Gastro Carabinée : Définition, Causes, Symptômes et Traitements

La gastro-entérite, souvent appelée simplement "gastro", est une affection courante, surtout en hiver. Elle se caractérise par une inflammation du tube digestif, entraînant des symptômes désagréables tels que diarrhée, vomissements et douleurs abdominales. Bien que généralement bénigne, elle peut être particulièrement pénible et perturber considérablement la vie quotidienne. Parfois, on entend parler de "gastro carabinée". Cet article explore en détail la gastro-entérite, en abordant sa définition, ses causes, ses symptômes, les traitements disponibles, ainsi que des conseils pour la prévenir et la gérer efficacement.

Définition de la Gastro-Entérite

La gastro-entérite aiguë est une inflammation de la muqueuse du tube digestif, responsable de diarrhée et fréquemment de douleurs abdominales et de vomissements. Elle se manifeste par une diarrhée aiguë d'apparition soudaine et d'une durée inférieure à 15 jours. Cette diarrhée se caractérise par une augmentation de la fréquence des selles avec plus de trois selles en 24 heures et une modification de leur consistance, les selles devenant molles ou liquides.

L'expression "Carabinée"

L'expression "carabinée" est souvent utilisée pour qualifier une maladie, comme la grippe ou la gastro-entérite, particulièrement intense et désagréable. Cette expression trouve son origine au XVIe siècle, dans l’univers militaire. Elle renvoie aux carabins, une compagnie de cavalerie légère. Celle-ci était réputée pour ses assauts éclairs et violents : ses soldats se ruaient vers l’ennemi et déchargeaient leurs armes tous en même temps, avant de rejoindre rapidement leur position. La fulgurance de leurs brutales attaques à l’arquebuse a progressivement été associée dans le langage courant à l’intensité d’une infection.

Causes de la Gastro-Entérite

La gastro-entérite aiguë est une infection gastro-intestinale, due à divers virus, bactéries ou parasites. La gastro-entérite virale est la forme la plus fréquente. Le virus en cause est fréquemment un rotavirus, un norovirus ou un adénovirus.

  • Virus : Le plus souvent, elle est provoquée par des virus tels que le norovirus ou le rotavirus, particulièrement répandus dans les lieux publics et au sein des collectivités. Les rotavirus sont responsables d'environ la moitié des diarrhées sévères du nourrisson nécessitant une hospitalisation. La vaccination contre les rotavirus est recommandée en France pour tous les nourrissons.

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  • Bactéries : Une bactérie : les bactéries les plus fréquentes sont Campylobacter, Salmonella, Shigella et Yersinia. La forme bactérienne correspond plutôt à une intoxication alimentaire et touche une seule personne, ou seulement quelques personnes ayant partagé un même repas. Elle est principalement causée par les bactéries E coli, Salmonelle ou Shigella.

  • Autres Causes Possibles : Émotions et diarrhée: Une situation de stress peut parfois être responsable d'un épisode de diarrhée. Médicaments: Certains médicaments peuvent modifier le microbiote intestinale et provoquer une diarrhée aiguë sans fièvre qui cesse à l'arrêt du traitement. Intestin irritable: Un syndrome de l'intestin irritable est fréquemment caractérisé par une alternance d'épisodes de diarrhée et de constipation. Allergie alimentaire: En cas d'allergie alimentaire, une diarrhée aiguë peut survenir lors de la prise de l'aliment en cause.

Symptômes de la Gastro-Entérite

Les symptômes de la gastro-entérite sont dus à une inflammation des muqueuses tapissant la paroi de l'intestin. Après une période d'incubation de 24 à 72 heures, la gastro-entérite se manifeste par une diarrhée aiguë d'apparition soudaine et d'une durée inférieure à 15 jours. Cette maladie se manifeste généralement 1 à 3 jours après avoir été au contact du virus. Les symptômes apparaissent brutalement, 12 à 24 heures après l'infection par le virus et ne sont pas forcément tous présents ensemble.

La diarrhée peut s'accompagner de :

  • Nausées et/ou de vomissements
  • Douleurs abdominales (crampes)
  • Fièvre modérée
  • Parfois, présence de sang rouge dans les selles (rectorragies)

Forme Grave de Gastro-Entérite

Une forme plus grave de gastro-entérite, un syndrome dysentérique, se définit par des évacuations par l'anus de glaires et de sang pouvant être dissociées des selles.

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Transmission et Prévention de la Gastro-Entérite

Le virus de la gastro est très contagieux. La gastro-entérite est généralement contagieuse dès l’apparition des premiers symptômes et peut le rester jusqu’à deux semaines après leur résolution. La transmission des virus, bactéries ou parasites responsables de la gastro-entérite se fait par :

  • Un contact direct entre une personne et une autre déjà malade.
  • Des aliments contaminés par une personne malade ou de l'eau souillée : on parle de toxi-infection alimentaire.
  • Un contact avec des objets sur lesquels se sont déposées de fines particules de selles de personnes malades.
  • Elle peut aussi se transmettre par le biais d’aliments contaminés par une personne malade, s’ils ont été manipulés précédemment par exemple.

