Le tir sportif, discipline olympique depuis les Jeux de Londres de 1908, a une histoire riche et complexe. Cet article explore l'évolution de ce sport, en se concentrant sur l'exemple des Jeux Olympiques de Londres et en retraçant l'histoire d'un club de tir français, le TSBE.
Les Jeux Olympiques de Londres : un tournant
Les Jeux Olympiques de Londres ont été le théâtre de compétitions de tir intenses, avec des athlètes du monde entier rivalisant pour la gloire. Les tireurs français ont également participé à ces épreuves, avec des résultats variés.
Performances des tireurs français aux JO de Londres
Lors des épreuves, l'équipe de France était réunie au Club France pour la traditionnelle conférence de presse. Par la suite, les choses sérieuses ont commencé avec le premier entraînement officiel.
Dans l'épreuve de tir, Laurence Brize a pris la 26e place avec 394 points, tandis qu'Émilie Évesque s'est classée 33e avec 392 points. Selon les commentaires, Émilie participait à ses premiers Jeux et a fait preuve d'une grande combativité, malgré la pression olympique qui l'a un peu déstabilisée. Quant à Laurence, elle a eu du mal à démarrer, mais a ensuite enchaîné les 10 jusqu'au 20e coup.
Franck Dumoulin a terminé à la 18e place avec 577 points, et Walter Lapeyre à la 22e place avec 575 points. Franck a réalisé un beau début de match, mais a été un peu déçu par le nombre de 9,9 et 9,8. Walter a connu une deuxième partie de match plus fluide, malgré quelques fautes.
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Jérémy Monnier, pour sa première participation aux Jeux Olympiques, a terminé 26e avec 592 points. Anthony Terras, lors de la deuxième journée du Skeet Senior, a réalisé 21, 24 et 24 pour ses 3 premières planches et se plaçait au classement provisoire à la 18e place. Il a ensuite très bien démarré avec une quatrième planche à 25 suivie d’une cinquième à 23. Il n’a pas accepté son premier plateau manqué et a ensuite voulu assurer et a été dans la retenue.
La consécration de Céline Goberville
Céline Goberville et Stéphanie Tirode ont plongé dans une ambiance particulière où la tension était à son comble. Céline a réalisé un match exemplaire, osant jouer et démontrant une volonté extrême. Elle a remporté la médaille d'argent du tir à 10 mètres au pistolet, marquant l'histoire en tant que première médaille olympique obtenue par la France dans cette discipline.
Même si tout en apparence semblait fonctionner à merveille, Stéphanie Tirode termine à la 38e place avec 375 points. Le titre est remporté par la Chinoise, Guo Wenjun 488,1 (388 + 100,1). L'Américaine Kimberley Rhodes s'est emparée du titre en réalisant presque un sans faute lors de cette finale et un nouveau record olympique.
Cette première médaille donne espoir à tous nos athlètes et ouvre le chemin à d’autres succès. J'adresse mes félicitations les plus chaleureuses à Céline Goberville qui a remporté la médaille d'argent du tir à 10 mètres au pistolet. Dès sa première participation aux Jeux Olympiques, cette jeune athlète fait la démonstration de ses talents exceptionnels.
Le Tir Sportif en Chiffres
Le tir est le 4e sport individuel le plus pratiqué au monde et la 5e discipline olympique en nombre de licenciés. La FFTir comptait 227 200 licenciés inscrits pour la saison 2019-2020.
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La FFTir est affiliée à plusieurs organisations internationales, dont l'ISSF (International Shooting Sport Federation) et l'IPC (International Paralympic Committee).
Plus de 80 types d’épreuves sont pratiquées, dont 15 sont olympiques et 12 paralympiques. 21 championnats de France sont organisés chaque année, avec plus de 4 000 participants aux championnats de France de tir à 10 mètres, et plus de 2 000 à celui des Écoles de Tir.
Depuis 1972, la France a remporté 14 médailles Olympiques : 3 Or, 7 Argent, 4 Bronze, dont 2 médailles aux J.O.
L'évolution des disciplines de tir aux Jeux Olympiques
Ces Jeux, inclus dans le programme de l’Exposition Universelle de 1900 à PARIS au grand regret du rénovateur Pierre de Coubertin, se sont déroulés, pour le tir, à Satory et à Versailles. La cible du sanglier, divisée en 5 zones, se déplaçait dans une fenêtre de 6 mètres de large, située à 40 mètres du tireur.
À partir des J.O. de 1908, à Londres, la cible sera la silhouette d’un cerf, utilisée depuis 1862 à Wimbledon et dont le dessin est dû à un artiste anglais, Sir Edwin Landseer. La cible du cerf courant se déplaçait dans une fenêtre de 23 mètres situés à 100 mètres. La silhouette était visible pendant 4 secondes. Le premier Champion Olympique de 1908 a été Walter Winans, artiste peintre réputé et grand tireur au revolver et à la carabine.
