Le Tir de Confiance au GIGN: Philosophie, Technique et Tradition

Le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) est une unité d'élite de la gendarmerie française, reconnue pour ses interventions lors de crises majeures, tant en France qu'à l'étranger. Au sein de cette unité d'élite, la confiance est un élément essentiel, un dénominateur commun entre les hommes et les femmes qui la composent. Cette confiance se construit, s’entretient et permet une cohésion à toute épreuve. Pour rejoindre le GIGN, les volontaires doivent surmonter de nombreux exercices éprouvant leur mental. Parmi ces épreuves, le "tir de confiance" se distingue comme la plus atypique.

Qu'est-ce que le Tir de Confiance ?

Le tir de confiance est une épreuve spécifique au GIGN, conçue pour tester et renforcer la confiance mutuelle entre les membres de l'unité. Il s'agit d'un exercice où un membre du GIGN tire à balles réelles sur une cible d'argile placée sur le gilet pare-balles d'un autre membre de l'équipe. La distance est de 15 mètres. Petite précision ; le porteur du gilet a une seconde plaque de protection par dessus le gilet pare balles.

Le tiers de confiance, est-ce que c'est une philosophie ou une technique ? C'est les 2, c'est une philosophie. Il y a une sorte de de message qu'on fait passer sur la prcision du tir. Derrire, on donne d'autres messages sur le le recul de l'usage des armes. Si on doit faire ce recul de l'usage des armes, on va essayer de viser une paule arme pour ne pas faire un tir ltal, voil. Et aprs c'est une technique. C'est quand mme pas non plus anodin de tirer 15 M dans un pigeon d'argile, qui plus est avec la pression de tirer sur quelqu'un qui porte le pion d'argile, certes avec un gilet pare-balles bien heureusement, mais dedans aussi tous ses camarades, tous ses pairs. Au nom du GIGN, et cetera, donc c'est les 2.

Objectifs du Tir de Confiance

Le but de cet exercice n'est pas de former l'aspirant au tir. Après une formation aussi complète que celle du GIGN, ses membres en formation ont des défis plus difficiles à relever. Le GIGN compte un nombre élevé de tireurs d'élite. Le but premier est un test de confiance. Le tireur doit avoir confiance en ses propres capacités ainsi qu'en son camarade afin que ce dernier garde son sang froid. La "cible" doit également avoir tant confiance en elle-même pour ne pas paniquer qu'en le tireur, en ses compétences. C'est à l'époque de Prouteau que ce système a été employé pour la première fois dans ce but (dixit le livre de Prouteau. Ils étaient en entraînement dans la Seine en plein Paris).

Une Tradition Corporatiste

Le tir de confiance est une tradition corporatiste. Bien que le tir de confiance soit conçu pour renforcer la confiance, il comporte des risques inhérents.

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Les Risques Associés

Un accident peut arriver, comme celui survenu lors des épreuves de sélection d’entrée au Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), comme le relate Le Parisien. Le concours se déroulait sur la base de Mondésir, près d’Etampes, dans l’Essonne. Après un exercice de tirs de précision au pistolet automatique, les aspirants au corps d’élite de la gendarmerie devaient nettoyer leurs armes. En s’acquittant de cette tâche, un candidat a malheureusement tiré sur un de ses confrère, le blessant à bout portant à la cuisse. C'est un défi pour des jeunes de 20 ans d'atterrir dans une unité où on n'entre pas facilement. Au même titre que chaque nouvel entrant, soutien ou opérationnel, c'est la façon d'être qui permettra de se faire accepter.

Pourquoi le GIGN Utilise-t-il cette Méthode ?

Le tir de confiance est une tradition corporatiste. Le tir de confiance est une tradition corporatiste.La "cible" doit également avoir tant confiance en elle-même pour ne pas paniquer qu'en le tireur, en ses compétences.

