L'histoire du "chapeau de gendarme" est intimement liée à l'évolution des uniformes et des traditions militaires françaises, notamment sous les règnes de Louis XIV et Louis XV. Ce terme évoque l'image d'un gendarme à pied, arborant un uniforme distinctif, avec un manteau et un chapeau en cuivre caractéristiques. Bien que l'uniforme et les traditions aient été préservés, le rôle du "Gendarme en Cuivre" a évolué au fil des ans, devenant un symbole de longévité, de fierté et de fiabilité reconnu dans le monde entier.
Le Style Régence : Transition Artistique et Influence sur le Mobilier
Au début du XVIIIe siècle, une transition s'opère entre le style Louis XIV, encore marqué par une certaine rigidité, et le style Louis XV, caractérisé par son exubérance. Le style Régence, qui fait le lien entre ces deux époques, mélange les structures et les motifs décoratifs des deux styles. Ce style charmant et élégant laisse progressivement place à des lignes plus mouvementées, marquant un changement par rapport à la solennité du siècle précédent.
Le mobilier Régence se distingue par sa fonctionnalité accrue et sa légèreté. Les meubles de cette époque sont très recherchés pour leurs formes élégantes, leur finesse, et l'absence d'ostentation ou de surcharge décorative. La forte demande pour les commodes régence a d'ailleurs fait monter leurs prix à des niveaux très élevés. Les sièges régence, quant à eux, sont souvent achetés par séries de six ou plus pour meubler une salle à manger.
Les prémices du style Régence se manifestent dès la fin du règne de Louis XIV, avec la mort de Le Brun en 1690. Les règles imposées par le monarque s'assouplissent, et l'art n'est plus aussi centralisé ou rigoureusement contrôlé. Cette nouvelle période d'ouverture favorise la liberté d'expression et l'épanouissement des talents.
À la mort de Louis XIV en 1715, la cour quitte Versailles pour s'installer à Paris, près du nouveau régent, Philippe d'Orléans. Sa Régence de huit années s'achève en 1923, lorsqu'il doit laisser le trône au jeune Louis XV. Au début de ce nouveau siècle, l'élégance et le raffinement remplacent la majesté et l'ostentation. L'aristocratie se libère du carcan de l'absolutisme et de la rigidité de l'étiquette, recherchant une douceur de vivre et un besoin de légèreté. Les fêtes galantes et les gracieux personnages souriants du peintre Watteau (1684-1721) influencent largement les arts décoratifs de la Régence.
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Les lignes suivent encore la structure du meuble, mais sont interrompues par des motifs ou des courbes de liaison entre les différents éléments. Des rinceaux ou de belles échancrures remplacent souvent les angles droits. Les motifs décoratifs de la Régence sont moins envahissants que sous le style Louis XV. Les artistes adoptent des thèmes plus légers comme la chasse, la pêche et l'amour. La coquille Régence est symétrique, prenant la forme d'une coquille Saint-Jacques ou d'une sorte de palmette à cinq branches régulières aux bords retournés.
Les ornemanistes abandonnent les motifs guerriers et les interprétations de l'Antiquité classique, qui symbolisaient l'ordre et la rigueur. Ils modifient les ornements de style Louis XIV pour les rendre plus souriants et plus joyeux, avec des masques, des têtes de faune aimable, des mascarons et des têtes féminines souriantes, appelées espagnolettes, parfois coiffées d'un diadème en palmette. La fleur de tournesol, utilisée à la fin du style Régence, possède quatre ou cinq pétales. La grenade est éclatée.
Les importations de la Compagnie des Indes provoquent un engouement pour les marchandises venues d'Orient, inspirant les artistes et les peintres comme Watteau et Gillot, qui imaginent des motifs de chinoiseries. La guerre de succession d'Espagne a appauvri la France, et le menuisier privilégie le bois naturel comme le chêne, le hêtre, le noyer ou les bois fruitiers. Le sapin et le peuplier servent pour le bâti.
