L'AK-47 Kalachnikov : Une arme, une histoire, un symbole

Conçu en 1947 par Mikhaïl Kalachnikov, le fusil d'assaut AK-47 est devenu l'arme la plus répandue au monde. Utilisée par les armées régulières, les rebelles et les criminels, elle est un symbole de conflit et de résistance. On estime qu'il y a environ 100 millions de ces armes en circulation à travers le monde, ce qui équivaut à une Kalachnikov pour 70 habitants de la planète.

Genèse de l'AK-47 : Un héritage de la Seconde Guerre mondiale

L'histoire de l'AK-47 commence pendant la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands équipaient leurs soldats de deux types d'armes aux principes opposés : le pistolet mitrailleur MP 40 et le fusil 98K. Le MP40 était léger, compact et tirait à une cadence élevée une munition de faible puissance, ce qui limitait sa précision et sa portée. Le 98K était un fusil à verrou, puissant et précis à longue distance, mais lourd, à cadence de tir faible et à très fort recul.

L'idée est venue de combiner les qualités des deux types d'armes dans un fusil d'assaut léger plus polyvalent. La première tentative, le FG 42, fut un échec. La seconde tentative fut beaucoup plus réussie : le Sturmgewehr 44, ou MP 44, mis en service à la fin de la guerre, était un fusil mitrailleur léger utilisant la munition de 7,92 mm du 98K, mais enserrée dans un étui beaucoup plus court contenant deux fois moins de poudre.

Après la Seconde Guerre mondiale, un ingénieur militaire russe, Mikhaïl Kalachnikov, s'est inspiré du Sturmgewehr 44 allemand pour concevoir une nouvelle arme, sur les mêmes principes. Physiquement, les deux fusils se ressemblent beaucoup. Kalachnikov a repris beaucoup des idées des Allemands : la munition amoindrie, la crosse droite et la poignée pistolet, un canon assez court, le chargeur courbe, la récupération de gaz sur le haut du canon pour réarmer le percuteur (ce système, qui permet de limiter la tendance du fusil à se soulever en tir continu, est la cause de la silhouette particulière des deux armes).

Mécaniquement, le fusil de Kalachnikov était en revanche d'une conception différente, s'inspirant davantage de la culasse rotative du M1 Garand américain. Les autorités soviétiques s'y intéressent très vite et l'adoptèrent tout d'abord pour ses unités d'infanterie motorisée, sous la dénomination AK-47. Le nouveau fusil se révéla très bon et les modifications commencèrent à pleuvoir, surtout dans le but de faciliter sa production industrielle à faible coût. Plus que toute autre arme, l'AK-47 connut un nombre faramineux de versions différentes.

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Les Variantes Principales de l'AK-47

  • L'AKM : version en tôle emboutie beaucoup plus légère de l'AK-47. L'apparence de l'AKM est quasiment identique, raison pour laquelle on confond généralement les deux armes. L'AKM est probablement l'arme à feu la plus produite au monde.
  • L'AKS : à crosse repliable, AKM modifiée pour les parachutistes et les équipages de char.
  • L'AK 74 : évolution récente de la "Kalash" (mise en service en 1974) utilisant la munition de 5,45 x 39 mm tout en conservant le mécanisme de l'AK 47. Elle a été produite en masse à partir de 1976.

Actuellement, on trouve trois types d’AK, l’AK47, l’AKM et l’AK74, toutes trois déclinées en version S pour désigner le modèle à crosse métallique de 170mm repliable. Ces versions sont reconnaissables par une forme très caractéristique et l’utilisation de parties en bois comme la crosse, la poignée et le garde main.

L’AKM, avec M pour Modernizirovanny, est la version modernisée de l’AK47. Elle diffère de l’AK47 par une carcasse réalisée par ampage, se qui lui permet d’alléger sont poids, par l’introduction d’un réducteur de cadence de tir et par l’utilisation de l’emboutissage pour les pièces de tôle. L’AK74 est le dernier développement en date de l’AK74. Désireux de suivre l’exemple de l’Alliance Atlantique, l’AK74 doit apporter une meilleure précision que ces modèles précédents aux distances normales d’engagement. L’apparence, le poids et le volume de l’AK74 ne diffèrent pas trop des autres modèles.

