Revolver Ancien : Collection, Histoire et Valeur

Le revolver ancien suscite un intérêt croissant chez les collectionneurs et les passionnés d'histoire. Ces armes à feu, témoins d'époques révolues, possèdent une valeur qui dépasse leur simple fonction utilitaire. Cet article explore l'histoire des revolvers anciens, les critères qui déterminent leur valeur et quelques exemples emblématiques.

L'histoire fascinante des revolvers anciens

L'histoire des revolvers est intimement liée à l'évolution de la technologie et aux besoins de sécurité et de défense des populations. Des premiers modèles rudimentaires aux armes sophistiquées, le revolver a connu un développement constant.

L'invention du revolver Colt calibre .36

Samuel Colt, un industriel et inventeur américain de renom, a inventé le revolver Colt calibre .36 en 1836. Cette arme a marqué une étape importante dans l'histoire des armes à feu en raison de son système de barillet rotatif et de sa capacité à tirer plusieurs coups sans rechargement manuel après chaque tir.

Le revolver Colt calibre .36 et la guerre de Sécession

Le revolver Colt calibre .36 a été fabriqué en pleine période de la guerre de Sécession (1861-1865), un conflit majeur de l'histoire américaine. Cette arme a joué un rôle important dans cette guerre, étant utilisée par les soldats des deux camps. Sa robustesse et sa fiabilité en ont fait une arme de choix pour les combats rapprochés.

L'héritage de Eliphalet Remington et la naissance de Remington Arms

L’histoire de Eliphalet Remington I et II, père et fils, glorieux fondateurs de la marque d’Ilion dans l’état de New-York, est restée l’un des principaux fournisseurs d’armes légères de l’Armée américaine jusque 2020. C’est en 1768 dans le Connecticut que naquit Eliphalet Remington I. Marié en 1791 et quatre enfants plus tard, il déménage dans l’État de New York pour y développer son entreprise dont l’objet essentiel était de fabriquer tout ce que ces clients voulait pourvu que ce fut en acier (ferrage des chevaux, outils, petit matériel agricole…). Une force de travail peu commune le conduisant à ne jamais refuser une commande. Il fit prospérer sa petite affaire au point de devenir une belle entreprise locale. Sa contribution à l’histoire de la firme armurière se limite, mais ce n’est pas rien tout de même, à avoir accumulé un premier capital qui lui servi notamment à acheter un terrain de 150 ha en bordure d’un canal capable de fournir de l’énergie à des machines sur la commune d’Ilion, un petit village agricole. La population locale n’imaginait sans doute pas à quel point son destin allait être modifié par le forgeron Remington. C’est ce qui deviendra le site historique de Remington Arms. Le fondateur de l’entreprise armurière c’est un autre Eliphalet Remington, Eliphalet Remington II (prénom hébraïque signifiant « Dieu est ma liberté » - tout un programme - on lisait beaucoup la Sainte Bible chez les Remington!), né en 1793, seul garçon survivant des quatre enfants du précédent. Passionné d’armes à feu, le jeune Eliphalet Remington II aurait créé son premier fusil dans la forge familiale avec l’aide bienveillante de son père. Les États-Unis n’avaient à l’époque aucune industrie armurière type Saint-Étienne ou Birmingham comme on les connaissait en Europe. Toutes les armes, civiles ou militaires, étaient produites par des artisants-armuriers qui les fabriquaient intégralement eux-mêmes avec des résultats fort inégaux. Elipahalet II rejoint par ses fils, Samuel et Philo Remington, se mirent à produire des fusils dont la qualité fut de suite remarquée. C’est Eliphalet II qui comprit qu’il fallait passer à un stade industriel et faire du commercial. Vers 1840 les Remington s’associèrent à Harrington, pour produire des aciers de qualité supérieure et une société fut fondée qui deviendra un jour « Remington Arms » après avoir été « E. Leur réputation leur permit d’obtenir dès 1845 un premier contrat de fabrication de 5.000 mousquetons réglementaire genre Modèle 1841 Missisipi Rifles. Commande honorée à force de travail, la grande force des Remington (Eliphalet II mourra littéralement d’épuisement en 1861), qui en fit suivre une autre de 13.000 nouvelles armes.

