Le tir de combat est une discipline qui vise à développer des compétences de tir efficaces dans des situations dynamiques et potentiellement stressantes. Souvent méconnu du grand public, ce processus a été pensé pour progresser en tir rapidement, gagner de la vitesse et de la précision. Il représente une évolution par rapport au tir statique traditionnel et met l'accent sur la sécurité, la rapidité et la précision. Le tir tactique suisse est une formation intensive conçue pour optimiser les compétences au tir dans des situations dynamiques et potentiellement stressantes. En effet, beaucoup d'entre nous sont tireurs sportifs, chasseurs, ou travaillent dans les forces de l'ordre.
Les Fondamentaux du Tir Tactique
Les Règles de Sécurité : ACDC
Commençons déjà par quelques petits rappels du savoir minimum que nos clubs nous transmettent : les 4 règles de sécurité : ACDC (Arme, Canon, Détente, Cible). Voici les quatre règles fondamentales de sécurité pour la manipulation des armes à feu, souvent enseignées dans les cours de sécurité et promues par des experts en armement comme le Colonel Jeff Cooper :
- Une arme est toujours considérée comme chargée. Même si vous êtes sûr qu'une arme est déchargée, manipulez-la toujours avec le même soin que si elle était chargée. Cela minimise le risque d'un accident si l'arme est, à votre insu, chargée.
- Ne pas pointer le canon de son arme vers quelque-chose que l'on ne veut pas détruire. Gardez toujours le canon de l'arme orienté dans une direction sûre, c'est-à-dire une direction où un coup de feu accidentel ne causerait aucun dommage ni blessure.
- Garder l'index hors de la détente tant que les organes ne sont pas sur la cible. Le fait de ne pas toucher la détente jusqu'au moment où vous êtes prêt à tirer aide à prévenir les tirs accidentels.
- Être sûr de sa cible et conscient de son environnement. Avant de tirer, assurez-vous de ce que vous visez et de ce qui se trouve derrière. Cela évite les blessures accidentelles ou les dommages en cas de manquement de la cible ou de passage de la balle au travers de la cible.
Ces règles sont conçues pour être simples, mais efficaces afin de réduire les risques d'accidents liés aux armes à feu, améliorant ainsi la sécurité pour l'utilisateur et pour les autres autour.
Les Principes Fondamentaux
Voici les 5 principes fondamentaux du tir :
- Le maintient de l’arme
- La position de tir
- La visée conforme
- La respiration
- L’action du doigt sur la queue de détente appelé « le lâcher ».
L'Évolution du Tir : Du Statique au Dynamique
Le tir statique en poste sur un pas de tir 25 et 50 mètres a sa limite. Il permet certes d’intégrer les 4 règles de sécurité ACDC (ou ANGE), de forger les 5 principes fondamentaux du tir, et bien-entendu d’optimiser sa précision, mais cela peut rapidement ennuyer ceux qui pratiquent régulièrement des sessions de tir (toutes les semaines).
Lire aussi: Tout savoir sur le stage de tir
Tir Sportif de Vitesse (TSV) et Fun Tir
Le TSV est une discipline sportive de tir très intéressante, cependant cette spécialité n’est accessible qu’aux personnes inscrites dans une démarche de compétition. Rares sont les clubs proposant cette discipline. Fun shoot ou fun tir sont des événements trop peu rependus au sein de nos clubs FFTir. Pourtant ces activités mériteraient de venir rompre l’ennui dans nos stands. Le Fun tir n’est qu’une déclinaison récréative du TSV, auquel on soustrait : le tir au dégainé le déplacement avec une arme approvisionnée le tir à courte distance.
Les Activités FFTir
Alors, il y a ceux qui vont choisir d’avoir de nouvelles expériences et tester d’autres armes de poing ou d’épaule. Mais il ne faudra pas longtemps avant de comprendre qu’il ne se passera rien de constructif sans compétition.
Statut type de la FFTIR - Article 7 : Les moyens d’action de la Ligue sont : l’organisation de compétitions, championnats régionaux, cours, stages de formation, conférences et manifestations diverses, la publication de bulletins et de tous documents ou d’instructions d’intérêt technique, l’attribution de prix, diplômes, brevets de tir et récompenses de toutes sortes.
Préparation et Formation au Tir Dynamique
Dans un récent article Les armes à feu et le survivalisme, j’évoquai mes attentes en matière d’expérience au tir. J’envisageai de faire une formation au tir dynamique ou de défense pour être plus sûr, agile et adroit. L’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme est claire et sans ambiguïté : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
NTTC (Nouvelle Technique de Tir de Combat)
J’ai récemment effectué un stage NTTC de deux jours (Nouvelle Technique de Tir de Combat). La NTTC (Nouvelle Technique de Tir de Combat) a pour origine les recherches d’un officier de l’US Army, Chuck Taylor, vétéran du Vietnam. Or les réflexes conditionnés jouent un rôle déterminant sous stress. Les stands et installations FFTir agréées ont la possibilité d’accueillir par convention les forces de l’ordres, et de proposer ses stands pour des entrainements de Police nationale, municipale et pour la Gendarmerie Nationale avec une instruction semblable au NTTC.