Le GIGN : Une Unité d'Élite

Le GIGN est une force unique en Europe, capable de riposter rapidement et efficacement lors de situations extrêmes qui concernent le grand banditisme et le terrorisme. La mission principale du GIGN consiste donc à intervenir lors de crises majeures. Le GIGN intervient tant en France qu'à l'étranger pour assurer la sécurité des personnes. Suite à de nombreuses prises d’otages au cours des années 70, l’unité d’élite de la gendarmerie nationale est créée. Le 11 octobre 1973, un premier GIGN est créé au sein de l’escadron parachutiste de Mont-de-Marsan (40). Quelques mois plus tard, en décembre, une Équipe Commando Régionale d’Intervention (ECRI) est également formée au sein de l’escadron de la gendarmerie mobile de Maisons-Alfort (94). On considère que la date officielle de création du GIGN est le 1er mars 1974 puisque c’est à ce moment que l’unité devient opérationnelle. Elle réalise d’ailleurs sa première intervention le 10 mars à Ecquevilly, pour maîtriser un forcené qui retenait deux otages (une mère et son fils) dans leur appartement. En avril 1974, l’unité de Mont-de-Marsan devient le GIGN n°4, et l’ECRI de Maisons-Alfort devient le GIGN n°1. Situé sur la côte Atlantique, le GIGN de Mont-de-Marsan prend principalement en charge les problématiques maritimes et compte même un groupement de plongeurs. C’est en 1976 que la gendarmerie nationale fait le choix de regrouper ces deux unités en une seule unité parachutiste basée à Maisons-Alfort. En 2007, le GSIGN connaît une grande réorganisation et prend finalement le nom de GIGN. Cette nouvelle formation regroupe les anciens GIGN, EPIGN et GSPR. Plus récemment, en 2021, le GIGN a connu une grande réorganisation. Une division technique a également vu le jour.

Missions du GIGN

La mission principale du GIGN consiste donc à intervenir lors de crises majeures.

  • Lutte contre le terrorisme aérien et maritime
  • Libération d'otages
  • Renseignement, filature et infiltrations
  • Intervention lors de crises majeures

Les missions de lutte contre le terrorisme maritime et aérien sont généralement confiées au GIGN. Négociations et libération d'otages ; Négociations lors d'enlèvements de personnes ; Négociations et neutralisation de forcenés retranchés ; Actions menant à l'arrestation de terroristes ou de criminels de guerre ; Arrestation de figures du grand banditisme ; Protection rapprochée (personnalités, chefs d'Etats, ambassades…) ; Recherche de renseignements.

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Organisation du GIGN

Un commandant de gendarmerie est placé à la tête du GIGN. Depuis 2020, il s’agit de Ghislain Réty. L'organisation du GIGN est complétée par cinq forces :

  • La Force de Sécurité et de Protection (FSP) assure la protection des individus et des sites en cas de menace terroriste ;
  • La Force d'Intervention (FI) est spécialisée en lutte contre le terrorisme et en libération d'otages ; La Force d’Intervention (FI) : son but est de lutter contre le terrorisme aérien et maritime, mais aussi de participer aux libérations d’otages. La FI est elle-même divisée en quatre sections opérationnelles. Deux des quatre sections sont opérationnelles chaque semaine à tour de rôle. L’une des deux peut intervenir en moins de 30 minutes et l’autre en moins de 2 heures.
  • La Force d'Observation et de Recherche (FOR) exerce des missions de renseignement pour lutter contre le grand banditisme et le terrorisme ; La Force d’Observation et de Recherche (FOR) : sa spécialité est le renseignement, la filature et les infiltrations dans les domaines du terrorisme et du grand banditisme.
  • La Force de Formation qui va prendre en charge la formation des effectifs intégrant le GIGN ; Renforcer les effectifs du GIGN sans baisser le curseur du niveau d’excellence qui a fait la réputation de l’unité, telle est la mission du Centre national de formation à l’intervention spécialisée (CNFIS), qui fait suite, depuis le 1er août 2021, à la Force Formation. Le CNFIS se compose actuellement de 25 personnels, répartis en trois sections - Formation intervention spécialisée, Formation observation protection, Formation spécialisée - ainsi qu’une cellule planification, chargée de lancer les appels à volontaires, de réceptionner les candidats, et de préparer les tests, les stages, les recyclages et les formations complémentaires.« Les instructeurs sont tous des anciens du GIGN, qui ont fait un parcours remarquable en opérationnel au sein d’une des trois forces : Intervention (F.I.), Sécurité Protection (FSP), Observation Recherche (FOR) », note le commandant du CNFIS, le chef d’escadron (CEN) Christian. GONCALVES
  • La Force d'Appui Opérationnel (FAO) apporte un appui technique et logistique au GIGN lors d'opérations et met à disposition ses différents moyens d'interventions regroupés sous différentes sections

