La cartouche .22 Long Rifle (22lr) est l'une des munitions les plus anciennes et les plus populaires, adoptée dès le début des années 1880 pour le tir sportif et la chasse au petit gibier. Le revolver chambré pour cette munition offre un certain nombre d'avantages, tout en présentant des spécificités de fonctionnement qu'il est important de connaître.
Avantages du Revolver .22 LR
La majorité des revolvers .22 LR sont compacts et légers, ce qui les rend idéaux pour le tir sportif ou la défense personnelle.
- Précision: L'une des raisons pour lesquelles le revolver .22 LR est tant apprécié est sa précision.
- Fiabilité: Contrairement à d'autres types d'armes, le revolver est réputé pour sa fiabilité.
Fonctionnement du Revolver .22 LR à Barillet
L’élément caractéristique du revolver est le barillet. L’invention du premier revolver revient à l’américain Samuel Colt en 1836 avec le Colt Paterson. Le chargement se faisait à l’époque par la bouche du canon et la mise à feu était faite à l’aide d’une capsule au fulminate de mercure.
Composants Clés
- Barillet: Le barillet est l'élément central du revolver. Il s'agit d'un cylindre rotatif percé de plusieurs chambres (généralement 6 à 10) destinées à recevoir les cartouches.
- Canon: La longueur du canon peut varier pour des revolvers de même marque et de même modèle. La longueur est exprimée généralement en pouces (par exemple : 2, 2,5, 23/4, 3, 4, 6, 8, 10 pouces). Les longueurs les plus répandues sont les 2 et 4 pouces.
- Chien (ou marteau): Pièce du mécanisme de mise à feu qui est propulsée par le ressort de percussion.
- Détente: La pression sur la détente libère le marteau qui va frapper le percuteur.
- Percuteur: Le percuteur va taper l’amorce de la cartouche et va mettre le feu à la poudre.
- Carcasse: La carcasse supporte l'ensemble des composants du revolver.
- Poignée: La poignée permet une prise en main ferme et stable de l'arme.
Mécanisme de Rotation du Barillet
Le barillet tourne autour de son axe afin de présenter une nouvelle chambre à cartouche face au canon lorsque le chien s’arme. Une fois celui-ci armé, la position du barillet se verrouille. Le barillet peut alors tourner dans le sens des aiguilles d’une montre (ex. Colt) ou dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Chargement et Extraction des Cartouches
Le chargement peut se faire : Par une portière de chargement située derrière le barillet. Pour les deux derniers types de revolvers, on a en règle générale un extracteur de douilles vides en étoile incorporé au barillet.
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Action Simple et Double
Avec les revolvers, le tir peut avoir lieu en simple action ou en double action. En simple action, le tireur effectue deux manœuvres ; il arme le chien manuellement puis il appuie sur la détente pour provoquer le départ du coup de feu. En double action, le tireur effectue une seule manœuvre. La pression sur la détente fait à la fois tourner le barillet, arme le chien (ou le marteau selon l’arme) et rabat celui-ci pour percuter la cartouche et provoquer le départ du coup de feu. Le tir en simple action est également possible avec certains pistolets semi-automatiques.
Influence de la Longueur du Canon
La longueur du canon a une influence sur le recul d’une arme à feu. Enfin, la longueur du canon d’une arme peut avoir une grande influence sur la dispersion des résidus de tirs, ainsi que sur la précision et la vitesse du projectile. Plus un canon est court, plus la vitesse du projectile s’en retrouve diminuée.
Comparaison avec le Pistolet
D’un point de vue historique le pistolet est apparu avant le revolver. Les cartouches sont toujours disposées en quinconce dans des chargeurs de capacités variables (pouvant aller jusqu’à 20 (Glock®). Un chargeur de pistolet contient généralement 15 cartouches. Il est cependant possible d’insérer le magasin complètement approvisionné dans l’arme, chambrer une munition dans la chambre à cartouche, retirer le magasin et compléter celui-ci avec une dernière cartouche. Il arrive dans de rares cas (compétions sportives) que le magasin puisse dépasser de la crosse de l’arme.
Fonctionnement du Pistolet
Dans un premier temps, les cartouches sont introduites dans le magasin de l’arme, puis celui-ci est inséré dans la crosse. Pour chambrer une cartouche il suffit de tirer la glissière (culasse) vers l’arrière et de la relâcher. Une fois la cartouche chambrée, une simple pression sur la détente va libérer le marteau qui va frapper le percuteur. Ce dernier va taper l’amorce de la cartouche et va mettre le feu à la poudre. La pression est si forte à l’intérieur du canon (environ 4000 bars) que le projectile est poussé vers l’extérieur. Une fois le projectile en dehors du canon, la pression diminue et la culasse s’ouvre. Une griffe latérale solidaire de la glissière (l’extracteur) saisit la douille au niveau de la gorge et la tire en arrière. Au cours de son mouvement, la douille va heurter une butée fixe solidaire de la carcasse (l’éjecteur). Lorsque la glissière recule, elle arme mécaniquement le dispositif de percussion.