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Le tir sur cerf courant sera inscrit au programme des Jeux Olympiques de 1908 à 1972. Ce n’est qu’en 1937 que l’Union Internationale de Tir (UIT) programmera un Championnat du Monde dans cette discipline.
À partir de 1972 (J.O. de Munich), la cible du cerf courant sera remplacée par celle du sanglier et tirée à 50 mètres. Une discipline équivalente, tirée à 10 mètres avec des armes à air comprimé, est inscrite aux programmes internationaux depuis plusieurs années. La discipline à 10 mètres remplacera à partir de 1992 (J.O. Barcelone) le sanglier courant.
La clientèle des chasseurs, majorité des participants aux épreuves de tir dur cerf courant, a été remplacée par celle des sportifs de compétition, pour lesquels l’aspect cynégétique de ce genre de tir a totalement disparu.
En 1967, le premier match international officiel de sanglier courant a lieu à Pistoia, en Italie. Dès 1968, la nouvelle discipline est introduite en France à l’initiative de Roger Renaux; et avec le soutien de la Fédération Française de Tir présidée par M. En décembre 1969, le premier Championnat de France de Sanglier Courant a lieu à Marseille, sur le premier stand réglementaire de France (d’autres installations d’entraînement existaient dans plusieurs ligues) équipé d’une ciblerie « Spieth ». Le premier titre revient a R.Renaux, et par équipe au Revolver Club de Marseille (Club Gevelot). Quinze participants environ. Le match se tire en quatre séries : 20 coups en vitesse lente, 20 coups en vitesse rapide, puis 10 coups en vitesse lente suivis de 10 coups en vitesse rapide.
La France est représentée par R.Renaux, qui terminera 14 ème, avec 541 pts, Le Champion Olympique est Selezniak (URSS) avec 569, suivi de Helmut Bellindgrodt (Colombie) et de l’anglais Kinoch.
En 1974, la cible est remaniée et redessinée. Elle est désormais zonée de 1 à 10. En 1978, aux Championnats du Monde de Séoul, première performance internationale d’un tireur français : Jean-Luc Tricoire termine 4 ème du match mixte, avec 381/400. En 1982, à Edmonton (Canada), JL Tricoire devient Champion du Monde dans la discipline 1à mètres (crée en 1976). En 1986, J-L Tricoire est à nouveau Champion du Monde à Bucarest, dans la discipline 1à mètres. En 1987, Il remporte les championnats d’Europe à Stavanger (Norvège). Entre temps, il a représenté la France aux J.O. de Los Angeles (9 ème) avec David Abihssira. Il disputera les J.O.
En 1989, la discipline 50 mètres cède la place à la discipline 10 mètres dans le programme olympique. La cible 10 mètres est remaniée, pour faire disparaître l’effigie du « Sanglier Courant » (qui est conservé à 50 mètres).
Le TSBE : un exemple de club de tir dynamique
C’est en 1986 que Gérard Ramousse, passionné de tir, fonde le TSBE. Le club s’installe alors dans une ancienne étable au lieu-dit La Chaux. En 1987, Henri Boyer prend le relais.
Une ascension rapide
Dès 1987, les résultats sont déjà là : Lydia Boyer gagne le titre de vice-championne de France au pistolet en école de tir dans la catégorie Poussin. Cette même année, l’équipe Poussin pistolet du club est sacrée Championne de France. En 1988, une certaine Laurence Brize devient à son tour Championne de France à la carabine.
Laurence continuera jusqu’à ce jour sa progression au sein de l’équipe de France et accédera aux Jeux Olympiques en 2004 à Athènes, 2008 à Pékin, 2012 à Londres et 2016 à Rio. La machine est lancée ! Le club a ainsi pu accueillir des champions du Monde et champions olympiques de tir sportif pour l’encadrement de stages ainsi que des équipes de France de tir et biathlon.
Investissement et développement
Grâce à un investissement sans limite, la dynamique équipe de bénévoles du club développe et investit dans l’amélioration de cette structure pour la rendre toujours plus accueillante et propice à la performance. La gestion de l’établissement par l’association TSBE, et la longue dynamique insufflée depuis plus de 30 ans par ses bénévoles, explique l’engouement et l’attrait des sportifs pour le territoire. Les bons résultats du club à travers notamment la présence de Laurence Brize, n’y sont pas pour rien également !
Aujourd’hui, l’équipe de bénévoles travaille à l’accueil de nombreux groupes afin de faire découvrir ce sport mal connu qui allie précision, gestion de l’effort et concentration. En 2017, la construction d’une salle de sport de 350m² est lancée, ainsi qu'un projet de construction d’une salle de cardio musculation de 350m². Le club a également organisé les Championnats de France des Clubs au Stand de l’Emblavez.
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