L'histoire des objets insolites, comme une bouteille de whisky en forme de fusil, se croise parfois avec des questions de législation sur les armes et la sécurité publique. Cet article explore les aspects historiques et légaux liés à de tels objets, en France et au-delà.
Objets Dangereux et Législation Française
La législation française encadre strictement la détention et le transport d'objets pouvant présenter un danger pour la sécurité publique. Cette catégorie englobe une variété d'armes, allant des armes blanches traditionnelles comme les baïonnettes, les poignards et les couteaux-poignards aux objets plus spécifiques tels que les matraques, les casse-tête, les cannes à épées, les cannes plombées et ferrées, les arbalètes, les fléaux japonais, les étoiles de jet, les coups de poing américains, les lance-pierres de compétition et les projecteurs hypodermiques.
Le transport de ces objets, classés comme armes de 6ème catégorie, est interdit sans motif légitime. Ramener ces objets chez soi est généralement considéré comme un motif légitime.
Armes Blanches : Collection et Législation
La collection d'armes blanches est une pratique courante, mais elle soulève des questions quant à la légalité de la détention et du transport de ces objets. Si la possession d'armes anciennes japonaises est autorisée à sortir du territoire à partir du moment où elles ne sont pas enregistrées comme trésors nationaux, leur transport, même emballées, est interdit sans un permis spécifique.
Si un tel objet est trouvé lors d'une fouille à la frontière, il sera considéré comme un bibelot si il est correctement protégé et empaqueté de façon a ne pouvoir etre utilisable en quelques secondes.
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Armes à Feu : Restrictions et Controverses
Contrairement aux armes blanches, la possession d'armes à feu est soumise à des restrictions plus strictes. La simple idée d'en faire une collection suscite souvent des réactions négatives. En France, la législation sur les armes à feu est complexe et vise à prévenir les risques liés à leur utilisation.
Anecdotes Historiques et Armes
L'histoire regorge d'anecdotes liées aux armes et à leur utilisation. Par exemple, autrefois, si on pendait les roturiers on coupait la tête aux nobles. Evidemment pouvoir couper la tête du condamné dépendait de l'épée et de l'adresse du bourreau, afin qu'il ne s'y reprenne pas à plusieurs reprises.
Le Commerce des Scalps : Une Histoire Sombre de la Frontière
Au XIXe siècle, dans les régions frontalières entre les États-Unis et le Mexique, une pratique macabre a émergé : le commerce des scalps. Des primes étaient offertes pour le scalp d'Indiens, ce qui a conduit à des massacres et à une violence extrême.
En septembre 1835, l’État de Sonora décréta une loi qui offrait une prime de cent Pesos pour le scalp d’un guerrier Apache. L’un des premiers à capitaliser sur cette nouvelle loi fut un ancien chapelier du Kentucky, nommé James JOHNSON. Cet aventurier américain conclut avec le Gouverneur Escalante y ARVIZ un contrat pour mener une expédition officielle de chasse à l’Indien. Se faisant passer pour un commerçant, JOHNSON emmena ses associés vers le nord, dans ce qui est aujourd’hui le Comté d’Hidalgo, au Nouveau Mexique. Il gagna la confiance du chef Indien Juan José COMPA et sa bande d’Apache Mogollon. Après avoir attiré les Indiens dans son camp pour un festin nocturne qu’il leur avait promis, JOHNSON approcha le bout incandescent de son cigare de la lumière d’un petit canon qu’il avait caché sous une pile de selles. Les blessés et ceux qui n’étaient qu’assommés furent rapidement achevés par balle, pendant que les hommes de JOHNSON se mettaient au travail avec leur couteau.
Le succès de James JOHNSON dans ses moissons de peaux indiennes poussa l’État voisin de Chihuahua à décréter sa propre loi sur ce type de commerce, déterminant toute une palette de prix pour les scalps des mâles, des femelles et des petits, en une application cynique de l’économie d’un génocide. L’un des premiers à réclamer ses primes fut un ancien épicier de New York City devenu trafiquant de fourrures, nommé James KIRKER.
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James HOBBS joignit la caravane à Santa Fe, en direction du Sud le long du Rio Grande, vers El Paso et Chihuahua. Il reçut son baptême de chasseur de scalps pendant le voyage. Neuf Apache tombèrent sous les balles des Blancs, et le reste s’échappa dans les buissons. Les compagnons Indiens de HOBBS s’empressèrent de peler la toison des braves morts. Alors qu’il montait la garde cette nuit-là, HOBBS devina un mouvement dans l’ombre, et il aperçut un Indien s’approcher subrepticement du troupeau de mules. Il attendit calmement jusqu’à ce que le brave fût à quelques yards de lui, et « balança quinze bonnes chevrotines dans le creux de son dos, qui le tuèrent instantanément ».
KIRKER apprit qu’un autre gros campement d’Apache se trouvait à quelques jours de voyage et proposa de les attaquer eux-aussi. La compagnie se dirigea donc allègrement vers le Nord en direction des sierras, sous le Rio Grande, laissant ses dernières victimes aux loups et aux coyotes. HOBBS dit plus tard que « chaque homme était armé d’un fusil et d’une paire de six-coups, et nous étions tous confiants dans ce qui allait se passer » La chance du capitaine des scalps tint bon et, en donnant l’assaut sur les bords du Lac Guzman au petit matin, ses hommes détruisirent le village et ramassèrent cent trente neuf nouvelles peaux pour le trésorier payeur de monsieur le gouverneur.
En 1845, il revint d’une campagne en rapportant dix-huit captifs et cent quatre vingt deux scalps. Le mois de Mars 1846 le vit sur la frontière Nord-Ouest du Sonora, où il ratissa les villages des chefs Jose CHATO et MATURAN. Le 07 Juillet de cette année-là, ses hommes défirent le chef REYES près de Galena, prétendant rapporter son scalp et cent quarante huit autres après une boucherie sans merci. Les scalps préparés furent pendus sur la façade de la grande cathédrale de Chihuahua pour célébrer ce triomphe.
Armement des Polices Municipales : Un Débat Actuel
La question de l'armement des polices municipales est un sujet de débat en France. Certains syndicats et élus plaident pour un armement généralisé, tandis que d'autres mettent en garde contre les risques liés à l'utilisation d'armes à feu par des agents municipaux.
"La présente proposition de loi rend tout d’abord obligatoire le port d’une arme dans l’exercice de leur fonction pour tout policier municipal."
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Aujourd’hui, ce sont les maires qui décident. Et c’est un vrai dilemme. Car, en cas de fusillade, si une balle perdue touche un passant, ils pourraient se voir reprocher leur décision d’armer leurs policiers. Mais si un policier sans arme était tué ou blessé, le choc en retour serait tout aussi difficile à encaisser.
Pour Christian Estrosi, le député-maire de Nice, qui vient d’être nommé président de la Commission consultative des polices municipales (commission qui était en sommeil depuis quatre ans et qui vient d’être réactivée par le ministre de l’Intérieur), il n’y a pas de dérive.
Simplification de la Législation sur les Armes
Le gouvernement français a entrepris une démarche de simplification et de clarification de la législation sur les armes. Un projet de loi a été adopté en janvier 2011, après un travail de concertation et une mission d'information de l'Assemblée nationale.
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