Cet article explore l'histoire des stands de tir, en mettant en lumière des exemples spécifiques comme le stand de tir de La Trinité et en évoquant des éléments liés à la ville de Pons. Il aborde l'évolution de ces infrastructures, leur importance dans la communauté, les règles qui les encadrent et les défis auxquels ils peuvent être confrontés.
La Trinité : un contexte historique propice au développement du tir sportif
Le hameau de La Trinité a connu un développement progressif au fil des siècles, le long de l'ancienne voie romaine reliant La Turbie à Cimiez. En 1818, il est détaché du territoire communal d'Eze et prend le nom de La Trinité-Victor, en hommage au souverain Victor-Emmanuel Ier. Cette évolution administrative a marqué une étape importante dans l'histoire de la commune.
Dans les années 1850-1860, de grands propriétaires niçois, comme Bermond, possédaient des terres et des moulins à blé et à huile dans la région. Ils partageaient avec les propriétaires des quartiers de Roquebillière, de Saint-Pons, de l'Arbre et de l'Ariane, les heures d'irrigation pour une distribution équitable des eaux du Paillon. Cette gestion des ressources témoigne de l'importance de l'agriculture et de l'économie locale à cette époque.
La fin des années 1960 est marquée par une augmentation significative de la population de La Trinité, due à l'arrivée de nouvelles populations, notamment les rapatriés d'Afrique du Nord qui s'installent fin 1966 aux Chênes-Verts. Cette période de croissance démographique transforme le paysage social et culturel de la commune.
L'ouvrage, un petit fort de 180 m x 90 m, est d'abord une grosse batterie d'artillerie, dont les douze emplacements de pièces ont pour mission de battre le cours moyen et inférieur du Paillon, l'arrivée de la route du col de Tende par le Braus, et certaines positions dangereuses de la place, comme les pentes sud du Macaron, l'Ubac, etc. Ses feux s'ajoutent, à gauche, à ceux de la batterie des Feuillerins et du fort de la Revère. Après l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés des Alliés (1915), la place de Nice est dissoute par décret du 5 août 1915. Cette dissolution marque un tournant dans l'histoire militaire de la région.
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Enfin, c’est sur le territoire de La Trinité qu’est implanté le stade municipal de l’Oli avec le stand du Tir-club de Nice. Cette implantation témoigne de l'importance accordée aux activités sportives et de loisirs dans la commune. Le stand de tir devient un lieu de rencontre et de pratique pour les passionnés de tir sportif.
Le stand de tir de La Trinité : infrastructures et défis
Le stand de tir de La Trinité offre diverses installations pour répondre aux besoins des tireurs. Les tireurs peuvent pratiquer à différentes distances, allant de 10 mètres à 50 mètres. Auparavant, il existait même un pas de tir à 100 mètres, mais il a été supprimé suite à une reprise de terrains par le Conseil Général. Le stand accepte une variété d'armes, y compris les armes à poudre noire, les balles blindées, les balles plomb, et tous les calibres. Carabine, fusil, pistolets, révolvers sont autorisés. Le stand dispose d'un accueil, d'un bureau et d'une cafétéria pour accueillir les tireurs et les visiteurs.
Récemment, le stand de tir de La Trinité a été confronté à des défis liés à la propriété du terrain. La Métropole, propriétaire du site de la Lare (90 hectares), a décidé de ne pas renouveler la concession de la SARL Sport et Loisirs des Vallées, qui arrive à échéance le 30 novembre. Cette situation a suscité des inquiétudes parmi les adhérents du club de tir, qui ont lancé une pétition intitulée "Non à la fermeture du stand de tir de la Lare".
Le tir sportif : un cadre légal strict
La pratique du tir sportif en France est encadrée par des règles strictes en matière de sécurité et de détention d'armes. Les tireurs doivent être licenciés et s'entraîner dans un club de tir agréé pour pouvoir détenir des armes. Les clubs de tir jouent un rôle essentiel dans la formation des tireurs et le respect des règles de sécurité.
L'Union Nationale des Sociétés de Tir de France et son rôle
Le "Tir National" était l'organe officiel de l'Union Nationale des Sociétés de Tir de France. Il paraissait chaque samedi et contenait des informations importantes pour les sociétés de tir et les tireurs. Le journal publiait les programmes des championnats et encourageait les sociétés de tir à y participer. L'Union soulignait l'importance de ces championnats pour maintenir une manifestation commune à toutes les sociétés du territoire. L'assemblée générale de l'Union se préoccupait des charges financières que les championnats faisaient peser sur l'organisation. Un effort collectif était demandé pour assurer la pérennité de ces événements.
