L'univers de la poudre noire est vaste et complexe, offrant une pratique de tir démocratique et accessible à tous. Tirer à la poudre noire, c'est bien plus qu'un simple sport ; c'est un voyage dans l'histoire, un défi technique et une expérience unique. Le revolver à poudre noire, avec son canon court, incarne cette fusion entre tradition et accessibilité.
Qu'est-ce qu'une Arme à Poudre Noire ?
Une arme à poudre noire est une reproduction fidèle d’un modèle ancien, utilisé entre les XVIe et XIXe siècles. Chaque modèle évoque une époque différente, séduisant :
- Les collectionneurs qui souhaitent posséder un objet historique et fonctionnel.
- Les tireurs sportifs qui recherchent un défi technique.
Ces répliques sont souvent fabriquées en Italie avec un haut niveau de finition.
Fonctionnement et Chargement d'un Revolver à Poudre Noire
Le chargement d'un revolver à poudre noire est une opération manuelle, précise et rituelle. La poudre noire est un mélange explosif utilisé comme propulseur dans les armes à feu anciennes. Lorsqu’elle est enflammée par une amorce, elle produit une détonation qui propulse la balle hors du canon. Lors du tir, l’amorce s’enflamme sous l’impact du chien.
Le processus de chargement comprend les étapes suivantes :
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- Ouverture du barillet.
- Versement d'une dose précise de poudre noire dans chaque chambre. Il est crucial de respecter les doses recommandées pour éviter tout accident.
- Insertion d'une balle en plomb, souvent avec un wad pour l'étanchéité.
- Placement d'une amorce de percussion sur chaque chambre.
Ce chargement minutieux demande rigueur et attention, car chaque étape influe sur la sécurité et la précision du tir. Une fois les six (ou autre nombre selon modèle) tirs effectués, le barillet doit être ouvert et rechargé manuellement pour continuer à tirer.
Choisir un Revolver à Poudre Noire à Canon Court
Pour choisir un revolver parmi tous les modèles existants, plusieurs critères sont à considérer.
- Calibre : Les plus répandus sont le .31, le .36 (environ 9mm) et le .44 (environ 11mm). Les économies au rechargement seront inversement proportionnelles au diamètre et à la puissance développée.
- Conception : Un revolver à carcasse ouverte, d’un style plus ancien (comme les Colt), s’entretient facilement, le nettoyage étant plus simple. Le barillet d’un revolver à carcasse fermée s’ôte rapidement. Les cheminées sont remplaçables au besoin.
- Longueur du canon : Bien que la précision dépende souvent de la longueur du canon, il est conseillé d’opter pour un canon court, de 5 pouces ou moins, dans le but de disposer d’une arme plus compacte et légère.
- Marque : Beaucoup sont italiennes. Pietta sera un choix économique au bon rapport qualité-prix. Uberti est également une option viable, bien que leurs finitions soient parfois plus coûteuses. Pedersoli est réputé pour la qualité de ses armes, mais les prix sont plus élevés.
- Type d’acier : L’acier inox résistera à la corrosion causée par la poudre noire, mais l’acier bronzé sera plus économique et plus discret.
Outre les revolvers classiques, une version compacte et dissimulable comme un Remington 1863 sera idéale pour un port discret ou pour de petites mains féminines.
Portée et Puissance d'un Revolver à Poudre Noire
La portée effective d’un revolver à poudre noire est généralement comprise entre 20 et 50 mètres. Cette distance correspond à celle à laquelle un tireur peut raisonnablement atteindre une cible avec une précision acceptable. Au-delà de cette zone, la trajectoire du projectile devient moins stable et la précision diminue rapidement. Certains tireurs expérimentés peuvent tenter des tirs à 100 mètres ou plus, mais ces distances sont rarement atteintes avec une précision suffisante pour un usage pratique. La portée dépend aussi du type de projectile, du calibre, et de la qualité du chargement.
La portée est influencée par plusieurs paramètres : la forme et le poids de la balle, la longueur du canon, et la quantité de poudre noire utilisée. Par exemple, un canon plus long permet une meilleure combustion de la poudre et une vitesse initiale plus élevée, ce qui augmente la portée et la précision. De même, l’utilisation de balles plus lourdes ou profilées peut améliorer la trajectoire et la stabilité en vol.
