L'Armurerie Cornet à Bruxelles : Histoire, Armes et Discussions Actuelles

L'armurerie Cornet, située à Bruxelles, est une institution bien connue dans le monde des armes à feu en Belgique. Cet article se penche sur l'histoire de cet armurier, son influence sur le paysage armurier belge, et les discussions contemporaines qui l'entourent, notamment en ce qui concerne les armes full-auto et semi-auto.

Gaspard Chapeau(x) : Un Armurier et Militant Belge du XIXe Siècle

Né en Belgique en 1834, Gaspard Chapeau(x) était un ouvrier mécanicien, communard et militant de l’Association internationale des travailleurs (AIT) à Bruxelles et dans le bassin du Centre (province de Hainaut). Son engagement politique et son métier d'armurier se sont entrelacés à une époque de grands bouleversements sociaux et industriels.

L'Engagement Politique et Professionnel de Chapeau(x)

Gaspard Chapeau(x) figure à la douzième place dans la liste d’adhésion à l’Association internationale des travailleurs (AIT) à Bruxelles. Il y milite avant de gagner Paris, puis le Centre. Lorsque éclate la Commune, Gaspard Chapeau(x) travaille à Paris, sous la responsabilité de l’armurier liégeois, Émile Delchef, dans un atelier devenu coopératif, l’Atelier métallurgique, dans le 11e arrondissement. Dans cet atelier, il se consacre à la fabrication, la révision et la réparation d’armes légères.

Représentation de l'AIT et Controverses

Militant de l’Internationale dans le bassin du Centre en 1873-1874, Gaspard Chapeau(x) représente ce bassin à divers congrès de l’AIT : au Congrès de Jumet-Gohyssart (aujourd’hui commune de Charleroi, pr. Hainaut, arr. Charleroi) le 2 juin 1873 comme représentant des tourneurs, au Congrès fédéral, à celui d’Anvers (Antwerpen, pr. et arr. À Anvers, Gaspard Chapeau se prononce en faveur de l’envoi d’un permanent à Charleroi.

À Bruxelles, il propose que le congrès suivant se tienne à Baume (5-6 avril 1874), hameau de Haine-Saint-Pierre (bassin du Centre, aujourd’hui commune de La Louvière, pr. Hainaut, arr. Soignies - aujourd’hui arr. La Louvière), voué aux ateliers métallurgiques. Il s’y oppose aux grèves partielles, onéreuses : « Elles ne peuvent avoir lieu que lorsqu’il y a impossibilité de les éviter ». Lors d’une réunion de l’AIT à Bruxelles, le 23 août 1874, Jean Pira explique que Gaspard Chapeau(x) est exclu de la Fédération du Centre pour détournements.

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Gaspard Chapeau(x) est effectivement exclu par la Fédération du Centre le 19 juillet 1874, exclusion confirmée par le Congrès national de Gand des 15 et 16 août 1874. Il aurait été l’auteur de malversations à la coopérative de consommation, créée par La Solidarité de Fayt, malversations qui entraînent sa disparition.

Chapeau(x) est également accusé de s’en être pris à L’Internationale et au Mirabeau en soutenant la création de L’Ami du Peuple, puis d’avoir tenté d’en prendre le contrôle. Le nom de Gaspard Chapeau(x) est associé à ceux de Vannès, Warnotte et Wauters. Dans Le Mirabeau du 26 avril 1874, Chapeau(x) avait fait l’éloge de « l’association, qui, seule avec la solidarité pour base, peut faire retourner à la collectivité ce que possède l’individualité, aussi bien l’instruction que les instruments de travail.

L'Armurerie Cornet Aujourd'hui

L'armurerie Cornet à Bruxelles est toujours en activité aujourd'hui. Sur la gauche, vous verrez une pancarte Cornet. Prendre l'ascenceur (ou l'escalier comme moi) jusqu'au 3ème.

Les discussions sur les forums d'armes à feu révèlent que le site web de l'armurerie n'est pas toujours à jour, mais que la boutique elle-même reste une source d'intérêt pour les passionnés. Les collectionneurs et les amateurs d'armes s'intéressent à son histoire, à son stock et à sa réputation.

