La photographie numérique a révolutionné le monde de l'image, touchant aussi bien les photographes amateurs que les professionnels. L'importance accordée aux photos, aux souvenirs et aux tirages papier est plus grande que jamais. Cependant, il est crucial de comprendre que chaque élément de la chaîne photographique, de l'appareil photo à l'écran, en passant par la tablette, le smartphone et même l'imprimante, interprète les couleurs différemment. Cette disparité peut entraîner des frustrations, notamment lorsque l'on constate une différence entre l'affichage sur l'écran de l'appareil photo et celui sur l'écran d'ordinateur, ou même entre différents écrans d'ordinateur. Pour garantir un rendu des couleurs fidèle et cohérent sur tous les supports, il est impératif de calibrer l'ensemble de cette chaîne.
Pourquoi la Calibration d'Écran est Essentielle
Avez-vous déjà remarqué que vos photos imprimées n'ont pas le même rendu qu'à l'écran ? Ou que ce que vous voyez sur l'écran de votre appareil photo diffère de ce que vous voyez sur l'écran de votre ordinateur ? Si votre écran reproduit mal les couleurs, c'est toute la gestion de la couleur qui est compromise, et l'impression réservera de mauvaises surprises.
En photographie argentique, la gestion de la couleur était principalement réservée aux professionnels, qu'il s'agisse des experts en laboratoire développant eux-mêmes leurs photos en chambre noire, ou des laboratoires professionnels. Il suffisait de choisir le film qui vous satisfaisait, et le reste était pris en charge par le laboratoire.
Aujourd'hui, l'étalonnage de son écran est une nécessité, d'autant plus que les solutions existantes sont relativement abordables. Calibrer un écran avec une sonde vous permet de mesurer la couleur réellement affichée à l'écran, couleur par couleur. La sonde de calibration est un instrument placé sur votre écran qui va mesurer une suite d’échantillons colorés et bâtir un profil de correction adapté à votre écran, et non générique.
Les Différents Types d'Écrans et Leur Importance dans la Calibration
Avant de plonger dans le processus de calibration, il est important de comprendre les différents types d'écrans disponibles sur le marché, car ils ne sont pas tous égaux en termes de rendu des couleurs et de capacité à être calibrés :
Lire aussi: Call of Duty : Guide du Mode Zombie
- Les dalles TN (Twisted Nematic) : Ces dalles sont généralement bon marché et réactives, mais elles présentent des angles de vision restreints et une uniformité de luminosité médiocre.
- Les dalles PVA (Patterned Vertical Alignment) : Elles offrent un compromis intéressant pour les photographes en termes d'angle de vision et de qualité d'image.
- Les dalles IPS (In-Plane Switching) : Bien que plus chères, elles sont idéales pour les photographes, offrant des angles de vision très ouverts et une uniformité de luminosité très correcte, selon les modèles. Leur réactivité est cependant moins importante.
Il y a d’abord les écrans dits “arts graphiques” spécialement conçus pour le travail de l’image. C’est le type d’écran le moins abordable à toutes les bourses - comptez environ 1 000 € pour l’entrée de gamme et souvent bien plus pour le nec plus ultra. Totalement hors de prix pour les photographes amateurs, ils peuvent vite devenir indispensables pour un photographe qui tire ses photos sur papier très régulièrement ou un professionnel de la retouche. Généralement, ce type d’écran est fourni avec le matériel de calibrage adéquat ;
Il y a ensuite les écrans non arts graphiques, c’est-à-dire tous les autres types d’écrans qui ne sont pas des écrans d’ordinateurs portables. En paramétrage d’usine, ces écrans affichent presque systématiquement des couleurs incorrectes ou trop flatteuses. Pour régler ce type d’écran, vous allez avoir besoin d’acquérir une sonde et surtout vérifier que dans les menus du moniteur vous puissiez a minima régler la température des couleurs, ainsi que la luminosité et le contraste. Pour leur majeure partie, une fois calibrés, ces écrans suffisent largement au plus grand nombre des photographes, même professionnels, dans la mesure où le tirage n’est pas une activité systématique ;
Et puis il y a le parent pauvre de l’écran, celui de votre ordinateur portable. Ici, c’est un univers complexe à calibrer du fait de la qualité générale des dalles utilisées et du manque de réglages possibles. Même si la problématique tend à disparaître avec la prolifération des dalles IPS, dont les Retina de chez Apple, la majeure partie du marché est encore composée d’écrans limités pour la retouche photo, même si pour un premier editing en déplacement ils font parfaitement l’affaire. Le problème, c'est que vous ne pouvez généralement que régler la luminosité, mais pas le contraste, et encore moins la température des couleurs, généralement réglée à 9 300 K là où on cherche à s’approcher des 6 500 K.