Lire aussi: Police française : formation
Contenu Détaillé du Stage IBP/ICP\Au programme de cette session IBP/ICP :
- Le premier jour, le module Instruction de base au pistolet.
- Le deuxième jour avec le module Instruction complémentaire au pistolet.
Premier Jour : Instruction de base au pistolet
- Préparation : Humaine / Matériel / connaissance de l’arme.
- Manipulations : 3 Manipulations élémentaires / Changer de chargeurs / Régler les incidents de tir.
- Sécurité : 4 règles de sécurité / 5 attitudes / Donner une arme / Sortir et ranger l’arme.
- Tir : 5 principes fondamentaux du tir / Chronologie du tir / Genres de feu.
Deuxième Jour : Instruction complémentaire au pistolet
- Les tirs depuis un couvert : Les positions fondamentales / Couverts horizontaux ou verticaux.
- Les esquives : Tirer et bouger / Bouger et tirer.
- La retenue : Retenir un agresseur / Prévenir les autorités compétentes / Gestion de la sécurité à son domicile.
- La réaction : Réagir face à un adversaire / Renoncer au tir.
Les 5 Attitudes
Un grand changement de postures face aux fondamentaux FFTir. Arme chambrée, arme prête à tirer dans le holster. Elles apportent visuellement des postures de respect face à l’agresseur, et sont pensées pour offrir un maximum de défense et de sécurité. Il faut dès le premier jour désapprendre quelques bases inculquées par nos séances de tir en poste.
CEVITAL (Avant, pendant et après le tir)
Le C.E.V.I.T.A.L. L’Élévation est la phase de transition entre la position contact et la visée conforme, elle détermine votre volonté de tir. La Visée (La visée conforme) comme nous la connaissons au stand. L’Index est l’étape où le doigt glisse dans le pontet et sur la détente. Le Tir L’Analyse est une étape consécutive au tir qui permet de déterminer si la menace est stoppée (4″) et si votre arme est prête à tirer. La Latéralité : Le contrôle 3D de votre environnement est aussi un étape clé permettant de conscientiser le risque à 360° avant de rengainer. La Certification d’identification (position contact) est essentielle pour déterminer le niveau de risque de la menace.
Avis sur le NTTC
Très « safe », très pertinent, très efficace. J’ai le sentiment d’être plus sûr et plus confiant de ma réaction en tir défense. Acquérir la mémoire musculaire des postures et des manœuvres sécurisées, les incidents de tir (tap rack), l’usage d’un holster, se déplacer, le tir d’esquive, utiliser les couverts et les masques, la riposte, l’analyse de la situation, le drill d’échec ou d’urgence, le rechargement tactique, traiter la menace par doublette, la rétention ou le renoncement au tir (…) sont autant mise en situations apportant une réelle structure à l’action, et surtout une prise de conscience essentielle à toute progression.
Maintien Opérationnel
Il est maintenant évident pour moi, qu’il faut effectuer des séances d’entrainements et de recyclages de ces techniques NTTC régulièrement. C’est la répétition qui permettra de conserver les acquis de cette première formation IBP/ICP (Pistolet). Le drill à sec, les munitions inertes, le système Mantis et la projection mentale devront permettre de maintenir un minimum d’automatisme entre chaque session d’entrainement (3 à 4 fois par an).
Lire aussi: Le déroulement détaillé du stage de chasse au fusil
C’est une expérience ultra-enrichissante en terme d’immersion, prenant en compte la compréhension d’une situation et votre réaction. Je me demande encore pourquoi je n’ai pas fait ce stage plus tôt.
Position Ambiguë
Je vous invite fortement à ne pas mélanger le droit, et le règlement FFTir. La lecture des deux articles ci-dessous vous permettra de vous faire une idée plus précise de la situation française.
Formations Spécialisées pour les Professionnels
Nous offrons des formations spécialisées en tir pour tous les professionnels armés dans le cadre de leur métier. Nos programmes de perfectionnement couvrent une large gamme d'armements, incluant les fusils d'assaut, fusils de précision, pistolets et revolvers. Bien que nous ne soyons pas une école militaire ou de police, notre but est d'apporter une expertise complémentaire aux professionnels étatiques, enrichissant ainsi leur éventail de compétences, en particulier dans l'art du tir.