La gastro-entérite est favorisée par la vie en collectivité et la restauration collective, ce qui explique la survenue d'importantes épidémies de gastro-entérites surtout virales. Bon à savoir : la vie en collectivité favorise la contagion, par exemple chez les bébés lorsqu’ils sont gardés en collectivité, chez les enfants à l’école, ou au sein d’une même famille. Si vous avez la gastro, vous êtes contagieux en moyenne 48h. Après une période d’incubation de 24 à 72 heures, les premiers symptômes se manifestent. Le risque de contagion peut s’étendre après leur disparition.

Prévention

Nettoyer soigneusement et régulièrement les surfaces touchées par une personne malade. Respectez une alimentation équilibrée : Assurez-vous de laver soigneusement les fruits et les légumes, et de cuire à point les viandes et les poissons.

Statistiques et Surveillance

On estime à 21 millions le nombre annuel d’épisodes de gastro-entérite aiguë. Chaque année, les gastro-entérites sont à l’origine de 1,4 à 4,0 millions de consultations en médecine générale. L’augmentation du nombre de consultations a lieu habituellement entre décembre et avril. En juillet 2025, le taux d'incidence de la diarrhée aiguë, indicateur des gastro-entérites, s'est maintenu à 71 cas pour 100 000 habitants en France hexagonale, ce qui représente environ 48 000 cas selon le réseau Sentinelles. Sur la semaine 35 (25-31 août), le taux d'incidence des cas de diarrhée aiguë vus en consultation de médecine générale a été estimé à 62 cas pour 100 000 habitants selon le réseau Sentinelles. Jusqu'à 4 millions de personnes peuvent consulter pour la gastro chaque hiver en France.

Diagnostic de la Gastro-Entérite

Ses symptômes étant caractéristiques de la gastro, cette pathologie est diagnostiquée assez facilement, surtout lors d'une période d'épidémie. Le diagnostic se fonde sur l’interrogatoire et l’observation des symptômes tels que diarrhée, vomissements et douleurs abdominales. Aucun examen n'est nécessaire devant une présentation typique. En cas de persistance au-delà d'une semaine ou devant des symptômes mal supportés, il est tout à fait possible de réaliser une prise de sang et un examen des selles (coproculture) qui permettra de rechercher une éventuelle infection bactérienne.

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Traitement de la Gastro-Entérite

Pour soigner une gastro-entérite, rien de mieux que de se reposer. Contre les maux de tête, il faut prendre des antalgiques type paracétamol. La prise de Spasfon® peut soulager les maux de ventre. Si l’infection est virale, les antibiotiques n’auront aucun effet. Néanmoins, il est possible de traiter les symptômes. Pour cela, Nous vous déconseillons l’automédication. Contre la diarrhée : un anti-diarrhéique uniquement sur avis médical. Les antidiarrhéiques sont des traitements symptomatiques de la diarrhée qui réduisent le volume et la fréquence des selles. Bon à savoir : les médicaments ralentisseurs de transit sont souvent déconseillés par les médecins pour soigner une gastro-entérite.

  • Le nifuroxazide (Ercefuryl® et ses génériques) est un anti-infectieux intestinal indiqué dans le traitement des diarrhées aigües.
  • Les médicaments à base d'argiles, comme le Smecta® (diosmeticte) disponibles sur ordonnance ou en automédication peuvent être utilisés pour traiter la diarrhée aigüe.
  • Chez les moins de 2 ans, le traitement de référence de la diarrhée est l'administration de soluté de réhydratation orale (SRO). La gastro-entérite doit être surveillée de près quand elle touche les enfants, particulièrement les nourrissons.
  • Avoir une gastro-entérite pendant la grossesse n’entraîne pas de risque de santé particulier pour la mère ou pour le fœtus. Leur prise est à débuter dès les premiers signes de gastro entérite Cela permet de limiter les risques de déshydratation. Vous pouvez téléconsulter un médecin généraliste dès aujourd’hui qui évaluera vos symptômes et vous prescrira un traitement si nécessaire. Consultation remboursable par l’Assurance Maladie.

