Canon de Gros Calibre : Définition et Applications

Cet article explore le monde des canons de gros calibre, en abordant leur définition, leurs caractéristiques, leurs applications dans divers domaines (chasse, tir sportif, artillerie) et les facteurs à prendre en compte lors du choix d'un calibre spécifique.

Introduction

La notion de "canon de gros calibre" est relative et dépend du contexte. De manière générale, elle se réfère à des armes à feu dont le diamètre intérieur du canon (calibre) est important. Cet article vise à clarifier cette définition et à explorer les implications de l'utilisation de canons de gros calibre dans différents domaines.

Calibres pour Fusils de Chasse

Généralités

Les calibres pour fusils de chasse sont variés, chacun présentant des caractéristiques spécifiques en termes de puissance, de recul et de maniabilité. Le choix du calibre dépend des préférences individuelles du chasseur, du type de gibier chassé et des conditions environnementales.

Calibre 12

Le calibre 12 est l'un des calibres les plus populaires et polyvalents pour les fusils de chasse. Sa puissance le rend adapté à une grande variété de gibiers, y compris le petit et le gros gibier. Cependant, il a tendance à avoir un recul plus prononcé que les calibres plus petits. Le calibre 12 se distingue comme le calibre le plus polyvalent pour les fusils de chasse en raison de sa puissance, de sa variété de munitions et de sa capacité à s'adapter à une multitude de situations de chasse.

Calibre 20

Le calibre 20 gagne en popularité en raison de son recul moins prononcé et de sa légèreté. Il est souvent considéré comme plus maniable que le calibre 12. Bien qu'il soit un peu moins puissant que le calibre 12, il reste adapté à la chasse au petit gibier. Le calibre 20 est réputé pour avoir un recul plus doux que le calibre 12 en raison de sa charge de poudre moindre. En raison de sa taille plus petite et de son poids plus léger, le calibre 20 est souvent considéré comme plus maniable que le calibre 12.

Lire aussi: Guide du nettoyage du canon de fusil

Calibre 16

Bien qu'un peu moins courant que les calibres 12 et 20, le calibre 16 est toujours utilisé par certains chasseurs. Il offre une puissance intermédiaire entre le 12 et le 20 et peut être préféré par ceux qui recherchent un compromis entre la puissance et le recul.

Calibre 28

Le calibre 28 est l'un des plus petits calibres de chasse. Il est généralement utilisé pour la chasse au petit gibier au chien d'arrêt pour des tirs relativement proches.

Calibres Spécifiques

Pour le gibier migrateur, un calibre plus spécialisé comme le calibre 12 avec des cartouches adaptées au vol peut être préférable.

Facteurs à Considérer

Lors du choix d'un calibre de fusil de chasse, plusieurs facteurs doivent être pris en compte pour garantir une expérience de chasse optimale. Parmi ces facteurs, l'impact du type de chasse (battue, approche, affût) joue un rôle crucial dans la sélection du calibre le plus adapté.

  • Battue : La rapidité des tirs et la puissance d'arrêt sont essentielles.
  • Approche : La précision et la maniabilité sont primordiales.
  • Affût : La portée et la précision sont souvent mises en avant.

Calibres pour la Chasse au Gros Gibier

Généralités

La chasse au gros gibier, notamment le sanglier et le chevreuil, requiert un calibre approprié pour garantir des tirs précis et efficaces tout en assurant un respect de l'animal. Pour le gros gibier, des calibres plus puissants comme le calibre 30-06, le 7RM ou le calibre 12 sont recommandés.

Lire aussi: Le Ruby : un aperçu historique

Calibre 30-06

Le calibre 30-06 est largement reconnu comme l'un des calibres les plus polyvalents pour la chasse au gros gibier. Sa puissance significative et sa précision en font un choix populaire parmi les chasseurs pour la traque du sanglier et du chevreuil. Le 30-06 offre une variété de munitions adaptées à différents types de gibier et de situations de chasse.

Calibre 7mm Remington Magnum (7mm RM)

Le calibre 7mm Remington Magnum est un choix populaire pour la chasse au gros gibier en raison de sa puissance et de ses performances balistiques impressionnantes. Ce calibre est adapté à une variété de situations de chasse, que ce soit en battue, à l'approche ou à l'affût.

Importance de l'Espèce de Gibier

Lorsqu'il s'agit de choisir le calibre idéal pour la chasse, il est essentiel de prendre en compte l'espèce de gibier que vous visez. Chaque animal a ses propres caractéristiques anatomiques et comportementales, ce qui influence le calibre le plus approprié pour une chasse efficace et humaine. Pour le petit gibier, un calibre plus léger comme le calibre 20 ou le 28 peut être approprié.

