Le fusil à chargement par la bouche, ancêtre des armes à feu modernes, possède une histoire riche et une méthode de fonctionnement particulière. Cet article explore son évolution, de ses origines à son utilisation, en passant par les innovations techniques qui l'ont marqué.
Rationalisation des Armes sous Louis XIV
Au XVIIe siècle, l'armement de l'infanterie française était disparate, chaque régiment utilisant des modèles et des calibres différents. C'est Michel le Tellier, Marquis de Louvois, secrétaire d'État à la Guerre de Louis XIV, qui entreprit de rationaliser cet ensemble hétéroclite. Il désigna Maximilien Titon comme Directeur général du Magasin Royal des Armes de la Bastille, créé en 1665. De nombreux artisans travaillaient alors à la fabrication de ces armes : des artisans façonnaient les petites pièces dans leurs boutiques, tandis que grossiers, menuisiers et ébénistes travaillaient le noyer pour les pièces de bois. Les officiers d'artillerie contrôlaient la qualité des armes, qui étaient poinçonnées avant leur mise en service. Un "modèle de contrôle" était présent dans chaque manufacture.
L'Armement des Douanes après la Révolution
Après la Révolution française, l'article 15, Titre XII de la loi organique des Douanes du 22 août 1791, conféra aux préposés des Douanes le droit de porter des armes à feu, consistant en un fusil et un sabre, dans l'exercice de leurs fonctions. Les agents des brigades des Douanes, souvent issus de l'infanterie, portaient un sabre court suspendu à un baudrier, le sabre dit "briquet", une arme secondaire courante dans l'infanterie du XVIIIe siècle, en complément du fusil et de la baïonnette.
Au début du XIXe siècle, une tentative d'harmonisation de l'armement des douaniers se heurta à des difficultés. En août 1817, le Directeur général constata que certains Directeurs demandaient des fusils d'infanterie, tandis que d'autres préféraient des fusils de dragons, car leurs préposés étaient déjà équipés de ce type d'arme. En 1832, des plaintes furent adressées au Directeur général concernant la qualité des mousquetons fournis à la Douane, jugée inférieure à celle des modèles destinés au département de la guerre. Il fut alors décidé que l'Administration des Douanes ne demanderait que des fusils de voltigeurs, conformes au modèle régulier de 1822.
Cependant, les préposés avaient pris l'habitude d'utiliser un fusil plus ancien la nuit, afin de préserver leur fusil neuf. Cette pratique, tolérée, allait à l'encontre de l'harmonisation recherchée. Une instruction du 18 décembre 1841 rappela que "les fusils de nuit devraient toujours être complètement en état de faire feu" et que "tout fusil de chasse, tout fusil de fantaisie doit être sévèrement proscrit".
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En 1845, la dotation de l'armement devint fonctionnelle : les préposés devaient laisser leurs armes dans la Direction qu'ils quittaient et en recevoir de nouvelles dans leur nouvelle affectation. L'Administration choisit alors un fusil court, "pour être abrité sous le collet-manteau et auquel serait adapté une baïonnette assez longue pour tenir, au besoin, à distance les adversaires". Le fusil à percussion établi pour la Gendarmerie le 17 février 1844 fut retenu. Cette arme avait un calibre de 11 mm et présentait 4 rayures. La même année, les piquets de cavalerie virent leur équipement renouvelé, les mousquetons de la cavalerie légère et les pistolets d'arçon étant remplacés par le mousqueton et le pistolet de la Gendarmerie. La gratuité des services de l'habillement, de la coiffure et de l'équipement ne fut accordée qu'en 1908. Les agents étaient responsables des armes qui leur étaient confiées.
Le Fusil de Chasse : Un Objet de Passion
Le fusil de chasse, objet de passion aux multiples facettes, est au cœur de nombreuses histoires et traditions. Son histoire est intimement liée à l'évolution des armes à feu. Des premières cartouches rudimentaires aux modèles sophistiqués d'aujourd'hui, le fusil de chasse a connu de nombreuses transformations.
