Le Complexe de Tir Adapté: Définition, Disciplines et Réglementation

Le complexe de tir adapté est une structure dédiée à la pratique du tir sportif, englobant une variété de disciplines et respectant une réglementation stricte pour assurer la sécurité et le bon déroulement des activités. Cet article vise à définir le tir sportif, à explorer ses différentes disciplines, à aborder les aspects réglementaires et de sécurité, et à examiner les démarches nécessaires pour ouvrir un stand de tir.

Définition du Tir Sportif

Le tir sportif est un sport qui regroupe plus de 10 disciplines ayant toutes en commun l’utilisation d’une arme pour tenter d’atteindre, avec le maximum de précision et de façon répétitive, une cible située à une distance très variable. Par définition, il allie exercice physique et concentration.

Dans toutes les disciplines du tir sportif, il s’agit de propulser à l’aide d’une arme, à air comprimé ou à feu, un projectile pour atteindre une cible située entre 10 mètres et 300 mètres. Cela nécessite que le tireur dispose d’une excellente coordination psychomotrice, d’un sens de l’équilibre affirmé, tant physique qu’émotionnel, de la capacité à mobiliser certains groupes musculaires sans en activer d’autres et d'une bonne compréhension de l’effet du système respiratoire sur la performance. Le tir sportif est donc un sport d’adresse et de précision où l’endurance se manifeste sur le plan psychologique par la sensibilité du contrôle émotionnel, de la concentration et du stress imposé par la pratique elle-même. Il se distingue du tir de loisir par l’utilisation d’armes de haute précision.

Histoire du Tir Sportif en France

Le tir sportif a vu le jour en France le 3 avril 1369, lorsqu'un édit, promulgué par Charles V en pleine guerre de Cent Ans, recommanda les jeux de l'arc et de l'arbalète. Pour la première fois, des concours de tir sur cible étaient officialisés et codifiés. À la fin du XVe siècle, des compagnies d'arquebusiers furent créées afin de se mesurer lors de concours de tir fort prisés. Cette tradition ne s'est jamais démentie au cours des siècles.

Elle a conduit en 1866 à la création des premières sociétés civiles. En 1886, l'Union des sociétés de tir de France voit le jour. Elle deviendra l'actuelle Fédération française de tir en 1967 ; celle-ci gère aujourd'hui toutes les disciplines de tir à la cible ainsi que les disciplines olympiques de tir sur plateaux. Au plan mondial, l'UIT (Union internationale de tir) regroupe plus de 130 nations et compte plus de 50 millions de licenciés, ce qui en fait un puissant organisme de la scène sportive mondiale. Quantitativement, les nations les plus représentées sont les États-Unis, la Russie et l'Allemagne, qui comptent chacune plusieurs millions de licenciés.

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Disciplines du Tir Sportif

Le tir sportif comprend une cinquantaine de disciplines, dont treize sont inscrites au programme des Jeux Olympiques. Ces disciplines, gérées en France par la Fédération française de tir et, au niveau mondial, par l'International Shooting Sport Federation (ISSF) pour les disciplines olympiques, consistent en l'utilisation à des fins sportives d'armes : pistolet et carabine à air comprimé, .22LR ou gros calibre sur cible en carton fixe ou mobile, tir aux armes anciennes (carabines ou pistolets à poudre noire).

Sur un plan purement sportif, les tireurs sur cibles sont nettement majoritaires, notamment depuis le développement du tir à air comprimé. Beaucoup plus accessible financièrement, car les clubs peuvent facilement mettre à disposition des armes peu onéreuses et quasiment inusables, le tir à air comprimé se pratique en salle ou en gymnase. Il est par ailleurs tout à fait écologique : c'est un tir silencieux et qui ne cause aucune nuisance.

Le Tir à la Carabine

Le tir à la carabine se pratique à 10 mètres ou à 50 mètres. Le tir à la carabine est une discipline olympique chez les hommes et les femmes. Il se pratique avec une carabine à air comprimé ou à cartouche de gaz carbonique d'un calibre de 4,5 mm.