Canons Lourds pour Carabines

Définition d'un Canon Lourd

Un canon lourd se distingue par son épaisseur accrue par rapport à un canon standard. Cette caractéristique a plusieurs implications sur la performance de l'arme. La question de la définition concrète d'un "canon lourd" pour carabine est souvent posée par les tireurs, notamment en ce qui concerne la différence avec un canon normal ou flûté, ainsi que son impact sur la précision et l'usure.

Précision Améliorée

Un canon lourd apporte généralement plus de précision. Le régime vibratoire du canon est meilleur, car plus le canon est court et épais, moins il y a de vibrations. Pour augmenter la précision, il faut rajouter de l'épaisseur. À l'inverse, plus un tube est long et fin, plus il sera souple, ce qui est moins favorable à la précision.

Lire aussi: Fonctionnement du fusil superposé expliqué

Chauffage et Munitions

Un canon lourd est plus long à chauffer, ce qui signifie qu'il faudra tirer un peu plus avant d'obtenir un groupement optimum.

Canon Flottant et Pillar Bedding

Il est important de mentionner le canon flottant, qui contribue à éviter les vibrations excessives. De plus, un pillar bedding peut améliorer la précision de l'arme.

Canon Varmint

Un canon Varmint désigne un canon qui n'a pas d'organe de visée. Un canon lourd c'est un canon plus gros, donc par conséquent plus rigide et théoriquement plus précis. Mais attention, un canon Varmint n'est pas forcément un canon lourds et vice-versa.

Canon Match

La notion de canon "match" n'a pas de définition formelle et précise, c'est une appellation commerciale qui correspond à un canon qui permet une bien meilleure précision qu'avec un canon standard. Ce que signifie "bien meilleure précision" n'est pas défini plus clairement que le reste. Nous ne savons pas toujours non plus pourquoi tel ou tel canon permet une meilleure précision qu'un autre.

Choix du Canon en Fonction de l'Usage

Le choix entre un canon lourd et un canon standard dépend de l'usage prévu de la carabine. Partir en chasse des heures durant avec un canon lourd peut être moins pratique en raison du poids supplémentaire.

Disciplines de Tir

Avec une carabine équipée d'un canon lourd, il est possible de pratiquer différentes disciplines de tir, telles que les silhouettes métalliques. Vérifiez le règlement mais ça doit convenir.

Préparation de l'Arme

La préparation de l'arme est essentielle pour obtenir des résultats optimaux. Cela inclut le choix de la détente et le montage de la lunette. Le montage de la lunette est aussi important que la qualité de la lunette elle-même. Il faudra aussi prévoir un rail penté de 20 MOA ce qui vous fera gagner 6 Mrad de réglage sur la lunette.

Tableau Comparatif des Canons

Type de CanonÉpaisseurPrécisionChauffageUsage
StandardMoindreStandardRapidePolyvalent
LourdAccrueAmélioréeLentTir de précision, Bench-Rest
FlûtéVariableVariableVariableEsthétique, Refroidissement

Autres Éléments Affectant la Précision

Plusieurs éléments peuvent affecter la précision d'une carabine, notamment :

  • Le poids du départ (la détente)
  • La qualité des munitions
  • Le bedding du boîtier de culasse
  • Le montage de la lunette

Calibres dans l'Artillerie Terrestre

Évolution Historique

En ce début du XXIe siècle, les calibres de l’artillerie terrestre restent ceux qui sont utilisés depuis le dernier quart du XIXe siècle. C’est en effet dès cette époque qu’apparaissent en France les calibres de Bange de 120 mm et 155 mm sous la forme d’obusiers ou de canons. Mais, en matière de calibres, les choix ont des conséquences directes sur la portée ou encore la puissance de feu.

À l’aube du XXe siècle, toutes les grandes puissances s’équipent de calibres nationaux plus ou moins proches des 120 et 155 mm, ceci dans le but d’éviter que l’ennemi potentiel ne puisse utiliser des munitions de prise. Ainsi en Allemagne, si le calibre de 120 mm fait une brève apparition avant de disparaître rapidement au profit du 105 mm, le calibre des obusiers et canons lourds de campagne est fixé à 149 mm (15 cm). Ce dernier calibre, comme le 105 mm, se généralisera à l’international du fait des ventes à l’exportation réalisées par Krupp et Rheinmetall.