Armes Automatiques et Semi-Automatiques
Lorsque l’on parle d’armes automatiques, il s’agit d’armes capables de tirer en rafale tant que la queue de détente reste pressée. Les armes semi-automatiques ne tire qu’une seule munition à la fois. Pour les pistolets semi-automatiques fonctionnant en double action, les plus modernes, il existe deux sûretés : le levier de désarmement qui permet de rabattre le chien en position de repos et le verrou qui bloque la glissière ouverte lorsqu’il n’y a plus de cartouche et qui permet de ramener la glissière vers l’avant (bloc culasse).
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Le Ruger LCR : Un Revolver Moderne en Polymère
De nos jours, toute arme produite dans une optique de combat pure possède une carcasse en polymère. Ceci non seulement parce qu’elle en devient plus légère, mais aussi plus résistante à la rouille, aux chocs et absorbe une partie du recul. Qu'il s'agisse d'un frein culturel ou de contraintes de fabrication, les revolvers étaient jusqu'ici épargnés par cette tendance au tout-polymère.
C'est exactement dans cette optique qu'est conçu le Ruger LCR. Sur ce modèle les pièces cruciales restent en métal (canon, organes de visée, pièces mécaniques internes, barillet…) mais tout ce qui peut être réalisé en polymère pour alléger l'ensemble l'est. Aux USA le Ruger LCR se destine à un port quotidien. En la matière son poids ridicule et sa facilité de manœuvre séduisent un public varié. De notre côté de l'Atlantique un tel emploi est bien sûr hors de propos mais les qualités qui en découlent peuvent très bien être mises à profit dans le cadre du tir sportif.
Les organes de visée du LCR sont rudimentaires mais fonctionnels. Ils se présentent sous la forme d'un cran de mire d'une belle profondeur fraisé dans la carcasse et d'un large guidon strié. La poignée Hogue a été spécifiquement étudiée pour éviter les écueils du tir aux armes de dimensions réduites. Elle est réalisée dans un polymère souple texturé qui procure une adhérence excellente tout en absorbant une partie du recul. De poche il en est justement question quand on s'intéresse au marteau de l'arme. Comme on le remarque immédiatement celui-ci n'est pas apparent mais contenu dans le dos du bâti fermé. De cette façon il est possible d'utiliser le LCR directement depuis l'intérieur d'un vêtement sans risque d'accrochage de son chien.
Le système de détente utilise une toute nouvelle mécanique brevetée exclusive à la marque. Sans entrer dans les détails disons seulement que celle-ci utilise une nouvelle came à réduction de friction, qui permet de gagner en fluidité et en souplesse lors de la pression.
L'Armurerie Auxerre est en mesure de vous proposer ce petit LCR selon plusieurs chambrages : en .22 LR avec un barillet de 8 coups, en .38 spécial +P avec un barillet de 5 coups, et en .357 Magnum avec une capacité identique à celle du.38 Spécial. Faites dès à présent votre choix grâce au menu déroulant.
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Le Revolver Smith & Wesson 617
Le revolver Smith & Wesson 617 en calibre .22 LR est conçu d’origine avec un barillet 10 coups, spécifiquement ajusté en usine. Le revolver Smith & Wesson 617 en 6 pouces calibre .22 LR est équipé d’une poignée de type round butt, comme sur la plupart des modèles récents de la gamme K-Frame. Cela offre une prise en main plus ergonomique, notamment pour le tir de loisir ou de précision.
Le Minima : Un Exemple Historique
En 1945, la législation mise en place avant-guerre est toujours en vigueur. Mais cette législation, créée dans l’urgence, a une faille. Une faille que Marcel Cadet découvre et met à profit en 1946 en créant une arme de poche qui échappe à la réglementation en vigueur. L’arme est légère, elle pèse moins de deux cents grammes, compacte et facile à mettre en œuvre. Elle tire la cartouche de 22 court. Le pistolet est dépourvu de tout système de sécurité. Le bloc de canons doit être désolidarisé de la carcasse pour être approvisionné par l’arrière avant d’être repositionné et bloqué par la broche dans son berceau. Classée initialement en 7ème catégorie cette arme de poche est aujourd’hui classée en catégorie B) en raison de l’année de son modèle.
Comment Choisir Votre Revolver .22 LR
Avant de conclure votre achat, prenez un moment pour parcourir les avis laissés par d'autres tireurs. Cela vous permettra d'identifier le modèle qui correspond le mieux à vos besoins.
Tir à Sec : Précautions à Prendre
Il semblerait que le tir à sec avec une carabine 22lr ne semble pas très recommandé du point de vue mécanique. C'est un sujet très controversé. Certains disent que ça ne risque rien, d'autres prétendent que ça bouzille le percuteur. Certains utilisent des vieilles douilles mais après deux ou trois coups ils n'arrivent plus à les retirer du canon. Il y a bien des balles factices mais à voir elles ne tiennent pas le coup. D'autres enfin tirent à sec sans rien, prétendant que sans cartouche le percuteur tape dans le vide.