Le Point de Vue des Forces de l'Ordre
J'interviens très très tard dans ce débat. J'ai tout lu, et d'ailleurs, j'ai découvert que je n'étais pas intervenu avant. Pardonnez mon erreur. Les divers posts sont très intéressants; Je ne vais bien entendu pas polémiquer sur la légitime défense, car nous, forces de l'ordre, nous n'avons le droit de tirer qu'en LD. Par contre, en ce qui concerne un stage privé, je pense que chacun a le droit de faire ce qu'il veut, et s'il veut se former de lui même (combien de conducteurs BAC ont fait le stage Beltoise de leurs propres deniers ?). S'il y a besoin de se former, c'est que la personne trouve une carence dans la formation de sa boite.
Mais, car il y a un mais !!! Sur 9 départements (SGAP de Metz) quand je vois une vingtaine de collègues venir au parcours de tir sportif (qui, je le rappelle se fait avec l'arme de service et les munitions fournies par la boite), je me pose des questions sur l'intérêt même des collègues envers les armes. Quand je vois le nombre de collègues en civil sortir sans être armé, je me pose la même question. Quand j'entend les remarques débiles quand il y a les scéances de tir, je continue à me poser les même questions !! Quand je pense au nombre impressionnant de collègues qui sortent avec le sig sans cartouche chambrée parce qu'ils ont peur au cas ou ; je me pose encore et toujours la même question.
Donc oui, on a l'impression que je critique, non pas l'administration mais les gens qui la compose !! Eh bien oui, au risque de choquer je critique l'attitude des collègues, dont certains ont même peur de leurs armes. Oui, mes chers collègues, les premiers responsables, ce n'est pas notre hiérarchie mais bien vous, l'immense majorité qui s'en tape complètement des armes que vous êtes sensé porter tout les jours à la ceinture. Et une fois, encore, qui en fait les frais ?? Eh bien, Yann, Ouaibs, Grand Pas, escouade, général lee etc….. c'est à dire nous, ceux qui avons conscience qu'une arme n'est pas un jouet. Nous qui désirons nous perfectionner, non pas pour devenir des tueurs, mais pour être à l'aise au cas ou (même si statistiquement il y a de faibles chances que nous ayons à nous en servir.
Je constate au quotidien que très peu de collègues demande à faire des stages de perfectionnement de tir (je ne dit pas n'importe quoi, puisque je remplie les feuilles de stage de mon unité ). Alors taper sur l'administration c'est une chose, mais faire rentrer dans la caboche de pas mal de nos collègues que l'arme, ce n'est pas un accessoire, mais un objet qu'il y a lieu de savoir maitriser, s'en est une autre. Autre chose aussi, à l'époque, il y avait les moniteurs de tir, les vrais, ceux qui savaient et qui voulaient savoir. A mon sens, l'erreur a été de jumeler les moniteurs de sport et de tir. J'ai en mémoire des instructeurs de tir nul en sport, mais nom de dieu ce qu'ils étaient bon en pédagogie pour le tir. Tout cela pour dire que nous faisons nous même notre mal car très très peu de gens dans les forces de l'ordre sont intéressés par ce qu'ils portent à la ceinture.
Je fais le même constat pour l'informatique qui est mis à notre disposition (Ouaibs pourrait je pense confirmer ou infirmer), et d'autres outils. Je ne parle pas du tir sportif disciplines de l' ISSF, mais bien du tir professionnel. Si ne serait ce que 20 % des collègues étaient vraiment intéressés et le feraient savoir à la hiérarchie, cela bougerait certainement. Ce n'est pas un coup de geule, mais bien une réalité que je constate depuis 25 ans. Moi même j'ai progressé 1 ) à la base bien sur avec l'enseignements administratif 2 ) avec l'aide des anciens moniteurs de tir qui, eux même faisaient du tir en compétition (ca aide quand même).
Devenir Tireur d'Élite : Un Parcours Exigeant
Le mot-clé "comment devenir tireur d'élite" suscite curiosité et fascination. Avant même de penser tir de précision, il faut franchir la première étape : s’engager dans l’armée de Terre. Accessible dès 17 ans et demi avec le bac ou un niveau scolaire équivalent, cette voie requiert une nationalité française, un dossier solide, une bonne condition physique et une motivation à toute épreuve. Non, mais un niveau bac est exigé pour entrer dans l’armée ou la gendarmerie. Une fois accepté, le futur soldat est formé à l’ENSOA ou en régiment. Ce n’est qu’après avoir acquis de l’expérience dans un régiment que l’on peut postuler pour devenir tireur de précision. Cette spécialité est souvent rattachée aux unités d’infanterie ou de cavalerie légère.
