L'introduction de l'arme à feu a marqué un tournant décisif dans l'histoire de la guerre et, par conséquent, dans la conception des fortifications. Cet article explore la définition et l'impact des armes à feu sur les structures défensives médiévales, en s'appuyant sur un lexique détaillé des éléments architecturaux associés.
L'Archère et son Évolution vers la Canonnière
L'archère, une embrasure verticale à ébrasement intérieur, est une ouverture pratiquée dans un mur à des fins défensives, principalement pour le tir à l'arbalète. L'arbalète, plus puissante et plus sûre que l'arc, était privilégiée. L'archère cruciforme, quant à elle, pouvait servir de viseur à l'archer. Avec l'arrivée des armes à feu, l'archère a évolué vers la canonnière, une meurtrière adaptée à l'usage d'armes à feu de petit calibre, avec une embrasure de tir horizontale à ébrasement extérieur. La canonnière représente un type transitoire de meurtrière, résultant de la transformation d'une archère pour s'adapter aux nouvelles technologies militaires.
Terminologie Associée aux Structures Défensives
Un vocabulaire spécifique est associé aux structures défensives médiévales, reflétant la complexité et l'ingéniosité des fortifications de l'époque. Voici quelques termes essentiels :
- Assommoir : Ouverture percée au-dessus d'une porte ou d'un passage, destinée à laisser tomber des projectiles sur un assaillant.
- Barbacane : Petit ensemble défensif en avancée du pont-levis d'un château fort, permettant de masser des troupes à couvert en avant du château.
- Basse-cour : Espace situé à l'intérieur de l'enceinte d'un château-fort et situé en contrebas du donjon seigneurial, généralement construit sur une motte plus élevée.
- Bastion : Ouvrage bas fortifié, à l'origine hémicylindrique et ouvert à la gorge, adapté au tir horizontal des canons.
- Beffroi : Tour facile à déplacer, en bois, plus haute que les remparts afin de pouvoir tirer à l'intérieur de l'enceinte.
- Bélier : Instrument d'attaque roulant, composé d'un madrier de bois porté à bras ou suspendu à des bâtis mobiles, afin de détruire portes et murailles.
- Berme (voir lice) : Espace situé entre le pied d'un rempart et l'escarpe du fossé afin d'arrêter les terres et pierres provenant de l'éboulement du rempart.
- Bossage : Saillies en pierres ménagées sur un mur ; il engendre un jeu d'ombres et de lumière renforçant en apparence la maçonnerie d'une tour ou d'une courtine.
- Boulin : Trou percé dans un mur et destiné à recevoir l'extrémité d'une poutre ; la poutre elle-même.
- Bretèche : Petit ouvrage défensif en saillie dont le mur extérieur repose sur des consoles.
- Canonnière : Embrasure percée pour accueillir le canon d'une arme à feu (voir archère).
- Cantonné : Se dit d'une construction, d'une colonne, d'un pilier, d'un meuble, dont les angles sont relevés d'une tourelle, d'une colonnette, d'une ornementation.
- Caponnière : Ouvrage bas flanquant l'intérieur d'un fossé et servant à la défense au moyen de tirs d'artillerie.
- Casemate : Chemin de ronde souterrain.
- Cavalier : Terrasse ménagée au sommet d'une tour de défense pour le tir au canon (à partir du 15ème siècle).
- Châtelet : Entrée du château à vocation défensive et ostentatoire.
- Chemise : Enceinte basse maçonnée enveloppant à faible distance la base d'une tour, souvent le donjon pour renforcer sa protection.
- Chicane : Couloir en ziggaz destiné à filtrer et ralentir les mouvements de l'assaillant.
- Commander : Un ouvrage en commande un autre quand il le domine de façon à le surveiller, le défendre.
- Console : Ensemble de corbeaux supportant des mâchicoulis ou un chemin de ronde.
- Contrefort : Massif de maçonnerie élevé en saillie contre un mur ou un support pour l'épauler.
- Contrescarpe : Paroi d'un fossé du côté de l'assaillant.
- Corbeau : Pierre ou pièces de bois en saillie, servant de support pour des planchers, des parapets…
- Corps de place : Enceinte principale d'une place forte.
- Courtine : Mur compris entre deux tours ou deux bastions.
- Coussiège : Siège en pierre pris dans le mur et placé dans l'embrasure d'une fenêtre.
- Créneau : Partie ouverte d'un parapet au-dessus d'un rempart ou d'une tour.
- Cul de lampe : Ouvrage décoratif composé de pierres posées en surplomb pour supporter la retombée d'arcs ou de nervures.
