L'expression « tir au pigeon » est employée dans divers contextes, allant de la politique au sport. Cet article explore l'origine et l'évolution de cette expression, en passant par ses différentes applications et ses formes modernes.
Origine et signification de l'expression
L'origine de l'expression "tir au pigeon" est liée à la chasse et à la perception de la duperie. Personne n'aime se faire pigeonner. Comment dit-on ailleurs ? tirer qn. mettre qn. iemand belazeren ; nB. renvoi à St. Ce mot vient en effet de la huppe, oiseau qui tire son nom de sa huppe ou crête. "dé-hupper" (contracté en 'duper'), c'est enlever la huppe de l'animal, donc le plumer. Le pigeon étant un animal bien plus fréquemment rencontré que la huppe, mais tout aussi déplumable, il est rapidement devenu un synonyme de 'dupe', puis de 'sot' puisque celui qui se laisse duper est forcément considéré comme un imbécile.
Le tir au pigeon en politique
Dans le domaine politique, l'expression « tir au pigeon » est utilisée pour critiquer une situation où une personne ou un groupe est perçu comme une cible facile. C’est l’expression du maire de Rontignon pour parler du panachage. Le panachage c’est cette vieille tradition du code électoral en vigueur dans les communes de moins de 1000 habitants. C’est-à-dire que l’on peut prendre plusieurs listes, et rayer des noms. Rayer rageusement bien souvent. Le genre de pratique qui donne du sel, il faut bien le dire à ce rendez-vous électoral. Le genre de pratique qui rend les dépouillements électriques bien souvent. Et le sujet de bien des conversations. Ca peut mettre aussi une drôle d’ambiance. Une ambiance de suspicion, de malentendu et de faux semblant.
Mais donc, on en parle ce matin sur Ici Béarn Bigorre : les parlementaires sont en train de réformer ce mode de scrutin. Si les navettes entre l’assemblée nationale et le Sénat se passent bien, ce tir au pigeon sera impossible aux prochaines municipales l’an prochain. Au printemps 2026. On ne pourra plus rayer. Au delà du coté "ludique" de crayonnage, il faut bien dire dans cette chronique que cette réforme est plutôt heureuse. Parce que le manque de vocation pour être maire dans les petites communes est de plus en plus criant. La perspective de ne plus s’exposer au coup de crayons rageurs c’est un plus pour ceux qui hésitent à se représenter. Parce que les plus exposés ce sont bien souvent les sortants.
Définition du pigeon
PIGEON n. m. XIIIe siècle, au sens de « petit d'un oiseau », puis « pigeon » ; XVe siècle, au sens de « personne naïve ». Oiseau granivore de la famille des Colombidés, au vol rapide et à la voix roucoulante. Pigeon mâle, pigeon femelle. Un couple, une paire de pigeons, le mâle et la femelle. Le biset, le colombin et le ramier sont les trois espèces de pigeons sauvages communes en France. Le pigeon ramier est appelé palombe dans le Sud-Ouest de la France. Des pigeons d'élevage, de volière. Pigeon voyageur, élevé pour son sens de l'orientation et dressé à porter des messages. Un lâcher de pigeons. Chasser, rabattre des pigeons. SPORTS. Tir aux pigeons, qui consistait à prendre pour cibles des oiseaux vivants, lâchés à une certaine distance des tireurs. Par ext. Tir au pigeon d'argile ou, simplement, tir au pigeon, tir au fusil ou à la carabine qui prend pour cibles des plateaux d'argile projetés par un dispositif mécanique.
Lire aussi: Avantages du fusil semi-automatique à la chasse
Le ball-trap : une forme moderne du tir au pigeon
Et franchement, on va oser le dire. Le ball trap compte 3 disciplines olympiques et 6 autres gérées par la Fédération française de ball trap. Vous aimez les surprises ? Optez pour les hélices. Même si cette activité ne fait pas partie des disciplines olympiques, c’est celle qui se rapproche le plus de son prédécesseur, le tir aux pigeons. Les disques d’argile sont munis de petites ailettes qui rendent leur trajectoire complètement aléatoire.
Le double trap et la fosse olympique présents aux JO, ainsi que la fosse Euro-DTL et la fosse universelle seront un peu plus prévisibles. Les plateaux lancés sont appelés “des fuyants”, c’est-à-dire qu’il s’éloigne de vous, mais vous ne connaîtrez pas leur direction. Le skeet olympique, le parcours de chasse et le compak sporting comporte une grande variété de plateaux, mais vous savez à l’avance lesquels seront utilisés. Ils sont physiquement les mêmes, mais auront une orientation différente.