Les Antennes : on compte 14 Antennes du GIGN (AGIGN) situées en métropole et en outre-mer. Les militaires qui y sont affectés peuvent dépendre des 3 différentes forces. Partie importante du GIGN, l’état-major opérationnel gère la cellule de négociation (420 négociateurs régionaux), la préparation opérationnelle et les appuis spécialisés. Les appuis spécialisés sont composés d’experts dans leurs domaines (en conseil ou sur le terrain). Depuis sa réorganisation en 2021, le Groupe de Sécurité du Président de la République (GSPR) dépend aussi du GIGN. Autre nouveauté depuis la réorganisation, la création de la division technique du GIGN.la Cellule Intrusion Opérationnelle (CIO) : composée de spécialistes de l’ouverture discrète.la Cellule Innovation Prospective (CIP) : chargée de la veille technologique et de l’élaboration de nouveaux outils. Ces experts cherchent des solutions qui permettraient de faciliter le travail des opérationnels sur le terrain.la Section des Moyens Spéciaux (SMS) : spécialiste du renseignement, cette section est à la pointe de la technologie. GIGN en intervention.Ces contacts bilatéraux entre le GIGN et les autres unités d’intervention étrangères sont très forts. De nos jours, les séries d’attentats qui ont eu lieu en Europe et en Amérique du Nord depuis quelques années ont encore plus rapproché les unités d’intervention étrangères du GIGN. Important : le GIGN collabore également avec des unités françaises, telles que le RAID et la BRI PP. Depuis 2009, l’accent est mis sur la coopération entre ces différentes forces.

Recrutement et Formation

Sur l’ensemble des 100.000 gendarmes que compte la France, 944 d’entre eux sont membres du GIGN. Il s’agit d’hommes et de femmes qui ont le grade d’officier ou de sous-officier. En effet, le GIGN n’est pas réservé aux hommes. L’affectation de femmes au sein du groupement d’intervention est possible. Pour pouvoir participer aux sélections, il faut posséder au moins le grade de maréchal des logis-chef pour les sous-officiers, et celui de lieutenant pour les officiers. Le candidat doit être apte à la pratique intensive du parachutisme. Les épreuves de sélection sont rigoureuses et redoutées par tous les candidats. À noter : si vous n’avez pas de diplôme, vous pouvez intégrer la gendarmerie en tant que gendarme adjoint volontaire, puis passer les concours en interne.

Les uniformes du GIGN sont adaptés à chaque situation. Les membres du GIGN ont également une combinaison d’intervention bleu marine, ainsi qu’un uniforme traditionnel. Ces différentes tenues sont très résistantes et adaptées aux conditions d’interventions difficiles auxquelles le GIGN doit faire face. Plusieurs galons ainsi que l’écusson du GIGN ornent l’uniforme traditionnel. L’écusson représente également un parachute, en référence aux troupes aéroportées auxquelles le GIGN appartient. De grandes réformes ont eu lieu au sein du GIGN, à cause des nouveaux risques terroristes. Le groupe intervient également en milieu subaquatique (sous l’eau). Lorsque c’est le cas, les militaires portent un appareil de plongée à circuit fermé qui leur permet de respirer sous l’eau sans faire de bulles. Le groupement d’intervention est également lourdement armé.