Dans cet article, l'exemple de calibration porte sur un écran Dell U2711, un modèle 27 pouces doté d'une dalle IPS large gamut. Cependant, il est important de noter que tout écran, même avec une dalle TN et un gamut standard, peut être calibré. Les résultats dépendront évidemment de la qualité de l'écran. Il est illusoire d'espérer transformer un écran bas de gamme en un écran de qualité professionnelle pour la photographie.
Le Processus de Calibration en Détail
Préparation de l'Écran et de l'Environnement
Avant de commencer la calibration, il est essentiel de préparer correctement votre écran et votre environnement de travail :
Lire aussi: SoundLink Revolve en stéréo
- Temps de chauffe : Avant toute calibration, veillez à laisser allumer votre écran pendant environ 30 minutes afin qu'il se stabilise. Pendant les premières minutes, la teinte de votre écran peut changer.
- Désactivation des réglages automatiques : Désactivez tous les paramètres qui ajustent automatiquement la luminosité de votre écran. Ces réglages sont incompatibles avec le principe même de l'étalonnage. Pour cela rendez vous dans les paramètres d'affichage de Windows ou les Préférences moniteur de MacOS.
- Conditions d'éclairage stables : Essayez de travailler dans un environnement dont les conditions lumineuses varient peu. Si celles-ci ont tendance à changer en permanence, certains logiciels offrent la possibilité de cocher une case pour le contrôle actif de l’éclairage ambiant.
- Positionnement de l'écran : Quand vous lancez la calibration peu importe la position de l’écran. Une fois que vous utilisez votre écran, laissez-le le plus droit possible face à vous (idéalement à 90° par rapport à votre axe de vision). Si vous l’inclinez trop vous pouvez avoir des reflets ou des variations d’éclairage.
Utilisation d'une Sonde de Calibration : L'Exemple de la i1 Display Pro de X-Rite
Il n’existe qu’une seule solution pour calibrer un écran : un colorimètre. Cet instrument de mesure communément appelé sonde de calibrage permet de mesurer objectivement les couleurs affichées par votre écran. Le principe est simple : on branche, on lance le logiciel de la sonde, celle-ci mesure les couleurs affichées par l’écran et crée ce que l’on appelle un profil ICC. Voyons comment calibrer tout ça dans la pratique.
Dans cet article, on s’intéresse particulièrement à la sonde de X-Rite, la i1 Display Pro. La sonde i1 Display Pro est livrée avec une offre logicielle complète; i1 Profiler. X-Rite, a adopté le système d’activation de la licence de son logiciel grâce au dongle.
Après l’installation, le processus d’étalonnage se déroule en deux étapes: le profilage et la caractérisation.
Étape 1 : Réinitialisation de l'écran et lancement du logiciel
La première chose à faire est de réinitialiser votre écran par le menu OSD aux valeurs d’usine. Le lancement de l’application fait apparaitre l’écran d’accueil depuis lequel vous pouvez lancer les tâches. Vous remarquerez qu’il existe deux options de mode utilisateur, on conseille d’activer le mode avancé afin d’accéder aux fonctions étendues que nous verrons plus loin. La sonde est connectée et est automatiquement détectée par le logiciel. Le logiciel est conçu pour étalonner des imprimantes, mais ce n’est pas l’objet de cet article. Ce qui nous intéresse dans un premier temps, c’est la caractérisation dans le menu affichage à gauche.
Étape 2 : Choix des paramètres de l'écran
La fenêtre suivante donne accès aux paramètres de l’écran. Si vous possédez plusieurs écrans, ceux-ci apparaîtront distinctement. En suivant l’ordre de réglage, nous arrivons au choix du Point blanc, exprimé en degré Kelvin. Une liste nous propose plusieurs choix basés sur des illuminants cibles (D50, D55, D65 et D75) ou natif (température de couleur de l’écran) ou encore basés sur d’autres valeurs. On choisit une valeur standard correspondant à la lumière du jour soit 6500K (D65).
Lire aussi: Tutoriel : Calibration Beko
Remarque: L’option Mesurer permet l’adaptation de la température de l’écran par rapport aux conditions de luminosité de votre pièce. Si l’on combine cette mesure à la mesure automatique de la lumière ambiante pour la correction du profil en temps réel, nous disposons là d’une véritable innovation.
Le troisième paramètre est la Luminosité, exprimée en candelas par unité de surface. Encore une fois, il est possible de personnaliser la valeur que l’on souhaite, ou confier le choix de la valeur par la mesure de la lumière ambiante. Afin d’éviter d’avoir un écran trop lumineux, une valeur standard de 120 CD/m² semble être suffisante. Il est possible de descendre à 100 voire 80 CD/m² si l’on imprime à domicile.
Le paramètre suivant à régler est le Contraste. Le logiciel propose plusieurs options. En général, le contraste natif est un bon choix. Toutefois, si vous souhaitez harmoniser plusieurs écrans, il est possible de personnaliser la valeur en retenant la plus faible des deux. Toutefois, si la qualité des écrans est différente, cette méthode nuirait au meilleur des deux.