Lors du tir à sec avec une carabine le percuteur qui ne touche pas l'amorce va vibrer et à terme risque de se détériorer. Lorsque je pratiquais cet exercice avec le FR F2 ou l'unique T 3000 je mettais une douille vide dans la chambre. Douille que je changeais après chaque séance. Je présume que cette méthode doit être transférable pour le 22LR.
Par principe, le percuteur est prévu pour taper sur un corps tendre qui va absorber le choc. en 22LR: certaines armes ont un fraisage pour que le percuteur à vide ne tape pas sur le bord de la chambre et finisse pas le mater.-j'en ai vus oû la bavure gênait meme l'introduction d'une cartouche- le Contender a une échancrure sur la chambre- CQFD: ou pas de tir à sec,ou etui dejé tiré s'il chambre encore,ou false
Il n'y a que sur les armes à percussion centrale que le percuteur "tape dans le vide" en l'absence de cartouche chambrée. Sur une arme à percussion annulaire, il n'y a pas "controverse" : quand il n'y a pas de cartouche ou de douille chambrée, le percuteur frappe la face arrière qui sert de butée au bourrelet de la cartouche, juste au dessus (ou au dessous, en fonction des armes) de la chambre. Et finit par la déformer en formant un creux.
La solution à laquelle je réfléchis, personnellement, ce serait une petite feuille de caoutchouc entre la face arrière de la chambre et la culasse : suffisamment fine pour permettre la fermeture de la culasse et son verrouillage, mais suffisamment épaisse pour amortir le percuteur et l'empêcher de frapper la face arrière de la chambre, et finir par la déformer.
Sinon, quand on utilise une douille vide pour le tir à sec, et qu'on galère pour la retirer au bout de plusieurs percussions, on peut toujours utiliser une baguette pour la chasser en passant par la bouche du canon. Mais c'est plus facile à faire sur un pistolet que sur une carabine !
Un joint de plomberie assez fin peut-être ?
Limer un percuteur qui sera dédié essentiellement au tir à sec.
Je me souviens que sur ma carabine Unique T66 Match, le percuteur permettait le tir à sec sans risque, car sa longueur était calculée pour qu'il ne vienne pas "taper" sur la tranche arrière du canon en fin de course. Bien sûr, il était quand même suffisamment long pour qu'il n'y ait pas de défaut de percussion ! (j'avais testé plusieurs marques de 22 LR avant de trouver celle qui convenait le mieux à son canon : des Eley en boîte noire).
Mon Ruger Mark III est également équipé d'un percuteur calculé pour, mais je rechigne pourtant à percuter à vide. Faites donc simple : une douille vide, régulièrement changée, ça ne coûte rien, et ça permet de s'entraîner l'esprit serein.
Il ne faut pas trop psychoter sur ce sujet… En VO le 6ème coup est toujours tiré à vide (et ce sont des armes en .22lr) En IPSC les compétiteurs percutent obligatoirement à vide avant la remise à l’étui sans dommage pour l'arme (à percussion centrale)… Je ne connais pas d'exemple de casse engendrée par des tir à sec en IPSC, et je suis sur le circuit depuis assez longtemps maintenant.
J'aurais tendance à penser (comme plusieurs armuriers d'ailleurs) que pour des ADP en percussion centrale, le tir à sec même sans douille amortissement n'entraîne pas de dommage pour l'arme. Pour les ADP en percussion annulaire, il est certain que le tir à sec est davantage préjudiciable puisque le percuteur vient heurter le haut de la chambre avec un risque de casse de percuteur et/ou de déformation du haut de la chambre.
Il faut d'ailleurs relever que cette pratique n'est pas seulement préjudiciable qu'au percuteur. La face arrière de la chambre, où s'appuie le bourrelet de la cartouche, peut aussi souffrir de cette pratique. Un "creux" peut se former, qui peut générer des incidents de percussion, en ne soutenant pas suffisamment fermement le bourrelet de la cartouche, dans lequel se trouve l'amorce, je le rappelle. C'est souvent le cas sur la face arrière des barillets des revolvers en 22 LR.
Les armes 22LR ne sont pas prévues pour faire du tir à sec et j'ai vu plusieurs fois des douilles vides très bien coincées après avoir "gonflé" un peu… Les joints ou autres caoutchouc sont peu résistants au choc. On peut alors les tourner dans la chambre pour en profiter plus longtemps avant de les jeter (je sais c'est pas très écologique).
Un retour ancestral sur cette pratique tant en cal 22lr ou gros calibre armes longues !! Depuis des lustres les carabiniers de compétition issf ont tj utilisés des douilles pour faire sans problème qques coups de tir à sec …d abord par précaution et aussi par habitude apprise par les anciens…! A chacun de faire….à sa guise…
Il existe des amortisseurs. Pardini en fournit un avec le SP NEW. Et le problème est réglé.
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