Conseils Alimentaires Pendant la Gastro-Entérite

La gastro-entérite atteignant directement le système digestif, le transit est particulièrement perturbé et la digestion plus que difficile. Aussi il est important de bien choisir ses aliments quand on souffre de diarrhées, de nausées, de vomissements et plus largement de maux de ventre. On privilégie par exemple le riz, les pâtes, les bananes… Nous vous recommandons de favoriser les aliments « faciles » à digérer. Privilégiez les aliments « neutres » riches en amidon ou en pectine, mais pauvres en fibres. A contrario, tous les laitages sont plutôt à restreindre dans l’alimentation au début d’une gastro, car ils contiennent du lactose. Pour les plus petits, il est important de maintenir les apports lactés mais en fractionnant les biberons. Malgré certaines idées reçues, le coca-cola n’est pas recommandé en remède contre la gastro-entérite.

Syndrome de l'Intestin Irritable (SII)

L’intestin irritable concerne plusieurs millions de personnes. Dans cette émission de radio, le Dr Jean-Jacques Raynaud parle de 10-15% de la population. La difficulté c’est que peu de personnes veulent bien admettre être atteintes du syndrome de l’intestin irritable. Il faut dire que ce n’est pas très « glam » voire un peu honteux de parler de ces soucis digestifs. On ne peut donc pas compter les patients sur la base du déclaratif ou du nombre de consultations (les hommes consultent beaucoup moins pour leur santé que les femmes). L’intestin irritable peut se déclarer à tout âge. On sait que 65% des personnes concernées sont des femmes. Et selon le Dr Jean-Jacques Raynaud, une étude a été menée sur l’enfant, qui a montré qu’il était possible d’être atteint dès son plus jeune âge.

Symptômes du SII

Ils sont très variables. Ce qui fait de l’intestin irritable une maladie très compliquée à diagnostiquer. Cela peut être des troubles du transit, des ballonnements, des diarrhées, une constipation chronique… Cela peut être des symptômes en association les uns avec les autres ou des symptômes isolés. Les douleurs énumérées par les patients sont les suivantes : brûlures, douleurs spasmodiques (souvent provoquées par les repas ou parfois le stress). Il faut savoir que l’on a tendance à mal identifier l’origine du mal, comme le rappelle le Dr J-J Raynaud : « l’intestin est un U, ça part du bas et ça remonte jusqu’au niveau de l’estomac ». Donc les personnes qui pensent avoir mal à l’estomac souffrent en fait de leur colon.

Diagnostic et Impact du SII

Jugé comme un trouble fonctionnel, d’où son nom de colopathie fonctionnelle en terme médical, il est légitime de se demander si l’intestin irritable est une vraie maladie ?« Oui ! » Clame le Dr Jean-Jacques Raynaud. Le syndrome de l’intestin irritable est une vraie maladie définie par ce que l’on appelle les critères de ROME. De base le syndrome de l’intestin irritable n’est pas une maladie grave. « En revanche, elle peut s’aggraver si la prise en charge n’est pas adéquate » si l’errance médicale dure sur le long terme à coup de : « C’est dans la tête », « Ce n’est pas grave », « Ce n’est rien ». Toutes ces injonctions sont difficiles à entendre pour un patient atteint du SII. Entre un gastro-entérologue, spécialiste, qui fait des examens de type coloscopie où tout est normal et un médecin généraliste qui n’a pas le temps et ne s’estime pas spécialiste pour traiter le SII. Les patients se retrouvent désemparés, en souffrance et sans réponse. Or, le Dr J-J Raynaud déclare : « Il faut savoir que la qualité de vie de quelqu’un qui a un syndrome de l’intestin irritable est voisine de celle de quelqu’un qui a un cancer ». Il rajoutera plus tard au fil de l’émission que « ce n’est pas une maladie grave médicalement, mais socialement, parce que les gens ne vivent plus » On peut avoir du mal à travailler, à faire des études, à sortir, parfois il y a des couples qui divorcent aussi ». Je rajouterai à ces propos que le SII peut en effet entraîner une laxophobie, qui est la peur d’avoir une diarrhée impérieuse en public, loin de chez soi. En général, les patients qui arrivent devant le gastro-entérologue ont déjà leur diagnostic. Que ce soit par le généraliste qui les envoie, ou en regardant sur internet, en écoutant leur corps. Finalement, les patients recherchent surtout « une confirmation de ce diagnostic par un spécialiste qu’on les rassure, qu’on les écoute« . Le diagnostic chez le gastro-entérologue se fait grâce à l’outil des critères de ROME en regard des symptômes et de l’âge du patient. Ce spécialiste va surtout vérifier si les examens pour éliminer des maladies graves (Maladie de Crohn, cœliaque…) ont été fait.

Diagnostic et Traitement du SII

Le syndrome de l’intestin irritable est un trouble fonctionnel qui ne se soigne pas. En revanche, les gastro-entérologues peuvent traiter les symptômes du transit. Ou traiter les douleurs avec des antispasmodiques. Mais il est important de noter, comme cité dans l’émission « qu’il n’y a pas de traitement miracle, mais des traitements à adapter à chaque patient« . Et je rajouterai : et qui fonctionne plus ou moins. Non parce que les laxatifs c’est mignon mais ça a beau être un médicament, j’ai pour autant toujours été au plus mal même avec ce type de traitement.