Le programme de tir est de 60 plombs tirés chacun sur un carton (ou sur une cible électronique dans les grandes épreuves) en 1 h 45 pour les hommes et de 40 plombs en 1 h 30 pour les femmes. La cible a un diamètre de 4,55 cm et le 10, cercle concentrique situé au centre de la cible, est de 0,5 mm (soit le quart d'une tête d'épingle !). À l'issue du match éliminatoire, les huit meilleurs disputent une finale sur dix coups. C'est incontestablement la discipline dans laquelle les Français se défendent le mieux. Depuis l'apparition du 10 mètres aux Jeux Olympiques de 1984, les tireurs d'élite français sont toujours montés sur le podium (Philippe Héberlé, médaille d'or en 1984, Nicolas Berthelot puis Franck Badiou, médailles d'argent en 1988 puis en 1992, Jean-Pierre Amat, médaille de bronze en 1996).

On utilise une carabine libre de petit calibre (22 Long Rifle). Le programme impose le tir de 60 coups en position couchée. Les finales se disputent toujours couché, suivant les mêmes modalités qu'à 10 mètres chez les hommes, en grande compétition. La durée du concours est de 1 h 30.

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Le « trois po » est sûrement la discipline la plus difficile et la plus admirée dans le monde du tir sportif. Les tireurs doivent en effet tirer couché, debout puis un genou à terre. Un véritable triathlon qui couronne les champions les plus complets. Le programme se compose de 120 coups, divisés en trois séries de 40 coups : 40 coups en position couchée en 1 h 30, 40 coups en position debout en 2 heures, 40 coups en position agenouillée en 1 h 45. La finale se fait en 10 coups, suivant les mêmes modalités qu'à 10 mètres en tir debout. Le trois positions est une discipline olympique chez les hommes, et requiert une carabine 22 Long Rifle. Le 3 x 40 est une discipline olympique chez les femmes. Il comporte le même programme que chez les hommes, mais divisé par deux.

Discipline olympique chez les hommes, le tir sur cible mobile à 10 mètres fait l'objet de championnats du monde chez les femmes. Il requiert une carabine à air comprimé équipée d'une lunette de visée (grossissement x 4). Le programme se déroule de la manière suivante : deux cibles parcourent simultanément une distance de 2 mètres en deux vitesses de passage (5 puis 2,5 s). Le Dix est de 5,5 mm. 30 coups sont tirés en vitesse lente, puis 30 coups en vitesse rapide.

Appelée communément « Bench Rest », cette forme de tir consiste à réussir des groupements de tir les plus rapprochés possible sur la cible. Le tireur est en appui et l'arme repose sur un trépied. Les armes sont de gros calibre et de très haute précision. Les cibles sont situées à 100 m, 200 m et 300 m.

Le tir à l'arbalète à 10 mètres fait l'objet de championnats du monde. L'arbalète match connaît un succès grandissant.

Le Tir au Pistolet

Le tir au pistolet à 10 mètres est une discipline olympique chez les hommes et chez les femmes. On utilise pour l'épreuve un pistolet à air comprimé ou à gaz carbonique de 4,5 mm. Le programme de tir est identique à celui de la carabine, mais avec une cible plus grosse (dix : 11,5 mm) et un temps un peu plus long (2 heures pour les hommes).

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La tir de vitesse est une discipline olympique. Il requiert un pistolet 22 Long Rifle court. Le tir s'effectue sur 5 cibles pivotantes situées à 25 m. Le programme comporte 60 coups, décomposés en deux séries de 30 coups. Chaque série comporte 2 x 5 coups tirés en 8 s, 2 x 5 tirés en 6 s, 2 x 5 tirés en 4 s.

Discipline olympique pour les femmes, le pistolet sport fait l'objet de championnats du monde pour les hommes. L'arme utilisée est un pistolet 22 Long Rifle, 32 ou 38.

Discipline olympique pour les deux sexes, le tir libre utilise un pistolet 22 Long Rifle. Le programme consiste en 60 coups tirés à 50 m.

Le tir sur silhouettes métalliques est une discipline très spectaculaire nécessitant un pistolet, un revolver de gros calibre ou 22 Long Rifle à canon court. Les distances varient de 25 à 200 m et les cibles métalliques doivent être renversées pour être comptabilisées.