Nous venons de voir “les fuyants”, mais nous pouvons citer parmi d’autres “les traversards” qui suivent une courbe en l’air de notre droite à notre gauche ou inversement, “les rentrants” qui viennent vers nous, “les chandelles” qui montent dans le ciel ou encore “les rabitt” qui rasent le sol. Finalement, le sanglier courant qui se rapprochera du tir à la carabine sur cible mobile. Un tireur de ball trap doit obligatoirement s’équiper d’un casque de protection auditive et de lunettes pour le parcours de chasse, le skeet olympique et le compak sporting. Même si elles ne sont pas imposées pour les autres disciplines, les lunettes de protection sont tout de même fortement conseillées.
Maintenant que nous avons fait le tour des accessoires, passons au fusil ball trap. C’est un fusil à canon lisse. Au-delà, ils auront des caractéristiques plus spécifiques. Si vous faites partie des petits gabarits, tournez-vous vers un fusil semi-automatique. Malgré l’inconvénient de devoir ramasser les douilles, vous prendrez plus de plaisir pour débuter. Sinon, le mieux est de vous tourner vers le fusil superposé Browning qui peut s’utiliser dans plusieurs disciplines du ball trap.
Bon à savoir : certains clubs proposent tout ou une partie du matériel en location. Vous pourrez retrouver les clubs de ball trap en France sur le site de la Fédération française de ball trap. Le site internet de la ligue régionale ou du club peut y être renseigné ou les coordonnées de la personne responsable du département. L’âge minimum pour s’inscrire est de 12 ans, mais certaines associations n’acceptent les mineurs qu’à partir de 16 ans.
Lire aussi: Tout sur le tir au pigeon d'argile dynamique
SKEET, subst. masc. SPORTS. Ball-trap projetant des plateaux d'argile qu'il faut abattre au fusil. Synon. tir* au plateau d'argile, tir* au pigeon d'argile. Dans le skeet, il y a deux cabines de lancement qui projettent les plateaux dans toutes les directions, à toutes les hauteurs un par un puis deux par deux (Gd Quid ill., Paris, R. Laffont, t. 13, 1982, p. 45). Prononc.: [skit]. Étymol. et Hist. 1948 (Le Chasseur français, oct.-nov., 216b ds Höfler Anglic.). Empr. à l'angl. skeet choisi aux États-Unis en 1926 pour désigner cette épreuve de tir parce qu'il était proposé comme une forme pouvant représenter le mot shoot* à un stade anc. (NED Suppl.2).
Techniques de chasse aux pigeons ramiers migrateurs
La chasse aux pigeons ramiers migrateurs se pratique suivant des modes diversifiés dans le Sud-Ouest de la France et sous forme de tir au vol, « tir au pigeon », sur de nombreux cols du Sud de la France et du Nord de l'Espagne. Le tir en plaine et la chasse à l'aide de filets demandent une longue préparation et connaissent leur aboutissement à l'automne quand les palombes migrent des pays nordiques vers la péninsule Ibérique. Les Pyrénées représentent un obstacle difficilement franchissable ; aussi les passages sont-ils connus et ces sites sont intensivement exploités.
Les principales techniques incluent:
- Le tir en plaine et la chasse à l'aide de filets.
- La chasse en palombière au filet ou au fusil avec appelants.
- La chasse à l'affût sans installation en plaine.
- La chasse au vol devant soi en plaine.
- La chasse à poste fixe sur les hivernants en Espagne.
- Le tir au vol sur les cols pyrénéens.
- Les pantières, technique multiséculaire.
La chasse en palombières
Chasse aussi dite « de type landais ». Le principe de cette chasse est immuable : il s'agit en manœuvrant des appeaux (ou appelants) d'attirer les vols de passage pour les faire se poser d'abord sur les arbres de la palombière, et ensuite de faire descendre au sol les oiseaux pour les capturer vivants au filet. Le but est donc d'imiter avec ces « appelants », qui sont des pigeons domestiques ou des palombes, des oiseaux en train de se poser, de se restaurer ou de se reposer dans le bois. On trouvera en général ces installations dans des bois à dominance de pins. Ce type de palombière est habituellement rencontré dans les Landes, mais aussi en Gironde, dans le Gers et le Lot-et-Garonne.
