La Société Trembladaise de Tir est un club sportif ancré dans la commune de La Tremblade, en France. Fondée le 9 octobre 1995, cette association joue un rôle significatif dans la vie sportive et communautaire locale. Cet article explore l'histoire de la Société Trembladaise de Tir, son contexte au sein des associations de La Tremblade, et l'impact des réussites sportives locales, notamment à travers l'exemple de Charline Picon.
Informations Générales et Contexte Associatif
Enregistrée sous le numéro SIRET 40258673900011, la Société Trembladaise de Tir exerce ses activités sous le code NAF 9312Z, correspondant aux activités de clubs de sports. Son siège social est situé au 23 RUE DE LA SEUDRE MAIRIE, 17390 LA TREMBLADE, France.
La Tremblade se distingue par une vie associative particulièrement riche et diversifiée. Outre la Société Trembladaise de Tir, de nombreuses autres associations contribuent à l'animation de la ville dans des domaines variés tels que :
- Arts et Culture : Atelier des Arts de la Tremblade, La Conspiration des Idéalistes, Les Peintres de la Presqu'ile d'Arvert, Acd'x'c Musique, Aoc Garandeau Musique, Brass En Seudre, Melodie En Si Sol.
- Loisirs et Vie Sociale : Association Art Tao Océan, Association L''amicale Laique Trembladaise', Club de Bridge de la Presqu'ile d'Arvert- la Tremblade, Club Philatelique Trembladais, Images de la Tremblade (i.l.t), Les Copains des Pertuis.
- Action Socioculturelle : Association 'connaissances Et Decouvertes', Association Centre Harmonie, Association Familiale Trembladaise, Les Amis des Mimosas.
- Préservation du Patrimoine : Amicale des Pêcheurs de la Presqu'île, Association Traditions Maritimes En Saintonge Les Cabaneux, Les Coureauleurs Trembladais.
- Sports et Activités de Plein Air : 'union Bouliste Trembladaise', Association les Bordassous, Association Moto Club Trembladais, Association Ostrea-club de Tennis de Table, Bull Jet, Club de la Voile de Ronce Et du Pays d'Arvert.
Cette diversité associative témoigne de l'engagement de la communauté locale et de la vitalité de la ville.
L'essor du sport en France : un contexte favorable
Le club de la Société Trembladaise de Tir s'inscrit dans un contexte sportif français en pleine mutation. La boxe, discipline ancestrale et facteur de cohésion sociale, connaît un regain d'intérêt en France, grâce à une jeunesse engagée, la diversification des pratiques (cardio-boxing, boxe éducative) et l'émergence de nouveaux acteurs tels que les entreprises et les plateformes numériques.
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Charline Picon: Un Symbole de Réussite Sportive à La Tremblade
La ville de La Tremblade est également fière d'avoir vu naître des champions sportifs. Charline Picon, originaire de La Tremblade, est devenue championne olympique de planche à voile RS:X. Son parcours est un exemple de détermination et de succès pour les jeunes sportifs de la région.
Son entraîneur, Cédric Leroy, a souligné l'importance de la préparation mentale et physique dans sa réussite. Charline Picon a su transformer la pression en motivation, ce qui lui a permis de se surpasser lors de la Medal Race.
L'Impact de la Victoire de Charline Picon
La victoire de Charline Picon a eu un impact positif sur la communauté locale. Elle a mis en lumière la planche à voile et a suscité l'enthousiasme des jeunes pratiquants.
Charline Picon a conquis l’or sur la dernière manche, en s’appuyant sur la pression et la tension liées à sa position délicate, des émotions qui la subliment. « C’est la course d’une vie », dit-elle, « le scénario était tellement incroyable. Mais depuis deux jours, je savais que je serai ‘‘ liquide’’ pour la Medal Race, et aussi transcendée. » En effet, à Marina de Gloria, Charline Picon a été éblouissante, semant les deux premières du général, écartant au bout de l’effort la dernière de ses cinq rivales, dans une ultime manche où elle pouvait tout perdre.