Le Tir aux Armes Anciennes

À la fois collectionneurs et tireurs, les tenants de cette discipline utilisent soit des armes anciennes authentiques soit des répliques parfaitement fidèles. Les armes sont des mousquets à mèche, pistolets de duels, fusils à silex, se chargeant par la bouche à l'aide de poudre noire et sont pour la plupart d'une précision étonnante.

Le Tir aux Plateaux

Le tir aux plateaux relève du domaine des armes lisses (fusils de chasse). La fosse olympique est une discipline olympique chez les hommes. Le programme consiste en 200 plateaux tirés à partir de 5 groupes de 3 appareils de lancement qui distribuent les plateaux suivant un angle et une vitesse inconnus du tireur. Celui-ci occupe successivement 5 postes de tir situés à 15 m de la fosse. Les six meilleurs tireurs tirent une ultime série de 25 plateaux pour se départager.

Le skeet est une discipline olympique chez les hommes. Le programme est le suivant : deux cabanes de lancement distantes de 40 m envoient des plateaux simples ou doubles (un en simultané de chaque cabane) suivant des trajectoires définies. Les tireurs se déplacent sur sept postes de tirs placés sur un demi-cercle. Un huitième poste est placé au centre du demi-cercle.

Le double trap est une discipline olympique chez les hommes et les femmes.

Tir Sportif pour les Personnes Handicapées

Le tir s’effectue en mouvement. Il existe des compétitions dans deux armes, le pistolet et la carabine. En fonction du type de handicap, il existe deux catégories, SH1 et SH2. Le pistolet ne concerne que la catégorie SH1. Premièrement, le match dure environ une heure. Ensuite, à la suite du match, les 8 meilleurs tireurs sont qualifiés en finale. Les tireurs de la catégorie SH2 peuvent également utiliser un système de soutien de la partie avant de leur carabine, appelé potence car le système est mobile afin de n’agir que sur le soutien du poids de l’arme tout en laissant au tireur la responsabilité de la visée.

Il existe différentes adaptations pour les tireurs handicapés :

  • Handicap à un membre supérieur ou aux membres inférieurs : Ils participent assis ou debout.
  • Handicap aux deux membres inférieurs : L'utilisation d'un support est alors nécessaire pour soutenir le poids de la carabine. Ce support en U est fixé sur un ressort ce qui permet de ne compenser que le poids de l’arme et de laisser au tireur l’entière responsabilité de réaliser et maintenir la visée.
  • Le tireur a une déficience visuelle : Il utilise un système de visée sonore. La compétition est ouverte uniquement au niveau national.
  • Le tireur est déficient auditif : La compétition est ouverte uniquement au niveau national.

La sarbacane est un calibre de 10,5 mm dont la longueur est à adapter en fonction des caractéristiques du pratiquant. La cible est un rond de plusieurs couleurs. Son diamètre est de 17 cm. La cible est placée à une distance de 2,50 m du bout de la sarbacane du tireur et à 1,30 m du sol. En compétition, les tireurs disposent de 10 volées de 3 flèches pour totaliser le maximum de points en visant une cible, suivi d’une phase de duels, qui détermine le ou la vainqueur de la compétition. En compétition jeunes, l’activité est réservée aux handicaps les plus lourds des catégories fauteuils manuels, électriques et debout (avec ou sans potence), ainsi qu’en open (tous handicaps) avec potence.

Réglementation et Sécurité

En raison des « outils » utilisés pour sa pratique, le tir sportif est une activité rigoureusement réglementée par la loi et strictement contrôlée par les instances officielles qui en ont la charge. Sécurité et maîtrise de soi sont les maîtres mots du tir sportif. Avant tout cela, le tireur sportif doit être une personne parfaitement consciente que la sécurité est la règle fondamentale, qui s’impose à tous. Chaque tireur est responsable de la sécurité des autres pratiquants et réciproquement !

Tout stand de tir sportif destiné à accueillir des licenciés ou à proposer de la formation au tir doit être homologué par la FFTir (Fédération Française de Tir). Lorsqu’un stand de tir est accessible au public, il relève du statut d’Etablissement Recevant du Public (ERP).

Mesures Concernant les Clubs de Tir (depuis le 1er août 2018)

De nouvelles dispositions sont applicables depuis le 1er août 2018, par les clubs de tir et tireurs sportifs notamment, dans le cadre de la mise en œuvre du décret n° 2018-542 du 29 juin 2018 relatif au régime de la fabrication, du commerce, de l’acquisition et de la détention des armes.

