L'histoire du stand de tir de Brouch

Introduction

Cet article explore l'histoire du stand de tir de Brouch, en s'appuyant sur des documents d'analyse et des rapports d'enquête. Il examine les différents événements liés à des actes criminels, notamment des vols et des attentats à l'explosif, en mettant en lumière les méthodes employées, les motivations possibles des auteurs et les implications pour la sécurité publique.

Les vols et les explosifs

Plusieurs vols de matériel explosif ont été perpétrés, notamment à Wasserbillig, où des détonateurs électriques, du Luxite et des câbles de rallonge ont été dérobés, ainsi qu'un exploseur. Le matériel volé était indispensable pour une explosion électrique. Du Luxite, des détonateurs pyrotechniques et de la mèche ont également été dérobés. Ces vols ont fourni aux auteurs le matériel nécessaire pour mener à bien des explosions pyrotechniques.

Par ailleurs, une tentative de vol insolite a eu lieu sur le parking du terrain de football de Hostert, où les auteurs ont essayé de déplacer la dalle de béton servant de toit au dépôt, pesant trois tonnes.

L'attentat à Bourscheid

Un attentat à l'explosif a été perpétré à Bourscheid le vendredi 1985. Cet attentat a permis d'attribuer les attentats aux poseurs de bombes.

L'attentat contre les pylônes à haute tension

Le 27 avril 1985, vers 23h50, un attentat a été commis contre deux pylônes à haute tension au lieudit Staffelter. Les pylônes n'ont pas été renversés, mais l'attentat a été perpétré de manière pyrotechnique aux piliers de deux pylônes voisins. L'analyse du B.K.A. note que les auteurs ont coupé les premiers 10 cm de la mèche et ont enflammé ce morceau. Le premier courrier de chantage avait déjà été envoyé avant l'attentat (22h00), et l'explosion elle-même a eu lieu vers 23h50, ce qui suggère que les auteurs étaient confiants quant à la réussite de l'explosion. Le B.K.A. estime que les auteurs disposaient de bonnes connaissances en matière d'explosifs. Suite à cet attentat, la longueur de la mèche utilisée lors de l'attentat de Beidweiler a augmenté, ce qui laisse penser que les auteurs ont tiré des leçons de leurs actions précédentes.

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L'analyse du B.K.A.

Le B.K.A. (Bundeskriminalamt, Office fédéral de la police criminelle allemand) a mené une analyse approfondie des attentats. Selon le B.K.A., les auteurs devaient avoir une expérience pratique dans le calcul et la construction d'engins explosifs, potentiellement acquise dans l'armée ou la gendarmerie/police. L'analyse souligne également qu'une deuxième explosion augmentait fondamentalement le risque. De plus, l'analyse suggère que les auteurs pourraient avoir eu accès à des informations provenant des milieux policiers, comme les fréquences radio de la police.

Le B.K.A. note que le rédacteur des lettres de chantage numérote les informations importantes et fait des renvois précis dans le texte. Cette approche formelle suggère une certaine expérience dans la rédaction de documents officiels. Le rédacteur semble également attacher de l'importance à la punition de la "trahison". L'analyse suggère que le rédacteur pourrait avoir un besoin de traduire les responsables en justice et qu'il pourrait avoir un intérêt à ce que le traitement policier de l'affaire soit important. Il pourrait s'agir d'un besoin de la police de distinguer les actions des imitateurs de celles de l'extorqueur, et le rédacteur semble s'approprier ce besoin.

L'attentat contre le pylône de Bertrange Cloche d'Or

Les auteurs ont fait tomber par explosion pyrotechnique le pylône n°9 de la ligne Bertrange Cloche d'Or. Le poids des câbles a entraîné le repliement des pylônes n°10, 11 et 12. Les câbles sont tombés par terre sur une longueur de 2,5 km. Il a été établi que la ligne était la propriété de la Ville de Luxembourg et n'appartenait pas à la CEGEDEL. Par conséquent, les lettres de chantage s'adressaient en réalité à l'État et non à la CEGEDEL.

Les lettres de chantage

Les lettres de chantage contenaient des menaces et des exigences financières. La première lettre exigeait le paiement de 250 000 dollars américains. Le B.K.A. a analysé le contenu et le style des lettres, notant l'absence de fautes d'orthographe et la structure soignée. L'analyse suggère que les auteurs avaient une bonne planification, mais que la planification d'une remise d'argent réussie était insuffisante.

