avec notre interlocuteur·trice. Cette synchronisation peut s'envisager au moins de deux manières principales, dont voici une courte présentation. Car oui, le sens de cet article n'est pas de vous former à la PNL, mais de vous y initier.
- La synchronisation physique : Vous allez ici jouer au jeu du miroir, en copiant tous les gestes de votre interlocuteur·trice. Par exemple, s'iel bouge la main gauche, vous bougez la vôtre. Iel croise les bras, vous faites de même. Et ainsi de suite. D'ailleurs, vous le faites sans doute déjà naturellement, puisque lorsqu'une personne vous sourie, généralement vous lui souriez aussi, au moins par politesse, n'est-ce pas ? Bref, l'autre danse d'une certaine manière et pour être en harmonie, vous utilisez les mêmes pas !
- La synchronisation verbale : Le sens du travail est exactement le même pour vous synchroniser verbalement. Cela passe par l'utilisation des mêmes mots. Par exemple, l'autre parle de manière imagée, en utilisant des métaphores, vous faites de même. Cela passe aussi par ce qui accompagne les mots, à savoir : l'intonation, le volume, le débit, etc. Bref, l'autre joue une musique et pour être en harmonie, vous jouez la même !
Il est important de noter que ce copier-coller physique et verbal n'est pas singer. L'écoute active est essentielle pour faire comprendre à l'autre que vous l'écoutez vraiment et que vous n'êtes donc pas en train de faire semblant. Car rien n'est pire, en communication, que d'avoir l'impression que l'on n'est pas écouté, donc pas entendu, n'est-ce pas ?
Communication Non Verbale et Synchronisation
La communication non verbale est le fait d’envoyer et de recevoir des messages sans passer par la parole, par les mots. La communication non verbale n’est pas, contrairement à certaines thèses qui prônent sa prééminence, une phase autonome de la communication, surgie de je ne sais où, ex nihilo.
Lorsque le Président de la République actuel revêt un uniforme de la marine nationale pour visiter le sous-marin le Terrible, visite au cours de laquelle il insiste sur l’importance de la dissuasion nucléaire, il est clair qu’il agit en tant que chef des armées. A l’inverse il arrive assez fréquemment que la communication non verbale ne concorde pas avec la communication verbale, ce qui est en général involontaire et inconscient. L’embarras corporellement manifesté par la candidate du Front National lors du débat télévisé du 2e tour face aux questions incisives et ironiques d’Emmanuel Macron sur l’euro illustre bien la désynchronisation qui peut se produire à ce niveau non verbal lorsque la communication verbale n’est pas suffisamment structurée et précise. Cette désynchronisation est sur le moment inconsciente ou semi consciente pour son auteur, mais pas pour l’interlocuteur ou le public !
On ne peut être que frappé lorsqu’on lit le chapitre de l’ouvrage de Quintilien consacré à la communication non verbale par l’extrême minutie avec laquelle l’auteur décrit les signaux corporels que l’orateur peut émettre, soit volontairement et consciemment, soit involontairement et inconsciemment. C’est dire toute l’importance que les rhétoriciens attachaient à la communication non verbale. Il faut cependant replacer les conseils de Quintilien dans le contexte de son époque et se souvenir d’une part que le principal média était alors l’art oratoire, il n’y avait ni presse, ni radio, ni télévision, ni internet et d’autre part que l’orateur ne disposait pas des supports papiers ou numériques actuels. Tout l’impact d’un message devait donc être concentré dans la seule phase oratoire du discours.
Écoute Active et Synchronisation
L'écoute active est essentielle pour faire comprendre à l'autre que vous l'écoutez. Mais que vous l'écoutez vraiment et que vous n'êtes donc pas en train de faire semblant. Car rien n'est pire, en communication, que d'avoir l'impression que l'on n'est pas écouté, donc pas entendu, n'est-ce pas ? D'où l'importance de soigner cette phase. Comment ? La première des choses est de diriger votre regard vers celui ou celle qui parle. Pas un regard fuyant ou distrait, mais direct, c'est-à-dire plongeant dans les yeux de l'autre. Cette connexion lui prouve que vous êtes là, pas aux abonnés absents, et c'est essentiel pour que la communication soit réussie. Ensuite, il convient d'interagir en fonction du discours, dans le but de lui confirmer que vous écoutez réellement. Cela en hochant la tête, en laissant sortir un « ah oui, je vois », ou juste un « hummm » approbateur. Bien sûr, vous avez déjà entendu parler de la reformulation, c'est-à-dire l'acte de formuler à nouveau, généralement de façon plus claire, nous dit le petit Robert.
Les limites et les critiques de la PNL
La PNL n’est ni une forme de manipulation mentale ni une baguette magique. Elle n’a pas vocation à remplacer d’autres approches thérapeutiques ou psychologiques, mais peut en être un précieux complément. Ses détracteurs lui reprochent parfois un manque de fondement scientifique.
La PNL a parfois été critiquée pour son manque de validation scientifique formelle. Cependant, ses fondements puisent dans des disciplines reconnues, telles que la psychologie cognitive, les neurosciences ou la linguistique.
L’une des principales critiques adressées à la PNL concerne son manque de fondement scientifique solide. Ces critiques ont conduit de nombreux chercheurs et praticiens en psychologie à considérer la PNL avec scepticisme. Cependant, les défenseurs de la PNL soutiennent que son efficacité pratique ne dépend pas nécessairement de sa validation scientifique formelle.
tags: #PNL #calibration #et #synchronisation #définition
