Une balle de pistolet est un projectile d'arme à feu d'un calibre inférieur à 20 mm, utilisé dans les pistolets, carabines, fusils, mitraillettes et mitrailleuses. Comprendre comment fonctionne une balle de pistolet implique d'examiner sa composition, son fonctionnement et les différents types disponibles.
Composition et fonctionnement d'une balle
Une cartouche, qui est le nom de la munition complète, est composée de quatre éléments principaux :
- La balle (le projectile) : C'est la partie qui est expulsée de l'arme et qui atteint la cible.
- L’étui (la « douille ») : Il sert de support à l’amorce et à la balle, et contient la poudre.
- L’amorce : Elle est chargée d'initier la combustion de la poudre.
- La poudre : C'est l'élément propulsif qui génère les gaz nécessaires pour propulser la balle.
Lorsqu'on appuie sur la détente, le percuteur frappe l'amorce, ce qui enflamme la poudre. La combustion de la poudre crée une pression importante qui pousse la balle à travers le canon. La pression montante générée par la poudre en combustion va pousser sur la paroi de l'étui, ce qui va la déformer jusqu'à ce qu'elle s'applique au maximum contre la paroi de la chambre où la cartouche est logée. Les gaz ne pouvant plus se dilater davantage à l'intérieur de l'étui vont emprunter la seule sortie possible et vont alors pousser le projectile dans le canon.
Le projectile entre dans le canon et s'imprime de la rayure exprimée par une fraction 1/x (x étant la distance en pouces parcourue pour 1 rotation) ce qui va donner à l'ogive de se mettre en rotation sur elle-même tout au long de sa progression dans le canon (effet gyroscopique) c'est ce sens de rotation qui va donner la stabilité à l’ogive sur son parcourt jusqu'à la cible. On va faire tourner le projectile à grande vitesse (plusieurs milliers de tours par minutes) selon son axe longitudinal.
Plus le canon sera long, plus la poudre aura de temps de se consumer entièrement dans un milieu clos ce qui va donner plus de pression pour pousser le projectile et donc plus de vitesse à la bouche.
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Types de balles
Il existe une multitude de balles avec des spécificités variées, adaptées à différents usages tels que la chasse, le tir sportif ou la défense. Voici quelques-uns des types de balles les plus courants :
- Balles FMJ (Full Metal Jacket) : Ces balles sont constituées d'un noyau en plomb recouvert d'une enveloppe métallique rigide, généralement en cuivre ou en alliage cuivre-zinc. La base du noyau reste toutefois exposée. Les balles FMJ sont appréciées pour leur coût de fabrication réduit, leur fiabilité dans les armes automatiques et semi-automatiques, et leur pénétration accrue grâce à une moindre déformation à l’impact. Cependant, elles présentent l'inconvénient d'émettre des particules de plomb, nocives en espaces clos, et d'offrir une précision moindre en raison de l'exposition du noyau à la base.
- Balles TMJ (Total Metal Jacket) : Contrairement aux FMJ, les balles TMJ sont entièrement enveloppées de métal, y compris la base du noyau en plomb. Ce type de balle réduit les risques de contamination par le plomb et offre une meilleure précision, au prix d’un coût de production plus élevé et d’une pénétration légèrement moindre.
- Balles Hollow Point : Le terme Hollow Point désigne un type de balle à pointe creuse, spécialement conçu pour s’expanser à l’impact. Cette particularité favorise leur expansion dès qu’elles touchent une cible. Certaines variantes, appelées JHP (Jacketed Hollow Point), sont partiellement ou entièrement chemisées de métal, ce qui améliore le contrôle de leur fragmentation et de leur expansion. Les balles Hollow Point offrent un pouvoir d’arrêt supérieur grâce à l’expansion de la balle, qui augmente le transfert d'énergie à la cible. Elles causent également des dommages internes plus importants et réduisent le risque de blesser des personnes ou des objets derrière la cible initiale.