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Remington et la compétition avec Colt

C’est un assez sérieux problème commercial qui va décider du sort de Remington en matière de revolvers et, indirectement faire naitre la lignée des revolvers Army. Car, dans les années 1850, c’est Samuel Colt qui domine de haute main les marchés civils et militaires du revolver aux USA et est déjà très exporté. « En place » comme diraient les jeunes aujourd’hui. Et pour cause, c’est lui qui a inventé le premier revolver moderne avec un excellent système de rotation et de verrouillage du barillet qu’il a fait breveté depuis 1836. Les autres fabricants doivent donc se débrouiller, imaginer et contourner les brevets de Colt. Surtout que le père Colt est intraitable en matière de propriété industrielle et poursuit en justice sans pitié la moindre tentative de contrefaçon. En 1856, un peu par chance, Remington récupère les brevets et inventions de deux ingénieurs de talent Beals (lui-même déjà ancien de chez Colt) et Withney venus avec d’autres systèmes de rotation de barillet et de chargement de revolvers que les Colt. Il se lance. De cette collaboration naîtront les revolvers Remington Beals Model pocket (trois modèles entre 1857 et 1860) et le Remington Rider Pocket, premier revolver à double action jamais fabriqué et produit jusque 1888! Ils sont pour la plupart tous en calibre 31 (un petit 8mm ce qui est peu aux standards de l’époque). Mais comme quoi la prégnance des brevets Colt n’avait pas complètement tué l’imagination et les capacités de développement des Remington brothers (Samuel et Philo). Mais en 1857, les brevets de Colt tombent enfin dans le domaine public et Remington peut enfin proposer un revolver utilisant le remarquable système de rotation Colt en y joignant ses propres améliorations.

Le Remington Beals Army Model

Eliphalet II, encore vivant, charge son meilleur ingénieur, Beals, de concevoir un nouveau revolver de gros calibre susceptible de répondre aux besoins de l’Armée. Samuel Remington, très introduit dans les sphères de l’état-major plus que très sensibilisées aux charmes des colts par le généreux Samuel Colt, comprend que l’arme nouvelle devra être résolument innovante, irréprochable en fabrication et d’une robustesse propre à résister aux opérations militaires qui viennent. Tout le monde se met au boulot et on démarre sur la base du Remington Beals troisième modèle, un modèle antérieur et ingénieux développé quand les brevets Colt régnaient encore en maître. Les Remigton père et fils et leur équipe vont en faire ce qui sera considéré, et l’est encore aujourd’hui, comme une merveille de revolver. Il s’appelle le revolver Remington Beals Army Model. Il est breveté par Beals le 14 septembre 1858 et c’est celui que tout le monde appelle le « 1858 ». Il sera produit de 1858 à 1862. D’ailleurs on appelle souvent à tord tous les Remington 1858, 61 ou 63 des « 1858 ». C’est le vrai premier Army au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Comme notre 1861 de ce jour, son successeur immédiat, il est très précis avec une ligne de visée de plus de 20cm, infiniment plus facile à recharger que le Colt 1860, massif, puissant avec son calibre 44, et mécaniquement très solide et très fiable. Le succès sera immense et hissera la firme Remignton à la toute première place des fabricants US d’armes individuelles. Les innovations imaginées par Beals seront reprises par la concurrence, y compris Colt. Partout ils seront jugés largement supérieurs aux modèles de la concurrence.

L'évolution du Remington Army et son rôle dans la guerre de Sécession

L’évolution de notre revolver Army est rapide et essentiellement liée à la Guerre de Sécession. La production toutes variantes confondues s’étale d’avril 1862 à mars 1865. L’arme connait un destin essentiellement militaire avant de rentrer dans la légende, se complétant de version civiles et pocket après cela et qui feront aussi la conquête de l’Ouest. Sur les 149.000 modèles Army (et leurs frères Navy) des variantes 1858, 1861 et 1863 fabriqués sur la période, 117.000 revolvers rejoindront les armées. Les revolvers Navy & Army seront considérés par les militaires comme les meilleurs de tous ceux à leur disposition ce qui explique que la quasi totalité de leur production sera absorbé par les militaires.

