Le recrutement des femmes dans la gendarmerie : une arme pour l'égalité ?

La présence des femmes au sein de la gendarmerie est une réalité tangible. Si leur intégration n'a pas toujours été une évidence, elles représentent aujourd'hui une part non négligeable des effectifs. Cet article se propose d'explorer l'évolution de la place des femmes dans la gendarmerie, les défis qu'elles rencontrent et les perspectives d'avenir.

Un historique de féminisation progressive

Il y a un peu plus de 30 ans, les femmes n’avaient pas leur place au sein de la gendarmerie, du moins pas sur le terrain. Jusqu’en 1983, les seuls militaires féminins de la gendarmerie étaient des personnels de soutien. C’est en 1982 que le ministre de la Défense annonce aux gendarmes français la féminisation des métiers de terrain. Cette étape marque l’ouverture du recrutement de sous-officiers de gendarmerie aux femmes, assorti de quotas.

En 1988, une campagne de recrutement est lancée, avec pour slogan : "Gendarme ? L'année suivante, les quotas de recrutement sont supprimés. Des exceptions demeurent cependant pour les emplois impliquant "la possibilité d’un contact direct et prolongé avec les forces hostiles" ou s’exerçant "dans des conditions particulières, notamment la promiscuité".

Les femmes dans la gendarmerie aujourd'hui : état des lieux

La gendarmerie compte désormais environ 19 % de femmes en 2019, contre 6% en 2000. Ce chiffre témoigne d'une progression constante de la féminisation de cette institution. On dénombre un taux de 9 % de femmes à des postes d'Officiers de Gendarmerie. La mixité lors du recrutement est respectée.

Toutefois, des défis persistent. Certains personnels féminins mettent en avant le fait qu’à grade égal leur discours ne fait souvent pas le poids face celui de leurs homologues masculins. Pour les jeunes femmes, la crainte d'un ralentissement de l’avancement professionnel demeure.

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Les défis et les discriminations

Malgré les avancées, des discriminations persistent au sein de la gendarmerie. La question de la taille minimale requise pour le recrutement est un exemple concret. Mme Geneviève Gaillard a attiré l'attention de M. le ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances sur les discriminations existant actuellement à l'égard des personnes qui souhaitent intégrer la gendarmerie nationale. En effet, la taille minimale exigée pour le recrutement dans la gendarmerie nationale est de 1,70 mètre pour les hommes et 1,60 mètre pour les femmes. Aujourd'hui, ces contraintes physiques semblent ne plus trouver leur justification dans l'armée française. Ces candidats à un emploi au sein de la gendarmerie nationale subissent en raison de leur taille, parfois faiblement inférieure à la norme imposée, une véritable discrimination à l'embauche. Victimes d'ostracisme, ils se sentent particulièrement atteints dans leur dignité et se considèrent comme purement et simplement rejetés par ce corps fastueux de l'armée française qui devrait montrer l'exemple quant à la promotion de l'égalité des chances. Il semble que la HALDE devrait se pencher sur cette question majeure de discrimination à l'embauche pratiquée par le ministère de la défense. Aussi, elle lui demande de lui préciser si le Gouvernement a l'intention de remédier à cette injustice.

Le ministère de la Défense justifie ces critères de tailles minimales par le souci de permettre aux militaires concernés de pouvoir faire face aux contraintes opérationnelles inhérentes à ces emplois. En effet, les missions de sécurité publique, de maintien ou de rétablissement de l'ordre, de polices judiciaire et administrative, peuvent conduire à des situations de confrontation, l'ascendant physique étant alors déterminant pour dissuader l'adversaire ou le maîtriser si la coercition s'avère nécessaire. Il est donc exigé des candidats à un emploi de SOG ou de GAV APJA un profil médico-physiologique compatible avec les missions attachées à ces fonctions. Ainsi la taille comme l'indice de masse corporelle, entre autres, comportent des seuils d'inaptitude. À cet égard, la juridiction administrative reconnaît le bien-fondé d'un critère de taille minimale pour les agents de l'État chargés d'exécuter des missions de sécurité publique. Ainsi, la cour administrative d'appel de Paris a récemment rappelé, dans une décision du 11 mars 2005, que la nature et les conditions d'exercice des missions de police justifient l'exigence d'une taille minimale à l'égard des candidats à un tel recrutement. Cette exigence trouve une justification renforcée dans la gendarmerie, dans la mesure où son statut l'expose à gérer des situations de crise dans un contexte civilo-militaire.