Il faut alors être repéré par sa hiérarchie, faire acte de candidature, puis réussir les sélections : tir, orientation, topographie, condition physique. Le stage TP (Tireur de Précision) dure plusieurs semaines. Une fois tireur de précision aguerri, place à l’élite. L’accès au statut de TE (Tireur d’élite) ou TELD (Tireur d’élite longue distance) se fait sur sélection et recommandations. Le stage de formation dure jusqu'à huit semaines, entre camouflage, survie, infiltration et tirs à plus de 1000 mètres. Les tireurs d’élite intègrent les compagnies d’éclairage et d’appui.
Intégrer le GIGN
Intégrer le GIGN n’est pas une mince affaire. Il faut d’abord devenir gendarme, passer par une école de sous-officier et prouver sur le terrain ses compétences. Les candidats au GIGN doivent justifier de plusieurs années d’expérience, être volontaires et très bien notés. Les aspirants tireurs d’élite du GIGN suivent une formation spécialisée intense : tirs de précision à longue portée, camouflages urbains, tirs à travers vitres ou en conditions d’urgence. Ils doivent être capables d’intervenir dans des lieux confinés ou sur les toits, avec des cibles humaines à neutraliser. Le tireur de précision opère à moyenne distance et soutient sa section. Oui, via le RAID ou le GIPN pour la police nationale. Absolument. Oui. Les tireurs d’élite sont exposés à des missions à haut risque, en première ligne ou en territoire hostile.
Le tireur d’élite du GIGN est un protecteur silencieux. Il peut être posté lors d’opérations anti-terroristes, pour protéger une personnalité ou préparer une incursion. Sa précision chirurgicale, sa discrétion et sa réactivité en font une pièce clé du dispositif.
Aspects Financiers
Comme tout militaire, le salaire d’un tireur d’élite dépend du grade. Un jeune soldat débute autour de 1 550 € brut/mois. Un caporal-chef ou un sergent peut espérer entre 1 700 € et 2 000 €. Les tireurs d’élite perçoivent des primes de risques et d’opérations extérieures. Ces bonus varient de quelques centaines à plus de 1000 € selon la durée et la difficulté des missions. Le salaire du tireur d’élite reste légèrement inférieur à celui de certaines unités spéciales comme les commandos marine ou les pilotes de chasse.
Qualités Requises
Le tireur d’élite est un soldat d’exception. Il doit posséder une condition physique remarquable, capable de supporter de longues marches, le port de 40 à 60 kg de matériel et les variations extrêmes de climat. Mais ce n’est pas tout : la résistance mentale est cruciale. Endurer l’attente, le silence, la solitude, l’immobilité : voilà des compétences que seul un esprit bien préparé peut maîtriser.
Au-delà de la forme physique, il y a la science du tir. Chaque distance, chaque vent, chaque humidité modifie la trajectoire de la balle. Le tireur d’élite doit donc savoir calculer, anticiper, régler ses instruments au millimètre près. Son sens tactique est aussi travaillé : savoir où se placer, comment se fondre dans l’environnement, quand tirer. Rien ne sert de viser si l’on est découvert. Le camouflage est une arme en soi. Ghillie suit, peinture faciale, capuche feuillue… tout est bon pour devenir invisible. La patience fait le reste. Certains attendent 12h sans bouger pour une seule cible.
Anecdote
Lors d’un exercice, un tireur d’élite français est resté 36 heures immobile dans un champ gelé pour simuler une neutralisation de cible.
L'Équipement du Tireur d'Élite
Le cœur de l’équipement ? Le fusil de précision. En France, les TE utilisent le SCAR-H, le PGM Hécate II, le FR-F2 ou encore le HK 417. Ces armes permettent de tirer à plus de 1 000 mètres avec une marge d’erreur quasi nulle. Pas de tir précis sans optique : lunettes de visée haute définition, réticules gravés, zoom variable. Le bipied stabilise l’arme, les anémomètres mesurent le vent, les télémètres la distance. Les jumelles de reconnaissance et les appareils infrarouges complètent l’arsenal.
Un tireur entretient chaque pièce de son arsenal avec un soin religieux. Une poussière dans le canon peut faire dévier la balle. Les armes sont nettoyées après chaque mission, graissées, testées. Côté transport : valises renforcées, sac spécial, housses camouflées.
Conclusion
Devenir tireur d’élite n’est pas un simple métier, c’est un sacerdoce. Une vocation au service de la nation, de la défense, du silence et de la précision. Ce parcours exigeant n’est pas fait pour tout le monde : il réclame du courage, de la rigueur, une humilité constante et une foi profonde dans sa mission. Mais pour ceux qui en sont capables, c’est un honneur immense. Être l’œil lointain, la main sûre, la conscience aiguisée sur le champ de bataille.
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