La production d'armes pendant la guerre de Sécession

L’armée américaine a acheté durant la guerre de Sécession environ 466.000 revolvers à une quinzaine (!) de fabricants confondus. Parmi ceux-là, 208.000 armes diverses ( des Beaumont Adams en passant par les Elgin cutlass!), 130.000 Colts et 128.000 Remington 1858 à 1863. D’ailleurs, après la dernière livraison de Colt 1860 Army fin 1863, c’est Remington, Rogers&Spencer et Starr qui deviendront les fournisseurs habituels de l’Armée. Les prix de vente des Remington militaires à l’armée sont restés assez stables. Remington continuera longtemps à produire des pièces détachées les Army/Navy restés sous les drapeaux. Nombre des revolvers Army restés en stock à la fin de la guerre ou fabriqués à partir de pièces détachées après celle-ci échoueront sur le marché civil, conquête de l’Ouest oblige. Les surplus militaires seront vendus aux enchères. 20.000 modèles Army seront notamment achetés par le Gouvernement de la Défense Nationale dans la seconde partie de la Guerre de 1870/71 entre La France et la Prusse. Au pic de sa production de guerre, Remigton est parvenu à produire jusque 1000 revolvers par semaine. Une industrie était née des temps de fer.

Le Remington 1861 "Old Army"

Le revolver Army de ce jour est en plus une rareté dans la fratrie des Army qui courre de 1858 à 1863. C’est lui même une évolution du 1858 et c’est vraiment une rareté. Il n’a été produit qu’en 1862 (peut-être un peu encore au début de janvier 1863) et à peut être entre 6 à 12.000 exemplaires seulement. De 1858 à la fin de la guerre de Sécession c’est bel et bien l’armée qui provoquera, à force de demande d’améliorations, l’apparition des trois variantes du 1858 (58/61/63). Mais en ce qui concerne le 1861 c’est Remington lui-même, voulant consolider son avantage compétitif sur ses concurrents, qui a pris l’initiative d’une modification substantielle. Remington, couvert d’éloges par les militaires sur la capacité de son arme à être rechargée bien plus rapidement que le Colt, voulut faire encore mieux. Beals et Remington imaginèrent alors de fraiser une gorge dans la partie supérieure du refouloir pour que l’axe du barillet puisse être dégagé par l’avant au lieu de devoir manipuler le dit levier de refouloir vers le bas pour dégager l’axe de barillet comme sur le 1858. On gagnait ainsi encore quelques précieuses secondes, le barillet étant extrait encore plus rapidement et le capacité de tir encore améliorée. Cela rendait en outre impossible la perte de l’axe du barillet qui restait constamment dans cette gorge. Mais, en conditions opérationnelles, les soldats s’aperçurent rapidement que rien ne retenait le dit axe de barillet au bon niveau dans la gorge. Toutes ces armes furent retournées chez Remington par l’US Army Ordnance pour modification. Le problème n’était pas gravissime et une simple vis fut insérée dans juste à l’avant de la tête d’axe de barillet dans la gorge du refouloir pour remédier au sujet et les armes renvoyées illico en unités militaires.

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Les particularités du Remington 1861

Le 1861 est donc en soi une pièce intéressante à mi chemin entre le Beals Army model et son successeur le 1863 et il est déjà rare par le très peu d’armes produites. Mais ce qui le rend encore plus rare est une autre de ses caractéristiques : c’est l’un des rares 1861 Old Army à avoir justement échappé à la célèbre modification du refouloir. Pas de vis dans la fraisure de l’axe de refouloir pour remédier au problème détecté par les soldats bleus ! C’est un vrai 1er type de chez 1er type. C’est une rare variante pour un collectionneur d’armes de la Guerre de Sécession ou d’armes américaines et règlementaires.

L'importance de l'état de conservation

Si son bronzage a disparu, son métal est en excellent état sans marques d’oxydation autres que résiduelles et aucune peau d’orange. Il a été peu frotté et pas abusivement « nettoyé » a contrario de nombre d’exemplaires de Army/Navy car le marquage sur le canon (comme la plupart de ses poinçons d’ailleurs) est encore très bien lisible. On peut y lire sur deux lignes « Patented Dec 17 1861 - Manufactured by Remington’s, Ilion, N.Y » . Seul le mot Dec pour décembre est un peu faible mais encore devinable. Tout le reste est bien net et bien lisible. Vis impeccables en plus. Notre arme est bien évidement une arme militaire. Ses plaquettes de crosse de noyer sont en très bon état avec assez peu de traces de manipulation. Si le tampon d’inspection a disparu de la crosse (même s’il me semble apercevoir une sorte de j très effacé sur le bas de plaquette du coté gauche), il porte bien son poinçon militaire de réception « P » à coté du numéro de série sous le canon. Ce même numéro de série apparait aussi sur le bas de la carcasse sous la plaquette gauche (après démontage) et sur le pontet (sur le tenon de fixation de ce dernier - il faut démonter le pontet pour le trouver). Ce pontet au même numéro est en laiton comme il se doit et porte un « R » qui est sans doute aussi un poinçon de contrôle.