Le gros changement vient de l’utilisation d’une nouvelle munition soviétique, le 5.45x39mm tout en gardant le même fonctionnement par emprunt de gaz et culasse rotative. Le chargeur aussi change de forme et prend une couleur orange, qu’en au frein de bouche, il devient volumineux mais il participe mieux à stabiliser l’arme en rafale.

Qualités et Défauts de la Kalachnikov

De toute évidence, la "Kalash" aura été d'une conception géniale, associant efficacité avec simplicité, facilité de production, facilité d'entretien, fiabilité exceptionnelle et solidité. Sa réputation n'est plus à faire : l'arme est connue pour résister aux environnements les plus durs, supportant mieux que toute autre le sable, la poussière, l'eau et la boue. Elle se contente d'un entretien sommaire et ne s'enraye que rarement. Facile à produire, elle ne coûte pas cher, une autre de ses qualités. Tout cela fait que la Kalash est devenue l'arme emblématique des mouvements de résistance et des pays pauvres.

Cette incroyable rusticité, assez typique de la culture technique russe, n'est toutefois pas sans contrepartie en matière de performances. Sur le plan purement militaire, les capacités de l'arme sont assez moyennes. Elle n'est pas très précise - les organes de visée sont d'ailleurs toujours restés très rudimentaires - et la portée pratique est nettement moins bonne que, par exemple, celle du M16.

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L'absence de frein de bouche sur la plupart des Kalash, sauf les plus récentes (à partir de l'AK74), a été un choix délibéré. Il n'y a rien de plus facile à mettre en place sur une arme qu'un frein de bouche, qui consiste à percer des lumières dans la partie terminale du canon, afin de diriger sur les côtés une partie des gaz d'éjection. L'avantage est de diminuer le recul, pour un tir en rafale plus précis.

Par contre, le frein de bouche a de nombreux inconvénients. Il augmente sensiblement le bruit, provoque une éclat lumineux très visible (cf le spectaculaire éclat en étoile du M16) et remue la poussière du sol, gênant le tireur couché et dévoilant sa position. Enfin, il équivaut à un raccourcissement du canon, entraînant chute de vélocité et de précision, deux domaines où la Kalash est justement déjà très médiocre. Si l'AK74 est dotée d'un frein de bouche c'est d'abord parce que sa munition de 5,45 mm, plus moderne, le permet.

Certaines caractéristiques de l’armes, plutôt originales, lui offrent quelques avantages, notamment celui d’éjecter les étuis légèrement vers l’avant, limitant les risques de blesser tout tireurs se trouvant à ses cotés en ordre de combat. Mais ça principale qualité reste sa fiabilité et sa sûreté d’emploi dans toutes conditions climatiques. Ceci est vrai seulement si l’arme est bien entretenue, ce qui est facilité par un démontage simplissime ne nécessitant d'aucun outil spécifique et qui contribue à un meilleur soin de l’arme sur le terrain et donc prévient tout incident de tir.

Cette arme a aussi ces défauts, comme l’absence d’arrétoire de culasse en fin de chargeur, utile pour une analyse rapide de l’arme de l’arme en ordre de combat et le levier de sécurité/sélecteur de tir, difficile à actionner avec des gants par exemple voir impossible sur les versions AKS47 et AKMS dont la crosse en position fermée vient se placer sur le sélecteur de tir. De plus, aucun montage pour organe de visée et assistance à la visée n’est possible d’origine.

Enfin, l’arme est d’une assez mauvaise précision sur longue distance et il est presque impossible de viser en rafale à cause de la cadence de tir très élevée et de l’absence de frein de bouche.

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Caractéristiques Techniques de l'AK-47

Le fusil d’assaut, dénommé Avtomat Kalashnikova et officiellement mis en service dans l’Armée Rouge en 1947 (d’où AK-47) est une arme simple d’emploi, rustique, facile à démonter et à entretenir. C’est l’arme idéale du fantassin.

Bien que son cran de mire puisse être réglé en hausse pour des tirs jusqu’à 1 000 mètres, la portée pratique maximale est d’environ 400 mètres, pour une cadence de tir théorique de 600 coups par minute, limitée, comme toutes les armes, par les risques d’échauffement et d’usure prématurée du canon (la cadence pratique plus proche des 150 coups par minute). Doté d’une culasse et d’un piston inoxydables, il résiste aux conditions climatiques les plus extrêmes, telles que le gel ou la canicule, ainsi qu’aux utilisations prolongées sans risquer de s’échauffer.

L’AK-47 se décline en plusieurs versions : fusil-mitrailleur lorsqu’il est monté sur un bipied ; mitrailleuse sur un trépied ; utilisé sur des tourelles de chars et divers véhicules blindés, il permet aussi bien le tir au coup par coup que par rafales. Performant à courte distance, il convient moins bien aux tirs de précision et longue distance.

Le fusil d'assaut AK47 est calibré en 7.69x39mm avec une munition 7.69mm M43. Il est alimenté par chargeurs de 30 coups ou chargeur tambour grande capacité. La vitesse du projectile est de 700m/s pour une cadence de 650coup/min. Le fonctionnement de l'arme se fait par emprunt de gaz, culasse rotative.

Le sélecteur de tir est à trois positions, avec une spécificité, le tir en automatique se trouvant avant le tir au coup par coup, se qui en dit long sur la politique du Kremlin à l'époque. D'une longueur totale de 870mm crosse déplié pour l'AK47 et l'AKS47 et de 700mm crosse pliée pour l'AKS47, il pèse 5 en ordre combat se qui le place dans la norme des fusils d'assaut.

Enfin, le canon mesure 414 avec 4 rayures à droite au pas de 235mm, la visée étant assurée par un guidon et une hausse à curseur à cran de mire en « V ».

Les Origines et la Munition de l'AK-47

Les origines de l’AK-47 n’ont rien de mystérieuses, puisque l’arme s’inspire très ouvertement du fusil d’assaut Sturmgewehr 44, aussi appelé STG-44 (ou MP-43 et 44 dans ses premières versions). Le concepteur du STG-44, l’ingénieur allemand Hugo Schmeisser deviendra d’ailleurs, après sa capture par l’Armée Rouge, un des adjoints de Mikhaïl Kalachnikov. Mais l’arme s’inspire également d’un autre produit de l’arsenal soviétique : la carabine semi-automatique Simonov, ou SKS, dont les mécanismes de verrouillage, d’approvisionnement par lames-chargeurs et de détente seraient apparemment copiés sur le fusil M1 Garand et la carabine USM1.

Mais le véritable coup de génie de l’AK-47, ce n’est pas tant l’arme que sa munition : la prolifique 7,62 x 39 mm, modèle 1943, dérivée (elle-aussi) de la munition allemande du STG-44, la 7,92 x 33 mm Kurz, diffusée à partir de 1941. Le premier chiffre correspond (en théorie) au calibre, c'est- à-dire au diamètre du projectile, le deuxième à la longueur de l’étui, ce dernier souvent et improprement appelé douille (on ne parle en réalité de douille qu’à partir du calibre 20 mm).

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armement d’infanterie présente un défaut tactique et technique qui donne du fil à retordre aux ingénieurs de tous les camps : il n’existe pas encore d’armes individuelles intermédiaires réunissant les avantages de pistolet-mitrailleur (légèreté, praticité, faible encombrement et bonne cadence de tir) et ceux du fusil (portée et puissance d’impact). En bref, le fusil d’assaut reste à inventer.

Mais avant de songer à l’arme en elle-même, il faut commencer par trouver une munition qui soit le meilleur compromis possible entre encombrement, poids, précision et puissance, tout en permettant une cadence de tir élevée avec un faible recul. La solution prend tout d’abord la forme de la 7,92 x 33 mm Kurz allemande, déclinaison raccourcie de la 7,92 × 57 mm Mauser, utilisé aussi bien dans le fusil Kar-98k que dans la célèbre MG-42. Une fois récupérée et copiée par le camp soviétique, elle donne naissance à la 7,62 x 39 mm M43. Seules ces versions raccourcies permettent un tir en rafales courtes, sans que l’arme ne pointe vers le ciel, sous l’effet du recul et du mouvement de la culasse.

Les fusils d’assaut ne sont pas conçus de toute façon pour des rafales soutenues, même si l’arme peut techniquement le faire. Mais elles conservent tout de même une puissance et une précision suffisantes pour des tirs 'efficaces' jusqu’à 400 mètres. L’arme polyvalente que l’infanterie attendait peut désormais naitre.