Le Flare correct permet de mesurer la lumière parasite et la corriger en conséquence. Contrôle actif de l’éclairage ambiant n’est pas nécessaire si les conditions d’éclairage sont stables.
Le paramètre gamma sera évidemment laissé à sa valeur par défaut et il est rarement utile de modifier sa valeur sauf si vous travaillez sur une chaine graphique où tous les composants sont à un gamma de 1.8 ou si votre écran ne tolère pas le réglage de 2.2. En règle générale, on laisse cette valeur par défaut. C’est d’ailleurs la valeur retenue pour l’encodage des espaces standards SRGB et Adobe RGB 98.
Étape 3 : Définition du jeu de patchs
La prochaine étape consiste à définir le jeu de patch qui va servir à la caractérisation de l’écran. Plus le jeu est important, plus le calibrage sera précis, mais plus le processus sera long. Le logiciel permet d’ajouter des jeux de patch supplémentaires issus du Pantone Color Manager que l’on trouvera dans le bundle du fabricant. Pour vos usages personnels, ces patchs ne sont pas indispensables. Le choix du jeu de patchs se fera en fonction de votre dalle.
Étape 4 : Réglages manuels et automatiques
L’avant-dernière étape mérite toute votre attention. ADC est une fonction qui va régler votre écran à votre place afin de tendre vers les valeurs cibles que vous avez prédéfinies précédemment (120 CD/m² et contraste natif). Par réglage, nous entendons que le logiciel va intervenir sur le réglage physique de vos curseurs luminosité et contraste et gains RVB. Cette technologie fonctionne plutôt bien avec les écrans dits arts graphiques. Il semblerait qu’avec le Dell, cette fonction ne soit pas très efficace et donne des résultats aléatoires. C’est le premier piège à éviter. En effet, une fois la mesure lancée, vous serez invité à intervenir sur le curseur luminosité. Une jauge apparaitra et vous guidera jusqu’à l’obtention de la valeur cible. Il n’est pas nécessaire d’intervenir sur le curseur contraste puisque vous avez choisi contraste natif c’est-à-dire celui préréglé. C’est là qu’il est important de comprendre l’intérêt de remettre l’écran avec les valeurs de réglage d’usine.
Positionnez la sonde sur le centre de l’écran, veillez à ce que celle-ci soit bien à plat puis cliquez sur « Démarrer la mesure ». Si vous avez désactivé le contrôle automatique de l’écran (ADC), vous serez invité à régler manuellement les curseurs luminosité et contraste à partir de l’OSD.
Étape 5 : Enregistrement du profil
Sur l’écran suivant, nous renommons notre profil, nous créons et enregistrons le profil au sein du système. En effet, nous avons coché la case qui indique que le profil est installé dans le système automatiquement par le logiciel. Un rappel de caractérisation est paramétrable depuis cet écran.
Enfin, détail important, vous remarquerez, en bas à droite deux fonctions : «Charger la procédure» et «Enregistrer la procédure». Le logiciel vous permet d’enregistrer toute la procédure d’étalonnage que vous venez de faire dans un fichier .dwxf. Vous pouvez recharger la procédure et réenregistrer le profil dans le système, en, évitant ainsi une nouvelle calibration.
Test d'uniformité et suivi de qualité
À partir de cet écran, sélectionnez le moniteur pour lequel vous testez le profil. Nous baserons ce test à partir de la X-Rite Colorchecker Classic. Cette version professionnelle tient ces promesses avec un bilan complet. La partie gauche de l’écran résume les écarts, exprimés en DeltaE qui séparent les couleurs mesurées aux couleurs idéales. Ainsi, grâce à un seuil qui est déterminé par l’indice DeltaE3, valeur de référence, le rapport d’assurance qualité accepte ou refuse la mesure.
À l’issu de l’étalonnage, l’utilisateur accède au suivi de tendance qualité dans le temps sous la forme d’une courbe à point, d’un aperçu avant/après afin d’évaluer dans quelle gamme de couleurs les corrections ont été les plus importantes, et le comble du raffinement, d’un graphique 3D interactif représentant le profil ICC dans l’espace couleur de référence LAB.
La dernière partie de l’article est consacrée au test d’uniformité de luminosité de la dalle. Ce test permet de mesurer le point blanc et la luminosité de l’écran sur 9 zones. Avec les dalles de type TN, vous allez vite comprendre l’ampleur du problème. Placer la sonde sur chaque zone prédéfinie par le logiciel, puis laissez vous guider.
À l’issue de cette mesure, le résultat obtenu s’affiche sous la forme d’une matrice de patchs avec les différentes valeurs mesurées en luminosité / point blanc et l’écart de luminosité / point blanc de chacune des zones par rapport au centre. L’onglet supérieur permet de basculer de luminosité à point blanc.