En Grande-Bretagne, où on n’utilise pas le système métrique, apparaissent les 4,7 pouces (120 mm) puis les 60 livres (127 mm) et les 6 livres (152 mm). En Russie où l’on compte en pouces aussi, les calibres sont respectivement de 4,8 pouces (122 mm) et de 6 pouces (152 mm). Pour les calibres supérieurs, l’artillerie britannique adopte pendant la Première Guerre mondiale un obusier de 8 pouces (203 mm) qui équipe aussi l’US Army à partir de 1917. Après le conflit, les États-Unis développent un nouvel obusier de 203 mm mais aussi un canon du même calibre. Toujours en 1917, l’US Army adopte le système d’artillerie de campagne français à base de canons de 75, d’obusiers de 155 et de canons de 155 mm (GPF). Entre les deux guerres, ils développent un nouveau système d’artillerie avec le 105 mm HM 1 puis HM 2 qui remplacent tardivement leurs 75 mm d’origine française, mais aussi un obusier de 155 mm (M‑1) et un canon de même calibre (M‑1 Long Tom).

Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis imposent pour l’artillerie des pays de l’OTAN leurs calibres de 105 mm et 155 mm, mais aussi de 203 mm. Pour les Français, le calibre de 155 mm n’est certes pas un inconnu, et pour cause ! Le calibre de 105 mm non plus, car ils l’avaient adopté dès 1934 (105 courts Mle 34 S et Mle 35 B). Les Soviétiques feront de même avec les pays membres du Pacte de Varsovie en imposant leurs calibres de 122 et 152 mm. Aujourd’hui, si le calibre de 105 mm OTAN a pratiquement disparu sauf dans les unités aéroportées ou héliportées et dans les unités d’artillerie de montagne, seul demeure celui de 155 mm fixé par de Bange au lendemain de la guerre franco-­prussienne de 1870. De leur côté, les Russes ont conservé leurs deux calibres « historiques » de 122 et 152 mm et il existe une explication à cela.

Les Corps Creux

Le tableau suivant nous en donne une première approche :

CalibresPoids moyen de l’obusPoids moyen d’explosif
105 mm OTAN13 kg2,6 kg
122 mm (D-30)22 kg4,4 kg
152 mm (D-20)44 kg8,8 kg
155 mm OTAN44 kg8,8 kg
180 mm (2S7)*88 kg17,6 kg
203 mm OTAN92 kg18,4 kg

(*) Longtemps donné pour un 203 mm mais, en 1973, les experts occidentaux découvriront que le vrai calibre est de 180 mm.

C’est bien connu, l’obus est la première arme de l’artilleur. En vertu de ce principe de base et en fonction des effets recherchés, ce qui est avant tout un corps creux peut recevoir différentes charges dans la limite de son volume intérieur et de son diamètre. En général, un obus contient une charge explosive équivalente à environ un cinquième de sa masse totale. Outre l’explosif, le corps creux peut recevoir des charges toxiques (1), fumigènes, éclairantes ou nucléaires (2), mais aussi servir de cargo pour des sous-­munitions antichar ou antipersonnel (3).

Le calibre de 105 mm est abandonné par les artilleries de mêlée de l’OTAN à partir des années 1970, car il ne représente plus une puissance de destruction suffisante contre des unités mécanisées, au bénéfice du 155 mm. Pour les Soviétiques, le maintien du calibre de 122 mm d’une puissance supérieure à celle du 105 mm, s’impose de lui-­même en complément du 152 mm. Malgré le développement des hélicoptères d’attaque dotés de missiles capables de percer d’importantes épaisseurs de béton, les calibres de 180 et 203 mm sont conservés pour le traitement d’objectifs durcis mais aussi pour leur grande portée (à l’époque) de 30 km, voire plus avec des projectiles à propulsion additionnelle.

Les Cadences de Tir

Avec l’apparition du canon français de 75 mm Mle 1897 à long recul et qui ne dépointe pas au tir, l’artillerie est en mesure de tirer en rafale, jusqu’à 20 coups minute soit un coup toutes les trois secondes, mais pendant de courtes périodes pour limiter l’échauffement du tube. Pour un tir prolongé, la cadence tombe à 4 coups/minute. Toutefois, il n’est pas possible de reconduire ces possibilités de tir en rafale pour des calibres supérieurs, la masse même des coups complets (obus plus gargousse) ne permettant guère de dépasser les 3 coups/minute pour un 155 mm. Bien entendu, le tir par une pièce seule est exceptionnel sauf dans le cas d’un emploi à partir d’un poste isolé (Guerres du Rif, d’Indochine et d’Algérie) ou aujourd’hui des FOB (Forward Operating Base) en Irak et en Afghanistan. Les tirs d’emblée s’effectuent au minimum par batteries, sinon par groupes ou régiments. La quantité de canons de gros calibre supplée à leur cadence de tir relativement faible. C’est ainsi que les deux guerres mondiales ont vu des concentrations d’artillerie considérables sur l’ensemble des fronts.

