Le Tir aux Pigeons : Une Histoire Riche et Évolutive

Le tir aux pigeons, une activité avec une histoire riche et une évolution notable, a marqué le paysage sportif et social français. Des clubs privés aux compétitions olympiques, ce sport a traversé les époques, s'adaptant aux changements et aux préoccupations de la société.

Origines et Premiers Pas du Tir aux Pigeons

Au début du XXe siècle, le Bois de Boulogne à Paris abritait une institution prisée : le bassin de patinage et le Tir aux Pigeons. La Société pour l’encouragement du tir en France, fondée le 15 juillet 1889, en était le concessionnaire et avait son siège au bassin de patinage. Elle disposait d’un capital social de 170 000 francs. Le concessionnaire devait prendre soin de ces installations, sans les modifier sans autorisation, tout en s’engageant à rénover le pigeonnier et refaire les conduites d’eau. La société organisait un cercle privé, permettant d'organiser des fêtes et de profiter du cadre pour des activités de détente et sportive. En 1865, la Ville concède un terrain situé Pelouse de Madrid à un « Cercle de Patineurs » afin d’y construire deux lacs de faible profondeur pour y pratiquer le patinage dans des conditions de sécurité optimales. Dès 1866, l’association concessionnaire décide d’étendre la gamme de ses activités sportives et crée des installations de tir. Après trente ans, la concession du Cercle des Patineurs est reprise en 1895 par une société sportive, Les Acacias. Les deux grands lacs attirant l’hiver de nombreux patineurs, avec un risque élevé d’accident et de noyade, il apparaît nécessaire de disposer d’un plan d’eau adapté à ce sport. Aussi la Ville concède-t-elle à bail en 1865 un terrain situé Pelouse de Madrid, à un “Cercle des Patineurs’’.

Le Tir aux Pigeons à Issy-les-Moulineaux

Un exemple marquant est le Tir aux pigeons créé fin XIXe-tout début XXe à Issy-les-Moulineaux par la maison Gastinne-Renette, célèbre armurier parisien. La société française baignait alors dans une ambiance de préparation militaire, perceptible dans la presse, à l’école ou dans les sociétés sportives. Le Tir aux pigeons occupait un vaste terrain situé entre la rue d’Erevan (anciennement rue du Plateau) et la rue de l’Egalité. L’entrée donnait sur la rue d’Erevan (aujourd’hui, zone du marché) et les tirs se pratiquaient dans le sens sud-nord (de la rue de l’égalité vers une zone boisée en contrebas, le long du boulevard Rodin). Bien sûr, de hautes palissades en bois protégeaient le voisinage, de plus en plus important avec la vague de construction lancée après la Première Guerre mondiale. La presse donne, dans les pages sportives, les résultats des concours organisés à Issy par les sociétés de tir .

« Tir aux Pigeons. Société Le Biset- Voici les résultats des dernières réunions au stand d'Issy : 1re poule (un pigeon handicap). 1. comte Zamoyski et docteur Doyen, 10 sur 10 ; 2e poule (un pigeon 27 mètres). 1. M. E. Labiche et docteur Doyen, 7 sur 7.«Tir aux pigeons. La Société Le Faisceau (Faisceau des combattants, Faisceau des corporations, Faisceau universitaire) s'est réunie au tir aux pigeons Gastinne-Renette, à Issy-les-Moulineaux. Résultats : Prix 3 pigeons, 25 et 28 m. 1. M. Armengaud, 3 sur 4 ; 2. Ex-aequo, MM. René Gastinne et Serrière, 2 sur 4. Les poules ont été gagnées par MM. Armengaud, E. Lefranc, Rousseau et Serrière.

Jean-Baptiste Merlino, qui habitait rue de la Défense, se rappelle que, malgré la clôture du terrain, les plombs de chasse retombaient au-delà, dans les rues avoisinantes et dans la partie boisée descendant jusqu’au boulevard Rodin. Dans les années 1950, les enfants pénétraient par des ouvertures ménagées dans la palissade et les garçons ramassaient souvent des morceaux de pigeons d’argile et des douilles. Le Tir aux pigeons était un club « chic » et les enfants étaient ravis de voir passer de belles voitures dans le quartier. Quelle surprise pour M Merlino de voir un jour passer Jean Gabin !