Comparativement à sa grande rivale plus tardive, la munition 5,56 x 45 mm OTAN, la munition soviétique a une vitesse initiale relativement lente (720 m/s contre 960 m/s pour la munition OTAN) mais un poids d’ogive supérieur. L’énergie cinétique étant une combinaison du poids et de la vitesse, c’est la munition soviétique qui l’emporte avec près de 2000 joules de puissance initiale contre 1700 environ pour la munition OTAN. Le poids de la munition soviétique implique aussi qu’elle conserve plus longtemps cette énergie sur trajectoire, avec à l’arrivée une puissance d’impact très supérieure à la munition OTAN à distance équivalente. C’est entre autres cette différence de puissance qui expliquera le succès de l’arme par rapport à la très prolifique famille M-16 américaine.

Munition Russe M43

Cette balle fait autant parti du mythe soviétique que la AK47. Mise au point par des ingénieurs Elizarov et Semin, certains prétendent que se serait une copie soviétique de la cartouche 7.92 mm Kurz et d'autres qu'il s'agirait bien d'un projet original soviétique des années trente. Sa première mise en service fut pour la carabine SKS45. Elle se caractérise par une trajectoire en "arc en ciel" pour une dispersion assez aléatoire. Cependant ces caractéristiques plutôt désavantageuses étaient compensées par une doctrine militaire privilégiant le volume de fer. En revanche, le M43 n'entraîne pas un effet de recul trop fort, favorisant ainsi le contrôle de l'arme. Cette balle, sortie avec 10 ans d'avance, la rendait supérieur à toutes autres armes calibré en 7.62 OTAN.

La cartouche soviétique M43 est un modèle intermédiaire d'une longueur de 55,6mm pour un poids d'environs 16.3 grammes.

Le projectile de la cartouche M43PS est de type "Full metal Jacket" et pèse 7.8grammes. Sa charge propulsive est constituée de 1.6 grammes de nitro cellulose. Pour l'AK47, l'AKM et leurs dérivées, les arsenaux soviétique ont produit 5 types de munitions :

  • ordinaire à balles de guerre, type FMJ, de 7.8 grammes
  • traçante de 7.8 grammes, reconnaissable à la pointe verte, visible à 800m
  • perforante incendiaire de 7.5 g reconnaissable à la pointe rouge et noire, à portée pratique de 300 m.
  • incendiaire de 605 gramme reconnaissable à la pointe rouge à blanc

L'AK-47 : Un Symbole Controversé

L’ingénieur soviétique, ancien député de la Douma et général de l’Armée rouge parmi les plus décorés de Russie, aurait pourtant exprimé quelques regrets à propos de « l’utilité » de son invention, lors d’une exposition récente sur « son » arme. Le mouvement indépendantiste FRELIMO au Mozambique, d’obédience marxiste-léniniste, fera d’ailleurs figurer l’arme sur son drapeau, devenu emblème national officiel depuis 1983. Avec le Guatemala, le Mozambique est ainsi le seul pays à faire figurer une arme sur son drapeau (même si la Kalachnikov se retrouve aussi sur les armoiries du Timor-Oriental).

Mais aujourd’hui, au grand dam de son inventeur, l’arme est désormais plus volontiers associée au grand banditisme et aux mouvements terroristes. Une raison évidente à cela : du fait d’une licence libre, d’une relative facilité de fabrication et de stocks gigantesques issus pour partie de l’ex-URSS, l’arme est la plus diffusée au monde : il existe une Kalachnikov pour 70 habitants sur Terre, soit 100 à 110 millions d’exemplaires environ. Du coup, l’arme est l’un des carburants principaux de tous les trafics d’armes de la planète.

Si en France, une ‘Kalach’ en bon état peut se négocier entre 500 et 2 000 euros dans certaines banlieues, il est toujours possible de s’en procurer une pour quelques centaines de dollars sur le marché de Bakara à Mogadiscio.