Toutefois, le critère de taille est assoupli pour les emplois de nature administrative, technique ou de soutien dans la gendarmerie. Il est en effet abaissé à 1,54 mètre pour les hommes et 1,50 mètre pour les femmes, pour le recrutement des candidats en qualité de sous-officiers des corps de soutien technique et administratif ou de GAV emploi particulier.

Les perspectives d'avenir et les initiatives pour l'égalité

Avec le temps, le vivier de candidates aux postes de responsabilités ne devrait que s’accroître. La plate-forme Stop Discri a été mise en place en mars 2014, permettant à tous les militaires hommes et femmes de faire connaître plus facilement ces situations anormales.

Le principe d'égalité des chances est au coeur des dispositifs de recrutement de la gendarmerie nationale, qui est l'un des rares corps de la fonction publique à permettre, par la voie du recrutement externe, l'accès à la totalité de ses emplois de catégorie B sans condition de diplôme. L'absence de niveau académique sanctionné par un titre constitue non seulement une singularité pour un recrutement à des emplois comportant un tel niveau de responsabilité, mais également une contribution majeure à la promotion de l'égalité des chances et à la lutte contre l'exclusion. Ainsi, en 2005, 19 % des 4 071 candidats recrutés par la gendarmerie ont pu accéder à un emploi de SOG en dépit de l'absence de possession d'un baccalauréat.

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Comment devenir gendarme : les voies d'accès et les épreuves

Entrer dans la Gendarmerie Nationale, c'est intégrer l'une des plus anciennes institutions militaires françaises et l'une des trois principales forces de l'ordre françaises. Chaque année, la Gendarmerie nationale propose de nombreux postes au recrutement, à des grades différents, et accessible par le biais de concours.

Les concours et les conditions d'accès

Devenir Officier de Gendarmerie peut se faire :

  • Par concours externe ;
  • Par concours interne ;
  • Sur titre (entretien et dossier à fournir) ;
  • À l'issue d'une formation en grande école militaire ;
  • Sous contrat-encadrement.

Les conditions d’accès au concours externe sont les suivantes :

  • Être de nationalité française,
  • Être âgé de 27 ans maximum (au 1er janvier de la date du concours) ;
  • Avoir un niveau d'étude Bac+5 ou équivalent ;
  • Avoir un casier judiciaire vierge ;
  • Être en règle au regard des obligations militaires ;
  • Avoir une bonne condition physique.

Les candidats déjà en poste dans la Gendarmerie nationale en qualité de Sous-officiers peuvent, quant à eux, se présenter au concours interne. Les conditions sont presque les mêmes que pour le concours externe, excepté la limite d'âge maximale fixé à 35 ans. Le candidat doit également être en service depuis au moins 5 ans.

Pour devenir officier du Corps Technique et Administratif (CTA) de la Gendarmerie, il faut se présenter à un concours direct ou sur titre.

Les épreuves

Les entretiens et épreuves sportives se déroulent au maximum sur quatre jours consécutifs, entre avril et juillet pour le concours du mois de mars, et entre décembre et février pour celui du mois de septembre. Vous devrez vous y présenter avec votre pièce d’identité, les originaux ou une copie de vos diplômes, votre CV et le certificat médical vous autorisant à passer les épreuves sportives.

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Le concours d'Officier de Gendarmerie se déroule en 2 temps : une phase d'admissibilité et une phase d'admission.## Les épreuves d’admissibilité sont :

  • Un test de culture générale (durée : 5 heures, coefficient 5) ;
  • Une épreuve de synthèse à partir d'un dossier fourni (durée : 4 heures, coefficient 4) ;
  • Des tests psychotechniques écrits (non notés) ;
  • Une matière optionnelle : droit pénal, histoire, économie (durée : 4 heures, coefficient 5).

