Introduction
Villeurbanne, ville de la banlieue lyonnaise, est confrontée depuis plusieurs années à une recrudescence de la violence liée au trafic de stupéfiants. L'utilisation d'armes à feu, notamment de fusils à pompe, est devenue une source d'inquiétude majeure pour les habitants et les autorités. Cet article se propose de retracer l'histoire de ces événements, d'analyser les causes et les conséquences de cette violence, et d'examiner les réponses apportées par les pouvoirs publics.
Recrudescence de la violence et du trafic de stupéfiants
La ville de Villeurbanne, comme d'autres villes françaises, est confrontée à une augmentation de la violence liée au trafic de stupéfiants. Cette violence se manifeste notamment par des fusillades, des règlements de compte et des agressions à main armée. L'utilisation d'armes à feu, telles que des fusils à pompe et des kalachnikovs, est devenue une pratique courante dans les milieux criminels.
Un exemple récent de cette violence est la fusillade qui a eu lieu lundi soir dans le quartier du Tonkin à Villeurbanne. Un homme lié au trafic de stupéfiants a été blessé par balle au niveau d'«un point de deal». La victime, un sans domicile fixe d’origine italienne déjà connu des services de police pour usage de stupéfiants et violences, a été blessée par plusieurs tirs. Il a ensuite pris la fuite et s’est précipité blessé dans un bus, avant d’être pris en charge par les pompiers avec plusieurs impacts de balle au niveau du dos et du thorax, et hospitalisé. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, un homme d’une trentaine d’années est mort après avoir été blessé par balle à la tête dans ce même quartier.
Ces événements ne sont pas isolés. Ils s'inscrivent dans un contexte plus large de recrudescence de la violence et du trafic de stupéfiants dans les quartiers populaires. Ces quartiers, souvent marqués par la pauvreté, le chômage et le manque d'opportunités, sont des terrains fertiles pour le développement de l'économie souterraine et de la criminalité.
L'affaire Amar Guellati : un symbole de la violence à Villeurbanne
L'affaire Amar Guellati est un exemple tragique de la violence qui peut frapper les quartiers populaires. Le 13 décembre 2009, Amar, un jeune homme de 19 ans, a été tué par des tirs de kalachnikov et de fusil à pompe alors qu'il se trouvait dans un bar-tabac du quartier de Mermoz, à Lyon, séparé de Bron par le boulevard Pinel.
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Ce jour-là, Amar avait prévu d’aller voir le match de l’OL contre Bordeaux avec un copain. « Il est parti vers 16 h 30, pour recharger son téléphone au tabac et acheter de quoi grignoter à la boulangerie. Et on ne l’a plus revu. » Une heure plus tard, Mohamed, le père d'Amar, reçoit un appel d’un ami affolé : « Va devant le tabac ! Il y a quelqu’un qui a tiré sur ton fils. » Le père lui répond que ce n’est pas possible. « J’avais l’impression qu’Amar venait de quitter le salon. » Il se précipite dans l’escalier, remonte la rue Albert-Morel et tourne à droite pour rejoindre la place Latarjet. Il s’immobilise en voyant les pompiers et les policiers. « Amar était étendu par terre à l’intérieur du bar-tabac. On ne m’a pas laissé approcher de lui. »
La mort d'Amar a suscité une vive émotion dans le quartier de Mermoz. Les habitants, privés de procès en raison d'un huis clos, ne parviennent pas à expliquer la sauvagerie de ce 13 décembre. « On veut connaître toute l’histoire, savoir ce qui s’est passé », lâche un jeune. « Quelqu’un est mort, a été tué avec des armes de guerre. Ç’aurait pu être n’importe qui. C’est choquant. »
Amar était décrit comme le « petit nounours du quartier », un jeune homme qui aimait le foot et le rugby. Sa mort a laissé un vide immense dans sa famille et dans son quartier.
Les réponses des pouvoirs publics
Face à la recrudescence de la violence et du trafic de stupéfiants, les pouvoirs publics ont mis en place différentes mesures. Ces mesures comprennent notamment :
- Le renforcement des effectifs de police et de gendarmerie dans les quartiers sensibles.
- La mise en place d'opérations de police régulières pour démanteler les réseaux de trafic de stupéfiants.
- Le développement de programmes de prévention de la délinquance et de réinsertion sociale.
- L'amélioration de la coopération entre les différents acteurs de la sécurité (police, justice, collectivités territoriales).
Olivier Di Lullo, ancien policier de la Brigade anti-criminalité (Bac) de Lyon, a participé à de nombreuses interventions dans les quartiers sensibles de Lyon et Villeurbanne. Il se souvient notamment des « premiers blacks blocks qui nous attendaient au McDonald’s de la Guillotière en manifestation dans les années 2000 » et de « l’époque des casses à la voiture bélier ».
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Il raconte également une affaire où il a participé à l'arrestation d'un baron de la drogue et du trafic de cocaïne à Lyon. « Un gars en Maserati fait un sens interdit. Il est au feu, remonte sa vitre… et prend Stalingrad à 200 km/h et craque tous les feux rouges. On fait des recherches et on l’identifie. » La sûreté départementale le connaît bien. C’est alors l’un des gros vendeurs de cocaïne à Lyon.
Trois semaines plus tard, Olivier le croise en ville « avec une nana en sortie de boite de nuit ». Il donne les clés de sa voiture à la femme qui l’accompagne. Cette fois-ci, il ne va pas fuir à 200 km/h. « Quand on fait le contrôle, il vide ses poches et je vois que sur le permis de conduire, ce n’est pas sa photo, ni son nom mais celui de son beau-frère. Quand on a passé le numéro du document, il était volé à Vitrol. Finalement, il a pris quatre ans ferme. »
Ces interventions montrent l'engagement des forces de l'ordre dans la lutte contre la criminalité à Villeurbanne. Cependant, malgré ces efforts, la violence et le trafic de stupéfiants persistent.
Les causes profondes de la violence
Pour comprendre la violence à Villeurbanne, il est essentiel d'analyser les causes profondes de ce phénomène. Parmi ces causes, on peut citer :
- La pauvreté et le chômage : le manque d'opportunités économiques et sociales favorise le développement de l'économie souterraine et de la criminalité.
- Le communautarisme et le repli sur soi : le rejet de l'universalisme et du collectivisme conduit à un effondrement de la vie sociale et à une fragmentation de la société. Les origines ethniques sont essentielles ici, puisqu’on est dans une démarche clanique - patriarcale pour l’affrontement. C’est exemplaire de la pétrification de la société dans le relativisme et de l’individualisme, et de son implosion en même temps.
- Le trafic de stupéfiants : le commerce de la drogue est une source de revenus importante pour les réseaux criminels, qui n'hésitent pas à recourir à la violence pour protéger leurs intérêts.
- La prolifération des armes à feu : la circulation illégale d'armes à feu facilite le recours à la violence et alimente le sentiment d'insécurité.
Comme l'a souligné un militant de gauche, « le capitalisme produit le cannibalisme social ». La population française, gavée par le capitalisme en général et en particulier entre 1989 et 2020, commence à le découvrir. Pour lutter contre la violence, il est donc nécessaire de promouvoir un Nouvel Ordre, fondé sur le Socialisme, le collectivisme et l'universalisme.
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