  • Modification du quota maximum d’armes des clubs de tir : Les clubs de tir peuvent être autorisés pour la pratique du tir sportif à acquérir et à détenir des armes, munitions et leurs éléments des 3°bis et 7° de la catégorie A1 et des 1°, 2°, 4°, 5°, 9° et 10° de la catégorie B dans la limite d’une arme pour quinze tireurs ou fraction de quinze tireurs et d’un maximum de quatre-vingt-dix armes (contre soixante auparavant). Le nombre d’armes maximum étant porté à quatre-vingt-dix pour certains clubs de tir, le nombre annuel des munitions correspondantes pouvant être acquises par ces mêmes clubs est adapté en proportion.
  • Le cadre d’utilisation des armes de catégorie A et B : les armes de catégorie A et B ne peuvent pas être utilisées dans des stands de tir non affiliés à la fédération française de tir (en dehors de l’hypothèse des concours internationaux).
  • Les armes de poing à percussion annulaire acquises et détenues par les clubs de tir : les associations sportives agréées (clubs de tir) sont autorisées à acquérir et détenir des armes de poing à percussion annulaire à un coup, non comptabilisées dans le quota prévu à l’article R.
  • Le nouveau régime des carcasses et des parties inférieures des boîtes de culasse : les carcasses (éléments d’armes de poing) et les parties inférieures des boîtes de culasse (éléments d’armes d’épaule), acquises depuis le 1er août 2018, sont désormais prises en compte dans les quotas mentionnés aux articles R.312-40 et R. 312-41). Celles acquises jusqu’au 31 juillet 2018 demeurent hors quota. Cette disposition a pour objectif d’éviter la constitution d’une arme supplémentaire, donc hors quota réglementairement fixé à douze. Néanmoins, les autres éléments d’armes restent exclus du quota d’acquisition et de détention des armes, conformément au nouvel article R. 312-42.
  • L’encadrement des séances d’initiation au tir : les séances d’initiation au tir sont désormais encadrées dans un but de renforcement de la sécurité publique (nouvel article R. 312-43-1). Seules les fédérations sportives et les associations sportives mentionnées aux articles R. 312-39-1 et R. 312-40 peuvent proposer et organiser des séances de tir d’initiation aux personnes qui ne sont pas licenciées d’un club de tir sportif agréé. Ces séances ne peuvent avoir lieu que dans les stands de tir de ces fédérations ou associations et sur invitation personnelle du président, ou établie sous sa responsabilité. La participation d’une personne invitée à la séance de tir d’initiation doit être précédée d’une vérification, via la fédération sportive concernée, du fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA) afin de s’assurer que la personne invitée n’y est pas inscrite. Si la personne invitée est inscrite, un signalement en est fait sans délais au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie territorialement compétent. Les fédérations ou les associations proposant ces séances d’initiation au tir doivent tenir à jour la liste nominative des personnes invitées, ainsi que la date de la séance d’initiation à laquelle elles ont participé. s’il s’agit d’armes des catégories A et B, elles sont conservées dans des coffres-forts ou des armoires fortes conformément au 1° de l’article R. 314-8 ; s’il s’agit d’armes de catégorie C, elles sont enchaînées conformément au 2° de l’article R. Depuis le 1er août 2018, certains aménagements sont prévus pour les seules associations sportives détenant au maximum cinq armes, quelle qu’en soit la catégorie. En effet, ces clubs de tir peuvent conserver les éléments de ces armes, à l’exclusion de la carcasse ou, le cas échéant, des parties inférieures des boîtes de culasse, en dehors de leurs installations, sous réserve que le lieu de conservation de ces éléments respecte les dispositions suivantes(article R. En revanche, les carcasses (pour les armes de poing) et les parties inférieures des boîtes de culasse (pour les armes d’épaule) doivent être conservées dans les installations de ces clubs de tir. Il s’agit donc d’un assouplissement, pour ces seules associations sportives, des règles antérieures, qui interdisaient toute forme de conservation d’armes ou d’éléments d’armes détenus par le club, en dehors de l’enceinte sportive.