Les Premières Cartouches
La cartouche date d'environ 1640. Elle était composée d'un étui contenant la poudre et le projectile. Elle était introduite par la bouche du canon après avoir coupé l'étui côté poudre, puis poussée à l'aide d'une baguette vers la chambre. Ce type de cartouche était fragile et peu pratique.
Avec les fusils de chasse à chargement par la bouche du canon, les chasseurs employaient le plus souvent un petit cornet de papier contenant la charge de poudre et un autre contenant le plomb. On versait la poudre dans le canon, puis le papier du cornet l'ayant contenu était introduit dans le canon et servait de bourre que l'on poussait (bourrait) avec la baguette. Le cornet de plomb était à son tour vidé dans le canon et le papier servait d'obturateur.
L'Invention de la Cartouche à Broche
Avec le chargement par la culasse au début des années 1800 apparaissent les fusils à canons basculants. L'invention de la cartouche à broche par Casimir Lefaucheux en 1828 va populariser ce type de fusil auprès des chasseurs. Dans une cartouche à broche ou cartouche Lefaucheux, la base de la douille inclut la capsule d’ignition ou amorce. Le fulminate de mercure dans celle-ci est mis à feu par une courte tige de métal, la broche, saillant à l’angle droit, assez longue pour sortir du contour du canon ou barillet. Lefaucheux dépose un brevet d’invention le 10 janvier 1833 décrivant son célèbre fusil à brisure. Grâce à cette invention, il démocratisa ainsi le chargement par la culasse.
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Le nom de Casimir Lefaucheux (1802-1852) est entré au XIXe siècle dans le langage commun des Français de l'époque pour désigner un fusil de chasse ou un revolver à broche. L'activité professionnelle de la famille Lefaucheux a couvert trois quarts de ce siècle. Casimir, boutiquier très inventif, exerça de 1827 à 1852. Son fils Eugène, nettement plus ambitieux participa activement à la naissance de l'industrie armurière pour se retirer en 1880. On leur doit l'invention du fusil de chasse à bascule, de la cartouche à broche et du premier revolver réglementaire mondial à cartouches.
Le fusil de chasse à broche est évidemment d’un modèle antérieur à 1900 et d’une fabrication antérieure à 1946.
Fabrication du Fusil de Chasse
La fabrication d’un fusil de chasse est un art. Si les étapes de sa fabrication restent identiques pour chaque type fusil, les techniques utilisées sont diverses. La fabrication artisanale façonne des fusils uniques tandis que la fabrication industrielle produit des armes plus uniformes.
Aujourd’hui, la technologie la plus moderne employée pour l’usinage est la machine dites à 5 axes. Une fois usinée, les pièces du canon sont assemblées. Ensuite, c’est l’étape du bronzage qui a pour but de protéger le canon de l’oxydation et de la corrosion. Là encore, il existe différentes techniques : bronzage à la couche, bronzage par bain ou teflonnage. Chapuis Armes bronze toutes ces armes à la couche. Le plus souvent, la crosse est fabriquée en noyer, voire en matériaux synthétiques tels que le carbone. En carbone, elle est réalisée industriellement. On retrouve différentes essences pour la réalisation de crosse, telles que le hêtre sur des fusils industriels ou le noyer sur des armes de qualité. La crosse en noyer est en effet un incontournable pour un fusil de chasse traditionnel. Son veinage si particulier lui confère de splendides contrastes. Les bois utilisés par Chapuis Armes proviennent de Turquie, et sont scrupuleusement sélectionnés pour leurs qualités techniques et esthétiques. Les bois sont séchés naturellement pendant trois années complètes, processus au bout duquel les bois sont prêts à être travaillés.