Les épreuves d’admission sont :

  • Une épreuve orale (durée 50 minutes, coefficient 4) ;
  • Une épreuve d'aptitude générale (durée : 50 minutes - coefficient 8) ;
  • Un test de langue étrangère (durée : 50 minutes - coefficient 3) ;
  • Des tests sportifs de plusieurs sortes : course de vitesse, exercices de tractions… (coefficient 3).

Les épreuves sportives de gendarmerie ont pour but d’évaluer votre agilité et votre résistance physique en simulant des situations que vous pourriez rencontrer dans votre contexte professionnel. Le parcours d’obstacles teste votre motricité et votre endurance face à un effort physique violent, les tractions et chutes votre maîtrise technique et votre résistance. Préparez-vous bien, ces deux épreuves sont chronométrées et l’enchaînement est difficile ! Pour finir, l’épreuve de transport de poids (45 kg pour les hommes, 25 kg pour les femmes) évalue votre puissance musculaire.

Rappel : pour passer les épreuves sportives, vous devrez vous présenter muni d'un certificat médical de moins d’un an. Vous ne pourrez pas passer les épreuves de sport si vous ne présentez pas ce document.

Afin de mieux comprendre votre personnalité vous passerez des tests psychotechniques sous forme de questionnaires à choix multiples. Ils ne sont pas notés et permettent de préparer à l’entretien avec le psychologue. Celui-ci vise à évaluer vos capacités d'adaptation à l'emploi auquel vous postulez. Il aide le jury à prendre sa décision.

Lors de l'entretien avec le jury (10 minutes de préparation, 20 minutes d’entretien, coef.7, note éliminatoire inférieure à 6/20), vous serez interrogé sur une question d’actualité tirée au sort. L’objectif de cet entretien est d’évaluer votre motivation, votre culture générale, vos facultés d’expression, de raisonnement et votre équilibre émotionnel.

L'épreuve numérique (30 minutes, coef. 1, pas de note éliminatoire) vise à évaluer votre connaissance et vos compétences numériques via un questionnaire à choix multiples.

La formation à l'EOGN

Le candidat reçu au concours externe d'Officier de Gendarmerie intègre une formation de 2 ans au sein de l'EOGN (École des Officiers de la Gendarmerie). Il est alors élève-officier et est rémunéré pendant sa formation.

Deux années sont nécessaires pour former l'élève-officier. Pendant cette période, il perçoit un salaire et est logé gratuitement. La formation à l’EOGN se compose de cours théoriques et de stages en unités de gendarmerie. La formation théorique se compose de 4 semestres répartis sur les 2 ans de formation, chacun d'eux abordant des thèmes très spécifiques :

Premier semestre : l'élève apprend le leadership et reçoit une formation à la fois militaire et tactique (droit, langue, etc.).

Le métier d'Officier de Gendarmerie

Un Officier de Gendarmerie est un homme ou une femme gradé(e). Ce gendarme peut avoir été formé au sein de l’institution et se présenter à un concours interne, sortir d’études ou venir d'un autre emploi et vouloir intégrer la Gendarmerie nationale à un haut niveau. La Gendarmerie Nationale étant une institution militaire qui observe avec rigueur les règles édictées par le ministère de l’Intérieur et le code de déontologie, il faut avoir le goût de l'ordre et le respect de la hiérarchie pour devenir Officier de Gendarmerie. Après l’obtention du concours, l'Officier de Gendarmerie est formé à l'École des Officiers de Gendarmerie Nationale (EOGN) pendant deux ans. Il a alors le statut d’élève-officier durant sa formation et perçoit une rémunération. Il est également logé gratuitement. À l'issue de sa formation, il sera immédiatement promu au grade de lieutenant. L'Officier de Gendarmerie peut travailler dans une unité de gendarmerie où il dirige une équipe et l'accompagne sur le terrain.