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Participation aux Jeux Olympiques

Une compétition fut organisée pendant les Jeux olympiques de Paris en 1900. La série de tirs était interrompue dès que le tireur avait manqué son deuxième pigeon. Près de 300 pigeons furent utilisés pour cette compétition dont les résultats ne sont pas inclus dans la liste officielle des résultats olympiques du CIO. L'historien Andrew Strunk rapporte dans un article l'état du champ de tir à la fin de l'épreuve, dans une vision où « les oiseaux estropiés se tordaient sur le sol, le sang et les plumes tourbillonnaient en l'air et les femmes assises à côté sous leurs ombrelles étaient en pleurs. Avec le temps, le tir se pratique sur pigeons d’argile, notamment aux Jeux olympiques de 1924, qui sont à nouveau organisés à Paris. Les épreuves de tir aux armes de chasse - inscrits pour la dernière fois au programme des J.O. - ont lieu à Versailles (pour le tir sur cerf courant) et à Issy-les-Moulineaux (pour le tir aux pigeons).

La presse se fait l’écho de la préparation de l’équipe de France : « La Fondation nationale de tir aux armes de chasse (25 bis, rue Decamps, Paris-XVI) prie les tireurs français pratiquant le tir sur pigeons d’argile de vouloir bien s'inscrire chez M. Gastinne-Renette, 38, avenue Emmanuel-III, pour prendre part aux trois réunions d'entraînement olympique qui se tiendront au stand d'Issy-les-Moulineaux, les lundi 12 mai et lundi 2 juin 1924, à 14 h. Après ces deux réunions d'entraînement olympique, il sera fait un classement des meilleurs tireurs, pour participer à l'épreuve éliminatoire du lundi 21 juin, à la suite de laquelle sera constituée l'équipe française chargée de représenter la France aux Jeux olympiques dans la compétition sur pigeons d'argile, qui se tiendra à Issy-les-Moulineaux, du 3 au 10 juillet 1924.

Comme vous l’avez deviné, le but est de tuer le maximum de pigeons possible. Le Belge Léon de Lunden l’emporte en éradiquant de la surface du globe pas moins de 21 pigeons. En tout, plus de 300 pigeons mutilés ont trouvé la mort à la fin de la compétition.

Évolution et Transformation du Site

Peu à peu, le site devient un terrain vague où jouent les enfants du quartier, bien qu’il soit interdit d’accès. La construction des premières tours au début des années 1970 fait définitivement disparaître les derniers vestiges du Tir aux pigeons. Le site dit du Tir aux Pigeons est situé dans le bois de Boulogne, entre le parc de Bagatelle et le Jardin d’Acclimatation. En 2007, une nouvelle convention avec la Ligue de Tennis de Paris (LTP) réduit l’emprise de la concession. Cela a permis d’ouvrir 36 000 m² d’espaces verts au public. Cette ouverture a nécessité de dépolluer le site, car les tirs à la grenaille ont laissé des traces. Les lacs ont été curés et les sols décapés. De la terre saine a été apportée. La ville de Paris a récupéré depuis une partie des terrains pour en faire un jardin accessible au public.

Le Tir Aujourd'hui: Club Résident et Activités Diversifiées

Dans le cadre d’une concession donnée par la Ville de Paris à la Ligue de Paris de Tennis (devenue Comité de Tennis de Paris) l'Association Sportive du Cercle du Bois de Boulogne, désormais également appelée "LE TIR", en référence à son histoire est devenue « club résident » du site pour une durée de 30 ans, soit jusqu’en 2037. LE TIR est situé au cœur du Bois de Boulogne à Paris. Ses 6 500 membres, dont plus de la moitié ont moins de 30 ans, sont inscrits au club en grande majorité en famille. Ils y pratiquent en amateur ou en compétition de nombreux sports et activités comme le tennis, la natation, la gymnastique, le bridge et le football. LE TIR est animé par 65 bénévoles et 45 salariés gérant le club au quotidien. Son école omnisports se place aux premiers rangs des écoles françaises de formation au sport. Elle rassemble 650 élèves, de 6 à 18 ans. Elle se renforce régulièrement, axée sur le développement du sport de haut niveau, du sport de loisirs et du sport-santé. Elle se distingue notamment par la place importante qu'elle accorde aux valeurs du sport.

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Clubs Privés Parisiens: Tarifs et Prestations

Les clubs privés parisiens offrent un mélange de gastronomie, bien-être, divertissement et culture.