L'importance des numéros de série

L’arme est donc monomatricule sauf le barillet ce qui est assez souvent le cas du fait que les soldats chargeaient souvent plusieurs barillets d’avance pour aller plus vite en rechargement en combat. Toutefois ce barillet est bel et bien un barillet Remigton de cette même production de 1862. Ce numéro de série est le « 6501 » ce qui fait de notre arme une arme de début de série. D’autres détails nous le confirment : son refouloir est fraisée sur le dessus (sans la modification vis introduite en fin d’année 1862 encore une fois) ce fraisage n’est observé qu’entre les numéros 2500 et 9000 environ. De plus, l’angle supérieur avant du cadre formé par la carcasse autour du logement du barillet est droit et le filetage du canon est entièrement dissimulé par la carcasse. Au delà du numéro 7000 environ, les cadres commencent à être arrondis laissant apparaitre sur une faible longueur le filetage du canon au niveau de la chambre du barillet.

L'état mécanique et le canon

L’état mécanique de cette belle arme est impeccable - très peu de jeu - très bonne indexation - ressort bien ferme - percussion franche. Rare état mécanique pour une arme qui en a tant vu. Le percuter est un bonheur et donne une impression de puissance qu’on éprouve peu sur nombre d’autres revolvers. A titre anecdotique, les tireurs à poudre noire américains en étaient venus d’ailleurs à la même conclusion que leurs ancêtres soldats bleus: avant l’arrivée sur le marché, à partir des années 1960, de répliques italiennes de qualité, les tireurs de concours poudre noire là-bas utilisaient des armes d’époque. Le canon lui-même est en excellent état avec très peu d’oxydation résiduelle et de belles rayures encore bien nettes. A titre accessoire, le canon porte à nouveau le P de réception (un peu effacé) au niveau où le canon rejoint la carcasse. Il est suivi d’un » S » dont je ne connais pas la signification mais qui est celui d’un « sub-inpector » chargé ponctuellement du contrôle de certains lots de pièces. Le barillet porte aussi en lettres très fines un poinçon « WW ».

L'estimation des revolvers anciens : critères et enjeux

L'estimation d'un revolver ancien est un processus complexe qui prend en compte de nombreux facteurs. Il est essentiel de faire appel à des experts pour obtenir une évaluation précise et fiable.

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Les critères d'estimation

Plusieurs critères sont pris en compte pour estimer la valeur d'un revolver ancien :

  • L'âge et l'état de conservation: Un revolver bien conservé, avec peu de traces d'usure et de corrosion, aura une valeur plus élevée.
  • La rareté: Les modèles rares, produits en petites quantités ou ayant des caractéristiques uniques, sont très recherchés par les collectionneurs.
  • L'histoire: Un revolver ayant appartenu à une personnalité historique ou ayant été utilisé lors d'événements marquants peut avoir une valeur sentimentale et financière importante.
  • Le numéro de série et le lieu de fabrication: Ces informations permettent d'identifier l'origine et la période de fabrication du revolver, ce qui peut influencer sa valeur.
  • La conformité des pièces: La présence de toutes les pièces d'origine et leur correspondance avec le numéro de série augmentent la valeur du revolver.
  • Les marquages et poinçons: Les marquages du fabricant, les poinçons d'inspection et les marquages militaires peuvent apporter des informations précieuses sur l'histoire du revolver et augmenter sa valeur.

L'importance de l'expertise professionnelle

L'estimation d'objets d'art, comme les revolvers anciens, nécessite une expertise professionnelle. Les experts et commissaires-priseurs utilisent leur expérience et leur connaissance du marché de l'art pour évaluer avec précision les objets et donner des conseils pour leur mise en vente. Cette expertise est essentielle pour garantir une transaction équitable et transparente pour les acheteurs et les vendeurs.

Où trouver des experts et des informations

Il est recommandé de faire appel à des professionnels pour estimer des objets d’art, comme ce revolver Colt calibre .36, afin d’obtenir une estimation précise et fiable.