- Donjon : Grosse tour forte d'un château médiéval.
- Douves : Large fossé rempli d'eau entourant une demeure.
- Ebrasement : Dans la partie intérieure d'une baie, ce sont les côtés obliques du mur.
- Echauguette : Petit ouvrage en surplomb de forme circulaire, à l'angle d'une fortification.
- Embrasure : Ouverture pratiquée dans l'épaisseur d'un mur destinée à recevoir une fenêtre, une archère, une porte…
- Encorbellement : Construction établie en porte-à-faux sur un étage en retrait et supportée par des consoles ou des corbeaux.
- Escalier droit : Escalier se déroulant dans un même axe et composée d'une ou plusieurs volées.
- Escalier rampant : Escalier placé dans l'épaisseur d'un mur circulaire dont l'axe forme une courbe.
- Escalier à vis : Escalier tournant autour d'un axe appelé noyau et formé de marches triangulaires.
- Escarpe : Paroi d'un fossé du côté de l'enceinte.
- Fenêtre à meneau : Le meneau est un montant fixe qui divise une fenêtre en compartiments.
- Flanquer : On dit d'un ouvrage qu'il est "flanqué" quand il est entouré d'autres ouvrages.
- Flèche : Bras de levage d'un pont-levis.
- Fort : Place forte venant renforcer le système de défense d'un ouvrage militaire, d'une ville, d'une frontière…
- Forteresse : Place forte à vocation purement militaire.
- Galerie : A l’époque médiévale, le terme galerie désigne tout espace annexe sans destination précise à part celle de circulation ou de délassement qui ont une place très forte dans la vie castrale.
- Gargouille : Conduit saillant, souvent orné d'une figure de fantaisie, adapté à une gouttière ou un chéneau et qui déverse les eaux de pluie à distance du mur.
- Guette : Tourelle construite au sommet de la plus haute des tours afin de surveiller les alentours.
- Herse : Grille de fermeture d'une porte glissant dans des rainures verticales, manoeuvrée au moyen d'un treuil ou d'un contrepoids.
- Hourd : Coursière en bois construite en surplomb d'une courtine, d'une tour ou d'une enceinte.
- Huchette : Sorte de volet pivotant sur l’axe horizontal supérieur, obturant une meurtrière ou un créneau.
- Latrines : Toilettes médiévales se situant soit en encorbellement au dessus des fossés, soit dans les murs et raccordées par des conduits à une fosse.
- Lice : Espace compris entre une enceinte et un fossé ou entre deux enceintes où se jouaient les tournois.
- Loup (ou louve) : Crochet à deux pinces destiné à saisir le madrier du bélier et de le retourner contre l’attaquant.
- Mâchicoulis : Coursière en pierre de construction et à la fonction identiques à celles des hourds.
- Mantelet : Bâti roulant fait de planches de bois recouvertes de peaux fraîches destinées à le protéger du feu et qui servait à protéger les attaquants des tirs des assiégés.
- Merlon : Partie maçonnée située entre deux créneaux.
- Meurtrière : Voir "archère".
- Mine : Couloir souterrain creusé par l'attaquant afin d'atteindre la base de la muraille.
- Place forte : Lieu indépendant (ville, forteresse…) entouré de fortifications
- Poivrière : Toiture à forme conique.
- Pont dormant : Ouvrage fixe en bois permettant de franchir un fossé.
- Pont-Levis : Constante du château fort, il permettait d'interrompre le passage au droit d'un fossé.
- Poterne : Porte dérobée percée dans la muraille d'une fortication et donnant souvent sur le fossé.
- Sape : Ensemble des travaux souterrains destinés à miner la muraille de l'assiégé.
- Tablier : Plancher du pont-levis.
- Talus (ou glacis) : Base inclinée des murs d’une fortification servant à entraver les approches ou l’échelade et permettant aux projectiles lancés du haut des remparts, hourds ou machicoulis de rebondir et d’atteindre l’assaillant.
- Tir : On distingue plusieurs type de tir selon l’angle et la direction.
- Tour : Ouvrage saillant sur les courtines, à plan carré ou circulaire, et formant un flanquement suffisant avant l'emploi des armes à feu.
- Vantail : Tout panneau mobile destiné à fermer une ouverture.
- Volée : Ensemble des marches comprises entre deux paliers.
