L'histoire de Beretta, une entreprise familiale italienne fondée en 1526, est intimement liée à l'évolution des armes à feu. Des canons de la Renaissance aux pistolets-mitrailleurs modernes, Beretta a su innover et s'adapter aux besoins des marchés militaires et civils. La firme italienne Pietro Beretta est reconnue comme la plus ancienne dynastie de l'univers armurier et un pilier de l'économie italienne. Ses réalisations dans le domaine de l'armement jouissent d'un prestige international. Il existe de nos jours un mythe Beretta, au point que la coutume évoque immanquablement le nom de Beretta pour nommer un pistolet automatique, comme celui de Colt pour un revolver. Lorsque le langage usuel arrive à prendre une telle liberté, c'est un présage qui ne trompe guère !
Les Débuts de Beretta : Une Tradition Familiale d'Innovation
L’histoire de Beretta est une continuité familiale et industrielle qui a débuté dans le nord de l’Italie et a traversé les siècles, de la fabrication de canons à la Renaissance à la présence mondiale de ses pistolets dans les forces militaires et civiles. Fondée par Bartolomeo Beretta en 1526, Beretta est l'une des marques d'armes à feu les plus anciennes et respectées au monde. L’histoire de Beretta commence avec Bartolomeo Beretta, un maître armurier originaire de la ville de Brescia, en Italie. En 1526, Bartolomeo a ouvert son atelier d’armurerie à Gardone Val Trompia, une petite ville dans la région des Alpes italiennes. Au fil des décennies et des siècles, les armuriers Beretta se sont distingués par leur engagement envers la qualité, l’innovation et l’artisanat. La famille Beretta a suivi une tradition d’excellence qui a été transmise de génération en génération.
L’un des jalons importants dans l’histoire de Beretta a été l’invention du système à platine latérale, une innovation qui a grandement amélioré la fiabilité des armes à feu à percussion. Au XIXe siècle, Beretta a commencé à produire des armes pour les marchés internationaux, exportant ses produits vers l’Europe, les Amériques et d’autres régions du monde.
L'Ère Moderne : Pietro Beretta et l'Industrialisation
Le début du XXe siècle constitue un moment charnière dans l'histoire de l'Entreprise. C'est dans ces années que Pietro Beretta (1870-1957) marqua un tournant dans la modernité : Fabbrica d'Armi, qui comptait à l'époque 130 employés, changea de visage grâce à l'introduction des techniques de production les plus modernes. Le nombre d'employés s'élève à 1 500. Intelligent, intuitif et charismatique, Pietro Beretta lança la production du premier pistolet semi-automatique, le 1915 de calibre 9 mm Glisenti, adopté par l’Armée royale ; l'une des toutes premières mitrailleuses, le « mousqueton automatique 1918 » ; puis le célèbre 1938 MAB (Mousqueton Automatique Beretta). En 1923, le poète Gabriele D'annunzio inventa la devise « dare in brocca », qui signifie atteindre la cible, représentée dans le symbole des trois flèches atteignant autant de cercles. Inspiré du monde des combats navals, le logo a été réalisé par le sculpteur Marussig sur le pilier au centre de l’allée d'entrée, utilisé par D'Annunzio comme papier à lettres, reproduit sur une de ses voitures, sur l'avion du vol pour Vienne et sur les vitraux de Schifamondo. C’est le 20 décembre 1949 qu’il devint le logo officiel de Beretta.
En 1933, le projet de la Série SO est achevé, le premier fusil superposé italien pour la chasse et le tir sportif : une arme destinée à devenir une référence dans le monde des fusils de chasse de luxe entièrement fabriqués à la main. Ses fils Giuseppe (1906-1993) et Carlo (1908-1984) poursuivent l'œuvre de modernisation du père, développant le caractère multinational grâce à la conquête de nouveaux marchés ainsi qu’au lancement d'activités commerciales et de production dans d'autres pays, dont l'Amérique. Et les marchés ont vite récompensé cette vision courageuse. Ces années ont vu l'arrivée de nouveaux produits tels que le fusil d'assaut BM59 adopté par l'armée italienne ou le pistolet mitrailleur PM12. Impossible de ne pas mentionner la création, au milieu des années 1950, de ce qui allait devenir pendant plus de deux décennies le fusil de référence de tous les chasseurs : le Beretta S55 et le semi-automatique A300.