L'influence de la collectionnite sur la valeur des armes

La brillante activité de collection est colossale. En effet, puisqu’elle est une activité relative à l’Histoire, tous les objets qui ont une valeur historique peuvent être collectionnés. Il est vrai que de collectionneur de billets de banque à collectionneur de pierres en passant par les collectionneurs de plume d’oiseaux, les collections sont riches et variées. Ainsi il semble évident que la grandeur historique s’évalue au travers du collectionnisme. D’ailleurs, ce dernier accompagnera le développement des arts dans les sociétés occidentales.

Exemples de revolvers anciens de collection

De nombreux modèles de revolvers anciens sont très prisés par les collectionneurs. Voici quelques exemples :

Le revolver Colt 1873

Le revolver Colt 1873, également connu sous le nom de "Peacemaker", est l'un des revolvers les plus emblématiques de l'histoire américaine. Il a été largement utilisé par les cowboys, les forces de l'ordre et les militaires. Sa robustesse, sa fiabilité et sa précision en ont fait une arme de choix pour les combats et la défense personnelle.

Revolvers Colt de collection

On ne peut qu’associer le nom de Colt aux revolvers tant ce nom est devenu plus qu’une marque, un dénominatif. Les révolvers à poudre noires Colt seront autant aux côtés des civils qui devront assurer eux-mêmes leur protection qu’en dotation de la petite armée régulière des Etats-Unis de cette époque. Elles représenteront même le rayonnement de l’industrie de la jeune Amérique qui bousculera celle de l’armement en Europe. Pour l’amateur d'armes de collection de l'ouest Américain est la pièce qui symbolise cette histoire de l’Amérique du 19éme siècle. On se replonge dans cette histoire peuplée de ceux qui ont fait régner l’ordre et de ceux qui n’appliquaient que leur propre loi, de celle des pionniers, des combattants des deux camps de la guerre civile Américaine et de l’époque des guerres indiennes. On retrouvera dans notre sélection de Colt de collection des modèles d’armes à poudre noire intouchées qui présenteront tous un intérêt pour le collectionneur et l’amateur d’histoire. Il y a tant de variations dans ces armes américaines à poudre noire du 19éme siècle que le choix en devient difficile. Nous vous présentons ces Colt anciens de la façon la plus sobre qui permet d’autant plus de les mettre en avant.

Le revolver Mas modèle 1892

Le revolver Mas modèle 1892, souvent simplement appelé "revolver 1892", est un revolver de service français conçu à la fin du 19e siècle.

Conception et origine

La conception de ce revolver remonte à l'année 1892, d'où il tire son nom. Il fut produit par la "Manufacture d'armes de Saint-Étienne" (MAS) et est devenu le revolver de service standard de l'armée française pendant de nombreuses années.

Caractéristiques techniques

Le revolver 1892 est réputé pour sa robustesse et sa fiabilité. Chambré en calibre 8 mm, il possède un barillet de 6 coups. Avec une longueur totale d'environ 240 mm, c'est une arme compacte et maniable. Son mécanisme à double action est l'une de ses principales caractéristiques qui le distinguent parmi les revolvers de la catégorie B.

Le revolver 1892 dans le contexte militaire

Le revolver 1892 a joué un rôle clé dans de nombreux conflits militaires. Lors de la Première Guerre mondiale, le revolver 1892 a été largement utilisé par les forces françaises. Sa fiabilité en a fait une arme de choix dans les tranchées boueuses et humides. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, bien qu'il ait été en grande partie remplacé par d'autres armes de poing, certains soldats et résistants français ont continué à l'utiliser en raison de sa robustesse et de sa fiabilité.

Conseils pour les collectionneurs de revolvers anciens

Si vous êtes intéressé par la collection de revolvers anciens, voici quelques conseils :

  • Faites vos recherches: Apprenez-en le plus possible sur l'histoire des revolvers, les différents modèles et les critères d'estimation.
  • Consultez des experts: N'hésitez pas à faire appel à des experts pour obtenir des conseils et des évaluations.
  • Examinez attentivement les armes: Avant d'acheter un revolver ancien, examinez-le attentivement pour vérifier son état de conservation, sa conformité et son authenticité.
  • Soyez patient: La collection de revolvers anciens peut prendre du temps et nécessiter des recherches approfondies.
  • Privilégiez la qualité à la quantité: Il est préférable d'avoir quelques revolvers de qualité en excellent état plutôt qu'une grande collection d'armes en mauvais état.