Impact des Armes à Feu sur l'Architecture Castrale
L'avènement des armes à feu a profondément modifié la conception des châteaux forts. Les murs épais et hauts, conçus pour résister aux armes de siège traditionnelles, se sont révélés vulnérables aux boulets de canon. Plusieurs adaptations ont été mises en œuvre :
- Bastions : L'introduction des bastions, ouvrages massifs placés en saillie contre les courtines, a permis d'améliorer le tir croisé et de mieux défendre les murailles contre les tirs d'artillerie.
- Talus et glacis : Les talus et glacis, bases inclinées des murs, ont été conçus pour entraver les approches ennemies et permettre aux projectiles de rebondir sur les assaillants.
- Chemises et manteaux : Des enceintes basses maçonnées, appelées chemises ou manteaux, ont été ajoutées pour renforcer la base des tours et des donjons.
- Adaptation des ouvertures de tir : Les archères traditionnelles ont été progressivement remplacées par des canonnières, adaptées aux armes à feu.
Le "Coup" : Un Terme Polyvalent
Le terme "coup" possède une richesse sémantique considérable en français, allant bien au-delà de sa simple définition d'impression physique. Il englobe une variété de concepts, d'actions et d'événements, tant concrets qu'abstraits.
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Impact physique et ses dérivés
Dans son sens premier, un coup désigne l'impression qu'un corps fait sur un autre en le frappant, le perçant ou le divisant. On distingue ainsi différents types de coups :
- Grand coup, petit coup, coup rude, coup léger, coup pesant : pour qualifier l'intensité de l'impact.
- Coup de poing, coup de pied, coup de coude : selon la partie du corps utilisée pour frapper.
- Coup de cognée, coup de hache, coup de marteau, coup de pierre, coup d’épée, coup de sabre, coup de poignard, coup de lance, coup de pique, coup de flèche, coup de hallebarde : en fonction de l'outil ou de l'arme utilisée.
- Coup de fusil, coup de mousquet, coup de pistolet, coup de canon : liés à l'utilisation d'armes à feu.
- Coup de bec, coup de dent, coup de griffe, coup de patte : pour les animaux.
- Coup de bâton, coup de gaule, coup d’éperon, coup de fouet, coup de barre, coup de rasoir, coup de lancette, coup de bistouri, coup de fleuret, coup d’estramaçon, coup de pointe : dans des contextes spécifiques.
On peut donner, frapper, porter ou allonger un coup, et inversement, recevoir un coup, le détourner, le parer ou l'esquiver. L'expression "sans coup férir" signifie "sans se battre, sans tirer aucun coup".
Le coup dans les actions et événements
Le terme coup s'étend également à des actions et événements, souvent avec une connotation d'impulsivité ou de soudaineté :
- Coup de foudre, coup de vent : pour des phénomènes naturels soudains.
- Une action : grand coup, beau coup, coup important, coup heureux, coup imprévu, coup d’étourdi, coup de malhabile homme, coup de désespoir, mauvais coup.
- Un événement inattendu : coup de foudre, coup de massue.
- Une action théâtrale : coup de théâtre.
L'expression "coup de Jarnac" fait référence à un mauvais tour inattendu, tandis que "coup de foudre" désigne un événement soudain et accablant.
Le coup comme unité de compte
Coup peut aussi signifier "une fois" : "un coup, deux coups, trois coups". On l'utilise dans des expressions comme "boire un coup", "pour le coup", "encore un coup", ou encore "tout à coup" (soudainement) et "tout d'un coup" (tout en une fois).
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Expressions et figures de style
Le mot coup est présent dans de nombreuses expressions idiomatiques :
- Coup de bec, coup de dent, coup de langue : pour une médisance ou une raillerie.
- Faire son coup, manquer son coup : réussir ou échouer dans une entreprise.
- Coup de peigne, coup de pinceau, coup d’œil, coup de plume, coup d’archet, coup de sifflet : pour des actions rapides et spécifiques.
- Coup de partance : le coup de canon tiré au départ d'un navire.
- Coup de filet : le jet du filet pour pêcher, ou une opération fructueuse.
Le "Bec" : Un Terme aux Multiples Sens
Le mot "bec" possède une richesse sémantique qui s'étend bien au-delà de sa simple référence à l'anatomie des oiseaux. Il est utilisé dans divers contextes, tant pour désigner des parties du corps humain et animal que pour qualifier des objets et des concepts abstraits.
Le "Bec" dans le Règne Animal
Dans le domaine de la zoologie, le "bec" désigne principalement l'extrémité cornée et saillante de la tête des oiseaux. Il est composé de deux mandibules articulées et sert à diverses fonctions telles que la nutrition, l'attaque et la défense. On distingue plusieurs types de becs, tels que le bec tranchant, le bec en ciseaux, etc.
