Stephen Curry : La Technique d'un Tireur d'Exception et son Impact sur la NBA

"CURRY, WAY DOWNTOWN - BANG! BAANG! OH WHAT A SHOT FROM CURRY!" Cette exclamation, devenue presque un slogan, résume à elle seule l'impact de Stephen Curry sur le basketball moderne. Depuis son arrivée en NBA en 2009, Curry a révolutionné le jeu par sa technique de tir unique et sa capacité à marquer de très loin avec une précision déconcertante. Cet article explore en profondeur la technique de tir de Stephen Curry, son évolution, son influence sur la NBA et son héritage potentiel.

L'Ère Curry : Une Révolution du Tir à Trois Points

Depuis un peu plus de dix ans, Stephen Curry a littéralement propulsé la NBA dans une nouvelle ère, remplie de shoots à trois points, de cartons individuels au scoring et de highlights offensifs. L'artilleur de la baie de San Francisco ne laisse personne indifférent. Face à tant d'insolence et de facilité dans ses tirs, les débats sur l'instauration d'une ligne à quatre points n'ont jamais été aussi présents autour de la NBA.

Certes, plusieurs facteurs en dehors de Curry ont contribué à cette explosion, à commencer par les règles favorisant et encourageant les joueurs à ouvrir le feu de loin, car leur zone de tir est plus protégée que dans la peinture. Mais aussi, l'avènement des statistiques avancées, un facteur pouvant encourager les performances individuelles exceptionnelles, en créant une idéalisation sur le niveau d'un joueur si l'on se base sur ses statistiques.

Influencée par les Warriors de Curry, la ligue entière a suivi le mouvement. Depuis l'introduction de la ligne à trois points, la part du nombre de tirs pris depuis le parking n'a cessé d'augmenter aux dépens du tir à mi-distance. La transition s'effectue officiellement l'année qui succède le premier titre des Warriors (en 2015).

Les Facteurs Clés de l'Influence de Curry

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce changement dans la manière de jouer en NBA. En premier, l'influence de Curry & co que nous aurons l'occasion de développer plus en profondeur par la suite. Il y a notamment les règles arbitrales qui punissent les interventions défensives et le moindre contact avec le tireur, dès qu'il se trouve en dehors de la peinture. Et enfin, la plus-value naturelle d'être une menace à trois points : depuis le début du siècle, une équipe marque en moyenne 0.8 points par possession lorsqu'elle se conclut sur un tir mi-distance, contre environ 1.1 points lorsqu'un tir à trois points est rentré. En d'autres termes, en tirant 100 fois à mi-distance une équipe inscrit 80 points, contre 110 en shootant du parking. Le calcul est vite fait.

Lire aussi: Focus sur Chris Kyle, Sniper d'Élite

Pour appuyer ces propos, penchons-nous sur les travaux du data scientist Corey Wade. Ce dernier a créé une mesure, le "three point net gain", qui justifie l'intérêt de développer ses capacités à bien tirer de loin. Cette statistique est particulièrement intéressante, car elle couvre tous les aspects d'un bon shooteur à trois points. En moyenne, depuis 1980 chaque équipe inscrit approximativement 1.06 points par possession, signifiant que chaque fois qu'un joueur marque un panier à trois points, il apporte 1.94 points de plus par possession.

L'Ascension d'un Tireur d'Exception : Le Parcours de Stephen Curry

Plus jeune, Stephen Curry n’avait encore rien écrit de son immense carrière. S’il savait se montrer adroit et décisif à trois points, il serait un atout très important pour son équipe, et donc essentiel. « J’étais plus petit et je jouais contre des enfants plus vieux. La raison pour laquelle j’étais dans l’équipe quand j’étais jeune, c’était que je pouvais shooter à 3 points et être une menace pour l’adversaire.

Assez tôt, Stephen Curry s’intéresse au métier de papa, Dell Curry, qui évolue alors aux Toronto Raptors. C’est donc assez logiquement que le fiston se retrouve à jouer à la balle orange. Quand Stephen Curry débarque au collège Queensway, il n’a rien du tueur qu’on connaît tous aujourd’hui. Le premier à s’en apercevoir avant Steph lui-même, c’est James Lackey, le coach de l’équipe. Comme beaucoup après lui, le coach est décontenancé par le physique du minot, mais il s’aperçoit que le gamin shoote terriblement bien.