ClubDroit d'entréeCotisation annuelleDescription
Maison VilleroyOnyx : 1500 €Onyx : 5000 €Hôtel résidentiel cinq étoiles avec appartements, restaurant étoilé, spa, salle de fitness, et accès à des propriétés de luxe.
Yacht Club de FranceNon communiquéVarie selon l'âgeClub historique pour les passionnés de navigation, offrant des régates, des courses, et un réseau international de yachts clubs.
Paris Country Club650 €3595 €Offre une foule d’activités physiques ou culturelles pour toute la famille : salle de sport, piscines, fitness, spa solarium, salle de cinéma, nurserie, activités enfants, restaurants, club de bridge, courts de tennis, accès au golf de Paris à l’hippodrome de Saint-Cloud, hôtel, espace télétravail…
Saint-James Club1500 €1500 € à 5000 €Hôtel particulier Relais & Châteaux avec parc, jardin, terrasse et spa Guerlain. Restaurant réservé aux membres du club au petit déjeuner et déjeuner.
Automobile Club de France10 000 €2400 €Club historique avec bibliothèque, piscine, théâtre, salle de cinéma, bar-lounge, restaurant, salle d’armes.
Soho House Paris525 €2000 €Club pour les créatifs, avec piscine, salle de cabaret, health-club, et espaces de détente.

Évolution du Ball-Trap en France

En France, en 1967, l’Union des Sociétés de Tir a fusionné avec la Fédération Française de Tir aux Armes de Chasse. La Fédération Française de ball-trap naît en 1985, pour la défense et le suivi de la discipline.

Le Tir Sportif Aujourd'hui

Le tir fait partie des sports présents lors des premiers jeux Olympiques, en 1896, avec cinq épreuves : deux compétitions de tir au pistolet, deux de tir au fusil, une de tir au revolver. Sauf en 1928 à Amsterdam, le tir fera toujours partie du programme olympique. Au fur et à mesure des éditions, les épreuves les plus diverses, parfois très surprenantes (tir sur cerf courant, tir sur pigeon vivant, tir au fusil de guerre, etc.), apparaîtront de manière éphémère. Discipline masculine à l'origine, le tir sportif est mixte aux Jeux de 1968 à 1980. Ce n'est qu'en 1984 que des épreuves réservées aux femmes sont instituées. À partir de 1992, les épreuves mixtes sont supprimées. Aux jeux Olympique de Londres, en 2012, le programme olympique comptait quinze épreuves (9 pour les hommes, 5 pour les femmes). Les épreuves de tir se répartissent en deux groupes : les épreuves sur cible fixe pour les armes de poing (carabine et pistolet) ; les épreuves sur cible mobile (plateaux ou pigeons d'argile) pour les armes d'épaule (fosse olympique, double trap et skeet).

L'Entreprise Kratz-Boussac et les Jouets Euréka

L'entreprise Kratz-Boussac, fondée en 1883 à Douville/Andelle, dans l'Eure, exploite les innovations les plus ingénieuses de son temps. Installée en 1904 à Pont-Saint-Pierre (27), Euréka privilégie la fabrication de jouets et devient "les Inventions Nouvelles-Jouets Euréka". Elle produit de 1889 et aux années 1970, des pistolets, fusils, cibles, jeux de fléchettes…. Dès 1922, elle créée des autos à pédales, patinettes, tricycles, rameurs et jeux divers. Déménagement à Paris en 1945, en location-gérance par Sicopal en 1975, reprise en 1977 par un de ses concurrents Normandy-Sport. La marque Euréka est synonyme de jouets emblématiques du début du 20ème siècle. Cet article explore divers modèles de fusils et jouets fabriqués par Euréka, offrant un aperçu de leur histoire et de leur valeur pour les collectionneurs.

Henri Kratz-Boussac : Un industriel engagé

D’une taille svelte, élancée et bien prise, dont la pratique des exercices physiques a éloigné l’embonpoint, M. H. O. Kratz donne à première vue, l’impression de la force et de la vigueur. Sa stature dépasse la moyenne et certes elle en impose ; la distinction et l’allure dégagée de cette silhouette la rendent éminemment sympathique. D’origine allemande, Henri Guillaume Othon Kratz (1859-1940) fonde à Paris en 1883 la Société Les Inventions nouvelles. La même année, il épouse Marie Boussac (1863 - 1884). Il adjoint à son patronyme le nom de sa femme, vraisemblablement pour renforcer son identité française et se prémunir contre toute critique portant sur sa nationalité d’origine. Henri Kratz se donne comme objectif "la mise en valeur et la propagande des inventions nouvelles, utiles, agréables et pratiques".