Éléments composants la palombière
On présentera ici l'ensemble des éléments composants la palombière, sachant que bien sûr certaines installations ne comporteront pas exactement tous ces éléments. Autrefois, on se rendait à la palombière à vélo ou à pied. Maintenant, il n'est pas rare de trouver des palombières équipées d'un garage 1 place, voire 2 places, pour camoufler le ou les véhicules. Ce garage peut être construit soit à quelques centaines de mètres de la palombière, soit directement à côté de celle-ci, rendant l'accès encore plus pratique et rapide. Ce garage est utilisé par les chasseurs eux-mêmes mais aussi par les visiteurs éventuels qui doivent bien sûr se conformer aux consignes traditionnellement utilisées pour annoncer leur approche. Le code traditionnel veut que l'on siffle pour demander « la permission » d'avancer. Si le chasseur répond, c'est qu'il n'y a pas de palombes posées et que le visiteur peut avancer et se joindre à la chasse.
Lire aussi: Solutions pour pigeons nuisibles : la carabine à plomb
L’ « Oueytte » d'une palombière en Sud Gironde
C'est le poste de commandement, le centre vital et le poste de guet de la palombière. C'est une cabane plus ou moins grande, surélevée par rapport aux autres constructions, plus ou moins confortable où sont regroupées toutes les commandes des appeaux. Certaines palombières peuvent comporter des équipements allant des toilettes à l'électricité, la télévision ou bien le téléphone et tout ce qu'il faut pour y dormir, mais dans la plupart des cas on y trouvera l'essentiel : une pièce centrale comprenant une cuisinière, une table et des bancs, un placard de rangement pour les ustensiles de cuisine et parfois un poêle à bois pour les froides matinées d'octobre.
C'est le centre nerveux d'où le chef de chasse surveille l'arrivée des vols et manœuvre les appeaux par l'intermédiaire des ficelles qui aboutissent toutes en ce point stratégique. Il peut aussi coordonner les actions d'autres chasseurs positionnés dans d'autres cabanes plus ou moins éloignées qui possèdent eux aussi parfois des commandes d'appeaux. Ce poste de guet est surmonté d'un capuchon que les chasseurs abaissent lorsqu'ils aperçoivent un vol en approche. Il doit être correctement camouflé mais suffisamment « dégarni » pour que les chasseurs puissent suivre à travers l'évolution du vol, y compris à l'arrière du poste. C'est pourquoi certains s'installent sur un fauteuil pivotant pour rester tout le temps en contact visuel avec le vol.
Le banc du guet est assez long pour pouvoir accueillir 2 à 3 personnes. C'est normalement le chef de chasse qui manœuvre les commandes et lui seul, mais dans certaines palombières les rôles sont souvent partagés par les personnes qui se trouvent là et qui en ont l'habitude. Le poste est toujours orienté nord, nord-est, face au passage. Les chasseurs élaguent tous les ans les arbres obstruant leur champ de vision et qui masquent l'arrivée des palombes. En effet, pour pouvoir les « travailler » correctement, les palombes doivent être aperçues assez tôt.
L'espion
C'est le principal allié du guetteur. C'est souvent un pigeon domestique ou une palombe qui joue ce rôle. Placé devant la cabane à l'air libre, à vue du chasseur, cet oiseau est là pour signaler la présence de palombes ou de rapaces que le chasseur n'aurait pas vus. Il se manifeste en penchant la tête et en regardant dans la direction où il a aperçu quelque chose d'anormal. Il n'est jamais interpellé par les petits oiseaux. Il est donc indispensable pour les vols de retour, les palombes qui se posent seules et aussi les rapaces tentés par les proies faciles que sont les appeaux.
Pigeons servant d'appeaux
On ne la retrouve pas dans toutes les palombières, certains chasseurs se contentant de descendre les appeaux à 2 mètres du sol pour les mettre hors de portée des prédateurs. Un peu à l'écart, on y laisse les appeaux pendant la nuit (et les prises de la journée que l'on veut conserver en vie). Elle est généralement assez vaste (10 à 12 mètres carrés), bien fermée pour décourager les prédateurs (sauvagines) et aussi bien camouflée que la cabane principale. Elle contiendra non seulement les appeaux mais aussi le nécessaire à leur alimentation c’est-à-dire graines et eau, et généralement un peu de matériel de bricolage.
Couloir de palombière
Le bâtiment du centre est relié aux autres petits postes de guet, aux sols ou aux arbres de pause par un réseau de couloirs couverts, en forme de tunnel, qui permettent aux chasseurs de se déplacer en silence et à l'abri. En général d'une largeur d'un mètre, ils sont parfois enterrés sur une profondeur de 50 centimètres pour se fondre au mieux dans la végétation. Certaines palombières ne comportent qu'une dizaine de mètres de couloirs, d'autres peuvent en compter jusqu'à un kilomètre.