Les ébénistes améliorent la technique de sciage des feuilles de placage. Leur épaisseur plus fine apporte la souplesse nécessaire pour le pliage et la couverture des surfaces galbées des meubles. La marqueterie de bois de couleur, introduite par André-Charles Boulle à la fin du XVIIe siècle, se développe. Généralement, elle se compose d'une seule essence de bois traité en différentes versions (bois de bout, de fil,…).
Les moulures régence s'affinent et perdent en relief. Elles délimitent les panneaux cintrés en forme de chapeau aux angles à ressauts ou en forme de deux motifs en C encadrant une palmette ou une coquille. L'ajout de bronzes ciselés et dorés se généralise sur les meubles de la Régence, utilisés dans un but fonctionnel, mais aussi comme ornements décoratifs. Les bronzes s'ajoutent en haut des montants pour former des chutes d'angles en forme d'espagnolette typique du style Régence. Ils courent parfois sur toute la longueur de l'arête. Un filet d'encadrement ceinture le plateau et rehausse les tiroirs.
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Les intérieurs plus intimes sont préférés aux grandes salles de réception et aux chambres d'apparat. Chaque pièce est revêtue de boiseries sculptées remplaçant les marbres froids. Les meubles Régence s'allègent et deviennent plus fonctionnels et plus confortables. Leur taille se réduit et les formes s'assouplissent pour s'élancer avec élégance et féminité. La production plus importante du petit mobilier annonce l'arrivée des meubles volants du style Louis XV.
Le Siège Régence : Évolution et Caractéristiques
Au début du XVIIIe siècle, le siège de la Régence ne répond plus à l'étiquette autrefois instaurée par la cour. Sa structure, encore épaisse et taillée dans le noyer, le chêne ou le hêtre, s'orne de légers motifs floraux. L'assise et le dossier accueillent une garniture d'étoffe. Le fauteuil régence se reconnaît par son dossier droit, toujours plan et surmonté par une crête en chapeau de gendarme. Vers la fin du style Régence, il prend le nom de fauteuil à la reine, avec ses montants légèrement violonés et sa crête en forme d'accolade. La bergère en confessionnal régence est une sorte de fauteuil à oreilles dont les accotoirs chantournés tombent à l’aplomb des pieds antérieurs. La chaise cannée et le fauteuil canné reviennent à la mode, se distinguant par un dossier plus bas et des montants droits. Le tabouret bas Régence sert à de multiples usages. L'armoire régence de petite taille et la petite bibliothèque présentent une silhouette aux lignes légèrement galbées. Une légère frise de bronze encadre les vantaux. Le buffet deux corps de style Régence ou le vaisselier provincial est surmonté d'un fronton cintré en anse de panier ou en chapeau de gendarme.
La Commode Régence : Élégance et Variété
Le style Régence a produit de très belles commodes, très recherchées aujourd'hui. Comparée à la commode de style Louis XVI, elle reste encore lourde et massive, mais toutes ses lignes s'arrondissent. La commode se pare de riches bronzes en forme de mascarons et d'espagnolettes. La commode tombeau, dite "à la Régence", se distingue facilement par sa façade ventrue, renflée dans sa partie centrale. Enfin, la commode "à la Cressent" ou commode en arbalète possède un bâti à deux rangs de tiroirs surélevé gracieusement sur des pieds à mi-hauteur.
Autres Meubles Régence : Bureau, Table, Console et Lit
Le bureau plat régence, inspiré du bureau Mazarin, se compose d'un tiroir central en léger retrait et de double tiroirs latéraux reposant chacun sur quatre pieds cambrés. La table Régence est très rare. Sa petite structure s'orne de discrètes sculptures. Cette table de milieu présente de hauts pieds cambrés à double inflexion en S terminés par des extrémités en forme de sabots. La console régence évolue peu par rapport au style Louis XIV. Le lit de la Régence reste le travail du tapissier, qui le pare de passementerie. L'écran de cheminée régence est tendu de tapisserie.