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À l’origine, la production s’effectue à Eu où sont installés les ateliers de construction, de nickelage et de décolletage. En 1904, désireux de disposer de locaux plus vastes, Kratz-Boussac déménage son usine sur des terrains situés à Pont-Saint-Pierre et à Douville-sur-Andelle, dans le département de l’Eure. En revanche, les bureaux qui gèrent les commandes et les expéditions restent localisés à Paris, 14, rue Martel, dans le dixième arrondissement. La Société Les Inventions nouvelles accroît et diversifie ses activités entre les deux guerres. Henri Kratz décède le 31 mai 1940. Son gendre Albert Guérin lui succède à la tête de l’entreprise. Après 1945, les pénuries de matériel obligent la Société à recentrer ses activités sur les objets en bois. Les changements de goût et la désaffection de l’opinion pour les jouets à tendance guerrière mettent à mal la santé économique de la firme. Après avoir été reprise en location gérance par une filiale des Charbonnages de France, la Société les Inventions Nouvelles Jouets Euréka est rachetée par la Société Normandy-Sport implantée à Tinchebray dans l’Orne.

Élu maire de Douville-sur-Andelle en 1908, Kratz-Boussac est facilement réélu en 1910 et 1912. Mais la guerre éclate en 1914 et rend inconfortable la situation des Allemands ou des Français d’origine allemande qui vivent en France. La presse nationaliste dénonce les espions qui risquent d’annihiler les efforts des combattants. L’écrivain et journaliste Léon Daudet range Kratz-Boussac parmi les "embochés" ou agents de l’ennemi. Il s’étonne qu’un "sujet allemand naturalisé ou non conserve, actuellement une fonction publique en France et y exerce une magistrature"[4]. Dans le canton de Fleury-sur-Andelle, une pétition signée par l’ensemble des maires, collègues et voisins de Kratz exige son renvoi. Vaincu par ce "lynchage médiatique", Kratz envoie le 16 mars 1916 au ministre de l’intérieur sa lettre de démission. Un événement dramatique assombrit encore un peu plus la vie de Kratz. Son fils Maxime, qui s’est volontairement engagé à l’âge de dix-sept ans pour prouver l’attachement de sa famille à la France, est tué en avril 1917. Comme pour effacer le souvenir de ces années marquées du sceau de l’infâmie, la municipalité de Douville, restée fidèle à son ancien maire proclame, le 10 mars 1934, Henri Kratz "bienfaiteur de la commune".

La Petite Presse nous apprend que Kratz-Boussac "prend ses quartiers d’été, chaque année en sa coquette villa Les Tourelles…" qu’il a acquise en 1897[6]. Mme Kratz fait les honneurs de sa résidence tous les mardis "avec une grâce charmante". À cette occasion, le journaliste de La Petite Presse souligne la part importante prise par le Syndicat des Propriétaires dans l’aménagement et l’embellissement de Mers.

Les Carabines à Flèche Euréka

Le premier modèle de carabine à flèche fabriqué par Euréka date de la période 1890/1910. Ce modèle, appelé « Richement nickelé », mesure 63 cm de long. Son canon et son mécanisme épais sont en fonte d’acier, et sa crosse est en hêtre. Il est marqué KB, Paris, Euréka, breveté. Un exemplaire a été trouvé avec sa housse en toile « Kaki » et des lanières en cuir, le cuir représentant les initiales KB et servant de support pour 2 flèches. Un magnifique et robuste jouet à flèche de la deuxième période, à partir de 1901, cette pièce de fonderie en métal nickelé est une vraie réussite. Un autre modèle est le très beau fusil à flèches type LEBEL de la marque Euréka, datant du début des années 1900. Il est en très bel état d’origine, avec une plaque de couche, un faux levier d’armement et un porte-baïonnette. Pour les amateurs, voici un rare modèle Euréka qui vient compléter ma collection : Le fusil à flèche à culasse mobile, modèle LEBEL 1898. L’armement se réalise comme sur le vrai fusil à balle, la culasse mobile se recule à l’aide du levier.