Les Armes Full-Auto et la Législation Belge

Seuls les détenteurs d'un agrément de collectionneur peuvent acheter des armes full-auto en rapport avec le thème de leur collection. Pour le reste, c'est prohibé. Cette restriction est un point central des discussions sur les forums, où les collectionneurs expriment leur point de vue sur la possession et l'utilisation de ces armes.

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La Perspective des Collectionneurs

Un collectionneur veut les armes telles qu'elles ont été conçues, sans aucune modification. Un PM en semi-auto est une vaste blague. Un PM est justement une arme conçue pour le full-auto. Pour les collectionneurs, l'authenticité et l'état d'origine des armes sont primordiaux. Modifier une arme, même pour la rendre légale, diminue considérablement sa valeur et son intérêt historique.

Restrictions Légales et Tir

Le tir en Full est totalement prohibé. Il n'est donc jamais possible de tirer en Full. Il est possible de tirer en semi une fois l'an suite à des modifications ou suite à l'entretien de l'arme collectionnée. Cette restriction frustre certains collectionneurs, qui aimeraient pouvoir utiliser leurs armes dans leur configuration d'origine, mais elle est acceptée comme une contrainte légale.

La Collection d'Armes: Plus qu'un Simple Hobby

La collection d'armes est un domaine qui passionne de nombreuses personnes. Il y a une grande intérêt historique, ce qui explique qu'il ne peut y avoir d'incohérences (style optique ou organe de visée ilogique sur l'arme) ou que la dotation militaire ou policière est un vecteur de la plus haute importance.

L'Importance de l'Histoire et de l'Authenticité

De plus l'histoire de l'arme qui est intégrée dans les collections est aussi très importante. Il est crucial de savoir où et quand elle a été fabriquée. Quel marquage et quelle identification du contrôleur de celle-ci se retrouve sur les différents éléments de l'arme. L'état de l'arme doit être le plus parfait possible et certains sont pointilleux voir tatillon. Les collectionneurs recherchent des armes en parfait état, avec tous leurs marquages d'origine et leur histoire documentée.

Diversité des Armes Disponibles

Chez Cornet, il y a du stock sympa, Mauser sniper (différentes lunettes dispo), Lee-enfield et tout un magnifique lot de usm1. La disponibilité de ces armes attire de nombreux collectionneurs et amateurs.

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Le Fusil Ross : Un Exemple d'Arme Canadienne

Le fusil Ross est canadien et a de l'allure. C'est très original comme lunette ! Jamais vu. Ce fusil est un exemple d'arme historique qui suscite l'intérêt des collectionneurs.

Anecdotes et Littérature

Un détail (anecdotique) sur le fusil Ross: c'est l'arme de Charlie Chaplin dans "Charlot Soldat" ("Shoudler Arm"). Tout simplement parce que disponible. Les stocks sont revendus par le Canada. Et se retrouvent, on ne sais comment, à Holywood, Californie. J'en ai vu en vente, sur eGun, cher… Arme intéressante. Qui n'a pas eu de postérité.

Il fut un temps avant l'avènement de l'EURO ou l'armurerie CORNET de Bruxelles en vendait. L'armurerie de Boulogne/Mer en a acheté à l'époque à Daniel Cornet pour les revendre …..plus cher.

Voici un peu de littérature canadienne à ce sujet… Le titre de l'ouvrage est assez évocateur quant à la fiabilité de ce fusil, au demeurant superbe. Pour ceux qui aiment les marquages du Commonwealth, c'est un régal.

Pour rester dans la littérature, le fusil Ross est l'un des "protagonistes" du superbe roman de Joseph Boyden que j'ai découvert l'été dernier, "Three-day road" ou "Le chemin des âmes" en français, où il équipe les deux héros en version sniper pendant la 1ère Guerre mondiale.

Le Mosin-Nagant: Une Arme Historique

Le Mosin-Nagant est une arme qui procure de belles sensations, notamment au niveau de l'épaule. Il offre des possibilités infinies de "tuning".

Évolution et Production de Masse

L'année 1941 marque une année de transition car c'est cette année là que les Russes ont dût commencer à accélérer la production de leur armement du fait qu'une certaine Allemagne ait rompue leur pacte de non agression avec eux. Cela peu se voir notamment sur la finition un peu plus grossière des usinages mais les qualités de tir n'en sont pour le moins inchangées.