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La puissance d’un revolver à poudre noire est étroitement liée à son calibre et à la charge de poudre noire. Les calibres les plus courants pour ces armes sont le .36 et le .44. Le calibre .44 est reconnu pour sa puissance supérieure du fait de la taille et du poids plus important des projectiles qu’il propulse. La charge de poudre joue un rôle déterminant : une charge trop faible peut réduire la puissance et la vitesse de la balle, tandis qu’une surcharge peut être dangereuse pour l’arme et le tireur.
La puissance peut être exprimée en énergie cinétique, généralement mesurée en joules (J). Par exemple, un revolver en calibre .44 peut générer entre 200 et 400 joules, selon la charge et les conditions de tir. Cette énergie est suffisante pour un usage de tir sportif, de collection ou de reconstitution historique, mais reste inférieure à celle des armes modernes à poudre sans fumée.
Plusieurs facteurs externes et internes influencent la portée et la puissance d’un revolver à poudre noire :
- Conditions météorologiques : Le vent, l’humidité, la température et même l’altitude peuvent modifier la trajectoire de la balle. Par exemple, un vent latéral peut dévier le projectile, rendant le tir moins précis.
- Qualité du chargement : La poudre noire, la balle, et la bourre doivent être soigneusement mesurées et chargées. Un mauvais chargement peut entraîner une combustion incomplète, une baisse de puissance ou un risque d’éclats.
- Expérience du tireur : La maîtrise des techniques de tir, la position, la respiration, et la visée ont un impact direct sur la précision et la portée effective.
- État et conception de l’arme : Un canon bien entretenu, propre et de bonne qualité améliore la précision. Les revolvers à canon plus long permettent généralement une meilleure vitesse initiale et stabilité du projectile.
Législation Française et Responsabilités
En France, les armes à poudre noire sont généralement classées en catégorie D, ce qui les rend accessibles sous certaines conditions. La vente est autorisée aux personnes majeures, sans besoin de permis de port d’arme. Cela s’applique uniquement aux répliques d’armes conçues avant 1900 (sauf si elles sont modifiées ou modernisées).
Voici quelques questions fréquemment posées :
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- Faut-il un permis pour acheter une arme à poudre noire ? Non.
- Peut-on transporter une arme à poudre noire dans son véhicule ? Oui, mais uniquement pour un usage légitime : trajet vers un stand de tir, événement de reconstitution, etc.
- Peut-on tirer dans son jardin avec une arme à poudre noire ? Non recommandé. Le tir à domicile est soumis à des règles strictes.
- Peut-on chasser avec une arme à poudre noire ? Uniquement avec un permis de chasse valable et selon les espèces autorisées.
- Peut-on fabriquer ses propres munitions ? Oui. Il faut acheter séparément poudre noire, balles et amorces, puis les assembler avec soin.
- Est-ce légal d’acheter une arme à poudre noire en ligne ? Oui, tant que le site respecte la législation.
- Quelle est la différence entre une réplique et une arme d’époque ? Une réplique est une reproduction moderne, fiable et souvent plus sécurisée.
Même si une arme à poudre noire est en vente libre, sa possession implique des responsabilités, surtout en matière de stockage à domicile. La poudre noire est inflammable, elle doit être stockée dans un récipient sécurisé et à l’abri de l’humidité et de la chaleur.
Entretien et Sécurité
La poudre noire produit des résidus corrosifs. Il est crucial de nettoyer le revolver après chaque séance de tir avec des produits adaptés, de lubrifier les parties mobiles et de stocker l’arme dans un endroit sec et sécurisé.
Voici quelques consignes de sécurité essentielles lors de l'utilisation d'un revolver à poudre noire:
- N’ayez pas déjà chargée.
- Pas de tissu synthétique.
- Sur la charge de poudre.
- Il ira se visser dans la balle en plomb, pour l’extraire.
- D’une arme à poudre noire.
- Est absolument nécessaire.
- Sous pression.
- Votre revolver.
- Basse sur la mécanique de l’arme.