Étape de sublimation, seule une main experte peut graver une arme de chasse. Tous les éléments métalliques peuvent être gravés. Il existe diverses techniques de gravure, qui influence le rendu final de l’œuvre. Les motifs décoratifs que l’on retrouve le plus sont les scènes de chasse, qui représentent les animaux dans leur environnement naturel, les perdreaux à l’envol aux bécasses en sous-bois. Les chiens de chasse sont aussi des motifs appréciés.
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Contrairement à la gravure, le quadrillage n’a pas seulement une fonction esthétique : il permet une prise en main optimale du fusil.
Les Cartouches Modernes
Rares sont les chasseurs qui de nos jours fabriquent encore leurs cartouches. A la fin du 19 éme siècle et jusqu'au milieu du 20 éme siècle la plupart des chasseurs confectionnait leurs cartouches dont ils conservaient précieusement les étuis après le tir afin de les "recharger" et ainsi en diminuer le coût. De nos jours, les cartouches modernes sont de type hamerless (ou en plastique), mais l'amorce placée au centre du culot est externe. Lefaucheux déposa un brevet d'invention en 1833 décrivant son célebre fusil à brisure. Grâce à cette invention il démocratisa ainsi le chargement par la culasse. Le fusil présenté ici n'a pas été fabriqué par Lefaucheux lui même, mais par un fabricant ayant eu l'autorisation de fabriquer ces fusils. En effet, pour "diffuser" son invention et rentabiliser l'affaire Lefaucheux compris vite qu'il avait besoin de fabricants d'armes et différents contrats de cession d'exploitation furent signés.
Pour en revenir au fusil: Il est à été directement fabriqué à broche ( apres 1835 l'invention de la broche). On peut noter la goupille permettant l'ouverture, mais empêchant toute désolidarisation des canons, un des gros point faible du fusil; seul moyen chasser la goupille. A noter également la mortaise coté bascule recevant une petite lame coté canons et empêchant la mise à feu de la cartouche voisine.
Pour identifier un Lefaucheux, il faut regarder les ponçons, ici "invention C.Lefaucheux à Paris" (normalement il n'y a pas le "C"):poinçon apposé sur les armes de fabrique de 1833 à 1843 après le brevet tombe dans le domaine public. Ici, il manque un autre poinçon: le numéro d'ordre qui devait être également apposé.
Ce fusil n'est plus très frais mais témoin de l'évolution de l'armurerie. Dans le contexte de l'époque, c'était une petite révolution, ce fusil côtoyait encore les fusils à percussion. Je vous laisse imaginer les joutes verbales entre ceux qui n'y voyaient que des avantages et les autres que des inconvénients. A ces dates, on reste dans le domaine du ptototype, rien est standard, ce qui rend intéressant l'étude.
Comment reconnaître un fusil Lefaucheux ?
Pour reconnaître un fusil Lefaucheux, il faut d’abord comprendre son histoire. Inventé par Casimir Lefaucheux en 1833, ce système révolutionnaire a changé la donne dans le monde des armes à feu.
La première chose qui saute aux yeux, c’est le système de fermeture unique. Vous remarquerez une clé située sous le pontet. C’est la signature Lefaucheux par excellence ! Autre élément distinctif : la culasse basculante. C’est l’invention phare de Casimir Lefaucheux. Elle permet une ouverture facile du fusil pour le chargement.
Les premiers modèles Lefaucheux utilisaient un système de percussion à broche. Plus tard, on est passé à la percussion centrale. C’est un indice précieux pour dater approximativement l’arme.
Sur les modèles produits entre 1833 et 1843, vous trouverez le poinçon « Invention C. Lefaucheux à Paris ». C’est la preuve irréfutable de l’authenticité de l’arme. Et aussi, chaque série avait sa numérotation spécifique. Par exemple, « LF1 » désignait le premier modèle d’une série.
Les canons en damas sont un autre signe distinctif sur certains modèles. Cette technique de fabrication donnait aux canons un aspect marbré unique.