Les missions

L'Officier de Gendarmerie peut avoir des missions variées et légèrement différentes selon son lieu d'affectation. Pour maintenir l'ordre et la sécurité publique, il coordonne diverses actions des gendarmes et autres personnels qui sont sous son commandement afin de rassurer et protéger la population. Il peut également être amené à enquêter. Il prend connaissance régulièrement des rapports émis par les Sous-officiers de Gendarmerie et prend des décisions administratives et logistiques, selon les stratégies à adopter en fonction des interventions à effectuer. Chaque jour, il s'assure du bon suivi des objectifs fixés au sein de sa brigade. Pour ce faire, il évalue et décide des moyens matériels à mettre en œuvre et organise la mise en place des moyens humains lors d'interventions sur le terrain. Il peut exercer les différentes missions de sa fonction dans 4 grands domaines : la police judiciaire, la sécurité publique, le maintien de l'ordre ou la sécurité routière.

  • Les missions de police judiciaire: L'Officier de Gendarmerie qui exerce son métier dans une section de recherches ou une brigade a en charge la conduite d’enquêtes afin de résoudre des crimes. Il travaille avec des magistrats ou des juges et peut être amené, notamment, à interroger des suspects et à collecter des preuves.
  • Les missions de sécurité publique: Lutte contre la délinquance et prévention sont les missions clés pour un Officier de Gendarmerie qui exerce pour la gendarmerie départementale. Il assure également le suivi des enquêtes criminelles.
  • Les missions de maintien de l'ordre: L'Officier de Gendarmerie qui exerce dans la gendarmerie mobile assure le maintien de l'ordre lors des événements publics et des manifestations. Pour cela, il met en place des stratégies avec son équipe pour faire régner la tranquillité et protéger les populations (contrôles d'identité, fouilles, etc.).
  • Les missions de sécurité routière: L'Officier de Gendarmerie peut assurer, dans certains cas, le commandement d'un peloton motorisé, ou encore d'un peloton d'autoroute. C'est le cas s'il exerce au sein d'un Escadron Départemental de Sécurité Routière (EDSR). Il développe alors des stratégies pour assurer la sécurité sur des axes routiers (contrôle de vitesse, arrestation d'éléments perturbateurs et dangereux pour les autres conducteurs, etc.).

Les missions d'un Officier de Gendarmerie sont plus spécifiques dès lors qu'il est spécialisé dans un domaine particulier : gendarmerie de l'air, Officier de Gendarmerie exerçant au sein du GIGN, gendarme en montagne, enquêteur subaquatique, etc.

L'Officier de Gendarmerie travaille alternativement en brigade et sur le terrain.

Les qualités et compétences requises

Les qualités essentielles de l'Officier de Gendarmerie sont :

  • Être un véritable leader ;
  • Savoir encadrer une équipe et avoir le goût du commandement ;
  • Avoir un bon sens de la communication ;
  • Avoir la vocation pour le métier de gendarme ;
  • Avoir envie de servir son pays ;
  • Savoir gérer son stress en toutes circonstances ;
  • Faire preuve de pédagogie avec l'équipe dirigée ;
  • Savoir faire preuve d'autorité ;
  • Aimer l'ordre et la discipline ;
  • Faire preuve de confiance en soi ;
  • Être capable d'anticiper les situations ;
  • Être doté d’un excellent esprit d'analyse et de réactivité ;
  • Avoir une excellente condition physique.

Les compétences requises de l'Officier de Gendarmerie sont :

  • Excellent sens de la communication et connaissance des différents interlocuteurs (ministères, autorités administratives et judiciaires, acteurs économiques) ;
  • Bonne connaissance du fonctionnement hiérarchique ;
  • Respect du Code de Déontologie ;
  • Compétences managériales ;
  • Maîtrise de la spécialité métier exercé : s'il travaille sur une base aérienne, il connait les procédures de contrôle et d'enquête pour ce secteur, s'il exerce en montagne, il dispose des connaissances techniques du milieu, nécessaires pour assurer les interventions… Quant à l'Officier de Gendarmerie du GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale), il est expert en gestion de crise.