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Les Débuts du Pistolet-Mitrailleur en Italie
En adoptant en 1915 la mitrailleuse jumelée ultra-légère Villar Perosa, l’Italie avait fait un premier pas vers l’adoption d’un pistolet-mitrailleur. Le Villar Perosa, tirant une version légèrement sous-chargée de la 9 mm Parabellum - le 9 mm Glisenti - ne possédait guère d’efficacité tant dans le rôle d’arme d’appui que dans celui de mitrailleuse d’aviation qu’on aurait souhaité lui faire tenir.
De tentatives furent réalisées pour rendre le Villar Perosa transportable et utilisable par un combattant en déplacement. Ces recherches aboutirent très vite à la dissociation du jumelage et au montage de chacun des ensembles canons/ boîtier de culasse sur une crosse équipée d’un mécanisme de détente du type carabine. Beretta commercialisa une carabine très proche de ses PM mais dépourvue de capacité de tir par rafales : la Beretta modèle 18/30. Cette arme fut employée par certaines forces de police italiennes mais aussi par la police argentine et l’on en retrouva en 1938 dans les stocks d’armes dissimulées en France par le mouvement social révolutionnaire plus connu sous le nom de « la cagoule ».
En 1918, le modèle Beretta 1918 était la deuxième mitraillette que l'armée italienne a utilisé. Le pistolet-mitrailleur Beretta 1918 est une évolution directe - et un recyclage - de la mitrailleuse légère Villar-Perosa de la Première Guerre mondiale. Il utilise le système Revelli à culasse retardée par mouvement hélicoïdal, avec un chargeur monté par le dessus, garantissant une alimentation fiable.
Le Moschetto Automatico Beretta Modelo 38
Dans les années trente, l’Italie souhaite adopter un pistolet-mitrailleur pour son armée et on confie la tâche à Beretta et plus particulièrement à l’ingénieur Tullio Marengoni qui avait conçu de nombreux prototypes de pistolets-mitrailleurs depuis les années 20. Au cours des deux guerres mondiales, les soldats italiens furent souvent équipés d’armes bien fabriquées mais certaines étaient cependant peu pratiques et parfois peu fiables. À ce titre, le Moschetto Automatico Beretta Modelo 38 se distingue par sa simplicité d’emploi et son efficacité. Il représente sans doute l’une des armes le plus réussies de l’arsenal italien jusqu’en 1945.
L’incertitude qui persistait au sein des états-majors sur l’emploi tactique du pistolet-mitrailleur conduisit Tullio Marengoni à proposer un nouveau type d’arme : le mousqueton automatique ou « Moschetto automatico » en italien. Marengoni va s’inspirer de la carabine Modèle 1918/30 développée par Beretta. Fonctionnant à culasse non calée, il tirait à culasse ouverte une nouvelle munition très proche de la 9 mm Parabellum, mais à charge renforcée : la 9 mm M.38. Cette munition vint augmenter la puissance de la 9 mm Glisenti alors employée par l’Italie dans ses armes de poings (Glisenti modèle 1910, Brixia modèle 1912 et Beretta modèle 1915) ainsi que de la Villar Perosa et ses dérivés. L’emploi de la 9 mm M.38 est d’ailleurs à proscrire dans ces pistolets, encore partiellement en service dans l’armée italienne pendant la seconde guerre mondiale. Afin d’éviter toute confusion, l’étui de cartouches M.38 est identifié par une cannelure imprimée à sa partie médiane. Le pistolet-mitrailleur Beretta 1938 est considéré comme l’un des meilleurs de la Seconde Guerre mondiale.
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L’armée italienne l’adopta en 1938 sous l’appellation de « Moschetto Automatico Beretta Modelo 38 » (en abrégé MAB Mod.38).
Caractéristiques du MAB Mod.38
- Levier d'armement: Positionné sur le côté droit avec un volet cache-poussière usiné.
- Queues de détente: Deux queues de détente, une pour le tir coup par coup et l'autre pour le tir en rafales (striée pour identification tactile).
- Sûreté: Levier de sûreté bloquant les détentes situé du côté gauche du boîtier.
- Crosse: Solide crosse en bois à poignée demi-pistolet.
- Hausse: Hausse graduée jusqu’à 500 m.
- Canon: Canon de longueur respectable (31,5 cm contre 20 cm pour la plupart des PM), pouvant être prolongé d’une baïonnette à lame repliable.