Pendant la guerre froide, l’artillerie reste une arme de concentration traitant toujours ses objectifs « à l’hectare » (4). Pendant cette période, les calibres se stabilisent autour du 155 mm et du 203 mm ; ceux plus élevés disparaissent car ils sont inadaptés à un conflit centre-européen et leurs missions dans la profondeur sont reprises par l’aviation d’appui. L’apparition d’obus à charge nucléaire les rendra d’ailleurs totalement obsolètes, du moins dans le cadre d’un conflit de cette nature. Toutefois, l’emploi d’obus atomiques n’est pas ressenti comme la panacée, surtout pour l’OTAN qui considère ces derniers comme faisant partie d’une réponse graduée alors que les Soviétiques en font des munitions comme les autres. Pour l’OTAN, en situation d’infériorité numérique et technique (5) face aux matériels d’artillerie du Pacte de Varsovie, il ne peut alors être question de vouloir lutter à armes égales. La manœuvre de l’artillerie héritée d’un concept remontant à la Seconde Guerre mondiale comme l’utilisent aussi les Soviétiques, se doit d’évoluer vers plus de brutalité et de souplesse. Pour ce faire, le calibre de 155 mm devenant standard, il convient en premier lieu d’augmenter la cadence de tir des obusiers. Ainsi, alors qu’un 155 mm « classique » ne tire que 3 coups par minute, une cadence de 6 à 8 coups par minute est réclamée, c’est-­à‑dire une cadence de tir instantanée pratiquement égale à celle d’un obusier de 105 mm (10 coups/minute pour un M‑102). La puissance délivrée en une minute augmente alors d’une manière considérable comme nous l’indique le tableau suivant :

CalibrePM de l’obusCadence de tirMasse délivrée
105 mm (*)13 kg10 c/min130 kg
155 mm43 kg3 c/min129 kg
155 mm GCT (**)43 kg8 c/min344 kg

() Pour mémoire(*) Grande cadence de tir

Données que nous pouvons comparer avec les possibilités des obusiers du Pacte de Varsovie :

CalibrePM de l’obusCadence de tirMasse délivrée
122 mm22 kg5 c/min110 kg
152 mm43 kg4 c/min172 kg

Comme nous pouvons le constater, grâce à la grande cadence de tir, l’artillerie de l’OTAN prend, à partir des années 1970, la supériorité qualitative à défaut de quantitative sur l’artillerie du Pacte de Varsovie.

Les Portées

Suivant les obus, les portées, jusqu’à l’apparition d’obus à propulsion additionnelle, base bleed et culot creux, restent sensiblement égales à l’Ouest comme à l’Est avec pour les 152/155 mm des distances de l’ordre de 15 000 à 20 000 m. C’est-à-dire des performances identiques à celles des canons de même calibre de la guerre 1914-1918 (le 155 mm GPF de 1917 avait une portée comprise entre 14 500 et 18 000 m). Pour tirer au-delà, l’OTAN utilisera le canon de 175 mm automouvant M‑107 d’une portée de plus de 32 000 m qui tire un obus de 67 kg, puis le canon de 203 mm portant à 22 000 m (29 000 m avec propulsion additionnelle) dont l’obus pèse 92 kg. Les Soviétiques utiliseront le canon de 130 mm M‑46 d’une portée de 27 000 m et le canon S‑23 de 180 mm portant à 30 000 m. Toutefois, tous ces canons ne disposent que d’une cadence de tir faible, soit en moyenne un coup par minute. Aussi doit-on les utiliser par concentration, toujours vulnérable aux tirs de contre-batterie, pour obtenir l’effet recherché.

Les Temps de Mise en Batterie

La durée de mise en batterie et sortie de batterie devient un facteur essentiel dès l’apparition des radars de contre-batterie, particulièrement efficaces contre les canons tractés dont la mise en batterie réclame jusqu’à une heure comme pour l’obusier de 155 mm ABS Mle 50 français. D’où la généralisation au sein de l’OTAN de canons automoteurs ou automouvants (sans protection pour l’équipe de pièce) mais dont la mise en batterie ne réclame que quelques minutes. Les Soviétiques suivront tardivement avec leur automoteurs M‑1974 de 122 mm et M‑1973 de 152 mm. Ces derniers comme le M‑109, dotés d’une tourelle, peuvent battre des objectifs à 180° dans le secteur avant et éventuellement dans le secteur arrière. Pour les matériels tractés de 155 mm plus récents, des affûts disposant d’une assistance hydraulique à partir d’un générateur de puissance font leur apparition, ce qui permet de supprimer les fameuses manœuvres de force et de réduire les temps de mise en batterie à quelques minutes mais aussi de faire passer les équipes de pièces de 10 à 4 ou 5 personnels. Le groupe de puissance alimente aussi un bras d’aide au chargement permettant d’atteindre une cadence de l’ordre de 6 coups par minute.