La tenue et l'équipement

La tenue d'Officier L'Officier de Gendarmerie porte l'uniforme réglementaire de la Gendarmerie : polo bleu clair, blouson et pantalon bleu foncé. Son polo porte le logo de la « Gendarmerie ». Il porte également des chaussures montantes noires et un bonnet de police (calot adopté depuis 2017). Il se distingue des autres effectifs par ses écussons - portés sur sa manche - qui mentionnent son grade d'Officier. Il existe par ailleurs un uniforme réservé aux cérémonies officielles où l'on retrouve le képi d'origine. Pour certaines missions de défense, le port de la tenue 51 ou port d'un treillis avec rangers sera de rigueur, de même que pour des missions en Outre-mer.

L’équipement de l'Officier Comme les autres gendarmes, l'Officier de Gendarmerie dispose d'un équipement de protection, de défense et d'attaque, selon les missions qu'il doit mener. Généralement, son arme de service est un pistolet SIG-Sauer SP 2022. Il est également équipé de menottes, d'une grenade défensive, d'une matraque et d'un flashball. En fonction de son unité d'affectation et du type de mission qui lui est confié, l'Officier de Gendarmerie peut disposer d’une arme d'épaule, d’un gilet pare-balles ou d'autres types de moyens réservés à la Gendarmerie nationale.

Pour ses déplacements professionnels, une voiture de ville ou un break siglé "Gendarmerie" sont mis à sa disposition. Il conduit des voitures banalisées pour ses missions en infiltration.

Le salaire et l'évolution de carrière

L'Officier de Gendarmerie a un statut de militaire et est rattaché au ministère de l’Intérieur. Les agents de la Gendarmerie nationale évoluent en permanence en franchissant les échelons et en montant en grade. La rémunération correspondante est fixée par la grille indiciaire d'État qui est la même pour tous, sans discrimination.

Lorsqu'il entre en formation à l'EOGN (École des Officiers de la Gendarmerie Nationale), l'élève-officier a une rémunération qui s'élève à 1 827 euros bruts. Il débute au grade de Sous-lieutenant. Dès sa sortie de formation, il accède au grade de Lieutenant avec un salaire de base pour un débutant de premier échelon de 1 991 euros bruts mensuels. Lorsqu'il atteint le dernier échelon, il peut gagner 2 563 euros bruts mensuels. À ces rémunérations, s’ajoutent des primes et indemnités ainsi que certaines réductions et avantages (exemple : réduction sur les billets SNCF). Enfin, dans le cas de certaines missions de service, l'Officier de Gendarmerie peut bénéficier d'un logement gratuit.

Faire carrière dans la Gendarmerie nationale, c'est avoir la possibilité de monter en grade et de voir son salaire augmenter tout au long de sa carrière. Ainsi, un Officier de Gendarmerie peut passer successivement du grade de Lieutenant, à celui de Capitaine, puis de Chef d'escadron et enfin de Lieutenant-colonel. À chaque avancée et changement de grade, l'Officier de Gendarmerie voit son salaire augmenter. Ainsi, au grade de Capitaine, la rémunération moyenne sera de 2 736 euros bruts par mois au premier échelon et atteindra 3 195 euros bruts mensuel au dernier échelon. Quant au grade de Lieutenant-colonel, il permet d'atteindre une rémunération de 3 397 euros par mois au premier échelon et 4 554 euros bruts mensuels au dernier échelon. Un Officier de Gendarmerie pourra toujours se spécialiser dans un domaine ou un autre puisqu'il a la possibilité de passer des concours inter…

Où exerce l'Officier de Gendarmerie ?

Un Officier de Gendarmerie peut exercer dans différents lieux :

  • Les gendarmeries départementales ou les gendarmeries mobiles ;
  • Au sein des états-majors ;
  • Dans les ambassades de France installées à l'étranger ;
  • Dans les écoles de l'armée ;
  • Dans les unités d'Outre-mer ;
  • Au sein d'organismes internationauxEtc.

Avec une formation pour se spécialiser dans un domaine particulier, l'Officier de Gendarmerie peut également travailler sur une base aérienne, en gendarmerie d'intervention (exemple : GIGN), unités spécialisées de la police judiciaire, gendarmerie de haute-montagne… Si la plupart des Officiers de Gendarmerie travaillent sur des missions opérationnelles, certains peuvent aussi être affectés au sein du CTA (Corps Technique et Administratif).

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