L’arme est équipée d’une culasse dont le ressort récupérateur de faible diamètre est logé dans un tube télescopique, selon le principe mis en vigueur quelques années plus tôt par l’Allemand Heinrich Vollmer. Le ressort ainsi captif, cette disposition permettait un démontage très facile, dans lequel culasse et ressort récupérateur sont retirés de l’arme en un seul mouvement. Cette disposition évite également l’action de corps étrangers sur le ressort et prévenait les torsions de ce dernier, fréquentes avec les ressorts de faible diamètre non maintenu par une tige-guide (comme sur les MP 18/1 et les PM français STA). La culasse est munie d’un percuteur mobile actionné par un levier positionné sur la face inférieure de la culasse. Ce levier fait saillir le percuteur lorsque la culasse, en fin de mouvement avant, heurte le support de l’éjecteur.
Chargeurs
L’introduction du chargeur se fait droite dans l’arme. À l’origine, trois types de chargeurs étaient disponibles : 10, 20 et 40 coups. Les cartouches y sont stockées sur deux colonnes imbriquées et se présentent alternativement sur la lèvre droite puis sur la lèvre gauche. Ce principe de fonctionnement les rend faciles à garnir à la main (au contraire des chargeurs de type « Schmeisser », dont les cartouches se représentent en position centrale). Il existait toutefois un petit guide destiné à permettre de les garnir avec des lames-chargeurs de 10 cartouches.
À une époque indéterminée furent également mis en service des chargeurs de 30 cartouches qui étaient extérieurement identiques à ceux de 40, mais dont la plaque de fond comportait une cale limitant l’enfoncement de la planchette élévatrice et la capacité à 30 cartouches. Il existe également des chargeurs de 30 cartouches d’une taille intermédiaire entre les chargeurs de 20 et de 40 coups, mais il semble qu’il s’agisse de fabrications postérieures à la Seconde Guerre mondiale. Le chargeur du PM Beretta modèle 38 se révélera tellement réussi, qu’il sera adopté sur l’ensemble des PM italiens : de la seconde guerre mondiale (TZ-45, FNAB-43), mais aussi sur des armes d’après-guerre comme le Franchi LF-57 et le Beretta modèle 12 S en service dans de nombreuses forces de police.
Simplifications et Modifications Pendant la Guerre
En 1938, l’armée italienne adopte le nouveau pistolet-mitrailleur mais elle va rapidement souhaiter simplifier sa production. Ainsi vont naître les modèles 38/42, 38/43 puis 38/44 qui sont des versions simplifiées du pistolet-mitrailleur modèle 1938A.
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Peu à peu, le superbe noyer utilisé pour réaliser les crosses cessa de recevoir le poli d’antan pour prendre un aspect mat et mal fini puis il laissa la place à des bois plus simples d’aspect plus clair, exigeant moins de temps de séchage. Le manchon de protection du canon, initialement usiné dans la masse fut remplacé par des manchons réalisés à partir de tubes étirés puis à partir d’ébauches rectangulaires enroulées et soudées sur sa partie inférieure, au lieu d’être usiné dans la masse, le boîtier fut réalisé par enroulement et soudure d’une ébauche rectangulaire, le poussoir de blocage du tir automatique, totalement inutile sur une arme de guerre fut supprimé, le levier d’armement fut lui aussi simplifié et son volet usiné coulissant dans un rail, fut remplacé par une simple pièce de tôle emboutie couvrant la rainure d’armement, le dispositif pour la fixation d’une baïonnette repliable fut supprimé.
Le Modèle 1 (Modèle 38/43)
La satisfaction de cette demande est confiée une fois de plus à Tullio Marengoni, qui créa le « Modèle 1» : une arme qui conservait le mécanisme de base du MAB 38 mais était dotée d’une crosse repliable inspirée de celle de la MP 38 allemande, d’une poignée-pistolet en aluminium et dont le fût s’arrêtait à hauteur du logement de chargeur. Ce dernier était profilé en forme de poignée.
Le canon du Modèle 1 était dépourvu de manchon de protection, en revanche il était épais, afin de retarder son échauffement et rainuré de cannelures longitudinales destinées à augmenter sa surface de contact avec le milieu ambiant afin d’améliorer son refroidissement. Deux fentes usinées à hauteur de la bouche, perpendiculairement à l’axe du canon faisaient office de compensateur. L’arme était dotée d’une culasse à percuteur fixe, légèrement plus courte que celle du modèle 38. Cette version est parfois désignée par certains auteurs sous l’appellation de « Modèle 38/43 ».