L’ajout d’un extracteur sur les modèles à percussion centrale est un détail notable. Il facilitait grandement l’éjection des cartouches usagées.
Le monde des fusils Lefaucheux est vaste et plein de surprises. Saviez-vous qu’il était possible de transformer un modèle à broche en percussion centrale ? C’est une pratique qui a été courante pour moderniser les armes plus anciennes.
Après 1843, d’autres armuriers ont produit des fusils sous licence Lefaucheux. Cela explique la grande variété de modèles que l’on peut trouver. Chaque fabricant apportait sa touche personnelle, tout en respectant les brevets originaux. Le calibre 16 était très répandu pour les fusils Lefaucheux. Quant aux munitions, les premiers modèles utilisaient des cartouches spécifiques à broche.
Le Fusil de Chasse dans la Littérature
Le fusil de chasse est également un symbole fort dans la littérature. Dans le roman "Le Fusil de chasse" de Yasushi Inoué, l'arme devient un élément central d'une histoire complexe d'amour et de trahison.
Trois lettres, adressées au même homme par trois femmes différentes, forment la texture tragique de ce récit singulier. Au départ, une banale histoire d'adultère. À l'arrivée, l'une des plus belles histoires d'amour de la littérature contemporaine. Avec une formidable économie de moyens, dans une langue subtilement dépouillée, Yasushi Inoué donne la version éternelle du couple maudit. Le Fusil de chasse, ou les multiples facettes d’une impossible passion, est un chef d'œuvre universel.
L'histoire est enchâssée dans une autre, celle d'un homme qui reçoit quatre lettres, dont trois écrites par des femmes. Le médiéviste Alain PARBEAU nous fait partager toute une vie de recherches et de connaissances sur le début de l’arme à feu.
Les données balistiques (performances des projectiles de tir) citées dans cet exposé, font suite à des tirs réalisés par l’auteur avec des répliques d’armes et des armes authentiques, avec des chargements soignés et estimés proches de ceux de leur époque d’origine. Ils sont publiés à titre indicatif, pour donner une idée de la puissance des armes anciennes. Il est évident que ces résultats peuvent s’avérer différents si l’on emploie d’autres charges. Il s’agit du tir (à blanc) avec une reproduction d’hacquebute primitive (vers 1380), copie réalisée par l’auteur sur le modèle d’une authentique trouvée lors de fouilles au château de Calmont d’Olt à Espalion en Aveyron. On voit bien l’allumage avec un boutefeu à mèche, et le départ du coup avec la sortie des gaz. Certaines dates sont imprécises et signalées « Vers …… ». Alain participé à un petit film sur l’origine des armes à feu, et il à utilisé le décor du château de Saint Alban sur Limagnole. Quand la poudre commence à parler !
L'Évolution des Armes à Feu : Du Feu Grégeois au Fusil Gras
L'histoire des armes à feu est une longue évolution, jalonnée d'innovations et de perfectionnements. Des premières formes d'armes à feu primitives aux fusils modernes, le chemin parcouru est considérable.
Les Prémices : Le Feu Grégeois et la Poudre Noire
Au VIIe siècle, le feu grégeois, mélange visqueux de poix, naphte, soufre, etc., était projeté chaud et liquide sur l’ennemi, ses bateaux et ses constructions. Au VIIIe siècle après Jésus Christ, les chinois inventèrent la poudre noire, mélange de salpêtre, soufre et charbon de bois.
Les Premiers Canons et les Hacquebutes
Vers 1150-1200, les arabes utilisèrent la poudre noire sous la forme de canon rudimentaire à main, le « Madfaa », qui propulse une flèche trapue à courte distance. Vers 1280, la poudre est redécouverte en Europe. En Août 1324, une des premières utilisations en France d’une bombarde pour l’attaque de la ville de la Réole (Gironde). Vers 1380, l’hacquebute (primitive) apparaît : Littéralement « canon à croc », elle comporte un long fût de bois, à l’avant duquel est fixé un canon de fer de courte dimension (20 à 25 cm).
L'Arquebuse et le Mousquet
Vers 1460 jusqu’à 1660, l’arquebuse est une arme à feu, à fût de bois, véritable ancêtre des carabines, mousquets et fusils, que l’on tient sous l’aisselle ou que l’on commence à épauler. Vers 1510-15, la platine à « rouet » (peut-être inventée par Léonard de Vinci, ou Johan Kuhfuss) permet un allumage sans mèche, sur le principe d’une roue rainurée (le rouet) entrainée par un ressort, et qui frotte sur une pyrite de fer mordue (tenue) par un « chien » produisant ainsi des étincelles, qui allument la poudre. En 1520, l’arquebuse à canon rayé (rainuré) hélicoïdalement apparaît. Le mousquet était né.
Le Fusil et les Innovations du XVIIe et XVIIIe Siècles
Initiée par Louvois, ministre d’état, et sur le conseil du maréchal de Vauban, Louis XIV généralisera par ordonnance la platine à silex à la française sur les mousquets en allégeant leur poids en 1703. En 1777, puis an IX, et enfin le dernier modèle de fusil de guerre à platine à silex, le 1822….qui sera modifié en platine à percussion vers 1830, puis son canon rayé vers 1848. Il prendra alors l’appellation de « fusil 1822 T bis ».
L'Évolution vers les Armes Modernes
Les travaux sur les agents chimiques explosant suite à un choc, réalisés par le chimiste français Bertholet, comme le fulminate de mercure et le muriate de potassium, amenèrent le pasteur écossais Alexandre John Forsyth en 1808 à concevoir la première platine à percussion par chien (sans pierre) dite à « flacon de parfum », n’utilisant pas le silex, mais le fulminate de mercure, sur un fusil de chasse. L’armurier parisien d’origine suisse, Jean Samuel Pauly, (en collaboration avec le français François Prélat inventeur de l’amorce et de la cartouche de ce fusil), présenta en 1812, à l’empereur Napoléon premier, le premier fusil à canon basculant à chargement par la culasse tirant une cartouche.
Les Fusils de Voltigeurs et les Armes de la Gendarmerie
En 1832, des plaintes furent adressées au Directeur général concernant la qualité des mousquetons fournis à la Douane, jugée inférieure à celle des modèles destinés au département de la guerre. Il fut alors décidé que l'Administration des Douanes ne demanderait que des fusils de voltigeurs, conformes au modèle régulier de 1822. En septembre 1845, les piquets de cavalerie voient leur équipement renouvelé : « Les mousquetons de la cavalerie légère et les pistolets d’arçon seront remplacés par le mousqueton et le pistolet de la Gendarmerie.
L'Impact des Innovations sur les Armes Militaires
Le Fusil Treille de Beaulieu et le Chargement par la Culasse
Quelques mois avant la guerre d'Italie de 1859, le canon du fusil modèle 1822 est rayé (et deviennent ainsi des fusils modèle 1822 T bis). L'ingénieur Treille de Beaulieu développe un système de chargement par la culasse utilisant une cartouche à broche.
Le Fusil Chassepot et ses Défauts
En 1866, l'armée française adopte le fusil Chassepot, une arme à chargement par la culasse utilisant une cartouche en papier contenant la balle, la poudre et l'amorce. Cependant, ce fusil présente des défauts majeurs, notamment des fuites de gaz et la fragilité de l'aiguille de percussion, entraînant la perte de nombreux fusils au combat.
Le Fusil Gras : Une Arme Moderne
En 1874, le fusil Gras est adopté par l'armée française. Cette arme, utilisant une cartouche métallique et un système de percussion centrale, est considérée comme la plus moderne de sa génération lors de son adoption. Cependant, sa capacité limitée à un seul coup et sa fragilité face aux nouvelles poudres font qu'il est rapidement supplanté par des armes à répétition.
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