Les Secrets du Succès de l'AK-47

"C'est une arme simple et fiable", explique Igor Korotchenko, directeur du Centre d'analyse du commerce mondial d'armes basé à Moscou. D'une telle simplicité que le novice peut s'en servir aussi bien que le professionnel, faisant de la mitraillette une arme extrêmement meurtrière. Blessé sur le front pendant la Seconde Guerre mondiale, le jeune soldat, doué pour la mécanique, est transféré pour sa convalescence dans un institut et se met à concevoir des fusils. A la fin du conflit, face aux Etats-Unis qui ont utilisé la bombe atomique, le dictateur soviétique Staline cherche par tous les moyens à assurer la sécurité de l'URSS et ordonne un concours pour la création d'un fusil automatique d'un type nouveau. En 1948, après avoir passé une batterie de tests, le prototype de l'AK-47 (acronyme d'"Avtomat Kalachnikova 1947"), est déclaré vainqueur.

La production de masse est aussitôt lancée dans une usine à Ijevsk, à 1300 km à l'est de Moscou, pour équiper l'Armée rouge. Les Occidentaux prêtent alors peu attention à cette nouvelle arme. Les Américains mettront ensuite des années pour combler leur retard, et leur fusil d'assaut M16, ne connaîtra jamais le même succès.

Comparant son fusil au fameux M-16 américain, Mikhaïl T. Kalachnikov explique : « Vous pouvez laisser l’AK-47 dans l’eau toute une nuit, vous le sortez de là, vous l’armez et tatata. Avec un M-16, c’est impossible : il serait rouillé, grippé, donc inutilisable. » Autre différence : il ne s’enraye pas en environnement poussiéreux.

Prolifération et Symbolisme

A partir des années 1950, l'affrontement Est-Ouest se durcissant, l'URSS autorise la production sous licence du fusil, dont de nouvelles versions sont élaborées au fil du temps, dans les pays du bloc socialiste comme la Chine et la Corée du Nord, ou en Europe de l'Est, ouvrant la voie à sa prolifération dans le reste du monde. L'AK-47 est toujours un symbole national en Russie, où chacun, garçons et filles, en apprenait le maniement au lycée jusqu'à la chute du régime soviétique en 1991.

Le fusil devient le symbole de la lutte armée pour l'indépendance, et orne de nombreux drapeaux, dont celui du Mozambique ou celui du mouvement chiite Hezbollah. Avec l'éclatement du bloc soviétique, des stocks entiers d'AK-47 et AK-74 (un modèle dérivé) sont dispersés à travers le monde par des trafiquants, et l'arme est fabriquée sans licence dans une multitude de pays.

"Aujourd'hui, des versions piratées sont produites dans des pays comme la Bulgarie et la Chine ainsi que dans l'ex-Yougoslavie", indique Igor Korotchenko. L'utilisation de cette arme de guerre s'est banalisée notamment dans les milieux du grand banditisme et des petits voyous, en raison de son coût relativement abordable au marché noir -parfois quelques centaines d'euros seulement- et de la facilité qu'il y a apparemment à s'en procurer.

L'AK-19 et l'Évolution Continue

Mais d’après l’agence TASS, Kalachnikov risque d’en surprendre plus d’un. En effet, l’industriel russe a indiqué, via Instagram, qu’il va présenter un nouveau fusil « expérimental » qui, appelé AK-19, sera une évolution de l’AK-12. Et il aura la particularité d’être chambré pour des cartouches de 5,56x45mm. Cela étant, ce n’est pas la première fois que Kalachnikov conçoit une arme pouvant tirer des cartouches répondant aux normes de l’Otan.

Reste à voir la raison qui a conduit l’industriel dans cette voie… étant donné qu’il est difficilement concevable de voir les forces russes changer de calibre pour celui en vigueur au sein de l’Otan. Sans doute que de telles armes sont susceptibles d’intéresser des pays qui ont changé d’alliances politiques, comme le Venezuela, dont les forces armées utilisent toujours des fusils d’assaut FN FNC, chambrés pour des cartouches 5,56x45mm.

Dans le même temps, l’US Army fait la démarche opposée. En juillet, elle a en effet publié un avis pour se procurer des munitions ne répondant pas aux normes de l’Otan, dans le cadre d’un programme appelé « Special Ammunition and Weapon Systems » [SAWS]. « Les munitions du standard SAWS se réfèrent principalement à celles produites et utilisées par les pays de l’ex-Union soviétique ou du bloc de l’Est », était-il expliqué dans l’avis.

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