Alimentation et SII

Certains aliments peuvent déclencher des crises digestives. Les patients qui l’ont remarqué traquent leur nourriture et peuvent s’interdire beaucoup de choses sans savoir exactement quels sont les aliments problématiques chez eux. Si j’ai bien compris une chose pour ma part, c’est que l’intestin irritable peut être dû à des intolérances alimentaires. C’est pourquoi le régime FODMAP est à suivre pour dépister au mieux ses intolérances sans se priver sur le long terme. Selon le Docteur J-J Raynaud, le régime FODMAP est surement le régime tendance le plus intelligent à suivre. Il permet de dépister ses intolérances alimentaires en incluant une période d’exclusion des aliments puis une période de réintégration progressive.

Microbiote et SII

J’ai en effet vu passer dans les médias des sociétés qui prétendent analyser votre microbiote intestinal pour vous traiter. Cette démarche m’offusque de prime abord, puisque j’ai l’impression que l’on surfe sur le nouveau business du microbiote en promettant monts et merveilles. Pour analyser votre microbiote, il faut leur envoyer un échantillon de vos selles, vous recevrez les résultats sous quelques semaines. Mais cela m’interpelle, que vont-ils chercher ? Notre microbiote étant composé de milliards de microorganismes, il est également unique et propre à chacun. Comment peuvent-ils savoir si la composition de mon microbiote est « trop ceci » ou « pas assez cela » ? Le Dr J-J Raynaud le confirme : « nous sommes à l’âge de pierre du microbiote« . « Analyser le microbiote on le fait […], mais dans la vie quotidienne pour l’instant pour les gens […] on ne peut rien en faire derrière ». En effet, la découverte du microbiote est tellement récente que l’on ne sait encore rien de cet organe (oui, avec sa moyenne de 2 kg, il est considéré comme un organe à part entière !).

Origines du SII

L’origine peut être : Après une gastro-entérite carabinée « il se passe quelque chose, on ne sait pas trop quoi et cela peut apparaître après » le virus de la gastro. Après un évènement impactant de la vie (deuil, stress,…) Malheureusement, à l’heure d’aujourd’hui la plupart du temps l’origine est inconnue et apparaît du jour au lendemain sans savoir pourquoi. Il existe des familles entières concernées par l’intestin irritable. C’est mon cas même si la plupart des membres de ma famille ne veulent pas l’admettre. 😄 On peut alors se demander s’il existe un gène du côlon irritable ? Mais non, pas selon le Dr J-J Raynaud.

Prébiotiques et Probiotiques

On en entend parler partout. Les prébiotiques, probiotiques, servent-ils à traiter l’intestin irritable ? Sont-ils vraiment efficaces ? C’est justement quand on entend parler de partout d’un traitement qu’il faut se méfier : il faut savoir distinguer marketing (dit publi-information) et réalité scientifique. J’ai personnellement testé des probiotiques puis écrit un article à ce sujet que je vous invite à lire : Probiotiques et SII : traitement miracle ou faux-semblant ? Et selon le gastro-entérologue Dr Jean-Jacques Raynaud ? « Des études ont été faites […] sur 3 molécules qui montrent que dans certains cas ce n’est pas du pipeau, mais il faut ingérer les molécules en question qui ont fait l’effort de prouver leur efficacité« .

Gastro et Vacances : Une Coïncidence ?

Rhume, grippe ou gastro font souvent partie du menu des vacances. Tout le monde - ou presque - l’a déjà vécu : on attend le week-end ou les vacances avec impatience et on passe nos jours de congé au fond du lit. Du simple rhume à la grippe carabinée, en passant par le Covid ou la gastro, beaucoup ont l’impression de tomber systématiquement malades pendant leurs vacances. Est-ce vraiment le cas et, si oui, pourquoi ? Le sujet a fait l’objet d’une étude menée en 2002 par un psychologue clinicien néerlandais Ad Vingerhoets. Les symptômes les plus récurrents sont des maux de tête, de la fatigue, des douleurs musculaires et de la nausée. Maintenant que le phénomène est confirmé, encore faut-il savoir comment il s’explique. Ad Vingerhoets a démontré qu’il existait plusieurs facteurs de risques pour attraper une maladie des loisirs, notamment le stress. Les personnes concernées « ont lié la maladie à des difficultés dans la transition entre le travail et le temps libre, au stress généré par l’organisation des voyages ou par la charge de travail ». En revanche, le mode de vie pendant les jours de congé n’aurait aucune incidence sur la probabilité de tomber malade. Alors que l’implication, les responsabilités et l’incapacité à couper du travail, si.

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