On avance un peu dans le temps et voici maintenant que Stephen Curry a 13 ans et est toujours aussi chétif. Pourtant, les défenses adverses ont peur de lui. Stephen Curry s’arrête 60 centimètres derrière la ligne à 3-points. Bang. Sur la dernière minute, le jeune meneur plante six points et son équipe s’impose de neuf longueurs.

Pourtant, malgré ce coup d’éclat, Stephen Curry est loin d’être un fort prospect lorsqu’il débarque au lycée. Pour débuter sa vie de lycéen, les fils Curry rentrent en Caroline du Nord grâce à papa qui signe à Charlotte. Au terme de ses années de lycéen, Stephen Curry n’est qu’un prospect trois étoiles. Pour faire simple, les meilleurs lycéens ont cinq étoiles. Si Steph a eu le droit à de nombreux essais, à chaque fois, il faisait face au même problème : sa taille. Les scouts préféraient prendre un profil similaire, mais plus grand. Bob McKillop, comme James Lackey avant lui, voit le potentiel de Steph et décide de tenter le coup.

Lire aussi: Techniques de tir de loin à la mitraillette MW2

Au lycée, Steph avait déjà un bon shoot, mais il avait plus tendance à lâcher le ballon malgré les envies de ses coachs. Maintenant, à la fac, il n’allait plus avoir le choix. Si au collège, il est devenu un tueur sur le terrain, au lycée, un mec qui n’a plus froid aux yeux, à la fac, grâce à Bob McKillop, il devient une menace constante sur les parquets.

Pour commencer quand il débarque au tournoi de 2008, Steph n’est pas un no-name du circuit universitaire. Premier tour contre Gonzaga, Davidson n’est pas favori et vous pensez que c’est le problème du Chef ? Au tour suivant, Davidson tombe sur Georgetown et là, c’est la tuile. L’adversaire du jour est tête de série numéro 2 et l’équipe de Steph est menée de 15 points.

Le King part voir de ses propres yeux le jeune phénomène des Wildcats et il ne va pas être déçu. Davidson affronte Wisconsin, tête de série numéro 3. Mieux encore, il déboîte l’adversaire du jour avec 33 points et six tirs depuis le parking. À la surprise générale, Davidson se retrouve parmi les huit meilleures équipes du pays.

Plusieurs raisons sont évoquées comme le fait qu’il ne pourrait pas porter une équipe, qu’il n’est pas un meneur adapté au jeu NBA, qu’il est trop petit ou trop frêle. Enfin rien de nouveau sous le soleil pour Stephen Curry. Une cuvée marquée par un top 4 assez clair : Blake Griffin, Hasheem Thabeet, James Harden et Tyreke Evans. Ensuite, on arrive dans les places 5 à 8 : les Minnesota Timberwolves, les Phoenix Suns, les Golden State Warriors et bien sûr Stephen Curry. Phoenix avait le 14ème choix de la Draft, mais les Cactus pensaient pouvoir monter un trade pour récupérer le Chef. Avec les choix 5 et 6, les Loups ont eu - par deux fois - l’occasion de prendre l’un des meilleurs joueurs de l’Histoire. Faire une erreur une fois, ça peut arriver.

Avec les choix 5 et 6, les Wolves prennent Ricky Rubio et… Jonny Flynn, deux meneurs. Après une telle erreur, il s’agit non pas seulement de se moquer, mais de comprendre une telle décision. En 2017, la lumière a été faite sur cette histoire et les Wolves ont été victimes d’un terrible alignement des astres qui a - sans aucun doute - changé leur Histoire.

Lire aussi: Précision et distance des snipers

En mai 2009, soit quelques semaines avant la Draft, David Kahn devient le General Manager des Wolves. Il débarque dans une franchise au fond du gouffre qui a perdu le meilleur joueur de son Histoire, Kevin Garnett, à peine deux ans plus tôt. Les complications ont commencé avec Ricky Rubio.

Deux semaines avant la Draft, j’ai fait un transfert avec Washington où j’ai envoyé Randy Foye et Mike Miller pour récupérer le cinquième choix de la Draft. Sans surprise, Stephen Curry démarque dans une équipe pas bonne et ce n’est pas lui qui va la révolutionner. Ou du moins pas encore. Également, il arrive dans une franchise où le meneur titulaire est Monta Ellis, un autre fort scoreur et comme on dit souvent : il n’y a pas la place pour deux shérifs dans cette ville.