Étapes de Sélection

  • Appel aux volontaires (janvier)
  • Épreuves de sélection (3 semaines, mai-juin) À noter : chaque année, environ 200 candidats se présentent aux tests de sélection.
  • Pré-stage Pendant le pré-stage, les qualités physiques et intellectuelles des candidats sont mises à l’épreuve, mais les instructeurs cherchent surtout à les pousser dans leurs retranchements pour tester leurs qualités morales et psychologiques. Les candidats qui résistent à ce pré-stage suivent alors une formation de 12 mois qui les forme aux différentes missions du GIGN et aux interventions qu’ils auront peut-être à réaliser. Avant la fin de leur formation, ils annoncent la force du GIGN dans laquelle ils souhaitent être affectés (FI, FSP, FOR).
  • Formation de 12 mois Les membres du groupement d’intervention ont un entraînement intensif au tir. Quant aux parachutistes, ils réalisent à peu près 1.500 sauts en ouverture automatique chaque année. Le GIGN organise aussi des entraînements collectifs grandeur nature, comme par exemple des exercices de mise en œuvre de plans antiterroristes dans les airs et en mer comme PIRATAIR et PIRATMER.

Ces civils, mais aussi gendarmes à la retraite doivent apporter une compétence rare ou inexistante au sein du groupe d’intervention. Le réserviste peut être, par exemple, un médecin, un technicien, ou encore un psychologue. Les réservistes ne doivent pas forcément avoir les mêmes compétences physiques que les membres du GIGN. La réserve du GIGN est ouverte aux femmes comme aux hommes. Lorsqu’un ESR effectue entre 60 jours à 90 jours de renforts, il doit faire une demande d’autorisation exceptionnelle.

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Vous pouvez préparer le concours tout seul en achetant des livres. Une formation à distance pour réussir les concours de la gendarmerie vous permet de vous préparer en ligne sur internet. Le 1er mars 1974, le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale - plus connu sous le sigle GIGN - est déclaré opérationnel. La célèbre unité d’élite, qui comptait dix-huit membres à ses débuts, regroupe aujourd’hui un millier d’hommes et de femmes.

Ils sont 19 à avoir réussi l’an dernier les tests de sélection et les épreuves du pré-stage pour intégrer le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. Un long parcours, où les qualités physiques comptent autant que la force mentale et le sens du collectif.

« Ce n’est pas parce qu’on échoue qu’on n’est pas un bon gendarme, appuie le lieutenant François, responsable des instructeurs, qui a lui-même servi 15 ans à la F.I. Leurs compétences ne sont absolument pas remises en cause, et il y a d’autres unités d’élite au sein de la gendarmerie. »

Les Qualités Requises pour Devenir Gendarme du GIGN

Intégrer le GIGN, c'est faire preuve d'engagement, de courage, d'esprit d'équipe et de sang-froid. En tant que membre d'une élite, le Gendarme du GIGN, homme ou femme engagé pour son métier, doit avoir de nombreuses qualités à la fois physiques et mentales et un esprit de cohésion et d'engagement pour son pays.

On pourra citer notamment :

  • Une excellente condition physique incluant non seulement des aptitudes pour les divers parcours et les terrains auxquels ils sont confrontés, mais aussi une bonne vue et une bonne ouïe, les deux étant d'ailleurs contrôlées par examen médical.
  • Du courage pour les exercices physiques et les situations périlleuses qui peuvent se présenter à eux.

Chaque année, il y a 2 sessions de recrutement. Elles sont strictes et sélectives pour ne garder que les meilleurs. Vous passez alors :

  • Des épreuves individuelles et des épreuves de groupe ;
  • Des entretiens et tests écrits destinés à évaluer votre personnalité ;
  • Des épreuves de mise en situation pour évaluer votre self-control, votre capacité à réagir, votre courage, votre sang-froid ;
  • Des épreuves sportives.