Le B.K.A. estime que le fait que les auteurs n'aient pas précisé la coupure exacte de la somme exigée suggère qu'il n'est pas important pour eux de savoir si l'argent sera remis ou non, et qu'ils ont donc moins de stress supplémentaire lié à la remise de l'argent. Toutes les coupures de dollars ont le même poids et les mêmes dimensions.

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L'analyse du B.K.A. suggère qu'un leader d'opinion est désigné au sein du groupe.

L'opération Artabely

Une des lettres était intitulée "OPERATION ARTABELY". Le B.K.A. note que la lettre ne contient pas de fautes d'orthographe et est très bien structurée. Les lettres étaient souvent surmontées d'un titre et contenaient des éléments de mise en page tels que des lignes (pointillées, avec des tirets, avec des signes égaux, avec des étoiles ou sous forme de ligne continue).

Les auteurs n'exigeaient pas que les forces de sécurité soient tenues à l'écart, mais s'attendaient même à ce qu'elles le soient dans le cadre de la poursuite de leur action.

Les motivations des auteurs

Plusieurs hypothèses ont été avancées concernant les motivations des auteurs. L'appât du gain semble peu probable, car les auteurs n'ont pas insisté sur la remise de l'argent. Une autre hypothèse est que les auteurs voulaient démontrer leur supériorité à la Gendarmerie et humilier celle-ci. Il a été suggéré que le Service de la Sûreté Publique n'était pas le plus prestigieux.

Le B.K.A. souligne qu'il n'y a aucune irritation à constater quant à l'échec du transfert d'argent. Les auteurs mentionnent explicitement la gendarmerie, mais pas la police.

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L'analyse suggère que le maître chanteur fait preuve de clémence, voire de bonté, envers le maître chanteur et bénéficie ainsi d'une impunité.

La tentative d'extorsion de fonds

La CEGEDEL a reçu une cinquième lettre dans le cadre de l'extorsion de fonds. La lettre contenait des instructions précises concernant le dépôt de l'argent. Une valise préparée avec un émetteur a été déposée par la Gendarmerie au lieu indiqué. Il a été confirmé que la valise était munie d'un émetteur.

L'attentat électrique

L'attentat contre le groupe électrogène a été le premier de la série de 1985 où l'explosion a été déclenchée par voie électrique. Une batterie BEREC servait de source d'électricité. Cet attentat nécessitait une synchronisation précise de la mise à feu.

Le piège à feu

Un piège à feu a été découvert au bord de la forêt. Un témoin et deux gendarmes de la Brigade de Bereldange avançaient vers la lumière lorsqu'ils ont découvert le piège. Un détonateur électrique était fixé à un arbre à la hauteur de la tête.

Le B.K.A. se demande à quel moment le piège a été mis en place. Il souligne qu'il était nécessaire d'apporter d'autres objets sur les lieux, qui ont apparemment été emportés à nouveau. La provenance de la dynamite n'a jamais pu être déterminée.

L'attentat contre le central téléphonique

Un attentat a été commis contre le central téléphonique de l'administration des postes. Le B.K.A. note que les auteurs ont fait exploser le câble téléphonique principal de l'administration des postes. L'attentat a causé des dommages considérables. L'analyse suggère que les auteurs savaient manipuler le cordon détonant et l'allumer.

Les témoins

Plusieurs témoins ont fourni des informations aux enquêteurs. Un couple a vu trois personnes sortir de la porte métallique des casemates. Un témoin a appris qu'il y avait eu un attentat aux casemates après les faits. Un portrait-robot du guetteur a été réalisé sur la base d'une description fournie par un témoin. Deux des auteurs sont décrits comme ayant eu une démarche de soldats.

Le B.K.A. note que l'auteur aurait pu choisir des lieux d'attentat qui n'étaient pas éclairés. Il est frappant qu'il ait choisi le parterre de fleurs devant le portail principal.

L'attentat contre le "Luxemburger Wort"

Un courrier anonyme a été adressé à la Sûreté Publique concernant l'attentat contre le "Luxemburger Wort". Un détonateur électrique Dynamit Nobel avec câbles a été trouvé. Une charge pyrotechnique a été déposée sur le toit du bâtiment. Le B.K.A. note que les deux cibles sont protégées de la vue par des buissons.

L'attentat contre le garage des Ponts & Chaussées

Un attentat a été commis contre le garage des Ponts & Chaussées. Le B.K.A. note que l'auteur a de nouveau profité de l'obscurité. L'explosion avait pour but de créer une panique considérable au sein de la population.

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