Celui-ci arrive le 10 février 2010 lorsque le Chef croise ses futures victimes préférées à savoir les Clippers et Monta Ellis est justement absent. Le numéro 30 déroule et explose les Angelinos avec 36 points à 11/22 au tir et 7/11 de loin. Il ajoute en prime 13 passes et 10 rebonds pour signer son premier triple-double en carrière. Direction le 14 avril 2010, fin de saison régulière et les Warriors n’ont rien à jouer et ont déjà un pied à Cancun à tel point que Golden State n’a que six joueurs absents de l’injury report ce soir-là. Les Warriors n’ont plus que cinq joueurs capables de mettre un pied devant l’autre. La rencontre suit son cours et est serrée malgré tout.

Golden State n’a plus que quatre joueurs à 100%. Il existe une règle en NBA qui dit qu’un joueur sorti pour six fautes peut revenir si tout l’effectif est blessé. Golden State a inscrit sur la feuille de match Ronny Turiaf et Anthony Morrow alors qu’ils ont des bobos. Les deux joueurs entrent à tour de rôle, font une faute et partent au vestiaire parce qu’ils sont blessés. C’est simple, il tape son record de points en carrière.

Tout se passe bien à San Francisco jusqu’en décembre 2010. Lors d’un match face aux Spurs, la cheville droite de Stephen Curry tourne. En décembre 2011, rebelote, la cheville tourne encore. Curry ne dispute que 26 des 66 matchs des Warriors et repasse sur le billard. Pas de quoi décourager Golden State persuadé d’avoir un diamant brut. La solution vient grâce à une entreprise japonaise, Zmast. Elle crée une chevillière sur-mesure pour le meneur - encore portée aujourd’hui - et depuis tout roule. En parallèle des soucis de cheville de Steph, le front office se gratte les cheveux autour d’un problème : qui doit être le visage de l’équipe entre Stephen Curry et Monta Ellis ?

Un choix est fait et Monta Ellis - pourtant favori de l’Oracle Arena - est envoyé à Milwaukee, en échange d’Andrew Bogut et Stephen Jackson, mais le saviez-vous ? Les Bucks auraient pu récupérer Stephen Curry. Encore un choix douteux, mais avec Curry, rien ne dit que les Bucks auraient remporté un titre comme ils ont pu le faire avec Giannis en 2021. Avec un Monta Ellis évacué et des chevilles toutes neuves, Stephen Curry est prêt à rouler sur la NBA. Après avoir retrouvé les Playoffs un an auparavant, le Chef s’impose comme l’un des meilleurs attaquants de la Ligue durant cette saison 2013-14 où il tourne à 24 points à 8,5 passes de moyenne avec des pourcentages plutôt solides : 47% au tir global et 42 depuis le parking de l’Oracle Arena.

“Evidemment, il ne sera jamais un Magic Johnson dans le leadership. Il n’est pas comme ça. C’est comme si vous demandiez à Magic de shooter à 45% à 3pts. Golden State s’arrête au premier tour face aux Clippers au terme d’une série haletante perdue 4-3, mais l’essentiel est ailleurs.

Les Composantes Essentielles de la Technique de Tir de Curry

Plusieurs éléments contribuent à l'efficacité redoutable du tir de Stephen Curry :

  1. La rapidité d'exécution : Curry est capable de dégainer son tir en un temps record. Grâce au développement des technologies avancées, on a vu que Curry mettait un peu de moins de 4 dixièmes de seconde pour tirer, contre 5,4 en moyenne pour le reste de la ligue.
  2. La trajectoire élevée : L'angle moyen de sa trajectoire est optimal pour éviter les contres. Sur ses 6 585 trois points tentés en carrière, Curry s’est fait contrer seulement 46 fois, soit 0.7% de ses trois points. Plus impressionnant encore, lors de la saison 2015-2016 au cours de laquelle Steph a tenté 886 tirs à trois points, seulement 4 ont été contrés, soit 0.45% de tentatives repoussées. En comparaison, les deux autres artificiers de la ligue, Lillard et Harden se font respectivement contrer 1.13% et 1.05% de leurs tirs en moyenne par année.
  3. Le "release point" haut : Curry relâche son tir avant même d'être arrivé au sommet de son saut, ce qui rend son tir difficile à contrer.
  4. La puissance des jambes : Curry utilise la force de ses jambes pour générer la puissance nécessaire pour les tirs à longue distance.
  5. La constance et la répétition : Curry a développé une routine de tir qu'il répète inlassablement à l'entraînement, ce qui lui permet de maintenir une grande constance dans son geste.