Les sols
Ce sont des emplacements dégagés de la végétation où se poseront les palombes si les chasseurs arrivent à les y faire descendre et où les filets se rabattront. Ces surfaces sont planes et mesurent de 8 à 10 mètres de longueur pour 5 à 6 mètres de large. Elles sont souvent en terre battue ou parsemées de gazon assez ras. On peut y disséminer quelques branches de bruyère ou de pin pour masquer une trop grande nudité. À l'origine, ils s'appelaient des tirasses. Ils n'étaient pas actionnés par de puissants ressorts comme aujourd'hui mais par le chasseur lui-même qui les refermait en se jetant en arrière en tirant sur une corde. Composés initialement de chanvre ou de coton, ils sont maintenant en nylon teinté. Elles sont souvent en terre battue ou parsemées de gazon assez ras. On peut y disséminer quelques branches de bruyère ou de pin pour masquer une trop grande nudité.
Chaque sol est flanqué de 2 pantes se rabattant l'un vers l'autre en se croisant sur une largeur de 50 cm environ. Il faut en effet un décalage à la fermeture pour que les deux filets ne se rencontrent pas, et ce léger décalage est obtenu par un Les filets sont tendus de part et d'autre. Les chasseurs disposeront quelques grains de blé ou de maïs qui serviront d'appâts. On y trouvera aussi un petit point d'eau. Le but est donc de faire descendre sur le sol les palombes qui sont posées sur les arbres alentour. Pour cela, rien de mieux que d'imiter une palombe qui est déjà sur le sol pour décider ses congénères à descendre.
Pour cela, les chasseurs ont des « piocs » ou « poulets » qui sont poussés dans un petit couloir le long ou au milieu du sol et qui vont faire croire aux palombes que la situation est sans danger et que l'on peut s'alimenter facilement. Le chasseur roucoule et manipule un appeau pour imiter le vol de la palombe se posant sur le sol.
Filets de palombière sur la commune de Sare
À l'origine, ils s'appelaient des tirasses. Ils n'étaient pas actionnés par de puissants ressorts comme aujourd'hui mais par le chasseur lui-même qui les refermait en se jetant en arrière en tirant sur une corde. Composés initialement de chanvre ou de coton, ils sont maintenant en nylon teinté. Chaque sol est flanqué de 2 pantes se rabattant l'un vers l'autre en se croisant sur une largeur de 50 centimètres environ. Il faut en effet un décalage à la fermeture pour que les deux filets ne se rencontrent pas, et ce léger décalage est obtenu par un réglage d'un dispositif de déclenchement et de la tension des ressorts.
Droit local
Le nombre de filets par installation n'est pas limité. Seule la surface des filets au sol est réglementée : elle ne peut excéder 300 mètres carrés. Les départements sont soumis à l'autorisation de créer des droits de filets pour la chasse à la palombe. L'obtention de ces droits de filets permet la création de nouvelle palombières ou de renouveler un droit à une palombière obsolète. Le chasseur bénéficie, après instruction, d'un arrêté préfectoral à son nom. Il devient ainsi le titulaire d'un droit de filets. Le droit de filets peut suivre le chasseur s'il change d'installation.
La cabane de sol
C'est une petite cabane qui fait face au sol, souvent une extension du tunnel. Elle est assez sommaire mais suffisamment spacieuse pour que le chasseur puisse actionner une autre arme redoutable pour la pose des palombes au sol : la palombe de cabane. C'est une palombe qui reste à l'intérieur avec le chasseur et qui ne sera utilisée que dans le but d'imiter le bruit des oiseaux qui se posent au sol. Le chasseur peut aussi roucouler la palombe pour la mettre en confiance. Pour plus d'explications, voir Les Appeaux au sol.
Ball-trap temporaire et réglementations
L’été annonce la saison « des ballots de paille », des ball-trap éphémères organisés au profit d’associations locales : comité des fêtes, association communale de chasse, etc. Souvent associé aux kermesses et aux fêtes de village, le ball-trap peut être aussi un sport de loisir ou de compétition. Comment ça marche ? Deux fédérations structurent cette activité : la Fédération Française de Ball-Trap (FFBT) et la Fédération Française de Tir (FFT). Chacune comporte ses propres disciplines. A la FFT, on retrouvera la Fosse olympique, le Double trap et le Skeet olympique. S’ajoute à cela des disciplines sur cibles à la carabine ou au pistolet à des distances variables, debout ou couché. La Fosse olympique est équipée de 5 postes de tir composé chacun de 3 lanceurs. Une planche de tir est composée de 6 tireurs à raison d’un par poste, plus un autre en « réserve ». Tous les tireurs se succèdent sur les 5 postes de tir. Chacun dispose de 2 cartouches pour casser son plateau. L’objectif ? En compétition, les tireurs doivent effectuer un passage sur chaque poste de tir, et donc tirer en tout, 125 plateaux. Les 6 meilleurs tireurs sont sélectionnés pour la finale.