Par analogie, le terme "bec" est également utilisé pour décrire des prolongements notables situés en avant de la tête de certains animaux, comme les mandibules cornées des sèches et des poulpes.
Le "Bec" appliqué à l'Humain
Le mot "bec" est couramment utilisé pour désigner certaines parties du visage humain, notamment le nez et la bouche.
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- Nez : Dans certaines expressions, le nez est comparé au bec d'un aigle pour décrire sa forme crochue et recourbée.
- Bouche : Le "bec" peut également désigner la bouche, en particulier dans des expressions populaires et familières. Il est souvent utilisé pour évoquer l'action de parler, de manger ou de boire.
Le "Bec" dans le Monde des Objets
Par analogie avec la forme pointue et incurvée du bec d'oiseau, le terme "bec" est employé pour décrire des parties d'objets ou des objets entiers. On le retrouve dans divers domaines tels que :
- Anatomie humaine : Le "bec" peut désigner des organes ou des parties d'organes ayant une forme saillante, comme le bec de l'olécrane.
- Botanique : Certains prolongements aigus des organes des plantes sont appelés "becs", comme le bec-de-cigogne.
- Pathologie : Des malformations telles que le bec-de-lièvre sont ainsi nommées en raison de leur ressemblance avec un bec.
- Géographie : Une pointe de terre avançant dans la mer peut être désignée comme un "bec".
- Objets fabriqués : Le "bec" est utilisé pour décrire des parties d'outils ou des objets ayant une forme pointue ou recourbée, comme le bec d'une plume à écrire ou le bec-de-cane d'une serrure.
Autres Termes Essentiels de l'Architecture Castrale
- Alleu : Terre de libre propriété, par opposition au fief.
- Appareil : Manière de tailler et de disposer le parement des murailles.
- Arbalétrière : Meurtrière étroite et haute pratiquée dans l’épaisseur d’une muraille pour le tir à l’arbalète.
- Arche : Un arc-boutant gothique.
- Avoué : Vient du latin advocatus.
- Blocage : Maçonnerie ou remblai em-ployant des débris de pierres, de moellons, de briques et occupant l’espace entre deux murs afin de les renforcer.
- Braie : Sorte de rempart bas érigé à l’extérieur du château pour protéger les fondations de la forteresse contre la sape.
- Canonnière : Embrasure de tir pour bouche à feu (arme à feu), le plus souvent rectangulaire, ovoïdale ou circulaire.
- Castral : Adjectif signifiant «relatif au(x) château(x) fort(s)».
- Castrum : Petite agglomération fortifiée placée sur une hauteur.
- Cavalier : Ouvrage maçonné à l’intérieur ou au-dessus d’un bastion.
- Chemin de défilement : Voie d’accès au château, constamment sous le contrôle des défenseurs.
- Chemin de ronde : Voie aménagée en saillie à l’intérieur d’un rempart, ou au sommet de l’enceinte.
- Citerne : Cuve ou réservoir de récupération des eaux de ruissellement.
- Communs : Ensemble de bâtiments (habi-tations ou locaux de fonction) attribués à la domesticité ou à la garnison.
- Corbeau : Pierre (ou poutre, voire morceau de fer) en saillie et soutenant une poutre ou même un autre corbeau.
- Cour d’honneur : Espace le plus noble du château, devant l’habitation seigneuriale ou au pied du donjon.
- Créneau : Intervalle ouvert dans le parapet d’une courtine ou du sommet d’une tour.
- Empattement : Base élargie d’une cons-truction (tour ou rempart).
- Enceinte : Ensemble des murailles défensives du château (ou d’une ville, voire d’un cimetière fortifié).
- Encorbellement : Construction en saillie et en surplomb sur une façade ou à l’angle d’un bâtiment, et reposant sur des corbeaux.
- Éperon : Empattement brisé formant bec et ressemblant à une proue de navire.
- Escamotable : Qui peut être retiré.
- Escarpe : Talus ou mur intérieur (côté muraille) d’un fossé entourant une forteresse ou une ville.
- Évier : Cuve en pierre de taille, parfois avec évacuation dans les fossés ou dans les cours du château.
- Fausse braie : Braie de moindre importance ou de possibilité défensive douteuse ou incomplète.
- Faux mâchicoulis : Frise purement décorative au sommet d’une muraille ne comportant pas d’ouverture.
- Fenêtre : Baie pratiquée dans un mur pour éclairer, aérer et ventiler l’intérieur des édifices.