- Balles Soft Point : Les balles Soft Point sont conçues pour offrir une expansion contrôlée et une pénétration efficace, ce qui les rend particulièrement adaptées à la chasse et à des situations où un bon compromis entre expansion et pénétration est nécessaire. Elles offrent une expansion modérée, une polyvalence pour divers usages, et une meilleure stabilité en vol que les balles en plomb nu.
- Balles LRN (Lead Round Nose) : L'appellation Lead Round Nose désigne les balles en plomb nu sans chemisage. Les balles LRN sont généralement moins chères à produire, largement disponibles et moins abrasives pour les canons. Cependant, elles peuvent entraîner un encrassement plus rapide du canon, ne sont pas conçues pour s’expanser à l'impact, et présentent un risque accru de ricochets.
- Balles Wad-Cutter (WC) / Semi Wad-Cutter (SWC) : Ces deux types de balles sont destinés au tir sportif, discipline pour laquelle leur conception permet un décompte plus facile des résultats. Les balles Wad-cutter offrent une précision accrue, une découpe propre des cibles en papier, et un faible recul. En revanche, elles sont inappropriées pour la chasse ou la défense personnelle en raison de leur pénétration limitée et de leur forme spécialisée.
Balistique
La balistique est la science qui étudie le mouvement des projectiles. Elle se divise en trois phases principales :
- Balistique intérieure : Étude du mouvement de la balle à l'intérieur du canon.
- Balistique extérieure : Étude du mouvement de la balle dans l'air, après sa sortie du canon.
- Balistique terminale : Étude des effets de la balle sur la cible.
Dès que le projectile entre en contact avec la rayure du canon, il est animé par un mouvement de rotation sur lui-même au fur et à mesure qu'il avance dans le canon. Si votre canon à une rayure à droite, le projectile déviera vers la droite et bien sûr si la rayure est à gauche, le projectile ira vers la gauche.
Il est clair qu'un projectile capable de conserver la stabilité tout au long de son vol ira plus loin et sera plus précis.
Coefficient balistique
Le coefficient balistique (BC) est une mesure de la capacité d'une balle à surmonter la résistance de l'air en vol. Un coefficient balistique élevé indique que la balle est plus aérodynamique et conservera sa vitesse plus longtemps.
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Le coefficient balistique est la performance d’une ogive lors du tir, à maintenir sa vitesse, sa trajectoire, sa résistance aux vents latéraux et sa résistance dans l’air.
En Europe le coefficient est de 0,000 à 1,0. Un coefficient de 0,250 sera moins efficace qu’un coefficient de 0,550. En conclusion plus le coefficient balistique est élevé plus l'ogive ira loin avec une trajectoire plus tendue qu’avec une ogive qui aurait un coefficient balistique plus bas.
Balle à blanc
Une balle à blanc contient de la poudre compressée comme une balle réelle mais il n'y a pas d'ogive métallique qui sera expulsée lors de l'explosion. Les armes à blanc sont très souvent utilisées dans le milieu du cinéma car elle permet d'imiter une vraie arme à la perfection mais le pistolet d'alarme est une arme dissuasive, elle permet de faire fuir un agresseur potentiel ou de le neutraliser. En effet, une arme à blanc ressemble à une arme réelle et lorsque l'on tire avec celle-ci, le bruit de la détonation est identique à celui d'une arme normale. De plus un pistolet d'alarme permet tout de même d'utiliser d'autres types de projectiles! Enfin, cerise sur le gâteau, le pistolet d'alarme peut être transformer en gomme cogne! Il est possible de mélanger les balles à blanc et les balles au gaz ou au poivre. Il est possible de tranformer une arme à blanc en Gomme Cogne, c'est à dire en arme capable de tirer des projectiles en plastiques durs afin de neutraliser un agresseur. Les balles en caoutchouc de gros calibre sont alors insérée une à une dans l'embout ainsi vissé au bout du canon et, lors du tir, la puissance d'explosion de la balle à blanc projettera de manière extrêmement puissant la balle en caoutchouc.
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