Tir au but au Maroc : Une histoire de passion et de succès

Le tir au but, moment de tension extrême où le destin d'un match bascule, occupe une place particulière dans l'histoire du football marocain. Des qualifications épiques aux désillusions cruelles, les Lions de l'Atlas ont vécu des émotions fortes lors de ces séances décisives. Cet article explore l'histoire du tir au but au Maroc, en mettant en lumière les moments clés, les héros et les enjeux qui ont marqué cette discipline.

L'épopée des Lions de l'Atlas à la Coupe du Monde 1986

La Coupe du Monde 1986 au Mexique reste gravée dans les mémoires des supporters marocains. Lors de cette édition, le Maroc a réalisé un exploit historique en se qualifiant pour les huitièmes de finale, devenant ainsi la première équipe africaine et arabe à atteindre ce stade de la compétition.

Un homme s'est particulièrement illustré lors de ce mondial : Abderrazak Khairi. Son doublé face au Portugal a offert au Maroc une victoire surprise (3-1) et une place en huitièmes de finale. Khairi se souvient avec émotion de cette période : "Personne ne croyait en nous, mais on l'a fait !".

Bien que le Maroc ait été éliminé en huitièmes de finale par l'Allemagne, cette participation a marqué un tournant dans l'histoire du football marocain.

La qualification historique pour les quarts de finale de la Coupe du Monde 2022

La Coupe du Monde 2022 au Qatar a été le théâtre d'un autre exploit retentissant pour le Maroc. Les Lions de l'Atlas, dirigés par Walid Regragui, ont réalisé un parcours exceptionnel, éliminant notamment l'Espagne en huitièmes de finale lors d'une séance de tirs au but mémorable (0-0, 3 tab à 0).

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Le gardien Yassine Bounou a été le héros de cette séance, en arrêtant tous les tirs au but espagnols. Achraf Hakimi a inscrit le tir au but décisif d'une panenka audacieuse, envoyant le Maroc en quarts de finale pour la première fois de son histoire.

Cette victoire a suscité une immense joie parmi les supporters marocains, tant au Qatar qu'à travers le monde. Des célébrations spontanées ont éclaté dans les rues, notamment sur les Champs-Élysées à Paris, où la communauté marocaine a exprimé sa fierté et son enthousiasme.

Le parcours du Maroc en 2022 a dépassé les frontières du football. Il a uni les peuples du Maghreb et du monde arabe, créant un sentiment de fierté collective. Pour beaucoup, le Maroc a "bien représenté le Maroc", voire plus encore.

Les tirs au but : un exercice cruel mais parfois favorable

Les tirs au but sont souvent décrits comme une loterie, un moment où la chance et la pression psychologique jouent un rôle crucial. L'équipe de France en a fait l'expérience à plusieurs reprises, avec des succès et des échecs marquants.

En demi-finale de la Coupe du Monde U20 2025 (1-1, 5 tab 4), les Bleuets ont vu leur rêve de finale s'évanouir lors de la séance de tirs au but face au Maroc. Malgré une domination en seconde période, ils n'ont pas réussi à faire la différence et ont été éliminés.

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Cependant, l'histoire du football français compte également des séances de tirs au but victorieuses, notamment lors des quarts de finale des Coupes du Monde 1986 et 1998. Ces moments de succès ont contribué à forger la légende des Bleus et à renforcer leur mentalité de gagnants.

Le Maroc U20 en route vers la finale de la Coupe du Monde 2025

Dans un match de la Coupe du Monde U20 2025, la France et le Maroc se sont affrontés en demi-finale, dans un match entre deux équipes aux parcours très différents. Au terme d’une rencontre très disputée et riche en intensité, où les deux équipes se sont procuré de nombreuses opportunités et sont allées jusqu’à la séance de tirs au but, la sélection marocaine s’est imposée et valide ainsi son billet pour la finale de ce Mondial U20 (1-1, 5-4 t.a.b.).

À la suite d’une lutte acharnée au milieu de terrain et d’un excellent travail d’Hossam Essadak, le Maroc s’est offert la première occasion de la partie par l’intermédiaire d’Othmane Maamma, auteur d’une belle frappe enroulée passée à quelques centimètres de la lucarne du portier tricolore. Mayssam Benama a répondu quelques secondes plus tard : le joueur d’Annecy a déclenché une sublime frappe du droit à 20 mètres, repoussée en corner par le gardien marocain Yanis Benchaouch. Parti du bon côté, le gardien français Lisandru Olmeta a effleuré le ballon, qui a rebondi sur son dos avant de finir au fond des filets. Les minutes qui ont suivi ont été très difficiles pour l’équipe de France. Les joueurs de Mohamed Ouahbi auraient pu faire le break à la 40e minute, mais Yassir Zabiri et Fouad Zahouani ont tous deux inexplicablement manqué le cadre à bout portant, après un bon centre venu de la droite - symbole des difficultés de Justin Bourgault à protéger son couloir.

Au retour des vestiaires, les changements opérés par Bernard Diomède se sont révélés plus que payants, redynamisant le jeu sur les ailes des Bleuets. Entré à la place d’Andréa Le Borgne, c’est justement Moustapha Dabo qui a offert le but de l’égalisation au serial buteur Lucas Michal. Le numéro 13 a réussi à adresser un centre à ras de terre pour le Monégasque, auteur de sa cinquième réalisation dans la compétition. Également joueur de l’ASM, Yanis Benchaouch était trop loin pour stopper cette frappe, contrairement à sa sortie à la 61e minute, où il s’est imposé devant son coéquipier et a empêché les Bleuets de renverser la partie. Les espaces se sont ouverts au fil des minutes, à mesure que la fatigue s’installait des deux côtés. À l’image de sa performance face au Japon, Lisandru Olmeta a sauvé les siens en s’envolant pour repousser une dernière tentative dangereuse d’Othmane Maamma juste avant les prolongations.

Ces dernières minutes ont été marquées par davantage d’agressivité, au détriment de la qualité de jeu, à l’image de cette vilaine faute du capitaine français Mayssam Benama sur Gessime Yassine, qui a provoqué la réaction immédiate des joueurs marocains venus encercler le fautif. Le match est devenu plus débridé que jamais après l’expulsion du Strasbourgeois Rabby Nzingoula, coupable de deux fautes d’anti-jeu et sanctionné de deux cartons jaunes seulement 20 minutes après son entrée en jeu. Othmane Maamma a retenté sa chance sans succès côté marocain (113e), avant que Djylian N’Guessan ne réponde en tirant contre Ismaël Baouf, après une première reprise dans le vent (118e). Direction une séance de tirs au but globalement maîtrisée par les deux nations. Lancé comme ultime carte maîtresse par le sélectionneur marocain, le gardien Abdelhakim El Mesbahi - entré à la place d’Ibrahim Gomis - a justifié ce choix en stoppant la tentative décisive de Djylian N’Guessan.

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