L'Héritage de Dell Curry : Une Influence Familiale

À croire que cette disposition est de famille puisque son père, Dell, était aussi l'un des meilleurs shooteurs de la NBA en son temps. Avec 40,2% derrière l'arc en seize ans de carrière, le père Curry était une gâchette reconnue et redoutée. Mais comme il l'explique à Sporting News, cette réussite n'est pas venue naturellement. “S'il y a une personne qui m'a vraiment aidé, c'était mon coach de lycée car il avait une grange avec un panier, et je pouvais y aller n'importe quand et travailler mon tir. Il s'assurait que je me tenais bien, que je parvienne à faire le “L” avec mon bras, mais je pense qu'il a vu rapidement que je entraînais de la bonne manière. “Je n'étais pas le plus rapide, je ne sautais pas le plus haut, donc je savais que je devais lâcher mon geste plus rapidement.

Évidemment, ses enfants ont par la suite pu apprendre à bonne école. L'ancien Hornet a eu deux fils, passionnés par la balle orange, et tous devenus deux joueurs professionnels,. “Il nous racontait comment il avait pris l'habitude de tirer dehors, où qu'il soit” relate Seth, le cadet. “Ma plus grande préoccupation était de leur enseigner le bon geste, la bonne technique. Si tu tires de la mauvaise manière, tu entraînes avec de mauvaises habitudes. Au départ, Stephen Curry ne parvenait pas à déclencher son geste au dessus de la tête. Son père l'a poussé pendant un été entier pour le lui inculquer. “J'étais à un camp de basket et les autres se demandaient ce que je fichais là. C'était comme si je ne savais même pas comment jouer.

Si, aujourd'hui, Stephen est le plus reconnu de la fratrie, le petit frère a montré à de nombreuses reprises qu'il avait du ballon plein les doigts et surtout, un excellent tir. “C'est un compliment de faire partie de cette conversation.” confie Seth. “Pour moi, faire partie de cela me donne juste envie d'aller à la salle et de travailler sur ce point encore plus.

Impact et Conséquences sur le Jeu Moderne

Stephen Curry a transformé le basketball comme peu de joueurs l'ont fait avant lui. Autrefois caractérisée par un équilibre entre le jeu intérieur et extérieur, la NBA est rapidement devenue une ligue dominée par les tirs à trois points, en grande partie grâce à la portée quasi illimitée de Curry et à sa précision exceptionnelle. Ce qui n'était qu'une compétence est devenu une stratégie, et aujourd'hui, c'est une caractéristique fondamentale du basketball moderne.

Cependant, comme l'a souligné l'ancien joueur NBA Matt Barnes dans une interview récente, ce changement suscite à la fois des éloges et des inquiétudes. Dans le podcast "The Hangout" de Big Boy, Barnes a décrit l'influence de Curry comme "une bénédiction et une malédiction". D'un point de vue purement offensif, il est indéniable que Curry apporte une excitation unique. Ses tirs lointains électrisent les fans et changent l'élan d'un match en un instant. Les chiffres confirment cette transformation : lors de la saison NBA 2013-2014, les équipes tentaient en moyenne 22,4 tirs à trois points par match. En 2023-2024, ce chiffre a grimpé à 34,8. Le score global a également augmenté, passant de 100,0 à 114,7 points par match sur la même période. La ligue a adopté un style de jeu basé sur la vitesse et l'espace, valorisant l'efficacité au tir et l'espacement du terrain plutôt que le jeu traditionnel au poste.

Matt Barnes n'est en aucun cas opposé à Curry. Il respecte les compétences et la transformation que Curry incarne, mais son avertissement est clair : lorsque chaque joueur tente d'imiter un seul modèle, le jeu perd de son identité. Curry est un talent générationnel dont les méthodes ne peuvent être reproduites par la majorité. Pourtant, les joueurs d'aujourd'hui pensent le contraire, ce qui entraîne une baisse marquée de la diversité des compétences visibles sur le terrain.

Cela reflète à quel point l'influence de Curry dépasse le parquet, touchant la manière dont le sport est consommé, parié et débattu. Barnes reconnaît le talent hors norme de Curry, notant qu'il a non seulement changé la façon dont les matchs sont joués, mais aussi enseignés et regardés à l'échelle mondiale. Les jeunes joueurs, influencés par les vidéos et les moments forts de Curry, imitent désormais sa capacité à tirer de loin avant même de maîtriser les fondamentaux comme le jeu de pieds, les passes ou les finitions près du cercle. Selon Barnes, "Steph a été une bénédiction et une malédiction pour ce jeu parce que tout le monde pense pouvoir faire comme lui."