Conseils supplémentaires pour une Calibration Optimale
- Ne lancez pas une calibration alors que vous venez d’allumer votre écran.
- Il est possible de calibrer plusieurs écrans avec une seule sonde. Il suffit de vous assurer au préalable que la licence du logiciel le permet, puis d’installer ce logiciel sur chaque ordinateur concerné. Une fois le logiciel installé, il vous suffit de connecter et déconnecter la sonde pour calibrer l’écran concerné.
- Faites une nouvelle calibration complète si vous changez la carte graphique de votre ordinateur, celle-ci a un fort impact sur le rendu final.
- Les écrans de portables sont souvent difficiles à calibrer car leurs dalles sont de qualité variables. Certains portables ont des écrans peu homogènes, avec un luminosité différente entre le haut et le bas de l’écran. Utilisez votre sonde et son logiciel pour calibrer cet écran en indiquant bien au logiciel qu’il s’agit d’un écran de portable. Les logiciels experts savent faire la différence et adopter des réglages qui vous donneront de meilleurs résultats.
- Attention aux réglages avancés tel que le réglage Night Shift sur iPad. Ce réglage change la colorimétrie de l’écran aux heures choisies et donne un rendu très chaud inadéquat pour une bonne reproduction des couleurs.
- Calibrez votre écran dans vos conditions habituelles d’utilisation. Si vous jouez généralement dans le noir complet (je ne juge pas, promis), ne calibrez pas en plein jour.
- N’ayez pas peur de calibrer régulièrement. Une fois par mois, c’est l’idéal. C’est comme mettre à jour vos jeux : ça maintient les performances au top.
- Quand vous lancez la calibration peu importe la position de l’écran. Une fois que vous utilisez votre écran, laissez-le le plus droit possible face à vous (idéalement à 90° par rapport à votre axe de vision). Si vous l’inclinez trop vous pouvez avoir des reflets ou des variations d’éclairage.
Les Espaces de Couleurs : RVB, sRVB et Adobe RVB
L’espace RVB - Rouge, Vert, Bleu - ou RGB en anglais est un format de codage des couleurs issues d’une source lumineuse en synthèse additive. Rouge, vert et bleu sont les couleurs primaires du RVB. L’addition (d’où le terme synthèse additive) du rouge, du vert et du bleu donne du blanc. Il est facile de tester cet espace en utilisant des torches de couleur. Le modèle RVB est capable de reproduire toutes les couleurs du spectre visible par l’œil humain. Cependant, un appareil photo ou un écran ne peuvent restituer qu’un sous-ensemble de ce modèle.
L’espace sRVB est un espace proposé par HP et Microsoft en 1996. L’espace Adobe RGB est un espace proposé par Adobe en 1998. C’est un espace de couleur plus large que l’espace RVB et plus adapté lors des impressions. Le modèle RVB est un modèle de couleurs lumineuses. Il ne peut donc pas s’appliquer pour des imprimantes qui utilisent de l’encre et non de la lumière. L’objectif est de reproduire un large spectre de couleurs en synthèse soustractive.
La différence de couleur entre vos différents dispositifs peut s’expliquer par le fait qu’ils utilisent tous des espaces de couleurs différents. Le profil ICC permet d’établir une description précise de l’appareil concerné et de sa capacité à reproduire les couleurs.
En photographie, il est important de calibrer l’ensemble de la chaîne de l’image, à commencer par l’écran de l’ordinateur. Il peut être intéressant par la suite de calibrer votre appareil photo ou votre imprimante si vous imprimez chez vous.
Calibration à l'œil vs. Calibration avec une Sonde
Certains photographes calibrent leur écran « à l’œil ». Ils observent une photo, changent quelques réglages sur l’écran et considèrent que ce sera bon pour les autres photos. En calibrant un écran avec un simple logiciel sans sonde, la calibration se fait sur des couleurs « théoriquement » affichées à l’écran. La calibration est incomplète et souvent fausse. Calibrer un écran avec une sonde vous permet de mesurer la couleur réellement affichée à l’écran, couleur par couleur. La sonde de calibration est un instrument placé sur votre écran qui va mesurer une suite d’échantillons colorés et bâtir un profil de correction adapté à votre écran, et non générique.
Fréquence de Calibration
Attention : calibrer une fois pour toutes votre écran ne suffit pas. La première calibration est toujours plus longue, il faut créer le profil. Les suivantes sont plus rapides, la sonde va mesurer l’écart uniquement. Vous constaterez peu d’écart entre deux calibrations faites à 60 jours d’intervalle, voire aucun. Mais c’est une bonne habitude à prendre pour avoir toujours un rendu identique.
tags: #photographe #de #mode #calibration #ecran #guide