Le 155 mm s’impose

Aujourd’hui, le calibre de 155 mm est devenu le calibre standard de toutes les artilleries, ou du moins d’une majorité d’entre elles. L’allongement des tubes est également constaté. D’une longueur de 23 calibres dans les années 1950/1960, ils sont passés à 39 calibres et 45 calibres dans les années 1970/1980 puis à 52 calibres dans les années 1990. Grâce aux nouveaux obus, les portées atteignent 30 à 40 km pour des cadences de tir de l’ordre de 6 à 8 coups par minute. Avec des obus comme le Pelican de Nexter, elles peuvent être de l’ordre de 60 à 80 km contre des objectifs à haute valeur ajoutée. Toutefois, dans le domaine des très longues portées, l’obus est concurrencé par des roquettes comme le programme LRU (Lance-Roquettes Unitaires) pour le LRM capable d’emporter une charge de 89 kg d’explosif à des distances comprises entre 15 et 70 km. Il l’est aussi, et pas d’aujourd’hui, par les missiles sol-sol pouvant atteindre avec une grande précision des cibles situées dans la profondeur. Mais l’artillerie demeure avant tout l’instrument de la permanence des feux sur le champ de bataille et tout temps. Un atout qu’elle n’est pas près de perdre.

Fusil de Chasse Superposé

Le fusil de chasse superposé est, par définition, un fusil composé de deux canons positionnés verticalement, contrairement aux modèles juxtaposés où les canons sont côte à côte. Apparu dès le début du 20ᵉ siècle, il allie un maniement intuitif, une robustesse reconnue et une élégance très appréciée des chasseurs.

Avantages du Fusil Superposé

  • Équilibre : Le positionnement vertical des canons offre une répartition optimale du poids, procurant une excellente stabilité lors de la visée.
  • Polyvalence : Grâce à la possibilité d’utiliser des canons chokés différemment ou interchangeables, le fusil superposé s’adapte aisément à divers types de chasse et de gibier.
  • Fiabilité : La simplicité de conception du fusil superposé garantit une grande robustesse et réduit le risque d’enrayement.
  • Facilité d’épaulement : La conception ergonomique du fusil superposé permet une mise en joue rapide et confortable.

Calibres Disponibles

Les fusils superposés sont disponibles en plusieurs calibres couramment utilisés par les chasseurs, chacun adapté à des pratiques et gibiers spécifiques. Les principaux calibres sont le 12, 16, 20, 28 et le 410. Il est important de rappeler que la nomenclature des calibres de fusils est inversée : plus le chiffre est élevé, plus le diamètre intérieur du canon est petit.

Chambrage et Recul

Le choix du chambrage influence directement le type de cartouche utilisable, la puissance du tir, la portée et la quantité de plomb contenue dans chaque munition. Le calibre 12 dispose d’une charge de plomb plus importante que le calibre 20, offrant ainsi une portée et une puissance accrues, mais génère aussi un recul plus important. Non, le calibre Magnum n’est pas indispensable pour toutes les chasses. Recul ressenti : Force ressentie à l’épaule lors du tir.

Définition Générale du Calibre

CALIBRE. n. m. Diamètre intérieur d'un tube quelconque. Ce tuyau a seize centimètres de calibre. Le calibre des vaisseaux sanguins. Il se dit particulièrement du Diamètre intérieur des armes à feu, des pièces d'artillerie. Le calibre d'un canon, d'un fusil, etc. Les canons de batterie doivent avoir tant de calibre. Il désigne, par extension, la Grosseur du projectile, proportionnée à l'ouverture d'un revolver, d'un fusil, d'un canon. Cette balle est de tel calibre. Balle de calibre. Il se dit encore de l'Instrument qui sert à donner ou à mesurer le calibre. En termes d'Architecture, il signifie Volume, grosseur. Ces deux colonnes sont de même calibre. Il se dit figurément et familièrement de la Qualité, de l'état, etc., d'une personne. Ils ne sont pas tous deux de même calibre.

tags: #canon #gros #calibre #définition

Articles populaires: