L'histoire fascinante des médailles d'argent aux Jeux olympiques de tir sportif

Le tir sportif, discipline à la fois exigeante et précise, a une longue et riche histoire aux Jeux olympiques. Des tireurs d'exception ont marqué les esprits en remportant des médailles d'argent, symboles de leur talent et de leur détermination. Cet article explore l'histoire des médailles d'argent en tir sportif aux Jeux olympiques, en mettant en lumière des athlètes emblématiques et des moments marquants.

Les débuts olympiques du tir sportif

Le tir est l'un des sports historiques des Jeux olympiques. En effet, il figurait au programme des premiers Jeux olympiques modernes, à Athènes en 1896. Depuis, il a toujours été au programme olympique, sauf lors des Jeux olympiques de Saint-Louis en 1904 et ceux d'Amsterdam en 1928. Le nombre d’épreuves, qui a beaucoup évolué au fil des éditions, est passé de cinq en 1896, à quinze aujourd’hui.

Oscar Swahn : Un exemple de longévité et de persévérance

Oscar Swahn est une figure emblématique de l'histoire du tir sportif olympique. Amateur de chasse, ce Suédois est repéré par le roi de son pays, car il ne rate jamais sa cible. À 60 ans, il se lance dans une carrière de tir sportif et décroche deux médailles d'or aux Jeux de Londres en 1908. Bien que mort en 1927, Oscar Swahn détient encore en 2024 le record du médaillé olympique le plus âgé de l’histoire.

Alors qu'il grandit dans une petite commune rurale de Suède, il participe à un exercice de tir dans un parc. Le roi de Suède, qui participe à l’événement, est sidéré en voyant qu'il ne rate jamais sa cible. Adulte, marié, père de famille, Oscar Swahn devient employé de la Poste, et il passe son temps entre la maison, le bureau et la forêt où il passe de longues heures à chasser, sans se douter qu’en chassant, il s’entraîne en réalité pour son destin olympique, bien qu'il ne rêve pas vraiment de devenir un champion.

Mais, à l’âge de 60 ans, tout change. À ce moment de la vie où la plupart des gens prennent leur retraite, Oscar Swahn décide de se lancer dans une carrière de tireur sportif. En 1908, il participe à ses premiers Jeux olympiques à Londres. Et comme il ne rate jamais sa cible, il repart avec deux médailles d’or et une médaille de bronze. Douze ans plus tard, en 1920, rebelote, il décroche l’argent, il a alors 72 ans. S'il reste aujourd’hui le médaillé le plus âgé de l’histoire des JO, son cas n’est pas totalement isolé. En 2016, à Rio, un cavalier japonais de 75 ans aurait bien pu lui chiper son titre si son cheval n’était pas tombé malade.

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Les épreuves de tir aux Jeux olympiques

Il existe trois différents types d’épreuves de tir aux Jeux Olympiques : à la carabine (rifle), au pistolet et au fusil. Les épreuves de carabines et de pistolet prennent place dans des stands de tir, où les athlètes doivent atteindre des cibles à 10, 25 et 50 mètres de distance. Il y a aussi trois positions de tir : à genoux, où l’athlète se met à genoux et pose son coude sur son genou, couché et debout. Certaines épreuves comportent toutes ces positions. Pour atteindre les cibles, les athlètes utilisent des méthodes de relaxation qui leur permettent de réduire leur rythme cardiaque, pour atteindre la plus grande précision et se rapprocher le plus possible du centre de la cible, appelé la mouche. Les épreuves au fusil diffèrent dans le principe, puisqu’elles se déroulent en plein air. Les tireurs doivent atteindre des cibles projetées en l’air dans des angles et directions variables.

À Paris, on aura droit aux épreuves :

  • de pistolet à air comprimé à 10 mètres (hommes, femmes et mixte)
  • de pistolet tir rapide à 25 mètres (hommes et femmes)
  • de carabine à air comprimé à 10 mètres (hommes, femmes et mixte)
  • de carabine 3 positions à 50 mètres (hommes et femmes)
  • de fusil à chasse fosse olympique (homme et femmes)
  • de fusil à chasse skeet olympique (hommes, femmes et mixte)

Aux 12 épreuves individuelles viennent s’ajouter 3 épreuves par équipes mixtes (Pistolet 10m, Carabine 10m et Skeet Olympique).

Légendes du tir olympique

Le Letton Afanasijs Kuzmins - qui a aussi représenté l'URSS - est l'une des légendes du tir. Il a disputé à 9 éditions des Jeux olympiques entre 1976 et 2012. Il a remporté 2 médailles, 1 en or et 1 en argent. Le Slovène Rajmond Debevec, lui, a pris part à 8 éditions des Jeux olympiques entre 1984 et 2012.

Domination et répartition des médailles

Les États-Unis dominent largement le tir aux Jeux olympiques depuis 1896. En effet, ils ont remporté 116 médailles dont 57 en or (31 en argent et 28 en bronze). L'Union soviétique a aussi récolté beaucoup de médailles par le passé (49 médailles dont 17 en or). L'Italie (43 médailles dont 16 en or), la Suède (57 médailles dont 15 en or) ou encore la Grande-Bretagne (47 médailles dont 13 en or) ne sont pas en reste.

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Kim Ye-ji : Nouvelle icône du tir olympique

Kim Ye-ji, l’athlète sud-coréenne de 31 ans, a captivé le monde entier lors des Jeux Olympiques de Paris 2024. Médaillée d’argent au tir au pistolet à 10 mètres, elle est devenue une véritable star des réseaux sociaux grâce à son charisme et son attitude décontractée. Kim Ye-ji a une allure déroutante sur le pas de tir avec ses lunettes de précision, sa casquette à l’envers et ses cheveux plaqués en dessous. Son visage impassible et sa main dans la poche ont fasciné les internautes, qui la comparent à des personnages de films d’action. Elon Musk lui-même a tweeté : « Elle devrait être dans un film d’action. Pas besoin de jouer ! »

Kim Ye-ji porte également un petit doudou éléphant dans sa poche, un détail qui a beaucoup attendri les internautes. Kim Ye-ji a exprimé sa joie pour la victoire de sa compatriote et amie Oh Ye Jin, qui a remporté la médaille d’or. Elle a déclaré : « Elle est comme ma plus jeune sœur, et je veux toujours prendre soin d’elle et être là pour elle. Alors, quand elle a gagné la médaille d’or, j’étais encore plus heureuse. »

Kim Ye-ji est considérée comme la grande favorite de l’épreuve de tir au pistolet à 25 mètres, dont les qualifications débutent le vendredi 2 août 2024 à 9 heures. Les fans attendent avec impatience de voir si elle continuera à briller et à captiver le monde avec son charisme unique.

Kim Ye-ji est bien plus qu’une simple athlète. Elle est devenue une icône grâce à son style unique, son attitude décontractée et son charisme.

La pose nonchalante de Yusuf Dikeç devient une marque déposée

Sa pose nonchalante avait fait le buzz durant les Jeux olympiques. Le tireur olympique turc Yusuf Dikeç a déposé une demande auprès de l’institut turc de la propriété intellectuelle pour protéger l’utilisation commerciale de la pose qui l’a rendu célèbre lors des JO de Paris. De nombreux athlètes ont copié sa pose après avoir remporté une médaille aux JO, comme la star suédoise de la perche, Armand Duplantis.

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« Après avoir été informés de nombreuses initiatives de dépôt de marque effectuées à l’insu de Yusuf Dikeç, nous avons soumis une demande il y a environ une semaine […]. D’autres demandes ont ainsi été rejetées », a déclaré cette semaine l’entraîneur de l’athlète, Erdinç Bilgili. De nombreux produits, parmi lesquels des t-shirts, des tasses ou des coques de téléphone portable, reprenant sa pose semblant mêler nonchalance et confiance en soi, ont été mis en vente, a rapporté la chaîne d’information publique turque TRT Haber.

« Certains ont pensé que ma main dans la poche était un signe d’arrogance. Je le fais uniquement pour tenir mon corps plus stable. Il ne faut pas chercher plus loin », avait expliqué le tireur. Ancien officier de la gendarmerie à la retraite depuis un an, Yusuf Dikeç a également expliqué qu’il préférait tirer sans matériel de protection. « Comme je tire les deux yeux ouverts, je ne me sens pas à l’aise avec les lunettes de protection, les casques ou tout autre accessoire.

À 51 ans, Yusuf Dikec doit surtout être salué car il a remporté la médaille d'argent par équipes en pistolet à air comprimé à 10 mètres.

Walter Lapeyre, entraîneur de la pistolière Camille Jedrzejewski : « Yusuf, c'est un mec adorable, une crème. La façon dont on le décrit aujourd'hui sur les réseaux est à l'opposé de ce qu'il est. Complètement. C'est le plus doux des hommes. À chaque fois qu'on le croise en compétition, il nous offre des loukoums, j'en ai plein les placards chez moi. Même dans son tir, on a l'impression qu'il est en lévitation. C'est la force tranquille. »

Lapeyre poursuit : « S'il n'a pas d'équipement, c'est qu'il tire ''naturel'', parce qu'il aime ça, et qu'il est d'un très haut niveau aussi ! Parce qu'il faut un haut niveau pour se le permettre. C'est la philosophie ''on tire comme on est'', très basique avec un pistolet ''steyr'', c'est-à-dire tout ce qu'il y a de plus classique. C'est curieux, parce qu'il s'est qualifié vraiment à l'arrache, il ne devait pas venir et voilà, il est vice-champion olympique !

Le tir à l'arc aux Jeux olympiques

En 1900, le tir à l’arc apparaît pour la première fois aux Jeux Olympiques. Il est disputé en 1904, 1908 et 1920. Médaille d'or en individuel 1992 BARCELONE: En 1992, Sébastien Flute devient champion olympique aux Jeux de Barcelone et marque l’Histoire du tir à l’arc français grâce à cette première médaille pour la discipline. Médaille de bronze par équipe 2008 PEKIN: Jeux de Pékin 2008, après un parcours appliqué, les Françaises affrontent les invincibles Sud-Coréennes en demi-finale dans des conditions météorologiques des plus instables. Pas de surprise pour l’équipe tricolore qui s’incline face aux futures championnes olympiques. Il reste néanmoins une médaille de bronze à aller chercher contre des Anglaises à leur portée. Médaille d'argent en individuel 2016 RIO: 24 ans après son prédécesseur, Jean-Charles décroche la médaille d’argent aux Jeux de Rio après s’être incliné en finale contre le Sud-Coréen Ku Bonchan, le n°2 mondial de l’époque. L’archer apporte donc au tir à l’arc français la troisième médaille depuis le retour de la discipline aux Jeux Olympiques en 1972.

Paris 2024 : le tir en pleine lumière

Le tir se déroulera du 27 juillet au 5 août au Centre national de tir de Châteauroux (Indre). Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 vont rassembler des athlètes de tous les pays ! Ce sont 340 athlètes olympiques puis 160 athlètes paralympiques qui se rendront dans l'Indre.

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