Beretta pendant la Seconde Guerre Mondiale
À cette époque, l’effort de guerre allemand commence à s’enliser en Russie : 1942 est l’année de Stalingrad et la campagne d’Afrique commence à prendre des airs de défaite. Fin 1942, le ministre de l’armement, Albert Speer, incorpore purement et simplement l’industrie d’armement italienne aux sources d’approvisionnement normal de l‘armée allemande. Lors de l’invasion de l’Albanie par l’Italie en 1939, ces armes sont utilisées par les deux camps.
Le troisième Reich ayant décidé fin 1943 d’abandonner la fabrication des MP 40 au profit de celle des MP 43 et 44, décide que les besoins en pistolets-mitrailleurs des troupes du Reich seront désormais satisfaits par des PM Beretta, qui prennent dans la nomenclature allemande l’appellation de « MP 739 (i) ».
En 1942, Tullio Marengoni, propose à l’armée italienne une arme plus compacte qui reprend le mécanisme du Modèle 1 avec une monture en bois à crosse fixe. Fin 1943, le principe du ressort récupérateur dit « télescopique », si caractéristique du modèle 38 est abandonné au profit d’une culasse de type STEN composée d’une simple masse percutante à percuteur fixe prenant appui sur un ressort récupérateur de fort diamètre.
La Libération du Nord de l’Italie, pas plus que le bombardement qu’elle subit le 3 avril 1945, n’interrompent les activités la firme Beretta qui poursuit ses fabrications pour armer les forces de l’ordre du nouveau gouvernement italien et qui ne tardera pas à rencontrer de très beaux succès à l’exportation vers le Moyen-Orient et l’Amérique du Sud où les PM Beretta seront abondamment employés.
Les Beretta resteront en service très longtemps dans l’armée et la police italienne où ils ne seront détrônés que très progressivement à partir de la fin des années 70 par des PM de troisième génération comme le Franchi LF-57 et le Beretta Modèle 12. Dans les années cinquante, le retour d’expérience des accidents survenus avec des PM entraînera chez tous les constructeurs l’adoption de dispositifs automatiques empêchant le recul accidentel de la culasse suivi de son retour en avant avec chambrage d‘une cartouche et du départ intempestif d’un ou plusieurs coups de feu.
Le Beretta Modèle 12
Le Beretta Modèle 12 est un pistolet mitrailleur conçu par l'ingénieur italien Domenico Salza pour la firme Beretta en 1959. Il a équipé l'Armée italienne à partir de 1961 pour remplacer les Beretta 38/42.
La 1re version fut produite en Italie avec une crosse en bois ou repliable jusqu'en 1977. En 1978, Beretta le modifie en l'équipant d'une unique commande sélecteur/sécurité (séparés sur l'original) et le commercialise sous le nom de Beretta M12S (vendue également par la FN Herstal qui y fait apposer ses marquages).
L'armée de l'air italienne a acheté de nombreux M12S et M12S2 pour les unités de sécurité des aéroports. Le Beretta M12 a également été utilisé par l’armée américaine. L'arme a été vue pour la première fois dans l'armée US lors de l'offensive du Têt en 1968, lorsque les Marines américains qui gardaient l'ambassade des États-Unis à Saigon ont repoussé l'assaut des Viêt-Cong en utilisant le Beretta M12.
Le Beretta 92 : Un Tournant Technologique et Commercial
En 1975, la célèbre firme italienne Beretta acheva le développement de l’arme de poing qui sera son plus grand succès commercial : le Beretta 92. Le modèle 92 fait partie de la première génération de pistolets modernes dits « Wonder Nine » pour les anglophones : C’est-à-dire les pistolets semi-automatiques chambrés en 9×19 parabellum, dotés d’un chargeur grande capacité en double colonne, ainsi que d’une détente double action pour le premier tir (DA/SA). Une fois la production lancée en 1976, le Beretta 92 équipa dans un premier temps la police et les forces armées italiennes : Celui-ci répondait à leurs exigences en matière de sécurité, de fiabilité et de puissance de feu.