Pour passer de la sale journée de vendredi (disqualifiée sur une manche, 10e à une autre) au triomphe absolu de dimanche, une mécanique mentale s’est remontée heure après heure. Après la récup, et la nuit, son entraîneur Cédric Leroy a « guetté et encouragé les signes de rétablissement moral. On s’est vus le samedi matin pour gérer le planning de récup, (cryothérapie, rameur). « Là, je savais »« On s’est revus en soirée, poursuit Leroy, on a pas mal discuté. Elle était encore sur ses erreurs des jours passés. Il fallait qu’elle évacue le côté négatif, ce n’était pas l’heure du bilan. J’ai appuyé là-dessus afin qu’elle soit concentrée sur sa Medal Race. Puis nous nous sommes séparés ». Charline Picon prépare sa course. « À 20 h 30, elle m’appelle : ‘‘ J’étais au débriefing des 470, ils n’ont pas trop parlé du courant, qu’est ce que ça donne demain ?’’ Là, je savais qu’elle était totalement revenue dans la compète », raconte son entraîneur. Dimanche matin, briefing météo, petit-déjeuner. L’entraîneur gère le matériel, Charline Picon finit de se mobiliser dans la pression qui monte. « C’est le fruit d’un long travail avec mon préparateur mental, avec mon coach, sur ce point positif que je suis meilleur dans les situations de pression, de stress ».« Faute de vent, le départ a été retardé et il a fallu maintenir cet état d’esprit, poursuit Leroy. Elle s’interrogeait sur le fait qu’on allait courir dans le petit temps, où Peina Chen est à l’aise. Je l’ai rassurée : ‘‘ Tu as gagné le Test Event ici en 2014, dans ces conditions, contre Chen, à la Medal Race. Et Flavia Tartaglini avait craqué (Ndlr : l’Italienne, leader ex-aequo au départ avec la Russe Elfutina) ».
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Picon, bosseuse, gagneuse, a su produire en 30 minutes le meilleur fruit de quatre ans de travail. Sentir le vent à gauche du plan d’eau sur le premier bord, faire la différence au vent arrière. Première après le premier portant, Charline Picon se savait sur la voie royale. « J’avais vu que l’Italienne et la Russe s’étaient un peu déchirées au départ, j’ai entendu que ça râlait. » Les deux leaders décrochées (Elfutina sauvera le bronze), la Trembladaise voyait la Néerlandaise De Geus gagner la Medal Race pour du beurre, et contrôlait la Chinoise pour un sacre au bout d’un suspense historique (la Française Faustine Merret a été championne olympique de planche à voile en 2004). « Cédric aurait sûrement préféré que ça se passe comme pour Dorian (le véliplanchiste néerlandais Dorian Van Rijsselberghe, en or à Londres, a gardé son titre à Rio avant même la Medal Race. Intouchable pour Pierre Le Coq, 3e), souriait Picon.