L'Évolution de l'Armure et de l'Habillement Militaire
Au cours des batailles, la protection contre les coups de l'ennemi était primordiale, mais pas accessible à tous. Seule la noblesse pouvait se permettre des éléments de protection. Les hommes recrutés par le roi et les seigneurs portaient leurs habits de paysan et étaient armés par les paroisses.
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Au temps des croisades, les chevaliers chrétiens développèrent les armes défensives. Sous le haubert, un vêtement lâche appelé gambasson, doublé en laine ou en coton, amortissait les coups. Un plastron en fer pouvait être ajouté. Le casque avait différentes formes, coniques, pyramidales ou cylindriques. Le bouclier était en bois, couvert de cuir ou de métal, orné des armoiries. Les chevaux étaient bardés de fers, avec des masques de métal appelés chanfreins.
L'infanterie était composée de piquiers, hallebardiers et arquebusiers. Les arcs et arbalètes furent abandonnés après le désastre de Pavie, malgré l'idée que l'arme à feu manquait de précision. Les arquebuses évoluèrent en armes portatives à longue portée.
L'Habillement des Archers et la Création de la Maréchaussée
C'est sous le règne d'Henri III que fut créée la maréchaussée provinciale. Les archers étaient vêtus comme les autres hommes de guerre de leur époque, avec des tissus plus ou moins fins. Ils pouvaient porter des éléments métalliques de protection, mis en usage sous Charles VI (1380 - 1422) après l'abandon du haubert.
Le vêtement principal de l'archer était une saie ou un hoqueton. La saye s'attachait au bas de la cuirasse et couvrait les cuisses. Le hoqueton, ou casaque militaire, était une sorte de justaucorps descendant jusqu'aux genoux.
Sous le règne d'Henri II et de François II (1559 - 1560), l'armure déclina. On chercha à la rendre plus légère en abandonnant certaines parties ou en remplaçant la cuirasse par le halecret. Avec le développement des armes à feu, l'armure devint un attribut de parade. François II autorisa les prévôts et leurs archers à porter « Harquebuses & Pistolets à feu ». Sous Charles IX, seuls les piquiers conservaient le corselet. Les arquebusiers abandonnèrent les parties métalliques de l'armure pour ne garder que le casque, appelé morion. Les officiers portaient le corselet pour se distinguer.
Sous le règne d'Henri IV, la fraise fut remplacée par des collets rabattus, les hauts-de-chausse bouffants, la cape rétablie, et le chapeau relevé sur le devant. Henri IV veilla à la suppression des mandilles, casaques et cottes d'armes dans sa gendarmerie.
Avec l'ordonnance du 11 août 1578, Henri III augmenta l'effectif de chaque unité militaire de quatre archers exemptés du port de hoquetons et hallebardes, appelés « exempts ». Le premier exempt de la maréchaussée fut créé par Henri IV en août 1603. Louis XIII (1610 - 1643) créa une charge d'exempt dans chaque compagnie de maréchaussée comptant au moins dix archers.
La qualité d'exempt permettait de commander les archers, d'informer sur les crimes et de recevoir les honneurs dus à son autorité. La responsabilité des exempts fut reconnue avec l'édit d'octobre 1631. À compter de cette date, les exempts de maréchaussée occuperont le troisième rang dans une compagnie. Ils commanderont à tous les archers. Leurs gages seront supérieurs à ceux des archers, ils seront pourvus du bâton de commandement, auront le droit de survivance de leurs offices. Ils n'étaient plus tenus de monter à cheval.
Henri IV donna pouvoir aux prévôts de juger les contrevenants à la défense faite sur le port d'armes à feu. L'armure ne trouva plus sa place face à ces engins. Vers la fin de son règne, les archers de la maréchaussée portaient des casques à jugulaires et à crête continue, appelés cabassets. L'armure du corps était le corselet garni de demi-tassettes recouvrant les cuisses.