Les Mitrailleuses Euréka

La mitrailleuse terrestre Euréka, avec son petit sac en toile plein de ses balles en acier creux, se trouve dans sa boite d’origine aux décors signés par Poulbot. Elle figure encore au catalogue de 1936. Cet ensemble est très rare, surtout dans cet état exceptionnel. Il existe également une très rare mitrailleuse, modèle antiaérien sur trépied, à 2 canons. Ce jouet date de la 2ème période, après 1901, mais il ne figure pas au catalogue de 1936. Il arbore le logo K.B. En épaisse fonte d’acier, le pontet fait office de queue de détente. Longueur 20 cm. Marquage côté droit « EUREKA », côté gauche « K.B.

Autres Jouets Euréka

Au-delà des fusils et mitrailleuses, la collection Euréka comprend une variété de jouets, notamment des pistolets et carabines modèle n°1, à flèches, à air comprimé, Tromblon, Rex, mitrailleuses en boites, tirs L »Allemand, Guillaume Tell, Aux pigeons, canards, Clown, Aux Ovnis, Ball-Trapp, Hallali n°1, Hallali n°2, jusqu’aux derniers modèles de fusils, carabines pistolets. Un jeu animé intéressant est « La Tranchée Boche », un jouet offert aux enfants pendant la guerre pour tirer sur 4 effigies de têtes de soldats Allemands. Quand l’une d’elles était touchée par une flèche, elle basculait en arrière, les 4 têtes abattues laissant apparaître un petit drapeau tricolore.

Voitures à pédales Euréka

Produit de 1933 à 1936, au nom de code usine EK13, mon modèle TOURISTE est un n°203 livré avec frein à main, ailes enveloppantes et corne d’appel, équipé des l’options pare-chocs nervurés et sujet de bouchon de radiateur « Flèche ailée ». Sa carrosserie est posée sur un châssis composé de 2 longerons en U soudés à un caisson avant et une traverse arrière. Dépourvues de suspension ses roues de 250 sont ici à faces plates. Le radiateur de style Bugatti diffère de celui ses grandes soeurs. Certaines voitures à pédales pouvaient paraitre étranges, modèles issus des assemblages hétéroclites provenant de stocks de pièces d’avant et d’après guerre. L’usine avait perdu sa tête, M. Kratz n’était plus de ce monde, son gendre M. Guérin l’avait remplacé et M. On peut relever depuis cette date et sous la nouvelle Direction technique de M. En 1955 l’usine fabriquera sa dernière TRÈS BELLE VOITURE À PÈDALES, sa dernière biplace, la BIPLACE 55 code EK29, longueur 1,70 m. chef d’oeuvre de M. Mais déjà la demande faiblit et la production s’essouffle avec les modèles ARIANE code EK32, longueur 0,83 m. Avec ici, pour beaucoup, un cadeau de fin d’année, UN SCOOP, la R8 qui figure bien au catalogue de 1960. Mais… Quid de cette voiture à pédales qui ne figure pas dans le livre de M. Grandvoinnet et que je n’ai jamais rencontré ? 7 ans plus tard, en 1967, la caisse qui a été utilisée sur la 300/56 et sur l’ARIANE reçoit une calandre de SIMCA sur le modèle SIMCA 1300 code EK 35 et ce sera hélas « Le chant du cygne », avec, sortie en même temps, la dernière voiture à pédales fabriquée par Euréka jusqu’en 1972, la R-16 code EK36.

Tirs aux Avions Euréka

Les TIRS AUX AVIONS EURÉKA ont vraisemblablement été produits au cours de la deuxième guerre mondiale. D’autant plus étrange que ces 2 jouets au principe de fonctionnement identique, à peu près similaire à celui des tirs aux pigeons, utilisent des représentations d’avions Allemands mais aussi Français ? ? ?

Le Tricycle Euréka

Le tricycle date vraisemblablement du tout début du siècle, en 1904. Je l’ai trouvé sous cette appellation en feuilletant un de mes catalogues, celui de 1924. Elle aurait, vraisemblablement, été diffusée bien avant cette date, au tout début du siècle en 1904, mais je ne possède pas encore un document de cette année précise. Le pédalier, les moyeux de roues sont donc en Zamac, et le cadre, la fourche et le guidon sont en bois de hêtre. Toutes les pièces d’assemblage en métal sont rivetées entre elles au travers du cadre en bois. La transmission est assurée par une chaîne à double rouleaux dite « à pas sauté » et un tissus brut, de couleur kaki, recouvre la selle en tôle.

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