Antoine Albeau, 21 fois champion du monde de funboard, et Solenne Brain, directrice du pôle France rochelais, reviennent sur l’or de Charline Picon : La journée d’Antoine Albeau, au club de voile des Dauphins, à La Couarde-sur-Mer, s’est terminée juste à temps pour suivre le sacre de Charline Picon, vers 21 heures. « C’était top ! C’est un exploit, elle est partie du bon côté, elle a fait une super première descente et elle a bien géré la course et la Chinoise (Peina Chen, NDLR), dans des conditions qui devaient être très dures. Elle a fait l’impossible alors qu’elle était quatrième (avant la medal race, NDLR). " Professionnelle, intelligente ", Charline Picon (au centre) a construit son titre. En quête d’un 22e titre (l’épreuve turque, qui devait se dérouler en ce moment, a été annulée en raison de l’actualité qui secoue ce pays. La prochaine manche aura lieu au Danemark, du 4 au 9 septembre), il a pour sa part depuis longtemps fait le deuil de l’or olympique, son support, pas adapté dans le petit temps, n’étant pas invité. « J’aurais bien voulu. Mais ce qu’elle a fait, c’est super pour la planche à voile française, par rapport aux médias. Et puis, plaisante-t-il, ça montre aux Bretons et aux Sudistes que sur nos côtes, on est pas mal non plus (rires). » Personnellement, cette finale lui a donné « la chair de poule, comme à tous les Français ». Si ce n’est que lui, la référence des véliplanchistes de Charente-Maritime, fréquente la Trembladaise de 31 ans depuis des années. Et puis, Antoine Albeau la connaît d’autant plus que son neveu, Camille Bouyer, a été partenaire d’entraînement de la championne olympique : « Elle est super pro, aidée par un super coach (Cédric Leroy, NDLR) qui ne laisse rien au hasard. »
Pour Solenne Brain, la directrice du pôle France de La Rochelle, ce duo est en effet l’une des clés de sa réussite : « C’est une histoire un peu atypique, ils se connaissent depuis que Charline est en sports études (il l’avait accueillie chez lui alors qu’elle avait 16 ans, NDLR). C’est à l’origine de cette médaille. Même si Cédric n’était pas son coach à Londres, il était à ses côtés. Il l’a vue grandir, évoluer, et ça, ce n’est pas courant. On n’a pas beaucoup de duos comme ça dans la voile française. Celle qui côtoie la championne au quotidien au pôle a vécu l’instant avec force : Selon Solenne Brain, la Trembladaise basée à La Rochelle est « hyperrigoureuse et sérieuse, très organisée et professionnelle. Elle a fait tout ce qu’il fallait avec intelligence. Tout a été programmé, réfléchi, elle a su faire des ajustements. Elle sait aussi déconner, mais c’est un équilibre qu’elle a bien su gérer. C’est un super exemple pour nos jeunes, au pôle et ailleurs. Et puis, c’est quelqu’un de simple, qui a résisté au star-system alors qu’elle a quand même été championne du monde (en 2014, NDLR). » « Ça fait du bien à Charline, mais aussi à la voile et à nous, pour la reconnaissance des collectivités, poursuit-elle. On est un pôle avec une médaille d’or olympique, alors qu’il y en a peu… Cela aura plein de répercussions pour nous. C’est grandiose pour la planche, avec le bronze de Pierre Le Coq. La concernant, Il faut y associer tout le monde, La Tremblade, le sport études du lycée Dautet, ça valide une formation, du club jusqu’à chez nous, le travail de tous les gens qui l’ont accompagnée. Mais c’est surtout dû à ses qualités exceptionnelles. »
En attendant d’accueillir la championne olympique au pôle - ce qui est prévu après les Jeux, Charline Picon devant rester à Rio pour assurer le protocole médiatique -, Solenne Brain n’a pas encore relâché la pression : « Pour moi, la compétition n’est pas finie, même si c’est malheureusement terminé pour “John” (Lobert, en Finn) et Mathilde (de Kerangat, en laser radial). Il reste Billy (Besson, en nacra 17) et Sarah (Steyaert, en 49erFX). Depuis le Royannais Franck Dumoulin, sacré en 2000 au tir, Charline Picon est la première Maritime à ramener l’or olympique dans le département. Elle est aussi la première véliplanchiste à le faire après la Brestoise Faustine Merret, en 2004. Ce destin, cette abonnée au Stade Rochelais, fille d’un ancien pilier du club de rugby de La Tremblade, y croyait depuis longtemps. Sa huitième place aux JO de 2012 et la possibilité de voir le kitesurf remplacer la planche à Rio l’avaient ébranlée. Elle a su revenir plus forte pour ne rêver que d’un seul métal, l’or. La disparition de Camille Muffat, championne olympique de natation à Londres disparue en 2015 en Argentine - lors d’un accident d’hélicoptère au cours du tournage de l’émission de téléréalité « Dropped » -, a peut-être un peu plus renforcé sa conviction, elle qui était devenue une amie proche de la nageuse et qui a souvent tenu à lui rendre hommage. Concernant la suite, en revanche, elle est restée évasive : « Je ne sais pas.