  • Les systèmes d’alimentation : les systèmes d’alimentation sont supprimés de la définition des éléments d’arme (19° de l’article R. 311-1). Cependant, leur acquisition reste réglementée (articles R. 312-45 et R. Seuls les armuriers titulaires d’une autorisation de fabrication, de commerce et d’intermédiation (AFCI) pour la catégorie A1° peuvent vendre les systèmes d’alimentation à grande capacité.
  • Les modifications du classement des armes : les fusils à pompe reclassés en catégorie B, s’ils sont également tireurs sportifs, doivent déposer une demande d’autorisation avant le 31 juillet 2019. Ces fusils à pompe détenus par des tireurs sportifs ne sont pas pris en compte dans les quotas prévus à l’article R. 312.40. Ils peuvent également faire transformer leur fusil par un professionnel pour respecter les spécifications techniques des armes relevant de la catégorie C. Seuls les armuriers titulaires d’une autorisation de fabrication et de commerce d’armes de catégorie B peuvent vendre ou transformer les fusils à pompe surclassés. Les fusils à pompe à canon rayé chambrés pour les calibres de chasse (8, 10, 12, 14, 16, 20, 24, 28, 32, 36 et 410) et actuellement utilisés pour la chasse (capacité inférieure à 5 coups, dont la longueur totale est supérieure à 80 cm, dont la longueur du canon est supérieure à 60 cm et dont la crosse est fixe) sont maintenus en catégorie C (C1°d), par dérogation au surclassement des autres fusils à pompe à canon rayé en catégorie B. Les carabines de chasse à répétition manuelle à canon rayé, munies d’un dispositif de rechargement à pompe titrant des munitions à étui métallique et dont la longueur du canon est supérieur à 45 cm, restent classées en catégorie C (C1°b). Les fusils de chasse à un coup par canon lisse sont désormais classés en catégorie C1°c. Le décret supprime la catégorie D1° et conserve une catégorie D pour les seuls armes et matériels anciennement classés en catégorie D2°. La catégorie D concerne donc désormais exclusivement les armes libres d’acquisition et de détention. Ainsi, les détenteurs d’un récépissé d’enregistrement (ancienne catégorie D1°) d’une arme acquise entre le 13 juin 2017 et le 31 juillet 2018 doivent en faire la déclaration conformément à l’article R. 312-56, au plus tard le 14 décembre 2019.
  • Les réducteurs de son : les dispositifs d’atténuation du bruit de tir, plus communément appelés « silencieux » ou réducteurs de son, sont exclus de la catégorie des éléments d’armes. Toutefois, leur acquisition ne peut se faire que sur présentation du titre de détention de l’arme correspondante et d’un permis de chasser ou d’une licence de tir (article R. 312-45-2). Les tireurs sportifs ayant acquis un réducteur de son, sur autorisation d’acquisition et de détention comme l’exigeait la réglementation jusqu’à présent, disposent d’un délai de 6 mois,soit jusqu’au 1er févier 2019, pour acquérir s’ils souhaitent le remplacer, un élément d’arme. À l’issue de ce délai, l’autorisation d’acquisition et de détention d’élément d’arme sera caduque.
  • Le contrôle des ventes entre particuliers : les ventes d’armes, éléments d’armes et munitions des catégories A, B, C, et g et h du D, de particulier à particulier, ne sont désormais plus possibles.
  • La mise en possession : dorénavant, lorsqu’une personne est mise en possession d’une arme ou d’un élément d’arme de catégorie C par découverte ou par voie successorale, elle doit faire constater cette mise en possession par un armurier ou un courtier et en faire la déclaration (article R.