Comme évoqué précédemment, le mécanisme du modèle 92 est repris du Walther P38 allemand, fonctionnant sur le principe de court recul du canon en utilisant un système de verrouillage du bloc tombant. Après le tir, la pression développée par les gaz de combustion fait reculer l’ensemble culasse / canon. Après un court instant, le bloc de verrouillage s’abaisse et libère la culasse qui recule alors que le canon s’arrête contre la carcasse. La culasse, au cours de son mouvement vers l’arrière, extrait et éjecte l’étui de la cartouche tirée, arme le chien et comprime le ressort récupérateur. Poussée par le ressort de récupérateur, la culasse se déplace vers l’avant et approvisionne une nouvelle cartouche du chargeur dans la chambre, et le verrouillage canon / culasse est rétabli.
Ce mode de fonctionnement est fait pour encaisser la pression exercée par la 9×19, contrairement au Beretta Modello 34 qui fonctionnait simplement par retour de gaz de la munition 9×17 (également appelée 9mm court). L’arme est également très sûre grâce à la sécurité automatique du percuteur : si la queue de détente n’est pas complètement tirée en arrière, un dispositif de blocage assure le percuteur et l’empêche de se déplacer vers l’avant. Autre avantage, le démontage est jeu d’enfant ! Après avoir vérifié que l’arme est déchargée, il suffit simplement retenir la glissière en arrière, presser le bouton à droite près de la bouche du canon puis abaisser le levier du côté gauche. Ainsi, en abaissant l’arrêtoir de culasse, tout l’ensemble glissière - canon pourra se séparer de la carcasse vers l’avant.
En 1977, l’armée américaine lance un appel d’offre à l’initiative de l’U.S Air Force, pour remplacer le vénérable 1911. Finalement, le Beretta fut choisi au détriment de ses concurrents : le SSP de Colt, le Modèle 459 de Smith & Wesson, le Hi-Power de Browning, les P9 et VP70 de Heckler & Koch, le P226 de SIG Sauer, le P88 de Walther et le GB de Steyr. Quelques modifications furent apportées au Beretta avant son adoption définitive. Le modèle 92 FS proposait ainsi un pontet modifié, un canon chromé, le bouton poussoir du chargeur a été déplacé derrière la queue de détente et le revêtement de l’arme a été changé pour du Bruniton. Il s’agit d’une parkérisation (ou phosphatation) avec une couche de téflon par dessus, ce qui offre une résistance exceptionnelle à la corrosion.
Le Beretta 92 est un pistolet semi-automatique italien conçu par Beretta et entré en production dans sa première version en 1976. Cette arme est un pistolet de conception très classique, relativement volumineux et lourd en comparaison des armes plus modernes dont le Glock 17 fut le précurseur, ce qui ne pose pas de problème particulier pour les applications militaires. Le Beretta 92 est une arme au design éprouvé qui se caractérise par son chargeur de 15 coups en 9 mm Parabellum et une grande fiabilité.
Depuis 1990, le Beretta 92FS équipe officiellement la majeure partie des forces armées des États Unis d’Amérique (sous l’appellation M9) après avoir remporté le concours de 1980 ainsi que celui de 1984 et est depuis produit par Beretta USA. Le Joint Service Small Arms Program de 1979 avait déjà préconisé le Beretta 92S1 comme arme de poing des diverses branches de l’armée américaine mais seule l’Air Force l’avait adopté. Le 92FS a été mis en service en 1990 dans l’Army (armée de terre), la Navy (la marine) et une partie des Marines Corps (qui néanmoins utilisaient toujours le 1911A1 dans une version améliorée, le MEU(SOC) Pistol) puis les 92S de l’Air Force ont été partiellement remplacée par des 92FS. Cette arme, également livrée à l’armée libanaise, a été utilisée lors de la guerre du Golfe, la guerre d’Afghanistan et la guerre d’Irak.
Pourquoi le Beretta 92 est-il si populaire dans les films et les forces de l'ordre ?
Le Beretta 92 est devenu une icône à la fois dans le monde du cinéma et au sein des forces de l'ordre pour plusieurs raisons. D'abord, sa conception robuste et sa fiabilité sont des qualités essentielles pour les utilisateurs professionnels. Le mécanisme de verrouillage de la culasse et le système de recul du Beretta 92 garantissent des performances fluides et une précision constante, même dans des conditions difficiles. Ces caractéristiques en ont fait une arme de choix pour de nombreuses forces de l'ordre et militaires à travers le monde, notamment pour l'armée américaine qui l'a adopté sous le nom de M9.