C'est vraiment sur 1942/43 que les modèles sont moins travaillés sur le plan esthétique. Production de masse oblige il s'est produit exactement la même chose dans le camps adverse… C'est aussi la dernière année que les arsenaux utilisèrent le laiton comme garniture pour leurs garde-mains.

Lee Enfield (SMLE, Mk1, N°4, etc…)

Les Lee Enfield (SMLE, Mk1, N°4, etc…) ce sont des fusils très précis, très bien conçus mais dont tout ceci à un coût. C'est pour ça que l'on en croise pas énormément, le prix de base pour un N4 en état moyen étant déjà de plus de 600€.

Collections d'Armures et Histoire Militaire Belge

Depuis 1847, la Porte de Hal abrite les collections d'armures de l'État belge. La Porte de Hal se trouvait à cheval sur l'ancienne route de Bruxelles à Hal, d'où la dénomination qu'elle a conservée. Après avoir contribué à la défense de Bruxelles, la Porte de Hal servit, successivement, de grenier à blé, de geôle pour les prisonniers de guerre et, à partir de 1759, de prison pour les condamnés de droit commun.

Les Ducs de Brabant et les Armureries Royales

Les ducs de Brabant, comme tous les seigneurs du Moyen-Âge, eurent sans doute leur « almérie » où se conservaient non seulement les armes de guerre et de tournoi à leur usage, mais aussi celles de leurs devanciers, gardées à titre de souvenir, aussi bien que celles de leurs ennemis, précieux trophées de victoire. En 1785, l'abbé Mann décrit l'ancien arsenal, alors établi rue de la Paille, dans l'ancien couvent des Jésuites, et mentionne : « Les armes de parade de Charles V et l'équipage de « son cheval de bataille ; L'épée d'apparat dont il se servait lors« qu'il créait des chevaliers de la Toison d'or ; le grand étendard « de France pris à la bataille de Pavie ; les trois banderolles que , « Charles V fit porter devant lui pendant qu'il faisait la guerre « aux Maures d'Afrique ; les armes du cacique Montezuma. »

En 1682, le R. P. Claude du Molinet rapporte « qu'on lui fit voir, dans un grand logis qui était ( devant le château près des écuries, une galerie d'environ quinze « toises de longueur qui était un cabinet d'armes antiques de « toutes sortes dans de grandes armoires. »

Dispersion et Reconstruction des Collections

Les événements militaires qui marquèrent la fin du 18ème siècle amenèrent la dispersion complète, sinon la destruction, des collections de l'arsenal royal. Lorsque les Autrichiens, après leur défaite de Fleurus, durent abandonner les Pays-Bas, ils évacuèrent sur la citadelle de Wurzbourg les archives et les objets d'art les plus précieux que renfermât le palais de Bruxelles (juin 1794).

Fabrication d’Armes en Flandre et en Wallonie

Les armes de facture ordinaire sont évoquées dans C. Warnkoenig-Gheldolf, Histoire de la Flandre…, t. II, pp. 447 et 449. Nombreuses allusions aux métiers brugeois des fourbisseurs, des faiseurs d’arcs et des armuriers dans : ibid., t. IV, pp. 83-84 (liste des métiers, du XIIIe siècle) ; J. DE Saint-Genois, Sceaux des métiers de Bruges, pp. 405, 408 ; J. F. Verbruggen, Het gemeenteleger van Brugge, pp. 78-79, 170-171, 212-213 ; J. de Saint-Genois, Inventaire analytique des chartes des comtes de Flandre…, pp.

Les mentions de fabricants d’armes lillois sont très nombreuses, particulièrement entre le troisième quart du XIVe siècle et la fin du XVe. C’est surtout le cas des artilleurs, auxquels les ducs de Bourgogne ont constamment recours. Un « armoyeur » de Lille travaille pour le compte de Flandre en 1374-1375.

Exposition Universelle de Paris en 1855

Lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1855, la Belgique a été reconnue pour la qualité de ses armes, ses draps et ses dentelles. Bruxelles et Ypres ont notamment obtenu de grandes médailles d'honneur.

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