A noter qu'à compter du 10 mai 2022, les personnes qui n'ont jamais été titulaires d'une autorisation ne peuvent détenir qu'un maximum de six armes (article R312-41-1). Il est également nécessaire de posséder une licence sportive de la fédération française de tir en cours de validité.

Troubles de Voisinage

Concernant les troubles du voisinage en raison du bruit des détonations, il doit être constaté par un appareil scientifique défini par la réglementation et par une personne agréée. Le trouble du voisinage est régi par le Code de la Santé Publique qui défini de quelle façon la mesure de l’intensité du bruit occasionné par le tir doit s’effectuer. C’est le décret du 31 août 2006 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage qui prescrit que les mesures de bruit mentionnées doivent être effectuées selon les modalités définies par arrêté des ministres chargés de la santé, de l’écologie et du logement. La personne qui effectue la mesure doit être assermentée ou agréée par le Procureur de la République texte "Article 1er Les agents de l’Etat mentionné au 1° du I de l’article 21 de la loi du 31 Décembre 1992,", ce texte précise que la personne doit être un OPJ : (Officier Police Judiciaire) ou APJ : (Agent de Police Judiciaire). Les agents de police municipale sont habilités à effectuer des mesures acoustiques lorsque ils sont assermentés à cet effet. Le trouble du voisinage, mais surtout l’exception d’antériorité sont désormais définis par le Code civil (Article 1253) suite à la loi 2024-346.

Ouvrir un Stand de Tir : Démarches et Considérations

Ouvrir un stand de tir, c’est répondre à une demande croissante pour la pratique encadrée du tir sportif, à la fois ludique, technique et réglementée. Tout stand de tir sportif destiné à accueillir des licenciés ou à proposer de la formation au tir doit être homologué par la FFTir (Fédération Française de Tir). Lorsqu’un stand de tir est accessible au public, il relève du statut d’Etablissement Recevant du Public (ERP).

Quelle démarche pour ouvrir un stand de tir ?

  1. Évaluer la faisabilité commerciale et réglementaire du projet dans la zone d’implantation.
    • Analyse de la demande locale : Existe-t-il un public intéressé par la pratique du tir dans votre secteur géographique ?
    • Etude de la concurrence : Y a-t-il d’autres stands de tir ou clubs dans la zone ?
  2. Avoir une vision claire du concept et de l’offre de votre stand de tir qui guidera vos choix techniques, économiques et réglementaires.
  3. Établir un business plan. Il formalise vos ambitions, chiffre vos besoins et prouve la viabilité économique de votre futur stand de tir.
  4. Choisir un lieu qui allie sécurité, conformité réglementaire et compatibilité avec l’environnement local. Par ailleurs, certaines installations techniques sont indispensables pour garantir la sécurité et le confort des usagers.
  5. Déposer un permis de construire auprès de la mairie. Le projet doit être présenté au maire de la commune, à titre informatif mais aussi pour déposer un permis de construire.
  6. Contacter le président de la Ligue régionale de tir. Parallèlement, il faut contacter le président de la Ligue de Tir dont dépend le département concerné.
  7. Contacter la Commission Consultative Départementale de Sécurité (CCDS).
  8. Saisir la Commission de Sécurité pour les ERP. Enfin, le maire doit activer sa Commission de sécurité dans le cadre de la réglementation des Établissements Recevant du Public (ERP), catégorie à laquelle un stand de tir public est assimilé.
  9. Finaliser le projet : homologation et agrément.

Ouvrir un stand de tir n’est pas une aventure à prendre à la légère. Il faudra beaucoup de courage, une volonté solide et une bonne dose de ténacité administrative pour mener à bien ce projet, sans oublier un partenaire bancaire fiable pour accompagner le financement de cette entreprise ambitieuse. Mais à la clé, c’est un outil sportif, citoyen et structurant qui verra le jour au service des tireurs et de la discipline.

  • Pré-visite technique : en amont de la visite officielle, un expert mandaté par la ligue se rend sur place pour identifier les éventuelles non-conformités.
  • Visite de la commission d’homologation : une commission composée de spécialistes, désignée par la ligue en fonction des types de pas de tir concernés, se rend sur le site.
  • Affiliation et ouverture : avec ce document, le président du club peut délivrer les licences FFTir aux tireurs et ouvrir officiellement le stand à la pratique.

Communication et Animation

  • Avant l’ouverture : Créez vos pages sur les réseaux sociaux et commencez à partager les coulisses de création du projet et de l’aménagement des infrastructures.
  • Au lancement : Organisez une inauguration avec essais gratuits ou offres promotionnelles permettant aux visiteurs de se familiariser avec la pratique et le stand.
  • Après l’ouverture : Animez le lieu avec des initiations, des stages, voire des compétitions et fidélisez via des cartes d’abonnement ou réductions membres.

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