- Flanquement : Ouvrage (tour ou bastion) placé contre la muraille, souvent entre deux angles morts, permettant le tir croisé et la défense des fondations des murailles.
- Fossé : Excavation ou tranchée longitudinale, continue ou partielle, naturelle ou artificielle, sèche ou remplie d’eau qui entoure certaines enceintes.
- Front : Partie supérieure et antérieure d’une muraille, comprise entre deux tours principales ou deux importants angles.
- Fruit : Inclinaison donnée au côté extérieur des murs d’une construction, la surface intérieure restant toujours rigoureusement verticale, si bien que le mur s’amincit en montant.
- Glacis : Terrain dénudé en pente, naturel ou artificiel, situé à l’avant du château, et qui peut facilement être balayé par le feu des défenseurs.
- Gorge : Une tour ouverte à la gorge n’est pas fermée sur la partie directement en communication avec l’intérieur du château.
- Guette (ou guète) : Tour ou tourelle destinée à la surveillance proche ou lointaine autour du château.
- Hourd : Galerie de circulation volante et amovible accrochée en encorbellement au sommet extérieur des tours ou de l’enceinte du château.
- Lésène : Motif décoratif et utilitaire s’intégrant dans l’architecture.
- Logis seigneurial : Expression couvrant l’ensemble des habitations dévolues au seigneur.
- Mâchicoulis : Système de défense placé en encorbellement au sommet d’un rempart ou d’une tour.
- Manteau : Synonyme de chemise.
- Marque de tâcheron : Signe lapidaire distinctif apposé sur une pierre par un ouvrier (un tailleur de pierres notamment) ou un groupe d’ouvriers à la fin d’un travail.
- Merlon : Maçonnerie pleine entre deux créneaux et servant d’abri aux défenseurs.
- Modillon : Pierre de taille en saillie sous une corniche, surtout destinée à l’ornementation.
- Moellon : Pierre tendre (pierre brute) utilisée sans être entièrement dégrossie.
- Monolithe (adjectif monolithique) : Ouvrage formé d’un unique morceau de roc.
- Motte : Accumulation artificielle de terre sur laquelle est érigé un donjon tour habitation en bois ou en pierres, résidence d’un seigneur.
- Muraille : Épais mur d’une certaine hauteur.
- Mur-bouclier : Renforcement en épaisseur d’un rempart en vue de protéger un point faible, en général du côté de l’attaque.
- Mur de refend : Mur de cloisonnement intérieur du château.
- Oculus : Fenêtre ronde dans l’architecture romane, gothique et Renaissance.
- Oriel (nom masculin) : Petit bâtiment ou logette construit en surplomb (ou encorbellement) sur une façade.
- Palais : Également appelée palas par les castellologues, il s’agit de l’habitation noble dans certaines riches résidences seigneuriales.
- Parapet : Mur de défense construit au sommet d’une tour, d’une enceinte ou d’une courtine.
- Parement : Surface extérieure d’un mur généralement formé de pierres de tailles.
- Parpaing : Pierre équarrie qui traverse la totalité d’un mur pour lui donner plus de stabilité.
- Poliorcétique : L’art d’assiéger une ville.
- Pont dormant : Pont de pierre immobile et noyable relié à une ou deux parties escamotables.
- Pont-levis : Tablier mobile horizontal en bois, pivotant autour d’un axe horizontal, pouvant être abaissé ou levé soit à l’aide d’une chaîne, soit à l’aide de balancier muni d’un contrepoids.
- Pont volant : Passerelle escamotable reliant les combles du logis seigneurial, ou les remparts à la porte du donjon.
- Porte (ou grande porte) : Entrée principale du château.
- Poterne : Porte secondaire, étroite et basse.
- Puits : Site d’approvisionnement en eau de source captée directement dans le sous-sol ou dans une nappe phréatique.
- Redan (ou redent) : Décrochement répété d’une embrasure.
- Rempart : Muraille entourant une place forte et équipée du chemin de ronde.
- Remplage : Ornement, généralement sculpté, d’une fenêtre.
- Staufen : Mot allemand. Grand sommet plat et large pouvant accueillir une forteresse importante, à grande enceinte, de type comtal.
- Talus : Espace naturel ou maçonné à forte inclinaison.
- Tour : Construction plus ou moins élevée selon sa destination.
- Tourelle : Petite tour maçonnée destinée à compléter toutes les constructions ayant une faiblesse stratégique ou défensive.
- Vassal : Personne (seigneur ou ministériel) liée à un seigneur qui lui a remis un fief et auquel il doit être fidèle et rendre hommage.
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