- Hautes pressions produites par la poudre sans fumée moderne.
- Les armes à silex et certains calibres 31 - 36 maximum.
- MATCH REV.
- La poudre noire exclusivement.
- Du canon, les cheminées et les pochettes autour des cheminées.
- Pour manipuler les distillats de pétrole, (magasins verts - etc.. toutes les amorces soient explosées.
- Du tir.
- Pour ma part, j’utilise dans mes Remington Uberti cal.
- Charger soit alignée avec le bourroir.
- Cette dernière.
- Tenue de pression de celle-ci dans la chambre d’explosion de l’arme.
- Possédez.
- D’un coup, tapotez légèrement et voila !!
- Pour ma part, j’utilise dans mes Remington Uberti cal.
- OUF ! Mr bricolage etc.. placez le chien sur la seule chambre vide du barillet.
- Tôt ou tard cet incident vous arrivera si-si croyez moi !!!.
- À l’intérieur du canon.
- Et la charge enlevée.
- Endommager le revolver ou causer des dégâts, encore plus graves.
- Pourrait être obstruée.
- Pas frappé suffisamment fort, ou l’amorce est défectueuse.
- Revolver doit être armé manuellement avant de pouvoir tirer.
- N’ESSAYEZ JAMAIS DE TIRER DANS AUCUNE AUTRE POSITION QUE CELLE DE TIR.
- Dangereuse.
- Le cran de tir, soit le dernier clic.
- Lentement le chien en avant, dépassant le cran de tir.
- Et pressez la détente.
- Tourner le barillet.
- Au nettoyage.
- Vapeur comme cité précédemment.
- BON TIR A TOUS, SOYEZ PRUDENTS.
Le Revolver à Poudre Noire au XXIe Siècle : Autonomie et Préparation
Choisir une arme à poudre noire, c’est faire un pas vers l’histoire, l’artisanat et une pratique du tir pleine de sens. Mettre tous ses projectiles au centre de la cible à 25 ou à 50 mètres, requiert des compétences et une adresse particulières. Le premier challenge auquel doit faire face le tireur à poudre noire est de comprendre "l'Histoire" de son arme.
Vous pouvez tirer avec une arme de catégorie D dans une propriété privée sous votre propre responsabilité. Vous devez pour cela vous assurer de réaliser un tir dit "fichant", c'est à dire que votre projectile doit cesser sa course après avoir touché sa cible (ou raté également). Une bute de terre, de sable, etc… sont généralement utilisées. Mais même là, attention aux ricochets potentiels ! Donc autant vous dire que cela exclu toutes les zones urbaines et résidentielles et à moins d'être propriétaire de plusieurs hectares à l'écart de tout voisin, vous risquez de voir débarquer les forces de l'ordre.
Cette arme serait-elle celle de l’autonomie ? Comme la poudre noire est composée de soufre, salpêtre et charbon, il est possible d’en produire soi-même avec peu de moyens, en produisant son charbon et en récupérant soufre et salpêtre, en sac ou à l’état naturel. On peut pousser le raisonnement jusqu’à recycler du plomb pour couler ses propres balles, utiliser des poudres inertes (comme de la semoule) comme bourre et des graisses animales ou végétales pour graisser les chambres, mais les indispensables amorces industrielles demeureront presque impossible à produire et devront êtres stockées en quantité.
Dans ce cas et après cette revue, dans quelles situations et préparations pourrait être utile cette arme ? Le revolver à poudre noire étant d’une technologie ancienne, il est naturellement dépassé par les armes actuelles sur beaucoup de points. Mais dans le cadre de la constitution d’une panoplie d’armes survivaliste, ses avantages économiques et administratifs le placerait tout de même à un rôle secondaire, par exemple comme nous avons vu en tant que première arme d’un tireur débutant, qui attendrait ses autorisations de détention et souhaiterait s’entrainer au tir au revolver. De même, il pourra être stocké pour éventuellement remplacer un P.A. confisqué par un futur pouvoir anti-arme.