Les aspects à vérifier lors de l'achat d'un revolver 1873

  • Correspondance des numéros de pièces
  • État des surfaces (présence de piqûres, angles)
  • État des marquages (profondeur)
  • État du canon
  • État des chambres
  • État mécanique (entrefer, jeux du barillet à l'armé, fonctionnement de la platine)
  • État des plaquettes
  • Ressort de rappel de détente original ou pas

La cote d'un revolver 1873

La cote d'un revolver 1873 dépend de nombreux facteurs, notamment son état de conservation, sa rareté, son histoire et sa conformité. Voici une estimation des prix en fonction de l'état :

  • Mauvais : 250 à 400 euros
  • Moyen : 500 à 700 euros
  • Bon : 700 à 950+ euros
  • Très bon : 950 à 1300 euros
  • État "Musée" : 1300 à 1800 euros +++

Les armes historiques et de collection : une nouvelle doctrine

La nouvelle doctrine relative au classement des Armes Historiques et de Collection est complétée par la modification du décret couramment désigné par les collectionneurs comme le « décret de dangerosité avérée ». Dans la Gazette des armes (disponible en kiosque 8 septembre 2023) vous aurez accès aux photos des armes concernées. Les tableaux A et B de l’arrêté du 24 août 2018 viennent d’être modifiés par le nouvel arrêté du 29 août 2023. Dans les listes que nous publions, nous avons mis un commentaire entre parenthèses pour plus de compréhension, notamment sur ce qui est modifié. Il s’agit d’armes d’époque dont le modèle est postérieur à 1900 mais qui sont reclassées dans la catégorie des Armes Historiques et de Collection « compte tenu de leur intérêt culturel, historique ou scientifique » [2].

Exemples d'armes reclassées

  • Pistolet semi-automatique Bergmann Simplex, 1901, calibre 8 mm.
  • Carabine semi-automatique d’origine Luger (Parabellum), 1900-1902, calibre 7,65 mm .
  • Pistolet semi-automatique Adler Waf-Hermsdorff, 1905, calibre 7,25 mm Adler.
  • Pistolet semi-automatique Mann F. Mann-Werk,1919, 6,33 mm et 6,35 Browning.
  • Pistolet semi-automatique « Mannlicher » 1900, 1901, 1905, calibre 7,63 mm Mannlicher.
  • Carabine semi-automatique « Mannlicher » 1901, calibre 7,63 mm Mannlicher.
  • Revolver semi-automatique Zulaica 1910, calibre 5,75 mm Velodog.
  • Pistolet semi-automatique Colt, 1900, calibre 38 Auto.
  • Pistolet semi-automatique Gabbett-Fairfax « Mars », Webley-Mars, 1900, tous calibres.
  • Revolver automatique Fosbery Webley & Scott,1902, 455 MK II et 38 Auto.

Il s’agit d’armes d’un modèle antérieur à 1900 et qui devraient normalement être dans la catégorie des Armes Historiques et de Collection.

  • Revolver ordonnance suisse 1882/29, Toute fabrication, tous calibres.
  • Toutes armes de poing, tous fabricants, tous modèles, 6,35 Browning, 7,65 Browning, 38 Spécial.
  • Tous revolvers ayant été modifiés pour l’usage de certaines munitions de calibre 22 à percussion annulaire, tous fabricants, tous modèles, 22 Short, 22 Long, 22 Long Rifle, 22 Win. Mag.
  • Marlin 1894 ; tous modèles, tous calibres.
  • Winchester 1895 du « contrat russe », 7,62 x 54 R.
  • Winchester 1897 ; toute arme dont la longueur de canon est inférieure ou égale à 60 cm, tous calibres.
  • Savage 1899 ; tous exemplaires dont les numéros de série sont supérieurs à 429 000, tous calibres.

Armes supprimées du texte règlementaire

En plus de la mise à jour de l’arrêté, les experts du SCAE ont eu la sagesse de supprimer du texte règlementaire les armes qui n’avaient pas lieu de s’y trouver.

  • Revolver italien Bodeo 1889.
  • Les Winchester 1873 et 1886.
  • la carabine Browning 1892.

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