Réactions Locales à la Victoire de Charline Picon
La victoire de Charline Picon met en lumière un sport qui compte de nombreux pratiquants en Charente-Maritime. Exemple hier à Angoulins : « Au niveau du virement, vous avez compris la technique ? Évitez de prendre de coups. » Un dernier conseil donné à l’issue du cours à ses élèves par Paul Grimaldi, 18 ans à peine mais dont la maturité en fait paraître dix de plus. Pourtant, ce n’était pas tout à fait un jour comme les autres. « On a un peu parlé de la victoire de Charline. Les stagiaires m’ont demandé si je la connaissais. Je l’ai déjà vue à terre lors de remises de récompenses, comme Pierre Le Coq, mais jamais en régate. » De Royan à l’île de Ré, ce lundi avait une saveur particulière pour tous les véliplanchistes de la Charente-Maritime. C’était le premier jour après l’or olympique de la Trembladaise, dont tous ou presque ont suivi l’exploit en direct la veille. Pas besoin d’aller plus loin pour rencontrer des vrais supporteurs. « C’était beau à voir. On a l’habitude de dire à nos élèves que tant que la ligne n’est pas franchie, rien n’est gagné, donc on a tremblé jusqu’au bout. J’ai trouvé Charline très émouvante, à l’arrivée et quand elle a retrouvé son coach, ça retranscrivait toute cette préparation, qui doit être longue et physique. Est-ce que c’est un beau coup de pub pour la planche à voile ? Je ne sais pas si ça jouera, ça ne fait pas tout », estime Ludivine Blanchard, chef de la base nautique d’Angoulins.
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Un scepticisme partagé par d’autres. « La voile est un peu passée à la trappe durant ces JO. On a vu un peu Charline mais pas le reste. Je suis un peu déçu », confie Paul Grimaldi. « C’est dommage qu’on ne parle pas plus de la planche à voile. En dehors de la finale de Charline, on n’en a pas beaucoup vu à la télé », regrette également Christelle Bourhis, trésorière du club, qui avoue avoir « versé une petite larme » dimanche soir. « On sait un peu ce qu’est la planche à voile, c’est dur. Elle a dû aller la chercher, sa médaille. C’est une fille super sympa. Quand elle est rentrée du championnat du monde à Santander, en 2014, elle est venue à Angoulins avec Thomas Goyard [champion d’Europe], où on organisait une régate de ligue régionale. Elle a fait des photos avec tous les jeunes. Il faut bien se rendre compte que ce ne sont pas des joueurs de foot. Dans la vie, Charline est kiné, Pierre Le Coq est dentiste », souligne Christelle Bourhis, qui correspond avec les six jeunes du CNA partis disputer les championnats de France espoirs à Marseille (Fabien et Lucie Pianazza, Marin Simon, Flavie Allard, Océane Montaud, Camille Olivier). « Ça les a boostés, ils sont à fond ! D’autant que ceux qui sont au Pôle France de La Rochelle ont navigué avec elle. Ludovic Gironnet, président du Centre nautique et de plein air (CNPA 17) du Bassin de Marennes, a un point de vue différent sur la victoire de Charline Picon. « Je suis ultracontent pour la représentation de la planche à voile avec ces deux médailles, mais je suis un peu désabusé. Il y a deux ans, Charline est venu me voir pour me présenter son projet, elle voulait rejoindre le CNPA car elle voyait que c’était dynamique alors qu’il n’y avait pas de vraies structures à la Palmyre et à Ronce-les-Bains. J’ai engagé tous les partenaires du club, la Communauté de communes, tout a été accepté, mais ça a échoué pour des raisons politiques. Elle m’a dit clairement que MM.
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