L'Évolution sous Richelieu et Louis XIV
Sous le gouvernement de Richelieu, le nombre de régiments fut augmenté et composés de piquiers, d'arquebusiers et de mousquetaires. Les brassards furent supprimés de l'armure des piquiers. Le vêtement militaire pour les mousquetaires et les arquebusiers se limitait au buffle, gilet de peau chamoisée. Les cavaliers portaient une cuirasse en métal. Les officiers supérieurs portaient la cuirasse et le pot-en-tête, mais les abandonnèrent vite.
Au cours de ce siècle, les parties métalliques de l'habillement disparurent petit à petit, ainsi que la lance. Dès 1660, l'armure était réduite à une simple cuirasse. Les piquiers disparurent en 1675. Les gendarmes, soucieux de se conformer à cette coutume, furent réunis dans une formation qui prendra le nom de cuirassiers.
Louis XIV donna à sa maison militaire un uniforme somptueux. Louvois invita les régiments à imiter la maison du roi. En 1697, le chapeau fut remanié et appelé le lampion. Les habits reçurent des ornements métalliques. La maréchaussée abandonna la lance pour ne conserver que le sabre et l'épée. Les fontes apparurent sur le harnachement pour y loger les pistolets.
Le pourpoint fut remplacé par le justaucorps et la veste. L'un et l'autre étaient garnis de poches et se boutonnaient de haut en bas. Les larges rabats qui formaient les cols sur les pourpoints disparurent et l'on vit apparaître la cravate. Dès 1668, c'est le régiment en entier qui est vêtu de la même façon et cela dans le moindre détail. Ce n'est que vers la fin du règne de Louis XIV que le terme d'habit commença d'être employé pour désigner le justaucorps.
La Révolution et la Gendarmerie Nationale
La lieutenance générale de police, supprimée au début de la Révolution, renaquit sous le Directoire sous la forme d’un ministère. La maréchaussée ne fut pas supprimée par la Révolution. La loi du 16 février 1791 changea son nom en celui de Gendarmerie nationale. Son organisation fut adaptée à la récente division de la France en départements et combinée avec la nouvelle organisation judiciaire.
La veille de la prise de la Bastille, le mouvement révolutionnaire entraîna la création d’une milice parisienne qui prit, quelques jours plus tard, le nom de garde nationale. Ce fut, dès lors, un principe, qu’à l’exception des militaires, nul, en dehors des citoyens actifs faisant partie de la garde nationale, n’avait le droit de porter les armes.
L’utilité de la garde du Corps législatif était incontestable ; c’est pourquoi la loi du 15 mai 1791, en supprimant la compagnie de la prévôté de l’Hôtel, la recréa, avec le même personnel, sous le titre de Gendarmerie nationale. On organisa ainsi deux compagnies de grenadiers sous les ordres d’un lieutenant-colonel placé lui-même sous l’autorité du colonel de Gendarmerie nationale servant au département de Paris (1re division de gendarmerie).
Les événements révolutionnaires montrèrent le danger que pouvait courir la représentation nationale et la nécessité d’en renforcer la garde. L’Assemblée législative, reconnaissant l’utilité et le zèle des deux compagnies de grenadiers gendarmes, décida d’augmenter l’effectif de ce corps. Tel fut l’objet de la loi des 11-14 septembre 1792. L’effectif était porté à 181 unités, et le corps conservait la dénomination de grenadiers de la gendarmerie.
Au printemps de 1793, la Convention, en lutte contre la coalition et aux prises avec les insurrections de l’intérieur, mobilisa toute la force armée. Les deux compagnies de grenadiers de la gendarmerie cessèrent leur service près le ministre de la Justice et la Cour de cassation, en exécution du décret du 14 mars 1793, et furent dirigées, au mois de mai suivant, vers les départements de l’Ouest, pour coopérer à la répression des troubles.
C’est ainsi que la loi du 4 thermidor an III (22 juillet 1795) dénomma grenadiers près la représentation nationale les grenadiers gendarmes faisant leur service près le Corps législatif. Ils formèrent un bataillon de huit cents hommes à huit compagnies.
Mais, sous le Consulat, la gendarmerie fut de nouveau chargée du maintien de l’ordre et de la police dans les lieux où résidait le Gouvernement.
Vers la fin de l’Ancien Régime, chacune de ces compagnies était composée d’un prévôt, un lieutenant, deux exempts, un greffier et vingt gardes. La loi du 16 février 1791 supprima la compagnie des voyages et chasses du roi dont le personnel fut incorporé dans la Gendarmerie nationale.
La juridiction prévôtale ayant disparu dès l’année 1790, la loi du 16 février 1791 supprima la compagnie du prévôt général de la connétablie, mais en versant ses éléments dans la Gendarmerie nationale.
La Garde Nationale et les Corps de Police Parisiens
Le 11 juillet 1789, l’Assemblée nationale demanda au roi le renvoi des troupes qui étaient aux environs de Paris. Dès la matinée du 13, les électeurs organisèrent une municipalité et rédigèrent un plan d’armement pour la milice bourgeoise.
De tous les corps particulièrement destinés à la police de la capitale, le guet de Paris était le plus ancien. Avant la Révolution, la compagnie du guet avait été incorporée à la garde de Paris. Ces deux fractions d’un même corps étaient placées, en 1789, sous le commandement unique de Rulhière, lieutenant-colonel de cavalerie et chevalier du guet.
Le commandant du guet de Paris, M. de Rulhière, avait mis sa troupe à la disposition de l’Assemblée des électeurs pour la défense de la ville et la sûreté des citoyens, et ses offres avaient été acceptées avec empressement. C’est ainsi que disparut, fondue dans la garde citoyenne, la garde de Paris.
Le 17, le roi éloignait les trente mille hommes de troupes du Champ de Mars et déclarait, à l’Hôtel de Ville, en pleine séance de l’Assemblée communale, qu’il approuvait la nouvelle organisation de la garde nationale. La garde nationale parisienne, commandée par La Fayette, fut d’abord composée d’un État-Major général, et de sept divisions, dont six d’infanterie et une de cavalerie.
Au commencement de la Révolution, la garde de l’Hôtel de Ville était placée sous le commandement du vieux colonel Häy. Le mouvement révolutionnaire et, notamment, la création de la garde nationale, devaient emporter à son tour ce corps plusieurs fois centenaire.
En effet, un décret de l’Assemblée nationale, du 18 juin 1790, portait que les citoyens actifs qui voudraient conserver les droits attachés à cette qualité devraient se faire inscrire sur les registres des gardes nationales, et que nul ne pourrait porter les armes s’il n’était inscrit sur ces registres.
Cette loi détacha de la garde nationale parisienne toute la fraction soldée, composée de neuf mille hommes environ, et la reforma aussitôt comme troupes de ligne. Ainsi furent constitués, avec les compagnies d’infanterie soldées de la garde nationale parisienne, trois régiments d’infanterie de ligne (102e, 103e, 104e), deux bataillons d’infanterie légère (13e et 14e) et une division de Gendarmerie nationale à pied (30e). Avec la cavalerie de la garde nationale parisienne on forma une division de Gendarmerie nationale à cheval (29e).
Une loi des 23-27 juin 1792 nous montre la rapidité de l’avancement dans les deux divisions de gendarmerie : les maréchaux des logis nommés adjudants pouvaient concourir, du moment de leur nomination, avec tous les lieutenants, pour arriver au commandement de la compagnie, et ils pouvaient rester adjudants jusqu’à ce que leur ancienneté les y portât ; autrement dit, un adjudant pouvait être promu directement capitaine.
Sous la pression des événements, après la proclamation de la patrie en danger, une loi du 22 juillet 1792 (décrets des 17, 19 et 20) et une loi du 21 août (décrets des 12 et 16) tirèrent des brigades de gendarmerie du territoire deux divisions à cheval combattantes appelées à servir dans un camp sous Paris.
Dès que les citoyens se furent fait inscrire à la municipalité de Paris, la loi des 17-18 août 1792 leur enjoignit de se réunir à la maison commune où il serait procédé à la formation des nouvelles compagnies de Gendarmerie nationale.
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