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Les différents types de records au tir
Il existe plusieurs types de records, chacun avec ses propres règles et spécifications :
Le Record à l'Arme de Guerre (Jeunesse)
- Peuvent y prendre part les jeunes gens de seize à vingt et un ans non incorporés.
- 15 balles en trois séries de balles, debout, genou, couché.
- Les armes et munitions sont du modèle réglementaire.
- On peut annuler son tir et recommencer.
Le Record à l'Arme Libre
- Tiré sur la cible de 80 cm de diamètre, 10 zones avec visuel de 40 cm; distance 200 mètres.
- 30 balles en trois séries de 10 balles; position debout; distance 200 mètres; repos entre les séries et balles d'essai à volonté.
- On peut annuler son record et recommencer.
Le Record au Revolver
- Tiré sur carton de 30 cm de diamètre, 10 zones avec visuel de 6 cm; distance 20 mètres pour le revolver d'ordonnance 1873-1874; 30 mètres pour le revolver libre.
- 30 balles tirées en trois séries de 10 balles; repos et balles d'essai à volonté.
- On peut annuler son record et recommencer.
Pour concourir pour les records, il faut d'abord faire partie de l'Union de sociétés de Tir de France. Le tir est exécuté "à volonté et de bonne foi" dans un stand quelconque de l'Union. Il se fait en présence de deux témoins qui en dressent procès verbal sur un formulaire imprimé portant la date et l'heure d'achèvement du record et qu'ils signent ainsi que le tireur. Le tireur qui obtient le record reçoit la breloque d'argent de l'Union.
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Le Tir Sportif à Pons et ses Associations
La ville de Pons, comme d'autres, abrite des associations dédiées au tir sportif, offrant un espace pour la pratique encadrée et sécurisée de cette discipline. Ces associations permettent aux passionnés de se réunir, d'apprendre et de progresser dans leur sport. L'une de ces associations à Pons propose le tir sportif comme activité, permettant d'apprendre le tir et sa maîtrise dans des conditions de sécurité optimum avec une équipe qualifiée et dynamique. Le tir peut s’effectuer avec les armes personnelles ou bien celles que le Club met gracieusement à disposition des Membres.
Le Sanctuaire de Laghet : Un Lieu de Pèlerinage Proche
Situé à proximité de La Trinité, le monastère de Laghet a été élevé au XVIIe siècle sur l’emplacement d’une ancienne chapelle romaine. Une Monégasque, Camille Porta, ayant été guérie d’une grave maladie grâce à l’intercession de Notre-Dame-de-Laghette, fit réédifier la chapelle auprès de laquelle on éleva, quelques années après, un couvent où s’établirent les Carmes déchaussés. Devant le monastère on a élevé une colonne tronquée qui rappelle le souvenir du passage à Notre-Dame-de-Laghette du chevaleresque Charles Albert. Les Carmes vont rester à Laghet jusqu’en 1901. La Révolution les voit ponctuellement se réfugier dans le Piémont, emportant avec eux le trésor de Laghet. Les révolutionnaires saccagent le sanctuaire et le couvent est déclaré bien national mais ne trouve pas d’acquéreur, contrairement aux terres qui l’entourent. En 1795, le sanctuaire est rendu au culte.
Le sanctuaire de Notre-Dame du Laghet conserve plus de 6.000 ex-voto, pour la plus grande part, sous forme de tableaux : peinture à l’huile, dessin (pastel, fusain, sanguine, encre, etc.). Pendant la première moitié du XIXe siècle, le malade est représenté dans sa chambre, chez lui, entouré de sa famille. Ces intérieurs domestiques avec, en général, l’apparition de la Vierge de Laghet, sont, dans leur conception, très proches des béatilles ou boîte de couvent que les sœurs fabriquent dans les couvents et que l’on peut admirer notamment dans les collections du Museon Arlaten d’Arles.
Les Transports Renaud à Pons : Une Anecdote Historique
L'histoire des stands de tir peut parfois croiser des récits plus inattendus. À Pons, l'histoire des Transports Renaud offre une anecdote intéressante. Roger Renaud, avant de devenir transporteur, tenait un stand de tir et sa mère un carrousel. Pendant la guerre, le camion du manège lui sert à proposer ses services aux producteurs locaux, transportant diverses marchandises. Cette anecdote montre comment des activités différentes peuvent parfois se croiser et comment l'esprit d'entreprise peut prendre des formes variées.
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