Pour pouvoir faire du ball-trap, il faut d’abord détenir une licence de tir et un certificat médical sans aucune contre-indication. En Fosse olympique, c’est le fusil calibre 12 (au maximum) qui est imposé avec des cartouches de 24 grammes. Celles-ci sont d’ailleurs contrôlées aléatoirement par les arbitres. Niveau budget, comptez minimum 1 500 à 2 000 € pour l’acquisition d’une arme et 150 à 200 € pour les accessoires. Pour les munitions, toutes les gammes de prix se pratiquent. Pour une série d’entrainement en club, prévoir environ 7 € les 25 plateaux. Beaucoup de tireurs de ball-trap sont des chasseurs. D’ailleurs, la discipline qui s’en approche le plus est comme son nom l’indique, le Parcours chasse. La configuration est la suivante : 4 à 5 tireurs progressent sur un parcours parsemé de buissons, des plateaux peuvent rouler au sol (les rabbit) ou partir en hauteur, depuis « la tour ». Mais, attention ! La gestuelle est bien différente entre ball-trap et chasse. Pour charger son arme, les canons sont relevés au ball-trap alors qu’à la chasse, c’est l’inverse. De même, un plateau n’aura jamais la même trajectoire ou la même vitesse qu’un gibier. Néanmoins, le ball-trap peut être un bon entrainement pour le tir en lui-même : identifier une cible, la suivre, viser et tirer.
En application de la loi n°2014-1045 du 20 décembre 2014 relative à la simplification de la vie des entreprises, les ball-trap temporaires ne sont plus à déclarer en mairie. Un simple courrier d’information suffit, de même pour les services de gendarmerie territorialement compétents. Toutefois, un ball-trap étant considéré comme un établissement d’activités physiques ou sportives, les autres dispositions du Code du sport continuent à s’appliquer. Ainsi, vous devez respecter les mesures d’hygiène et de sécurité définies par les articles A322-143, A322-144 et A322-145 dudit code. Cela implique par exemple, le choix scrupuleux du terrain : loin des sentiers de randonnées et des habitations avec un périmètre de sécurité minimum de 250 mètres et l’interdiction du plomb à proximité des cultures et des plans d’eau. Vous devez également souscrire une assurance responsabilité civile en votre qualité d’organisateur et vérifier que chaque tireur est détenteur d’une attestation d’assurance.
Le ball-trap : une passion familiale
Le Nord de la France est beaucoup mieux équipé en stands de ball-trap que notre département. Mélanie Vincent est tireuse de ball-trap mais également, secrétaire de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Isère. Depuis la réforme de la chasse, elle assume à temps plein des missions liées à la tutelle des ACCA : modification administrative et cartographique des territoires de chasse, gestion administrative et accompagnement juridique des ACCA.
« Chez moi, le ball-trap comme la chasse, c’est avant tout, une histoire de famille. J’ai toujours beaucoup aimé le tir, avant même d’avoir l’âge de faire du ball-trap. J’ai commencé par le tir à 10 mètres mais je trouvais que ça manquait un peu d’action. Ce qui me plaît dans cette discipline, c’est la vitesse d’exécution et la technicité. C’est vivant et l’ambiance est super. Ce sport me permet de me vider la tête, de me défouler mais aussi, de me challenger.
« Mon papa ayant toujours fait de la compétition, j’ai participé au Championnat de France dès ma 1ère année de pratique. Cela m’a permis de mieux gérer mon stress. Ayant un esprit compétitif, j’ai eu envie de me mesurer aux autres et ainsi, de progresser. J’ai ainsi remporté plusieurs titres en Championnat de France, en catégorie cadette et junior de 2009 à 2014. Cependant, comme n’importe quel autre sport, cela demande du temps. Et au bout d’un moment, il était difficile de conjuguer tir, études et vie personnelle.
« Oui en effet, je suis inscrite cette année pour le permis. J’ai toujours accompagné à la chasse, mon grand-père, mon père, mon frère et mon conjoint avec Mozart, notre griffon korthal. J’aime beaucoup ça, que ce soit au Tétras, à la plume ou au Chamois. J’aime être dans la nature, j’y trouve du réconfort. Ce qui m’a motivé à passer mon permis : c’est comme au ball-trap, à un moment donné, être spectateur ne suffit plus.
tags: #tir #au #pigeon #definition