Dans le monde du cinéma, le Beretta 92 s'est imposé comme l'arme emblématique grâce à son design élégant et reconnaissable. Il est souvent utilisé dans des scènes d'action intenses, apparaissant dans des films cultes tels que Die Hard, où il est manié par John McClane, ou encore dans L'Arme fatale avec le personnage de Martin Riggs. Le réalisme de ces scènes et la popularité de ces films ont fortement contribué à la renommée du Beretta 92 dans la culture populaire. L'association du Beretta 92 à des personnages emblématiques et à des films légendaires a créé une image durable de cette arme comme étant non seulement un outil fiable et précis, mais aussi un symbole de puissance et de style.
Variantes du Beretta 92
Les modèles de la gamme 92 tirent le 9 mm Parabellum. Ceux de la gamme 96 sont chambrés en .40 S&W. Quant aux variantes 98 et 99 réservés au marché civil italien, leur calibre est le 7,65 mm Parabellum ou le 9 mm IMI. Les pistolets type Centurion/Compact sont plus courts (197 mm, soit 20 mm de moins que le modèle de référence). Les nombreuses variantes du Beretta 92 sont désignées à l’aide d’un suffixe. La série S est dotée d’un levier de désarmement du marteau Ce même levier est ambidextre sur la série B. Les pistolets de la série B sont plus courts (197 mm, soit 20 mm de moins que le modèle de référence). Le pontet de la série F est modifié pour permettre le maniement à deux mains. La série G est dépourvue de sûreté et dispose seulement d’un mécanisme de désarmement. La série D fonctionne uniquement en double action ; la variante DS est identique hormis l’absence de sûreté manuelle.
Adoption du Beretta 92 par les Forces Armées
Depuis 1990, le Beretta 92FS équipe officiellement la majeure partie des forces armées des États Unis d’Amérique (sous l’appellation M9) après avoir remporté le conc.
Le Beretta 76 : Une Légende du Tir Sportif Italien
Le Beretta 76, pistolet semi-automatique en calibre .22 LR, est une légende du tir sportif italien. Ce pistolet semi-automatique en calibre .22 LR est une véritable légende dans le monde du tir sportif. Le Beretta 76 est principalement considéré comme une arme de collection et de loisir. Son design esthétique en fait un objet prisé des collectionneurs. Mais ne vous y trompez pas, c’est aussi une arme redoutable en compétition !
Beretta USA et ses Filiales
La compagnie Beretta USA a été fondée en 1977 et est basée à Accokeek, dans le Maryland et fabrique des armes pour les militaires, policiers et civils. En Janvier 2014 Beretta a annoncé la construction d'un centre de conception et de production à Gallatin, dans le Tennessee, pour étendre ses opérations aux États-Unis.
Voici quelques filiales de Beretta :
- A. Uberti, Srl: A. Uberti, Srl est un fabriquant italien d'armes à poudre noire, membre du groupe Beretta, et spécialisé dans les répliques westerns. Uberti a été fondé en 1959 par Aldo Uberti dans le but de recréer les armes fameuses du passé.
- BENELLI Armi S.p.A Benelli Armi SpA est un fabricant d'armes à feu italien basé à Urbino dans les Marches, racheté par Beretta en 1983. Bien connu pour la qualité de ses fusils semi-automatiques et à répétition, ses produits sont utilisés aussi bien par l'armée, les forces de police et les tireurs civils à travers le monde.
Le PMXs : L'Héritage Militaire au Service du Civil
Le PMXs est né de l’expérience Beretta dans le domaine militaire. Après le grand succès du PMX, le pistolet-mitrailleur en polymère dédié au monde civil offre aux amateurs de tactique les sensations et les performances d'une véritable arme professionnelle, mais avec une classification commune et sportive. La crosse pliante est dotée d'un double ergot de rétention qui offre une meilleure garantie de maintien en cas de chute. La partie supérieure est complétée par deux systèmes de visée rabattables à l'avant et à l'arrière. La poignée rappelle le design de l'APX, et la sensation ne change pas lors du passage de l'arme longue à l'arme courte. Le canon nitruré disponible en deux longueurs (175-185 mm) dispose d'un filetage à pas 1/2-28 pour accueillir des accessoires tels que des compensateurs. Quatre rails Picatinny à 12, 3, 6 et 9 heures permettent de fixer toutes sortes d'accessoires. Une poignée verticale peut être montée à l'avant du lower.
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