Toutefois, j’identifie une situation dans laquelle ce revolver pourrait être pertinent : puisqu’il date du 19ème siècle, il pourrait s’intégrer à un mode de vie équivalent à celui du 19ème siècle. J’entends par là qu’une personne, famille ou clan survivaliste vivant sur une propriété autonome de ses productions, c’est-à-dire sur une forme de Base Autonome Durable, pourrait en organiser la sécurité intérieure après un effondrement social en mettant en place un port d’arme permanent, à la maison comme au champ.
Impressions sur les revolvers à canon court
Après avoir utilisé quelques revolvers à canon court, voici mes premières impressions. Il s'agit des Pietta 1863 Pocket en calibre 31, Pietta 1860 Shériff Snubnose en calibre 44 et Pietta 1862 Pony Express en calibre 44.
Pietta 1863 Pocket cal 31
Il mérite bien son nom car c'est le seul des 3 qui tienne véritablement dans une poche. Très petit, il ne pèse que 500 g. C'est une carcasse fermée avec un barillet de 5 coups et un canon de 3 pouces 1/2. Le chien est rétractable. En dépit de sa petitesse, il dispose d'un refouloir. Toutes les clefs ne sont pas compatibles avec ses petites cheminées, même celles dites "universelles". Question balles, on est un peu limité. En calibre 31, on trouve essentiellement du 315. De toute façon, je pense qu'il ne vaut mieux pas trop forcer au risque d'endommager le petit refouloir. Je ne connais pas de presse compatible avec cette taille.
La facture est un peu grossière. Les chambres ne sont pas creusées de façon identique. Parfois il faut utiliser le refouloir, parfois on pousse simplement le plomb avec le doigt (défaut constaté chez un autre tireur).
Chargement : peu de place dans les 5 chambres. Maximum aux alentours de 0,6 g de poudre. Mieux vaut optimiser avec de la poudre vive, style PNF4. La poignée est petite mais il se tient assez bien. Le recul est sensible, du fait de son très faible poids.
Malgré tout, la puissance est anémique. Des mesures au Chrony on constaté une vélocité inférieure à 200 m/s, pour une énergie cinétique qui n'a jamis dépassé 60 joules et une quantité de mouvement de 0,6 kgms. La QM est le facteur premier de la puissance d'arrêt. Elle devient significative vers 2,2 kgms. On voit mal dans ce cas qui cela pouvait arrêter, surtout si l'on considère que les voyageurs du XIXème siècle portaient des vêtements épais.
Question précision, c'est la cata. Même à 10 m il est difficile de toucher la cible. Contrevisée de 40 cm sous la C50! A noter que c'est une faiblesse de la marque Pietta. J'ai vu un collègue tirer avec le même modèle en version américaine (marque Colt) et il touchait la cible sans problème à 25 m.
En conclusion, quand on a tiré une fois, on s'en est déjà lassé. Impossible de faire du tir avec et trop faible pour une arme de défense.
1860 Yank Shériff Snubnose cal 44
Un peu plus gros que le précédent, il fait 900 g et tire 6 balles en calibre 44. Il est limite en taille pour tenir dans une poche. Ce n'est donc pas un "pocket". Il parait que c'était l'arme de la police secrète des Mormons au XIX ème siècle. Je ne savais pas que les Mormons avaient une police privée, qui plus est secrète et de surcroît utilisant tous un revolver standardisé comme n'importe quelle armée. Je me demande si ce n'est pas encore une rumeur internet qui se reproduit à l'infini par copier-coller. On retrouve la même phrase sur tous les sites marchands.
Ce snubnose est fournit avec un tube en laiton pour enfoncer les balles car le canon de 3 pouces est trop court pour porter un refouloir. Ce n'est pas très pratique mais ça nous rappelle le pistolet. Et puis les tireurs PN ne sont pas pressés. Il accepte des balles en 451 et 454. Les cheminées sont compatibles avec la clef universelle.
La poignée est bien sûr petite mais elle est très agréable grâce à son quadrillage et à sa forme en bec sur laquelle on peut laisser reposer le pouce si on veut. On l'a bien en main, mieux que le Pocket. Les chambres sont régulières et assez profondes. Le barillet dispose d'ergots entre chaque cheminée. Le chien peut ainsi être bloqué en sécurité entre deux chambres, ce qui permettait aux utilisateurs de l'époque d'avoir l'arme chargée sur soi avec six coups.
