Une arme à feu portative est définie comme une arme à feu courte conçue pour être tenue et utilisée d'une seule main. Le terme générique "arme à feu portative" englobe toutes les armes à feu qui peuvent être transportées par une personne. Cet article explore l'évolution historique des armes à feu portatives et examine la définition spécifique du pistolet.
Évolution historique des armes à feu portatives
L'histoire des armes à feu portatives est marquée par une série d'innovations et de perfectionnements qui ont conduit aux armes modernes que nous connaissons aujourd'hui.
Les débuts de l'arme à feu
L'histoire de l'arme à feu commence au VIIe siècle avec le feu grégeois, un mélange visqueux de poix, de naphte et de soufre qui, une fois enflammé, était projeté sur l'ennemi. Au VIIIe siècle, les Chinois inventent la poudre noire, un mélange de salpêtre, de soufre et de charbon de bois.
Vers 1150-1200, les Arabes adoptent la poudre noire et développent le "Madfaa", un canon rudimentaire à main qui propulse une flèche à courte distance. En Europe, vers 1280, la poudre est redécouverte et des pots de fer à « traire garrot » sont créés pour propulser de grosses flèches appelées « Garrots ». En 1324, une bombarde est utilisée en France pour attaquer la ville de la Réole.
L'Hacquebute et ses évolutions
Vers 1370, l’hacquebute, littéralement « canon à croc », apparaît. Cette arme est conçue pour être utilisée en crochetant un mur ou une palissade pour absorber le recul. Elle est composée d'un long fût de bois et d'un canon de fer de courte dimension. L'allumage se fait à l'aide d'un boutefeu à mèche.
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A partir de cette époque, les balles rondes en plomb sont enveloppées dans un petit carré de tissu graissé appelé « Canepin » pour les caler. Vers 1450 apparaissent les « gargousses », ancêtres de la cartouche, et les « apôtres », en bois, vers 1480.
Le Ribaudequin, ou Orgue, est une arme constituée de plusieurs petits canons alignés côte à côte et montés sur un affût mobile. La mise à feu est faite par une traînée de poudre.
Le Pétard et l'Arquebuse
Le « Pétard », décrit depuis le 13ème siècle, est une bombe remplie de poudre noire utilisée pour faire sauter des portes ou des palissades. Vers 1460, l’arquebuse, ancêtre des carabines, mousquets et fusils, apparaît. La mise à feu est faite par un « serpentin » en fer tenant une mèche.
Vers 1510-15, la platine à « rouet » permet un allumage sans mèche, grâce à une roue rainurée qui frotte sur une pyrite de fer. L’arquebuse restera le plus souvent à allumage à mèche pour les usages militaires.
Innovations et évolutions techniques
En 1520, l’arquebuse à canon rayé (rainuré) hélicoïdalement est inventée, améliorant la précision de l'arme par stabilisation gyroscopique de la balle. Le nom « carabine » provient d’un corps de gardes à cheval équipés d’une arquebuse à canon rayé.
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Le mousquet, une arquebuse rallongée et de plus gros calibre, est créé pour le tir de guerre sur plusieurs rangs. Le nom « mousquet » provient de l’italien « moschetto », issu du latin « musca », la mouche, à cause de la balle.
Vers 1520, le pistolet, une forme très réduite de l’arquebuse à rouet, apparaît. Le pistolet est rendu possible grâce à la platine à rouet, qui permet de le porter dans des fontes fixées à la selle du cheval.
Vers 1560, le système primitif de platine est d’origine hollandaise. Puis vint la platine dite à « Miquelet » inventée vers 1600 en Espagne. En 1703, Louis XIV généralise la platine à silex à la française sur les mousquets.
Standardisation et évolution vers le fusil moderne
En 1728-40, la cartouche de guerre en papier est généralisée en France. En 1763, la crosse du fusil réglementaire français est modifiée en crosse droite. En 1777, le dernier modèle de fusil de guerre à platine à silex, le 1822, est créé.
En 1808, Alexandre John Forsyth conçoit la première platine à percussion par chien, utilisant le fulminate de mercure.
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Données balistiques et performances des armes anciennes
La portée d’environ 600 mètres surpasse en distance les plus puissantes machines de guerre à contrepoids de l’époque. Mis au point vers 1630, le fusil à platine de silex restera en service pendant près de deux siècles. Le fusil à piston anglais (1831) et le fusil à capsule français (1840) utilisent une amorce au fulminate de mercure. Le fusil à aiguille Dreyse (1841) et le fusil Chassepot (1866) représentent un perfectionnement essentiel. Le fusil Gras (1874) préfigure le fusil Lebel (1886) qui rend possible le tir à répétition. Il est remplacé en 1936 par le MAS 36, puis après 1951 par le FSA 49-56. Les fusils d'assaut ont un calibre 5,56.
Définition du pistolet
Le pistolet est une arme à feu portative, à canon court, qui se tient d'une seule main. Il existe différents types de pistolets, notamment :
- Pistolet d'arçon: Arme de gros calibre que les cavaliers plaçaient à l'arçon de la selle.
- Pistolet à barillet: Synonyme de revolver.
- Pistolet(-)mitrailleur (P. M.): Arme automatique individuelle se tenant des deux mains, pouvant effectuer des tirs en rafales et qui est utilisée dans les combats rapprochés (synonyme : mitraillette).
Le terme "pistolet" peut également être utilisé de manière figurative pour désigner une personne bizarre ou peu recommandable. Par analogie de forme, il peut aussi désigner un petit pain rond (en Belgique), un urinal pour malade alité, ou un instrument de tracé en dessin. Enfin, il peut désigner un appareil permettant de projeter différentes matières, comme un pistolet pulvérisateur.
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