Un candidat peut parfois s'apercevoir que les exercices sont trop difficiles et abandonner à ce stade. En revanche, si tout se passe bien, le candidat est ensuite admis en pré-stage pour une durée de 3 mois.

L'évaluation n'est pas terminée et il faut au candidat continuer à donner le meilleur de lui-même au cours de ce pré-stage où il sera évalué chaque jour. Il sera notamment noté sur ses performances et son endurance mais aussi sur sa capacité d'adaptation en toutes circonstances, même les plus extrêmes. Il continue, durant cette période, son perfectionnement au tir.

Il faut encore 8 mois au Gendarme pour intégrer toutes les pratiques de son métier et connaître parfaitement toutes les spécialités et les méthodes utilisées par le GIGN lors de ses missions. En fin de formation, le Gendarme reçoit un brevet du GIGN. Chaque nouveau membre commence par entrer dans la FI (Force d'Intervention).

LES CONDITIONS pour intégrer le GIGN

Le recrutement des soldats se fait sur le volontariat. Les conditions pour se présenter sont :

  • Être gendarme de carrière ( minimum 4 ans de carrière en gendarmerie )
  • Avoir entre 24 ans et 34 ans
  • Avoir des compétences en parachutisme ( Test TAP )

LA SÉLECTION pour intégrer le GIGN

La sélection est extrêmement difficile et restreinte. En effet, pour espérer intégrer le GIGN, les militaires doivent être confiants, motivés, avoir une excellente condition physique et mentale, mais aussi beaucoup de sang-froid et une forte résistance au stress.

Les tests de sélection durent une semaine et ont souvent lieu deux fois par an, selon les besoins.

Seulement 5 à 10 % des candidats réussissent et poursuivent l'entraînement en vue de l’obtention du brevet GIGN.

Ils entament ensuite un stage probatoire de huit semaines. Leur formation est alors reprise de zéro et inclut du sport (sports de combat, combat d'infanterie classique, course à pied, escalade, etc.) et de l'instruction aux armes de poing et d'épaule. Tous les membres opérationnels du GIGN sont capables de neutraliser une cible jusqu'à 400 m, tandis que les tireurs à longue distance sont précis à plus d'un kilomètre. Afin de prévenir les blessures mortelles, les membres du groupe s'entraînent à viser leurs cibles à l'épaule.

LES ÉPREUVES PHYSIQUES pour intégrer le GIGN

Les épreuves physiques débutent par des tests de résistance. Le candidat doit réaliser un maximum de pompes, d’abdominaux, et de tractions en deux minutes. Il doit grimper à la corde sur sept mètres uniquement avec ses bras.

Le mental du participant est aussi mis à l'épreuve, via un test de claustrophobie, un test de vertige (escalade, saut d’un viaduc), et un test d’agressivité et de résistance simulant un interrogatoire sous tension et l'utilisation de gaz lacrymogène.

Le gendarme continue avec une épreuve de natation pendant laquelle il doit nager 100 mètres en nage libre en moins de deux minutes, 50 mètres en apnée, et 50 mètres pieds et poings liés. Il doit aussi effectuer un saut d’un plongeoir de 10 mètres.

Enfin, le candidat est testé sur son endurance et doit parcourir 8000 mètres TAP (Test d’Aptitude des Troupes Aéroportées) avec une musette de 11 kg sur le dos et armé, en une heure maximum.

LES ÉPREUVES DE TIR pour intégrer le GIGN

La précision du postulant au GIGN est mesurée par un tir au fusil à 200 mètres et par un tir au pistolet automatique à 15 mètres, avec dix munitions à chaque fois. Le résultat de cette épreuve est pris en compte dans l'évaluation globale.

LA FORMATION POUR ENTRER AU GIGN

Si l'ensemble de ces tests est réussi, le candidat continue par un stage probatoire de huit semaines. Sa formation est alors reprise à zéro et mêle sport et instruction aux armes. À l’issue, les candidats retenus participent à une formation de 8 mois commune à toutes les forces du GIGN, apprenant les techniques d’actions de l’unité. Ensuite, ils sont affectés à une des forces du GIGN, où ils complètent leur apprentissage par une formation spécifique.

Avant la remise de leur brevet, chaque futur membre doit réaliser un « tir de confiance », où un plateau d'argile est placé sur le gilet pare-balle d'un gendarme du GIGN.

Tenue et Équipements du Gendarme du GIGN

La tenue du Gendarme du GIGN doit allier le confort, la résistance et des qualités de camouflage. Elle pourra différer selon les types de missions et l'environnement dans lequel s'effectue la mission.

Armes de poing : le SIG-Sauer Pro SP 2022, le MR-73 à canon 4, le Glock 19, le P228, le Manurhin MR 73 en 357 Magnum, le Glock 19 en 9 mm Parabellum, le S&W 686 GFS « Stainless », le Sig-Sauer P228, le Beretta 92, et des pistolets semi-automatiques comme le Glock 19, le Sig-Sauer P228, le FN Five-seveN et le Pamas G1S. Véhicule SWATEC avec système HARAS : ce véhicule permet d’intervenir contre des bâtiments, le GIGN en possède quatre. Véhicule Sherpa Light APC : il s’agit d’un camion 4×4 équipé d’une plateforme modulaire avec une rampe hydraulique HARAS.

Anecdotes et Particularités

Les plongeurs d'intervention du GIGN utilisent un appareil de plongée à circuit fermé qui ne produit pas de bulles d'air. L'acteur connu pour ses rôles dans des films d'actions a joué les cobayes pour montrer l'incroyable adresse au tir des membres du GIGN. Il a subi une technique qu'ils ont inventée qui permet de neutraliser plusieurs personnes en un seul tir. C'est un exercice qui conclut la formation de tous les opérationnels du GIGN. Un tir de confiance sur une cible de 10 cm à une distance de 15 mètres. C'est ce qu'a vécu l'acteur Tomer Sisley lors de l'émission en direct sur TF1, LCI et TF1+, consacrée aux célébrations du 14-Juillet. "Cet exercice incarne trois valeurs fondamentales d'un opérationnel, la confiance qu'on peut avoir envers son frère d'armes, la précision du tir, mais aussi le sang-froid", indique le colonel Bastien. Lors des tests, les volontaires sont jetés en piscine pieds et poings liés (ils ont un temps maximum pour parcourir 50 mètres). Petite précision ; le porteur du gilet a une seconde plaque de protection par dessus le gilet pare balles.

Histoire et Origines du GIGN

Tout commence par un fait divers au retentissement national : le forcené de Cestas. Le 1er février 1969, André Fourquet, un homme de 38 ans, se barricade dans sa ferme à quelques kilomètres de Bordeaux, avec ses trois enfants, dont il a perdu la garde après son divorce. Mais André Fourquet tue ses deux enfants, Francis, 11 ans et Aline, 13 ans, d’une balle dans la tempe, avant de se suicider. L’attentat des Jeux olympiques de Munich, a lui, eu un écho international. Le 1er mars 1974, le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale est déclaré opérationnel. Créé en 1974, le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale est alors constitué du :

  • GIGN 1 situé à Maisons-Alfort (94), entité de l'ECRI (Equipe Commando Régionale d'Intervention) de la Gendarmerie Mobile,
  • GIGN 4 situé à Mont-de-Marsan (40) rattaché à l'escadron 9/11 de parachutisme de la Gendarmerie.

En 1976 voit le regroupement de ces deux unités et le GIGN est alors transposé à Versailles dès 1983. En 1984, face aux actions antiterrorismes à engager, l'unité se réorganise pour aboutir à une réforme de taille en 2007.

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