J'ai pu charger jusqu'à 2,45 g de poudre. Le corollaire est que la puissance est au rendez vous, malgré la petitesse du canon. Pour une charge de 2 g, on obtient une vélocité de 250 m/s (le minimum efficace doit se situer vers 220) pour une énergie cinétique de 275 joules et une QM de 2,2 kgms. Ce devait donc être une bonne arme de défense.
En terme de précision, le Yank Shériff est nettement plus intéressant que le Pocket. Malgré son canon très court, on reste très précis à 10 m. A 25 m, ça étale un peu, mais une fois trouvée la contrevisée assez basse (bas de cible un peu à gauche) j'arrive à tenir à peu près le noir. Un bon tireur doit pouvoir faire mieux encore. Je considère qu'à la différence du modèle précédent, ce n'est pas seulement une arme de collection. On peut faire du tir avec et y trouver du plaisir.
1862 Police Pony Express cal 44
C'est en gros un 1860 en carcasse laiton avec un canon de 5 pouces 1/2. Je l'ai choisi car je cherchais une arme au poids léger mais un peu plus précise que la précédente. Avec ses 1,1 kg, il est beaucoup plus agréable à tenir que mon Walker qui pèse le double. On peut ainsi rester en joue à bras franc quelques secondes sans fatiguer. Sa crosse est de taille raisonnable mais plus petite que les modèles classiques. On peut le tenir à pleine main ou avec 3 doigts, l'auriculaire venant en soutien à la base de la poignée. Les chambres acceptent plutôt du 451. J'ai essayé avec du 454 mais c'était très dur et j'ai eu peur de fausser le petit refouloir. Ce dernier a tendance à mordre dans la main et le chargement finit par être un peu douloureux. Les chambres étant très légèrement plus étroites que sur le Yank Shériff, elle ont moins de contenant. Avec 2,45 g, je débordais. Je n'ai pas calculé le volume max admissible mais il doit tourner autour de 2-2,2. Les cheminées acceptent la clef universelle.
Question tir, il est très agréable. Belle sensation de poussée, même avec 0,9 g. Sans doute dû à son poids encore léger. Sur le Walker, 0,9 g, c'est poussif. Ici, on a un vrai recul. Donc pas besoin de charger fort pour avoir un peu de sensations. La précision est très correcte. La bonne contrevisée se fait dans le 6 à 5 heures, ce qui est acceptable. Sur mon Walker, la contrevisée se fait hors cible, il est difficile d'être régulier. Je n'ai tiré qu'une seule fois avec ce Pony Express. Une fois trouvée la bonne contrevisée, j'ai enchaîné plusieurs 9 et 10. Ca ne peut pas être juste le fruit du hasard.
En conclusion, ces petits revolvers à canon court sont tout à fait plaisants. Le Pocket est plus pour faire joli sur un mur. Le Yank mérite d'être sorti de temps en temps pour faire du tir. Le Pony est adapté pour du tir régulier à bras franc. Il a l'avantage d'être très léger tout en restant précis. Seul bémol, ces armes ont des organes de visée très petits. Moi, à 50 ans, je commence à avoir du mal à aligner le petit guidon dans la microscopique échancrure du chien.
Avantages Législatifs et Économiques
Le principal avantage que l’on peut leur accorder est sans aucun doute leur classement législatif. En effet, étant des répliques d’armes anciennes, ces revolvers sont classés en catégorie D2, soit la plus libre, de même que la poudre noire, balles et autres éléments. Cela permet à tout français majeur d’acquérir une arme de cette catégorie sans plus de formalité et de stocker jusqu'à 2kg de poudre, que l’on parle d’un tireur sportif passionné d’armes anciennes ou d’un particulier souhaitant s’armer facilement et légalement. L’autre aspect de cette particularité législative est l’absence de déclaration de l’arme aux autorités, ce qui rassurera le prepper craignant de potentielles confiscations ou restrictions de libertés à l’avenir.
On appréciera également le coût réduit de ces armes, un revolver PN pouvant souvent être deux à trois fois moins onéreux qu’un revolver moderne dans le même état (neufs ou occasions).
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