Ce virage culturel a affaibli certains piliers historiques du basketball. L'art du jeu au poste, autrefois maîtrisé par des légendes comme Shaquille O'Neal et Tim Duncan, est aujourd'hui quasiment disparu. Les pivots traditionnels se sont adaptés ou ont été écartés, laissant place à des pivots hybrides comme Jokic et Embiid qui allient taille et tir extérieur. Barnes le déplore : "Il n'y a plus de jeu dos au panier." Il ajoute que les joueurs comme Jokic et Embiid, qui auraient autrefois dominé la raquette, sortent désormais régulièrement pour tenter des tirs à trois points. Cette polyvalence est impressionnante, mais elle réduit également la diversité des styles de jeu.

L'effet Curry ne se limite pas aux professionnels. Les ligues amateurs et les programmes communautaires reflètent de plus en plus l'obsession de la NBA pour les tirs lointains. Les entraîneurs encouragent le tir extérieur, et les joueurs abandonnent les pénétrations ou les passes intérieures au profit du prestige d'un tir de 7,5 mètres. Bien que le jeu soit aujourd'hui plus technique et orienté vers les statistiques, certains critiques estiment qu'il est aussi devenu plus prévisible. Les équipes vivent ou meurent par le tir à trois points, ce qui peut aplatir la richesse stratégique que le basketball possédait autrefois.

Pourtant, certains pensent que le balancier reviendra. Le basketball, après tout, est cyclique. Les styles disparaissent puis reviennent. Les nouveaux joueurs redécouvriront peut-être bientôt l'importance de l'équilibre, des pénétrations vers le panier, des tirs à mi-distance et du jeu d'ancrage autour de grands joueurs dominants. Mais pour l'instant, l'ère du tir à trois points règne, et Curry en est à la fois l'architecte et l'icône.

Les Tirs Emblématiques de Stephen Curry

Stephen Curry est devenu, mardi 14 décembre, le meilleur « shooter » (« tireur ») à 3 points de tous les temps en saison régulière de NBA. Le joueur des Golden State Warriors a dépassé Ray Allen en marquant un 2 973e panier longue distance. Retour sur les cinq plus beaux tirs de sa carrière :

  1. Le Tir avec un Mouvement Exceptionnel (8 mars 2015) : Lors de la victoire de la franchise californienne face aux Los Angeles Clippers (106-98), Stephen Curry reçoit le ballon à distance du cercle. Il tente de s’engouffrer dans la défense des Clippers mais fait face à quatre joueurs. Pas un problème pour lui puisqu’il revient en arrière d’un dribble derrière le dos puis se retourne face au panier en une fraction de secondes pour ajuster la cible.
  2. Le Tir Contre le Thunder (28 février 2016) : Alors que les deux équipes sont à égalité dans le quatrième et dernier quart-temps, les Warriors récupèrent le ballon à 5 secondes de la fin. Curry avance face à quatre défenseurs, passe la ligne médiane puis dégaine. À plus de 10 mètres du cercle. Avec réussite évidemment. Résultat, le tireur offre la victoire à son équipe (121-118).
  3. Le Tir Face aux Clippers (Date Non Spécifiée) : Ce jour-là, il reçoit le ballon en mains à 4 secondes de la main. Gagne du terrain rapidement par la course. Le reste n'est que magie. Un dribble derrière la jambe puis un autre pour se sortir de la pression d’un joueur adverse puis Curry bascule son corps en arrière et déclenche un tir juste devant la ligne médiane à 0,9 seconde de la sirène.
  4. Le Match Monumental Contre Orlando (8 mars 2015) : Stephen Curry est auteur d’une performance monumentale monumental le Magic. Le Chief inscrit 51 points avec une adresse exceptionnelle au tir (pratiquement 75 %). Avec en supplément un shoot venu d’ailleurs lors du 3e quart-temps. Balle en main, le maître à jouer des Warriors doit faire vite puisqu’il ne reste plus que quatre secondes au chronomètre. Alors il décoche un tir du milieu de terrain, sous la pression d’un défenseur.
  5. Le Tir du Record (14 décembre) : Parfaitement servi par Andrew Wiggins, il a ajusté sa position, juste derrière la ligne de cercle. Un tir pur et efficace, célébré par le Madison Square Garden, salle des Knicks.

tags: #Stephen #Curry #technique #tir #de #loin

Articles populaires: