Le Château de Pont-du-Château : Histoire et Évolution d'un Symbole Féodal

Le château de Pont-du-Château, comme beaucoup d'autres forteresses médiévales, est bien plus qu'une simple structure militaire. Il est un symbole du pouvoir féodal, un centre administratif, et la demeure du seigneur. Ces fonctions civiles sont aussi importantes que sa puissance militaire, car le château a connu plus de périodes de paix que de guerre.

L'Évolution des Fortifications au Moyen Âge

Au début du Moyen Âge, une transformation radicale des fortifications a entraîné la nécessité de concevoir des machines nouvelles et plus puissantes. À partir de l’an 1000, les palissades et donjons en bois sont remplacés par des forteresses construites en pierre, offrant une meilleure résistance au feu. Le château fort est bâti en fonction des guerres féodales, opposant le plus souvent des adversaires aux moyens humains et matériels limités.

Pour les nobles, c’est aussi une façon de «marquer» leurs possessions territoriales et de les défendre en cas de besoin. Dans cette optique, il peut servir de refuge sûr, ou de base de départ pour une attaque contre les seigneurs voisins. Cependant, son efficacité est plus aléatoire contre les coalitions féodales et les ligues urbaines capables de mobiliser des moyens plus importants, car conduire un siège est une opération coûteuse et lourde.

Stratégies de Siège et d'Attaque

En raison des fossés, de la topographie du terrain et des tirs des assiégés, atteindre les murs ou le pont-levis du château est une mission difficile pour les attaquants. Pour cette raison, on privilégie souvent le blocus ou la prise du château par la ruse.

Pour mener le siège et investir la place, on construit des terrassements renforcés par des redoutes de terre (monticules de terre). Si le terrain le permet, on met en place des palissades pour empêcher les assiégés de sortir ou des fortins plantés de distance en distance quand le nombre d’hommes est insuffisant, ce qui ne permet pas un blocus rigoureux. Les fantassins jouent un rôle important, ils fournissent les rangs de ceux qui montent aux échelles ou assurent des opérations de terrassement.

Lire aussi: Histoire et développement de l'ETGPR

Armes de Siège : De la Pierre à la Poudre

Certaines armes sont destinées à percer, ébranler ou fendre les murailles. Il s’agit tantôt de simples pics, de barres de fer, tantôt de béliers. Les mêmes effets peuvent être obtenus grâce à des pierres lancées par des engins appelés pierriers, trébuchets ou mangonneaux. Ces machines de jet constituent une véritable artillerie. Leur impact est considérablement amélioré par l’utilisation de contrepoids à partir de 1180-1220. Pour les plus importants, on estime qu’ils pouvaient envoyer jusqu’à 200 mètres une pierre de 100 à 150 kg. Le trébuchet servait également à lancer des produits incendiaires ou à introduire des épidémies en y plaçant des cadavres d’animaux en putréfaction. En 1332, lors du siège du château de Schwanau situé sur le Rhin au sud de Strasbourg, les Strasbourgeois massacrèrent des prisonniers. Cependant, ces machines demandent la mise en œuvre de matériaux spécifiques.

Les machines de jet seront utilisées jusqu’au XVIe siècle, longtemps après l’apparition de l’artillerie à poudre dont l’utilisation s’avère complexe et dangereuse. Le transport, la mise en batterie, le maniement est malcommode, sans parler du coût. Le voyage des canons strasbourgeois pendant l’expédition de 1477 menée contre les chevaliers félons du Bilstein-Urbeis est laborieuse. Le struss (nom donné au canon) est tiré par 18 chevaux, trois chariots transportent 20 gros boulets. Les dangers d’éclatement sont grands et leur efficacité n’est pas à la hauteur des espérances. C’est en 1334, au château de Meersbourg sur le lac de Constance en Allemagne qu’on s’est servi, pour la première fois dans cette partie de l’Europe, de canons au cours d’un siège.

La dernière partie du XVe siècle, le début du XVIe sont riches en avancées techniques. La standardisation de la production, l’introduction des roues, la vitesse des boulets et l’augmentation des distances et de la fréquence de tir les amenèrent à supplanter les machines de jet. Une distinction commence à s’opérer entre arme lourde et arme légère avec l’essor des armes portatives. Des arquebuses au canon rayé très précises apparaissent à la fin du XVe siècle.

Adaptation des Châteaux aux Nouvelles Armes

L’introduction de l’artillerie se traduit par un regain d’intérêt pour les châteaux forts de montagne qui offrent un maximum de sécurité. Leur pente ne facilite pas les manœuvres d’approche et rendent difficile la mise en batterie des canons, dont le tir est à faible distance. Cette amélioration de la défense nécessite des moyens financiers que tous les châtelains n’ont pas. En fonction de l’importance stratégique du site, de la fortune du propriétaire, les aménagements sont plus ou moins importants.

Les murs sont renforcés et on élève en avant de l’ouvrage des murs en général peu épais, inférieurs à un mètre de hauteur et épousant plus ou moins l’enceinte principale. Ces murs portent des noms variés. Les plus souvent usités sont les braies et fausses-braies (Zwingermauern). Les fausses-braies protègent surtout les murailles principales en masquant leur base et/ou en éloignant les adversaires du noyau fortifié. Cet obstacle rend plus difficile les escalades audacieuses de la muraille au cours d’opérations surtout menées de nuit.

Lire aussi: Avis sur le paintball

Les progrès techniques des armes à feu dans la deuxième moitié du XV et au début du XVI e siècle (maniabilité, puissance et tir tendu) nécessitent la construction de tours d’artillerie (rondelle / Rundelle). Rondes, demi cylindriques ou en fer à cheval, elles sont en général trapues, ne dépassant guère le niveau des courtines. En règle générale, les orifices de tir sont suffisamment larges pour pouvoir pousser au maximum la gueule des canons afin de permettre l’évacuation des fumées (certaines sont équipées de cheminées d’évacuation si l’épaisseur du mur le permet, comme au Schoeneck par exemple).

La transformation des archères et arbalétrières en embrasures pour armes à feu est courante dans les châteaux forts d’Alsace (Landsberg, Hohlandsbourg, Ortenbourg). Elles sont agrandies à leur base sous forme d’un trou plus ou moins circulaire en rapport avec le calibre utilisé, tout en laissant une marge pour manœuvrer l’arme.

Armement Médiéval : Épées, Lances, Arcs et Arbalètes

L’épée est l’arme essentielle de l’armement médiéval. C’est l’arme du chevalier par excellence. Sa lame est conçue pour trancher et parer. Cependant, la lance reste la plus répandue, même si ce nom générique recouvre toute une catégorie d’armes diverses dont les chroniqueurs insistent sur le côté tranchant. Elle est de la taille d’un homme et sert pour des actions individuelles avant l’épée et la hache. Ces armes permettent aux fantassins de couper les jarrets des chevaux, de passer entre les plates des armures ou encore de faucher et piquer les cavaliers. Les chevaliers s’en servent aussi.

L’arbalète et l’arc sont des armes particulièrement utiles pour l’attaque et la défense des châteaux forts. L’arbalète, plus précise et plus puissante que l’arc, est une arme aux effets meurtriers mais avec une cadence de tir lente (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Son arc est placé sur un arbrier (fût en bois de l’arbalète qui dispose d’une rainure destinée à recevoir et diriger le trait). Le trait (flèche), appelé aussi carreau, est placé dans une rainure de l’arbrier. Les différents types d’arbalètes se caractérisent par le mécanisme pour bander l’arc. Les premières arbalètes se bandaient à la main à l’aide d’un étrier et d’un crochet attaché à la ceinture.

Évolution des Armures

Les armures ont évolué avec les techniques, notamment celles liées à la métallurgie. Au XIVe siècle, le perfectionnement des armes contribue à la transformation de l’équipement défensif. Pour la tête, le heaume est progressivement abandonné au profit d’un casque à visière. La généralisation des armes à feu les rendit obsolètes. Il est difficile de connaître précisément les armes et amures utilisées pour défendre les châteaux alsaciens. Les paix castrales ne mentionnent que les armes qui peuvent servir à la défense commune et les plus importantes pour repousser un assaut. La cuirasse est un élément de protection personnelle et les épées ou haches ne sont pas citées.

Lire aussi: Paintball à Pont Sainte Maxence

L'Union Sportive et le Vélodrome de Pont-Château

L'histoire de Pont-Château ne se limite pas à son château. En 1899, le Comte Arthur de la Villesboisnet s’intéresse à la jeunesse, aux sports, et plus particulièrement à ces drôles de machines que l’on n’appelle déjà plus des draisiennes, encore un peu des grands bis, mais déjà des vélocipèdes. Le 17 août 1902, la course cycliste Nantes-Pont-Château est remportée par Louis Huby en 02h41.

Inauguration et Premières Années du Vélodrome et Stand de Tir

Le 24 septembre 1905, c’est l’inauguration du vélodrome et du stand de tir. Le Comte Arthur de la Villesboisnet prend toutes les dépenses à sa charge, et veut une fête brillante. Le revêtement de la piste est en terre battue et le record du tour est de 20″80, détenu par Coussau. Aujourd’hui, le record est de 16″32 détenu par Alain Bondue.

En 1927, la 1ère réunion de Pâques sur le vélodrome est organisée. Le Comte Arthur de la Villesboisnet se retire de la présidence et c’est le secrétaire général Emile Ouisse qui lui succède mais la tâche est lourde. En 1934, un terrain de football est acheté à côté du vélodrome et portera le nom de «Stade Emile Ouisse».

Période de Guerre et Reprise des Activités

En 1939, la guerre éclate. Les activités du vélodrome reprennent avec les organisations du week-end de Pâques. C’est en 1954 qu’apparaît le 1er sponsor officiel : les produits transatlantiques. Le commanditeur est Mr Yves Chapelais, le siège de son entreprise est situé dans le centre ville rue St Gildas, aujourd’hui rue Maurice Sambron. Edouard Magré monte une école de piste.

Transmission et Évolution de l'Union Sportive

En 1970, Mme Dufour de Kerdaniel, sœur du fondateur le Comte de la Villesboisnet, accepte de céder la propriété du vélodrome à l’Union Sportive Pontchâtelaine. La première organisation d’un cyclo-cross sur le site de Coët-Rozic a lieu. Pont-Château a le vent en poupe par les résultats de ses coureurs, Alain Gicquiaud, les frères Mahé, Robin, etc., mais aussi, par les organisations où la municipalité collabore de plus en plus.

C’est ainsi que l’athlétisme devient E.S.C.O.44, le tir prend son indépendance, le football fusionne avec la St Martin et rejoignent l’A. O. S. P. Seul, le cyclisme reste sous les couleurs verte et rouge avec ses 138 licenciés, chiffre jamais atteint par le passé : une équipe en série nationale et surtout des jeunes pupilles, benjamins, minimes, cadets, juniors. Pont-Château bat le record de l’heure sur piste, record vieux de 36 ans détenu par Roger Prévost.

Le Stand de Tir de Pont-du-Château

L’histoire du stand de tir à Pont-du-Château est intimement liée à celle du vélodrome local.

Compétitions et Anecdotes

Le samedi matin, les hostilités ont débuté à 9h45, dans une ambiance fraîche mais sans les brumes redoutées. Après les recommandations arbitrales concernant la couverture des boîtes d’amorces, l’interdiction de la poudre en vrac et, chose rare, la vérification des canons des pistolets à silex au cas où quelqu’un aurait utilisé un canon rayé! Il a été raconté qu’ils avaient commis ce forfait lors d’un championnat international officiel mais que les rayures s’arrêtaient un peu avant la bouche du canon pour ne pas être visibles à l’embouchure.

Dans la fraîcheur matinale du parc des volcans, il valait mieux être chaudement habillé pour résister aux basses températures.

tags: #TIR #Pont #du #Château #histoire

Articles populaires: